VI. Si'JET. — Adultes et enfants, tous peuvent rece
BAPTÊME D'APRÈS LES PÈRES GRECS ET LATINS
voir le baptême. — !■' Baptême des adultes. — Dans quelles conditions les adultes étaient-ils admis au baptême? Des conditions requises, les unes regardent la validité, les autres la licéité. L'adulte, ayant l'âge de raison, ne peut se proposer, en demandant le baptême, qu'un acte raisonnable; il doit se rendre compte de la gravité de cet acte et remplir les conditions indispensables. L'Église, de son côté, veille à ce que l'initiation chrétienne soit traitée avec tout le sérieu.ii possible. Même avant que le catéchuménat soit une institution organisée, elle a soin de ne pas conférer indistinctement le baptême à tous ceux qui le demandent. Elle tient à s'assurer au préalable, que le candidat n'obéit pas à une impulsion de pure curiosité ou à un entraînement passager; elle l'examine et exige avant tout qu'il ait une intention vraie ainsi que la connaissance des principaux devoirs que ce sacrement impose, tant au point de vue de la foi qu'en ce qui concerne les mœurs. Car elle estime qu'admettre sans précautions tous ceux qui se présentent est nne coupable témérité. C'est ce que Tertullien note avec justesse. Sans doute, dit-il, il est écrit : Omni petenli te dalo ; mais cela ne regarde que l'aumône ; quant au baptême, il faut se rappeler le Nolite dare saiwtum canibus. Itaque pro cujuscunque personse conditione ac disposilione, etlam selate, cunctatio baplismi ulilior est. Pourquoi'? parce que ce délai permet de s'assurer et de la pureté des intentions et de la solidité des dispo-silions requises. Veniant ergo,dum adolescunt; veniant,dum disctint, dum quo veniant docenlur; fiant christiani, cum Christum nosse potuerint. De bapt.,\S, P. L., t. i, col. 122i. Même lorsque le catéchuménat fonctionne régulièrement avec sa double préparation catéchétique et ascétique, l'Église, au moment de conférer le baptême, s'assure une dernière fois des dispositions du candidat : de là les renoncements, les interrogations, la redditio symbnli, la profession de foi. C'est pourquoi saint C^Tille consacre sa procatéchèse à dissuader les candidats de venir au baptême, poussés par des motifs futiles; leur rappelant l'exemple de Simon le magicien, qui fut baptisé mais non pas illuminé, car s'il descendit dans la piscine et en remonta, son âme ne fut pas ensevelie avec le Christ et ne ressuscita pas avec lui, il leur recommande de ne pas imiter son exemple. Procat., 2, 4, P. G., t. XXXIII, col. 335, 341. A oir Catéchiménat.
Il pouvait arriver qu'un catéclmmène se trouvât en danger de mort et d;iii- 1 ii]iiiu--iliilité de manifester personnellement ses sniiim ir- iirmies. Dans ce cas, l'Église exigeait des \>v> m- i|n. I. uiuurant avait bien rintention.de recevoir k IjaplLinc ul les demandait à des témoins dignes de foi. C'est, en effet, ce que décidaient en particulier le III» concile de Carthage, de 397, par son canon 34, et le l" concile d'Orange, de 422, par son canon 12, dans Hardouin, Act. cmicil.. 1. 1, col. S)64. 1785. Subito obniutescens, dit ce dernier, prout status ejus est, baplizari potest-, si voluntatis aut prsetentœ testinionium aliorum verbis, aut prsesentis in siio itutu... On demandait à saint Fulgence si le baptême donné à un adulte qui a perdu connaissance, mais désireux auparavant de le recevoir, est valide. Oui, répondil, et il iii\ ii|ur lii^iiLio de l'Église qui est de baptiser en p.iii il . i- Ki',^1-. XII, 10, P. L., t. Lxv, col. 389.
Or, ml ;i< ml (iiHiifiit de cette intention clairement inaiiit'i-h i ,11 coii^iat.v par témoins, l'Église exigeait encore d'autres dispositions de la part du sujet, telles, par exemple, qu'un commencement de foi, conformément aux textes du Nouveau Testament. Marc, xvi, 16; Act., II, 41; VIII, 37. Crois-tu en Dieu le Père; crois-tu au Fils; crois-tu au Saint-Esprit? demandait-elle avant de conférer le baptême. Saint Augustin ne doute pas de la validité du sacrement refu sine sua simulalione et cnni aligna fide. De bapt. conl. donat., vu, 53, 102, P. L., I. xi.iii, col. 243. Mais autre chose est la licéité. Car, dit-il : Ncc interesl cum de sacramenti integritate
ac sanctitate tractalur quid crcdal et quali fide imbutus sit ille qui accipil sacramentuni. Interest quidem plufimum ad sahitis viani ; sed ad sacrametili quasstionem nihil interesl. Fieri enim potest ut homo integrum liabeat sacramentum et pei-versam fidem. De bapt. cent, donat., m, 14, 19, P. L., t. xuii, col. 146. S'il y a fiction de la part du sujet qui reçoit le baptême, le sacrement n'en est pas moins reçu; ses effets seuls restent suspendus. C'est ainsi que le baptême reçu de la main d'un hérétique est valide, bien qu'il soit frustré de son effet, qui est la rémission des péchés ; mais celte rémission devient un faitacquis lorsque ce baptisé fait retour à la paix de l'Église. Tune incipit valere idem baptisma ad dimittenda peccata, cum ad Ecclesix pacem venerit... ut idem ipse qui propter discordiam foris operabatur mortem , propter pacem inlus operetur salutem. De bapt. cont. donat., m. 18, 18, P. L., t. XLiii, col. 146. Il en est de même dans l'Église catholique : la fiction du sujet n'empêche pas la réalité du sacrement; elle retarde simplement son efficacité jusqu'au moment où le baptisé se convertit sincèrement. Quod ante datumest valere incipit, cum illa fictio veraci confessione recesserit.lbid., i, 12, 18, col. 119. En pareil cas, on ne réitère pas le baptême. Saint Fulgence ne 'pense pas autrement que saint Augustin : Non ergo accipiunt ini>aplismo salutem qui non tenent in corde atque ore fidei veritatem. Ac per hoc licet formam pietatis habeant, qum constat in sacramento baptismatis, abnegando tamen pietatis virtutem, nec vitam percipiunt nec salutem. Epist., XII, m, 7, P. L., t. i.xv, col. 382.
De plus le candidat devait avoir le repentir de ses fautes, témoigner de son changement de vie. Aussi refusait-on d'admettre au baptême toute personne engagée dans une profession criminelle ou entachée d'idolâtrie, à cause de l'absolue incompatibilité d'un tel état avec la sainteté de la vie chrétienne ; tels, par exemple, les concubinaires publics, les proxénètes, les femmes de mauvaise vie; et tels encore les comédiens, les cochers, les gladiateurs, tous ceux qui servaient à l'amusement de la foule, au cirque, au théâtre ou à l'amphithéâtre, les sculpteurs ou fabricants d'idoles, les astrologues, les devins, les magiciens, etc. Aucun de ces personnages n'était admis qu'il n'eût préalablement renoncé à son genre de vie, contraire à la règle des mœurs ou à la règle de foi. Testamentum D. N. J. C, cdit. Rahmani, Mayence, 1899, p. 112-116. Saint Augustin en signale quelques-uns. De octo Dulcil. quœst., i, 4, P. L., t. xL, col. 150. Il remarque que c'est une erreur de quelquesuns de ses contemporains d'admettre indistinctement tout le monde au baptême. De fide etoper., 1, P. L., t. xi;, col. 197; erreur en opposition avec l'usage traditionnel de l'Église, qui exige qu'on rompe avec de telles professions et qu'on en fasse pénitence. Ibid., 18, 33, col. 219.
2» Baptême des enfants. — Le baptême étant nécessaire, convenait-il de baptiser les enfants? Les Pères sont unanimes à affirmer que non seulement il convient de baptiser les enfants, mais encore qu'il le faut. Ils ont prouvé leuraffirmation de diverses manières.Si les plus anciens, ayant principalement en vue le baptême desadulles, ont surtout insisté sur la rémission des péchés actuels, ils n'ont pas exclu celle du péché originel. Pour enseignerqu'il fallait baptiser les enfants, ils se sont appuyés sur l'ordre donné par .lésus-Christ de baptiser : il est général et n'excepte personne. Saint Irénée, dès le IF siècle, constate que Notre-Seigneur est venu sauver omnes qui per eum^ renascuntur in Deum, infantes, et pan'ulos, et pueras. Conl. hxr., II, xxii, 4, P. G., t. VII, col. 784.
Une seule secte hérétique, celle des hiéracites, prétendit que les enfants sont incapables de recevoir le baptême. Augustin, Hxr., 48, P. L., t. XLII, col. 39. Harnack, qui soutient qu'à l'origine de l'Église, le
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baptême n'était pas conféré aux enfants, reconnaît que c'était une pratique répandue au temps de Tertullien. Lehrbuch der Dogmengeschichte, 2« édit., 1888, t. i. p. 395; E. Choisy, Précis de l'histoire des dogmes, Paris, 1893, p. 15, 67. Tertullien, témoin de l'usage de l'Église, aurait préféré voir retarder le baptême des enfants, soit à cause des obligations qu'impose ce sacrement et dont l'enfant est incapable de comprendre l'importance et la gravité, soit parce que, en fait, les enfants baptisés devenus adultes rendaient souvent illusoires les promesses faites en leur nom par ceux qui les avaient présentés au baptême. De bapt., 18, P. L., t. i, col. 1221. L'Église d'Afrique n'en continua pas moins à rester fidèle à la pratique générale. En 253, Fidus demande à saint Cyprien, non pas s'il faut baptiser les enfants, mais s'il faut attendre le huitième jour pour leur conférer le baptême. L'évêquede Carthage lui répond que l'enfant, étant l'égal de l'adulte devant la grâce du baptême, il convient de n'écarter personne de ce sacrement; il fait décider par le I1I« concile de Carthage, tenu sous sa présidence, que le baptême doit être conféré aux enfants, même avant le huitième jour, en r.is de nrcpssité. Epist., Lix, 3-5, /••. L., t. m. col. IM." im-' Il lii riii n'écarte pas du baptême les adultes. 'I 11 iiils aient commis:
à plus forte raison ii n i r u ter l'enfant nou-
veau-né. » Et en voiii il I II II l'ii ans, recens natus, nihil peccavit nisi (juod, secunduni Adam carnaliter itattts, conlagium morlis aiitiquœ prima nativitate contraxitiquiadremissionem peccatorum accipiendatii hoc ipso facilius accedil, quod illi reniiltuntur, non propria, sed aliéna peccata. Epist., Lix, 5, P. L., t. m, col. 1019. Voilà donc motivée la collât on du baptême aux enfants par celte contagion de la mort antique, qui passe, par la génération charnelle, d'Adam à tous ceux qui naissent de lui. Dans la première moitié du m» siècle, Origène n'ét;tit pas moins formel. Qusecumqiie anima in cai-ne nascitur, dit-il, initiuitatis et peccati sorde pulluitur... Quid causx sil,cum baptisma Ecclesiœ pro remissione peccatorum delur, secunduni Ecclesiœ observantiam etiam parvuUs haplismuni dain;cum utique, si nihil esset in parvulis quod ad remissionem deberel et indulgentiam pertinere, gralia baptismi superflua viderelur.In Levit., homil.vni,3, P. G., t. .\ii, col. 496. Origène montre donc la nécessité du baptême pour les enfants par la présence en eux d'une faute et il légitime la pratique traditionnelle de l'Eglise. Il écrit ailleurs : u D'après la Loi, il faut olfrir une victime pour tout enfant qui vient au monde. » Pro quo peccalo , demande-t-il, offerlur hic pullus uniis:' Numquid nuper editus parvulus peccare jam potuit ■? Et tamen habet peccatum pro qao hostia jubetur offerri, a quo mundus negalnr guis esse nec si U7iius diei fuerit vita ejus... Pro hoc et Eccteaia ab apostolis traditionem suscepil etiam parvulis baptismuni dare. In Rom., I. V, 9, P. G., t. xiv, col. 1017; <■!'. ibid., 1. V, 1, col. 1010.
Saint An.ljroisu, De Abrah., II, xi, 81, P. L., t. xiv, col. 495; saint .l.rùme, Dial. adv. Pelag., m, 18, P. L., I. xxiii, col. ()I6, sont deux autres témoins de l'usage de Ijaptiser les enfants. Parmi les Pères grecs, saint Grégoire de Nazianze ratifie le baptême des enfants, mais demande qu'on ne le leur accorde qu'incas de nécessité. Mieux vaut, dit-il, être sanclili. -m- 1, .i,,,ir que de
mourir sans le sceau de l'iniii 'in I i ■. Oral.,
XI., 17, 2H, P. G., t. XXXVI. . i -H. ,(«i II préférait c|u'on ne les baptisât que vii > 1.,^. ,1, tu.is ans, car alors ils peuvent déjà comprendre quelque chose du mystère, sans en avoir toutefois une pleine et entière intelligence; ils peuvent aussi répondre aux interrogations. Ibid., 28, col. 400. Le Testament de Notri-Seigiicur, édil. Halimani, Mayence, 1899, p. 126, indiqui- lis enfants comme sujets du baptême et leur donne une pl.ioe .spéciale dans l'administration solennelle du sacivimiil à. Pâques. Saint Augustin remaniue que l'usage
UICT. DE TIIÉOI.. CATlIOl..
de baptiser les enfants n'est pas une innovation récente, mais le fidèle écho de la tradition apostolique. Epist., CL.XV1, 8, 23, P. L., t. xxxill, col. 730; De Gènes, ad litt., X, 23, 39, P. L., t. xxxiv, col. 426; De peccal. merit., i, 26, 39; m, 5, 10, 11, P. L., t. XLIV, col. 131, 191. Il conclut que cette coutume, à elle seule et en dehors de tout document écrit, constitue la règle certaine de la vérité. Serm., ccxciv, 17, 18, P. L., t. xxxviij, col. 1346. Le pape Sirice veut qu'on baptise les enfants de suite après leur naissance. Epist. ad Himer., 2, .lallé, Regest., t. i, p. 40, P. L., t. xili, col. 1134. Et le concile de Milève, de 416, dit anathème à quiconque prétend qu'il ne faut pas baptiser les enfants nouveaunés. Can. 2, dans llardouin, Act. concil.,t. I, col. 1217. Cf. Bingham, Origines seu antiquitates eccles., Halle, 1727-1738, t. IV, p. 192-214.
Quand, au commencement du v« siècle, éclata la controverse pélagienne, saint Jérôme eut à réfuter l'objection suivante : Quid infanluli peccavere'? Nec conscientia delicti eis imputari potest nec ignorantia... Pecccre non possunt... Ergo sine peccato. Oui, répond-il, ils sont sans péchés, s'ils ont reçu le baptême; mais' s'ils nt l'ont pas reçu. Us ont en eux le péché d'Adam. Et il cite la lettre de saint Cyprien à Fidus; il signale les trois livres de saint Augustin à Marcellinus de î'n/an(i6us6aptizandis et un à Hilarius; puis il conclut : Etiam infantes in remissionem peccatorum baplizandos, in similitudinem prœvaricationis Adam. Dial. adv. Pelag., 17, 18, P. L., t. xxiii, col. 615-618. Saint Jérôme aurait pu invoquer le témoignage de V Ambrosiaster : Adam peccavit in omnibus... Manifestuni ut in Adam omnes peccasse quasi in massa... Omnes nati sunt sub peccato. In Rom., v, 12, P. L., t. xvii, col. 92. Il aurait également pu faire appel à celui de saint Pacien qui, dans son De baptismo, P. L., t. xiii, col. 1089, tire la nécessité de la régénération baptismale de la participalion de l'homme à la faiil.' li'Ad.iiii. Il a raison, en tout cas, de citer saint .^ii.u'ii-rm : ■■ m nul mii ii\ i|ii ■ l'évêque d'Hippone n'a proclaim l.i m. ^ --il. .I.' l.a|iii-.'i- les enfants, en en donnant li- i,ii-..ii- .l.iLhiilniii.'s. La tâche
n'était pourtant pas ai>ii - \ii.ii~.lin s'en acquitta
néanmoins et sa doclnn I m- - n ■ nsemble, est devenue celle des théoloyli-n- rjili.ih.|ii ■-. - Il fallait d'abord bien caracli . i--i l,i t'aiiti- nrisinnllr-, le mot est de lui, en indiqtiaiil .r .pu l,i fui i — iliI.I.iau péché actuel et ce qui l'en .lui' i. n. n i ,i 1 - i- ligiens ac'ci'plaiciU bien, selon h- ic^l. - lir 1! ^Ii-i- il la sent. 'II., il, I JAiiiLilr. Il' hapli'^iiic in mnissiiiuem peccatiniiia Miii- i! Il hIiii. iiaii'iit pas le péché originel, la laiii. Im j i (liiiiii . p.ini' iiiie le péché, œuvre personiiilK- iIl- I liuriiLiii-, m- piiit naître avec lui, qu'il n'y a pas de péché de nature et que tout péché est produit par un acte libre de la volonté. De pecc. orig., vi, P. L., t. xi.iv, col. 388. Saint Augustin lui-même avait tenu jusque-là un langage qui semblait favoriser le pélagianisme, quand il avait écrit que la nature n'est pas atteinte par des fautes étrangères, qu'il n'y a pas de mal naturel. De Gènes, cont. manich., ii, 29, 43, P. L., t. XXXIV, col. 220; que le péché est un mal qui dépend essentiellement de la volonté, qu'il n'y a pas de péché là où il n'y a pas usage du libre arbitre. De vera relig., 14, 27, ibid., col. 133; Cont. Fortun., Il, 21, P. L., t. XLli, col. 121; Veduab. anim.,9, 12, ibid., col. 103; et que le péché ne peut être imputé qu'à celui qui l'a voulu et commis. De tib. arbit., m, 17, 49, P. L., t. xxxii, col. 1295.; autant de propositions qu'on exploitait et dont il dut préciser le sens, pour en bien défendre l'orthodoxie, ce qu'il fit en particulier dans ses Rrlriiclali(jns. Il n'y a pas de mal iialni. 1 < .l.i il.iit s'inlindic de la nature avant la chuti' i ii Mr .^ur liuii la cii'ie. Retr., 1,10, n. 3, P. L.,l. xxxii. - I r,iHi -,,„> doulu le péché est un acte de la volunir hlirc, mais l'élément volontaire se trouve aussi dans le péché origi- II. - 7
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ncl, parce que ce péché a sa source dans la volonté d'Adam et que tout homme possède la même nature quAdam; c'est l'acte conscient de la volonté libre qui constitue le péché actuel; mais, dans le péché originel, à défaut d'un acte libre de la part de l'enfant, il y a une participation à la volonté d'Adam : non absurde etiam rocalur voluntarium, quia ex prima hominis mala roluntale, factum est quodam modo hsereditarium. Helr., I, 13, n. 5, col. 604. En dépit de ces chicanes, saint Augustin a pu dire aux pélagiens: j'ai toujours cru ce que je crois aujourdlmi, à savoir que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi le péché, dans lequel tous ont péché, e.*l p.i?sé à tous les hommes. Contr. Jidian., vi, 12, 39, P. L., t. XLiv, col. S13.
11 fallait ensuite détruire cette distinction plus subtile que fondée entre la vie éternelle et la royaume des cieux. Les pélagiens prétendaient, en effet, que le baptême, inutile pour effacer une faute qui n'existait pas à leurs yeux, donnait cependant à l'enfant le droit d'entrer dans le royaume des cieux ; sans le baptême, l'enfant restait assuré de son salut et de la vie éternelle ; de telle sorte que, dans ces conditions, le sacrement de la régénération n'avait plus qu'une valeur relative. Point de distinction, répond saint Augustin : Salut, vie éternelle, royaume des cieux, sont autant d'expressions synonymes. Le texte de saint Jean : Nisi quis renalusfuerit e.c aqua, etc., explique la nécessité absolue du baptême. La question n'est pas de savoir s'il faut baptiser les enfants, mais pourquoi il faut les baptiser. Nous disons que les enfants ne peuvent^ obtenir le salut et la vie éternelle que par le baptême. Serm., ccxciv, 2, 3, P. L., t. xxxMii, col. 1316, 1317. Du reste, observait-il par un argument ad hominem, même dans l'hypothèse pélagienne, l'existence du péché originel reste prouvée; car la privation du royaume des cieux n'est autre chose qu'une peine, qui suppose nécessairement une faute. De pecc. merit., i, 30, 58, P. L., t. xuv, col. 152; Cont. JuUan., m, 8, 9, ibid., col, 706 ; vi, 10, 32, col. 840.
Saint Augustin crut devoir tirer un argument du sort des enfants morts sans baptême. Après avoir pensé tout d'abord qu'il y a un moyen terme entre la vertu et le péché, entre la récompense et le châtiment. De lib. ai-bit., III, 23, 66, P. L., t. XXXII, col. 1303. il change complètement d'avis. Pelage, qui refusait aux enfants morts sans baptême l'entrée du royaume du ciel, tout en leur accordant le salut et la vie éternelle, disait: Quo non eant scia ; quo eant nesci'^ \iiLni«lin. Dp pecc. ment., I, 28, 55, P. L., t. XI i\ ' I :" ■'! !!~ déjà, sur cette question du sort des cni n i i - us baptême, saint Augustin avait pris posith m i m- - n /'• Genesi ad litteram, x, 11, 19, P. L., t. xxxiv, col. 416. Il affirme que ces enfants sont damnés et il répète cette affirmation dans son De peccatorum meritis, l, 28, n. 55; iir, 3, n. 6; 4, n. 7, P. L.. t. \i IV ™l. I iO. 1S8, 189. Car, au jugement dernier, il siiii i in' deux groupes et n'aperçoit pas de 1 I '■ pour ces enfants. Quiconque, dil-il. ilr sera nécessairement à gauclii -I 1.1 I a ^ dans le royaume des . ! , Il : s,'i-m., CCXCIV, 3, P. i. i ni jon hypothèse poui I I i:ii . il - Il -i-rt pour prouver l'existence du piclie originel, i^i doue, dit-il, les enfants non baptisés vont en enfer, c'est qu'ils ne sont pas innocents. Tnutf peine suppose une faute. Les enfants mort= : M ' :' vit punis; ilssontdonccoupables; ils ' ; |i.clié originel. De pecc. merit., I, -ri- I . col. 1-29.
L> I .Il 111 i «.sent à saint Augustin
"II' I du péché originel dans
'•■11" (lemando-t-il, la raison
tics suies? n'est-ce pas celle
de cil., , , ..,,,,,..... 1. Minitel' les enfants, c'estrecon-
naitre implicitement qu'ils sont sous la domination du diable. Un Dieu juste ne peut laisser des êtres innocents sous ce joug, c'est qu'ils sont coupables. Quiconque voudrait nier que les petits enfants sont soustraits par le baptême à la puissance des ténèbres, c'est-à-dire à la puissance du diable et de ses anges, serait convaincu d'erreur par les sacrements de l'Église, qu'aucune nouveauté hérétique ne peut supprimer, ni changer.,. C'est à bon droit, et non par erreur, que la puissance diabolique est exorcisée dans les petits enfants. Ils renoncent au démon, non par leur cœur et par leur bouchg, mais par le cœur et la bouche de ceux qui les portent, afin que, délivrés de la puissance des ténèbres, ils soient transférés dans le royaume de leur Seigneur. Qu'est-ce donc qui les tient enchaînés au pouvoir du diable'? Qu'est-ce sinon le péché?... Or les petits enfants n'ont commis aucun péché personne! pendant leur vie. Reste donc le péché originel. De nupt., i, 22, P. L., t. XLiv, col, 427. Saint Augustin a donc raison d'insister sur la présence dans l'enfant du péché originel et sur la nécessité du baptême à cause de ce même péché, Epist., CLVii, 3, 11, P. L., t. XXXIII, col. 678; De Gènes, ad litt., x, 14, 25, P. L., t. xxxiv, col. il9; Se;-»!., cxv, 4, P. L., t.xxxvm, col, 657; De pecc. merit., i, 17, 22, P. L., t. XLiv, col. 121, Il a raison de déclarer souillée la naissance d'un fils d'.\dam et de réclamer la régénération dans le Christ, Herm., ccxciv, 14, P. L., t. xxxviii, col. 1344; De pecc. merit., I, 16, 21, P. L., t. xi.iv, col. 120, Il a raison de marquer la relation étroite qui lie le sacrement de baptême à l'effacement du péché originel : Baplizantur ut justi sint et in eis originalis segritudo sanclur. De pecc. merit., i, 19, 24, ibid., col, 122, Et ce ne sont pas seulement les conciles de Milève et de Carthage qui l'approuvent en 416 et 417, c'est encore Innocent I" qui lui écrit : « Enseigner que les enfants peuvent obtenir la vie éternelle sans le baptême est une folie, » Epist., CLXXXii, 5, P. L., t. xxxiii, col. 758-772, 785. Finalement, dans sa réponse à Julien, il reprend avec plus de force et de précision encore tous ses arguments, voir en particulier Cont. JuUan., vi, 5, 11; 19,59, P. L., t. XLiv, col, 829, 858, et il consacre tout le second livre à relever les témoignages de saint Irénée, de saint Cyprien, de Reticius, d'Olympius, de saint Hilaire, de saint Grégoire de Nazianze, de saint Basile, de saint Chrysostome, de saint Arabroise et de saint Jérôme: il y joint ceux des évêques du concile de Diospolis : c'est l'Orient et l'Occident fournissant la preuve de tradition du péché originel.
Quant à la question de savoir s'il fallait baptiser un enfant renfermé dans le sein maternel, elle fut résolue négativement par saint Augustin; car avant de renaîtra, disait-il, il faut naître, Epist. ad Dardan., CLXXXvn, c. x, 32, 38, P. L., t. XX.XIII, col. 844, 845; De peccat. merit., II, 27, n. 43, P. L., t. XLiv, col. 177.
VII. Symbolisme et figures. — En parlant du baptême, de sa nature et de ses effets, les Pères se sont complus à relever les figures du sacrement qn'ils reconnaissaient dans l'Ancien Testament, figuratif du Nouveau. Ces figures concernent principalement la matière et le mode de collation du sacrement.
1» Figures relatives à la matière. — Plusieurs Pères ont fait ressortir les raisons de convenance du choix de l'eau comme matière du baptême; ils les ont trouvées dans les propriétés naturelles de cet élément et dans les heureux effets que Dieu a produits par son moyen dans l'ancienne alliance, et ils ont célébré les « louanges d de l'eau, Théophile d'Antioche, Ad Autol., ii, 16, P. G., t, vi, col, 1077, voit dans les animaux, produits par les eaux au cinquième jour de la création et bénis par Dieu, l'image des hommes qui obtiennent la rémission de leurs péchés, 6ià 'jôaTo; xa\ Xo-jTpoC -itaî-iYTevEoiaç, Tertullien. De bapt., 3, P. L., t. i, col. 1202, se demande pourquoi l'eau a mérité d'être prise comme la matière du baptême. Il en donne plusieurs i-aisons
BAPTÊME D'APRÈS LES PÈRES GRECS ET LATINS
tirées de sa nature. £n remontant à l'origine du monde. il remarque que l'eau est anliqua substantia, divini Spiritus sedes, et par suite, gratior scilicet cœteris tune elciuentis. Quid qtiod exhide disposilio mundi niodula- Iricibus quodam modo aquis Deo constitit... Primus liquor quod viveret edidit ne niirum sit, in baptisnio, si aqux animare noverunl. L'eau n'a pas seulement produit les premiers êtres vivants ; elle a encore concouru à la formation du corps de l'homme qui n'a pu être modelé que dans une terre humectée. Tertullien conclut : Vereor ne laudes aqttœ potius quant baptismi raliunes videar congregasse.Xu c. is,ibid., col. 1203-1204, il indique les raisons d'être du baptême. La première qu'il trouve est la figure du haptème, déjà rappelée, à savoir : Dei Spirilum, qui ab initio supei-vectabalur super aquas, intinctos refoi'maturwni. Le Saint-Esprit sanctifiait l'eau et lui donnait la vertu de produire la sainteté. Jta de Sancto sanclificata natura aquarum, cl ipsa sanclificare concepit. Qu'on n'objecte pas : Nous ne sommes pas baptisés dans les eaux qui existaient au commencement du monde. Ce qui appartient au genre appartient aux espèces. Igitiir omnes aqux de pvislina originis prserogal ira sacramentum sanctificationis consequuntur, invocato Deo. Après avoir parlé de."; lustrations usitées dans les initiations païennes, Tertullien trouve une autre figure du baptême dans la piscine de liiUlicsda, dans laquelle était guéri le premier malade qui y descendait après le mouvement de l'eau. Figura isia medicinuj curporalis spiritaleni medicinam canebat, ea forma qua semper carnalia in figura spirilaliiim antecedunt. Et il montre la supériorité de la réalité sur la figure : non seulement l'esprit est guéri et le salut éternel conféré par le baptême, ce remède et ce don sont acconb'S quolidie, tandis que la guérison des maladies corporelles ne pouvait être obtenue à la piscine probalique que semel in anno. C. v, col. 1205- 1206. k\i baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain, le Saint-Esprit descend sur les eaux du fleuve, tanquam pristinam sedem recognoscens, et il y parait sous forme de colombe, ne hoc quidem sine argumenta prœcedenlis figurai. Quemadmodum cnini post aquas diluvii^ quibus iniqaitas anliqua purgata est, post baplismum {lit ita dixerim) mundi pacem ceeleslis irie prœco columba terris adnuntiavil dimissa ex arca et cum olea reversa... Le monde ayant péché après le déluge, le baptême est comparé au déluge. C. viii, col. 1208-1209. Le pa.ssage de la mer Rouge par les Hébreux pour échapper à la servitude du roi d'Egypte est une nouvelle figure du baptême : Liberantur de sieculo nationes peraquam scilicet, et diabolum, dominatoi'em pristinum, in aqtia opiiressum, derelinquunt. Autres figures du baptême: Item aqua de amaritudinis vilio in suum conimodurn tuavitatis Mfsei ligtio remedialur. Lignum illud eral Chritiis, venenatm et amarse retio natura: venas insaluberrimas, nqims baptismi scilicet, e.c sese remedians. H«:c est aqua, qiin> de comité petra populo defluebal. Si enim peira Christus, sine diibio aqua in Cliristo baiitismum videmiis benedici. C. ix, col. 1209-1210. Saint Cyprien renchérit encore sur Tertullien et va jusqu'à dire : Qiiotiesciimqiieaqiia sola in Scripturis sanclis nominalur, baplisma pnrdicaliir. 11 trouve dans Isaïe, Xt.lli. 18-21: xi.vm. 21, des prophéties symboliques du baptême. Kpi.il., Lxiii. n. 8, P. L., t. iv, col. 379-380. Dans sa lettre Ad Magnum, n. 2, /'. L., t. m, col. 1140, l'êvêque île Cartilage expose que l'arche de Noé était le type de l'Eglise; il considère le déluge comme le baptêine du monde et il lui compare le baptême chrétien. De l'unité de l'arche il conclut même, par suite d'une comparaison trop rigoureuse, qu'on nepeutétre revivifié que par le baplême, conféré dans l'unique Église de Dieu. Plus loin, n.JlS, col. llôO-Môl, il voit, après saint Paul, une figure du baptême dans le pas.sagc de la mer Rouge, Par l'eau .salutaire du baptême, scire debemiis
et fidere quia ilUc diabolas opprimitur, et liomo Deo dicatus divina indulgentia liberatur. Origène, InExiid., homil. V, P. G., t. xii, col. 326, s'appuyant sur saint Paul, I Cor., X, 2, voit dans le passage de la mer Rouiie une image 'du baptême. Le passage du Jourdain a la même signification, et la réalisation de ces deux figures s'est faite au baptême de ses auditeurs qui ont passé des ténèbres de l'idolâtrie à la connaissance de la loi divine et qui, dans la fontaine mystique du baptême, ont été initiés par les prêtres et les lévites aux plus sacrés mystères. In lib. Jesu Nave, homil. iv, n. 1, 2, ibid., col. 8i2-8l4. Pour saint Hippolyte, Suzanne est l'image typique de l'Église. Le jour où elle se baigne, dit-il, préfigure la fête pascale où, dans le jardin de l'Église, le bain est préparé aux catéchumènes brillant de désir. In Daniel, i, 16, édit. Bonwetsch, Leipzig, 1897, p. 26, 27. Saint Cyrille de Jérusalem, Caf., iii, n. 5, P. G., t. xxviii, col. 432-433, reclierche dans l'Écriture les raisons du choix de l'eau comme instrument de la grâce dans le baptême. Outre que l'eau est le meilleur des éléments, le Baptême a été figuré dans l'ancienne alliance. A l'origine l'Esprit était porté sur les eaux, desquelles sont sortis le ciel et la terre. 'Apyf, toO y.ôdiio'j tô Oèwp. xa\ àp/T| -.û)v 'E-joL-c(iXii>>t 0 'lopôâvT);. Israël fut délivré de la servitude de Pharaon par le moyen de la mer; le monde a été délivré des péchés par le bain de l'eau dans la parole de Dieu. L'eau scelle toutes les alliances. Celle de Dieu avec Noé a été conclue après le déluge; celle avec Israël au mont Sinaï a été manifestée par l'aspersion de l'eau. Élie ne monte au ciel qu'après avoir traversé le Jourdain. Aaron a pris un bain avant d'être institué grand-prêtre. Le bassin placé devant le tabernacle était aussi un symbole du baptême. Saint Grégoire de Nysse, De ba/)!., P. G., t. xi.vi, col. 420-421, exhorte êloquemment ceux qui retardent le baptême à passer le Jourdain, dont les eaux ont été adoucies par la venue de l'Esprit comme les eaux amères devenues douces grâce au morceau de bois jeté en elles. Il leur propose l'exemple de Josué et leur demande de quitter le désert et de mener la \;.' In Mi. Mil ■. ILiii'. i..ii l.i f.Ttilllé de la Terre promisr - . 1 1. I \ m/,-, '/rar, XXXIX, 17,
P. G., t. .i.. ". ; i i-i !i. I'- .lill.'fentes espèces de bapl'-iip; M-i- .< iiiiii,. iiui. ]<■.„,. ,■! .-inssi dans la nuée et la nier; ce qui, au tiiii..i ii,i„r. ,!,. ...ini Paul, était figuratif. La mer Rouge repi^ - nui I ni. Ii nuée l'Esprit, et la manne le pain de vlr. > uni i In \^ustome. In dictum Pauli : Nolo vos ignnran\ n. 3, i. P. G., t. u, col. 247-248, développe longuement le caractère figuratif du passage de la mer Rouge. Dans le type et l'antitype, on trouve le même élément; la piscine remplace la mer ; dans les deux cas, tous entrent dans l'eau. Ici, ils sont délivrés de l'Egypte, là, de l'idolâtrie; ici. Pharaon est submergé, là, c'est le diable; ici, les Égyptiens sniil /!Miin','~, 11, I 'est le vieil homme avec ses péchés. 1.1 1 il : i II. surla figure. Ailleurs, InJoa., homil. w I I / . . I. I.IX, col. 203, c'est la piscine probatiiiu. in -i nh ii;;ure du baptême, si puissant et si bienfaisant, du Ijapléme qui ell'ace tous les péchés et rend la vie aux morts.
Si nous revenons en Occident, les Pères ont la même doctrine que ceux de l'Orient. Saint OpU'it, De scliism. donal., V, 1, P. L., t. XI, col. 1045-1046, conclut à l'unité du baptême, de l'unité du déluge et de la circoncision, et il dit du déluge : Eral quidem imago baptismatis, ut inquinatus lotus orbis, demersis peccaloribus, lavacro inlerveniente, in faciem pristinam mundaretur. Le pseudo-Ambroise, De sacram., l, 4-6, P. L., t. xvi, col. 420-424, compare les mystères des Juifs à ceux des chrétiens et il expose le caractère figuratif du passage de la mer Rouge, de la guérison de Naaman et du déluge. Saint Ambroise traite des mêmes ligures, De myst., 4. ibid., col. 391-396, en y ajoutant le miracle de la piscine probatiquc. Saint Jérôme, Epist., LXIX, G, P. L., t. xxii.
BAPTÊME D'APRÈS LES PÈRES GRECS ET LATINS
1 louanges de 1
1476-1477, 'de la mer \uir reçu le une du Sei- L.,t.xxxi.\, uet Cltrislt
col. 659-660, célèbre, lui aussi, baptême : Solus Spiritus Dei aquas ferebatur et nascentem mim ttsmi partiiriebat... Primuin deai/h ditur et pennalos fidrlpi de terra < lleu\e du paradis u/u.'/ ./^ .17/1. i^ /;/ Peccatmuiidits,el ■^iin .ijn,i,ii,, ,hh Pharao cuin exerciin sim h I' ' ^ /" JEgypIo, in tijpo baptismaux m' / tin, In Joa., tr. XI, 4, P. 1 1 explique la signification fiLui iii I Rouge et en conclut qu'il .-in. baptême ,iliii .1. |i..im.ii |i n li. i|.. 1
gneur.II dil nll m - s, , . 1 .
col. 1562, ^i(</i ./.../. , iil'i mil hii/iii
sanguine aiiisei.ialtiin, lei'iiin dejnil J'haraonem. Les
cendres du veau d'or, jetées dans l'eau et données en
boisson aux Israélites coupables, étaient aussi une figure du
lidpt.-me. Enar. ut Pt. . lAi, 9, P i,., t. xx.\vi, col. 736.
L i\. ii l.'-iji , (|ui 1 n. '•i s \. u\ il iiiN la piscine de Siloé
fl \..ii l.liiijii. 1. I . I. Iii]iii-. .1 u).- le Christ et préfi-
gui. iii\~l. m 11- m. ut I illiiiniii ili.in des catéchumènes
d..iis le l.apt. iiii- ]a lua . ti. .\L1\ 2 /' / , t \\\v
col 1714. L'fxeque dHippone, Co)(( 7.".^ \ii 17 /•