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Les écrits de ces deux religieuses témoignent éloquemment de ia vie intellectuelle qui régnait alors, même dans les monastères de femmes.
VIII. Aux xme et xive siècles. — 1° Les changements apportés dans les méthodes d'enseignement font que les écoles des monastères sont peu à peu complètement délaissées pour les universités où se font surtout remarquer les religieux des nouveaux ordres, franciscains, dominicains, carmes et augustins. La décadence des études monastiques, dont se plaignait déjà vivement Abélard, ne fait que s'accroître pendant les xme et XIVe siècles et est presque partout accompagnée d'un relâchement de la discipline. Les chapitres généraux de l'ordre de Cluny, les conciles comme celui de Vienne en 1311, les souverains pontifes comme Benoit XII, s'efforcent d'apporter un remède à ce double mal. Henri de Fautrières, abbé de Cluny, mort évèque de Saint-Flour en 1320, promulgue des règlements pour les jeunes religieux de son abbaye et des monastères qui en dépendent, recommandant l'étude de l'Écriture sainte, ainsi que de la logique et de la philosophie qui leur permettront de mieux comprendre le texte sacré et d'en tirer toutes les conséquences. Les plus illustres et les plus puissantes abbayes fondent près des universités des collèges où elles envoient leurs moines, étudier sous les maîtres les plus célèbres, leur recommandant de ne s'attacher aux sciences profanes qu'autant qu'il sera nécessaire pour l'intelligence des Livres saints et l'étude de la théologie. Plusieurs bénédictins enseignent dans ces universités et parmi eux Guy de Munois (f 1313), professeur à Orléans, puis abbé de Saint-Germain d'Auxerre, et Erasme du Alont-Cassin, professeur à Naples.
2° En Angleterre les bénédictins ont à combattre les erreurs de Wiclef et parmi eux se font remarquer Simon Langham (f 1376), abbé de Westminster, archevêque de Cantorbéry et cardinal, Ultred Bolton (1380), bénédictin de Durham, Jean Wellys (1388), de Ramsej, et Nicolas de Radcliff (1390), de Saint-Alban. Dans ce même pays Gautier Bederichwort (vers 1360) écrit des commentaires sur le livre des Sentences et Adam Eston (f 1397), moine de Norvvich, puis cardinal, compose, outre de nombreux ouvrages sur l'Écriture sainte, divers traités théologiques qui n'ont pas été imprimés.
3° En Allemagne, Ëngelbert (f 1331), moine d'Admont en Styrie,fut envoyé étudier à Padoue et devint ensuite abbé de son monastère. Il a laissé de nombreux écrits parmi lesquels nous mentionnons : De gratiis et virtutibus £. Marisa V . ; De rébus ad fidem spectantibus ; De gratia salvationis et justitia danmationis humanœ ; De libero arbitrio ; De providenlia Dei ; De statu defunctorum ; Utrum Deus adliuc incarnatus fuisset si primus Iwmo non fuisset lapsus. Nous ne devons pas passer sous silence sainte Gertrude (f'1342) et sainte Mechtilde qui ont laissé plusieurs livres où elles ont consigné les révélations dont elles ont été favorisées et qui semblent être à cette époque la plus haute expression des enseignements de la théologie mystique.
IX. Au xve siècle. — 1° Ce siècle fut une époque de renouvellement pour l'ordre monastique par l'établissement des congrégations bénédictines. En 1404, Othon, abbé de Castels, réforme son abbaye à laquelle s'associent plusieurs monastères de Souabe et de Bavière. Quelques années plus tard, Louis Barbo ayant été pourvu de l'abbaye de Sainte-Justine de Padoue, y établit une observance qui tut embrassée par beaucoup de monastères italiens; ce fut l'origine de la congrégation du Mont-Cassin. En 1417, Jean de Meden commence à Bursleld, cette grande réforme des abbayes allemandes qui réunira plus de 140 monastères. Sous l'abbé Nicolas de Mazen (fl425), l'abbaye de Melk se réforma, entraînant à sa suite dix-sept monastères d'Autriche. En même temps que l'observance régulière se rétablit, les
études sont remises en honneur et les papes et les conciles encouragent tous les efforts tentés vers ce double but. Au concile de Bàle fut promulguée à nouveau la constitution de Benoit XII, et Martine de Senging (f vers 1485), abbé de Melk, y prononça un discours De reformalione status cœnobitici. On y remarqua en outre Henri de Guelpen (f vers 1430), abbé de Saint-Gilles de Nuremberg, Jean de Langdon (f 1434), bénédictin de Cantorbéry, évêque de Rochester, qui pendant quelque temps avait été le supérieur des religieux envoyés pour étudier à l'université d'Oxford, et Boldewin qui, d'abbé de Saint- Michel de Lunnehourg, était devenu archevêque de Brème.
2° Parmi les théologiens de cette époque dont les écrits ont été imprimés, nous mentionnerons André d'Escobar(vers 1437), Espagnol, évêque de différents sièges et pénitencier de l'Église romaine; on lui attribue, avec divers ouvrages demeurés manuscrits, un livre intitulé : Melhodus con/itendi qui a été souvent réimprimé. Nicolas Tedeschi (1445), jurisconsulte célèbre, enseigna le droit à Sienne, à Parme, à Bologne, et fut nommé archevêque de Païenne. Il eut le malheur de suivre le parti de l'antipape Félix V qui le créa cardinal. Parmi ses ouvrages qui presque tous se rapportent au droit canon, on remarque un Tractatus de concilia Basilaensi et de ejus poteslate ac papse. Jean Wischler ou de Spire (f 1456), prieur de Melk, zélé pour l'observance régulière, publie un traité De studio lectionis regularis ejusque impedimentis. Bernard de Waging ou Baging (f 1472), chanoine de Saint-Augustin, puis bénédictin et prieur de Tegernsee, est auteur des deux ouvrages suivants : Remediarius pusillanimium et scrupulosorum et De spiritualibus sentimentis et de perfections spirituali. A Jérôme de Werden (1475), prieur de Monsée, nous devons un opuscule De profectu religiosorum , et un bénédictin, originaire de Crémone, écrit cinq livres De veneralione sanctorum. Hilarion de Vérone (1464), moine de l'abbaye des Saints-Nazaire-et-Celse, traduit du grec en latin les Sancti Dorolliei doctrinm de vita recte instiluenda. Bernard de Plaisance (f 1486), abbé de la congrégation de Sainte-Justine, publie divers traités : De contemptu mundi et assumenda religione et de institutione novitiorum ; Quomodo debeat religiosus in suo monasterio conversari et de modo orandi ; De resurrectione Chrisli. A la même congrégation appartiennent Luc Bernard de Brescia, qui lit imprimer en 1508 les homélies de saint Jean Chrysostome traduites du grec en latin, et le célèbre jurisconsulte Benoit de Castro Sangri ou Benoit de Sangri (1544), auteur d'un traité De consuris ecclesiaslicis et d'un livre De liœresibus et hseresiarcliis.
3° Jean Baulin (f 1514), docteur en théologie, maître au collège de Navarre et moine de Cluny, commente Aristotc et, outre de nombreux sermons, a laissé divers traités parmi lesquels : Doctrinale niortis ou Detriplici génère morlis et Collatio de pcrfecla religionis planlatione, incremento et instauratione. Charles Fernand (1517), avant d'embrasser la vie monastique, avait également professé à Paris. Il écrivit : De aninù tranquillitate; Spéculum monasticœ disciplinée; Confabulationes monasticœ ; De immaculata Virginis conceplione.Le bénédictin Jean de Marre (fl521), évêque de Condom, s'emploie par ses œuvres et ses écrits à réformer les monastères de l'Aquitaine. Il est auteur d'un Enchiridion sacerdotale, et avait en outre composé des traités De Trinitate et De psenitentia.
4» En Allemagne, Trithème (f 1516), abbé de Spanheim, est auteur d'un grand nombre d'ouvrages que Mabillon appelle piissima atque utilissima. Parmi eHx. nous mentionnerons seulement les suivants : De vita, moribus, et doctrina clericorum seu de vitse sacerdotalis institutione; L. VI11 quœstionum de polemicis ad Maxiruilianum imperatorem; Resolutiones dubiorum circa
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missarumcelcbrationcmoccurrentium ;Curiositasregia seu liber Vlll qttaestionum,!* De fuie cl intellectu,2*De fide necessaria ad salutem, 3* De miraculis infidelium,
41 De Script ura sacra, 5a De reprobis alque malcficis, 6* De potestate maleficorum , 7a De permissione divina, 8* De providentiel Dei. Simon Blich (1524), abbé de Saint-Jacques de Pégau, écrit contre les erreurs de Lulher. Alphonse Ruiz de Viruez (f 1515), moine d'Eaumet, évêque des Canaries et conseiller de Charles- Quint, combat les hérétiques de son époque dans Philippicae disputaliones XX adversus Lutherana dogmala per PU. Mélanchlonium defensa et un traité De matrimonio régis Anglise.
X. Au xvie SIÈCLE. — 1° Toute l'Allemagne ainsi qu'une grande partie de la chrétienté fut bouleversée dans le cours du XVIe siècle par les erreurs de Luther et de ses disciples qui sous le fallacieux prétexte de réforme, attaquaient l'Eglise romaine. Le concile de Trente se réunit pour opposer une digue à ces pernicieuses erreurs et parmi les docteurs de cette illustre assemblée se firent remarquer les bénédictins Grégoire Cortez, Augustin Loscus, Entychius Cordes et Isidore Clarius. A Grégoire Cortez (f 1548), abbé de plusieurs monastères et créé cardinal par Paul III, nous devons entre autres écrits des commentaires sur le Livre des Sentences, des traités De theologias institutione ; De peccato originali ; De potestate ecclesiastica ; De theologia et philosophia. Isidore Clarius (f 1555), de la congrégation du Mont-Cassin, fut abbé de Saint-Jacques de Pontida et Paui III le nomma évêque de Foligno. Au concile de Trente, il eut à prononcer divers discours, De justificatione hominis ; De imputatione justitix. et certiludine gralias et De gloria. Il est surtout connu par ses travaux sur l'Écriture sainte. On a en outre de 'lui une Adhorlatio ad concordiam, où il invite les 'hérétiques à revenir à l'Église. Wolfgang Seidl (f 1562), imoine de Tegernsee, assista comme théologien au concile de Trente. Parmi ses écrits, on doit noter : Curas pastoralis ratio brevis et dilucida; Isagoge studii tlieulogici et modus studendi in tlteologia ex sanclo Bonaventura.
2° L'ordre de Saint-Benoit ne manqua pas d'ailleurs à sa mission pendant toute cette période si agitée et ses membres presque partout soutinrent une lutte courageuse pour la défense de la vérité et des droits de l'Église. Nicolas Buchner (1548), abbé de Zwiefalten, combat par ses écrits les doctrines erronées de Luther. Le vénérable Louis de Blois (f 1566), abbé de Liessies en Ilainaut, publie : CoUyrium hasreticorum ; Defensio veree fidei; Lettre à une noble dame trompée par les hérétiques. On lui doit en outre des ouvrages ascétiques parmi lesquels Psijcliagogia seu animas recreatio ; Dicta quorumdam Patrnm vere aurea ex quorum diligenti lectione anima liumilis inefjabilem ulilitatem consequilur ; Inslruclio vitas asceticas; Spéculum vionacliorum, etc. Un abbé de Saint-Jacques des Écossais à Ratisbonne, Jean-Jacques Albi (1588), se fait remarquer dans les discussions avec les hérétiques, et son successeur Ninian Wingetus Renfroo (1592), qui, après avoir vaillamment lutté en Ecosse pour la défense de la vérité, avait été contraint de venir chercher un reluge en Allemagne, publie : Flagellum sectariorum qui reitgionis prœlc.itu seditimics jam in Cassarem aut in alios orthodoxos principes excilari student. Moine de Saint- Jacques de Mayence, Wolfgang Trellerus fait imprimer des Declamatioues theologicœ, et un religieux de Lorsch, Georges Flach, compose un ouvrage intitulé : Duie quœstiones de sacri/icio niissse et de sacra communione.
3° La persécution sanglante détruisit presque complètement les ordres religieux en Angleterre et plusieurs abbés et moines de l'ordre de Saint-Benoit payèrent des plus cruelles tortures leur iidélité à l'Église catholique.
LTn moine écossais, Quentin Kennedy (1563), abbé de Crossraguel, publia un traité pour la défense de la loi en son pays. Le dernier abbé de Westminster, Jean de Feckenan, mort en prison en 1585, avait publié un écrit Contra jaramenturn supremas aut/writatis regias in ecclesiaslicis.
4° En Espagne, Pierre Alphonse (1552), religieux du Mont-Serrat, renommé pour sa science et sa sainteté, est auteur de divers traités : De immensis Dei benc/iciis et de tribus virtutibus t/ieologalibus ; De eucharistia; De vila solilaria; De religione tribusque votis religiosomm; De immortalitate animas, etc. Dans ce même monastère vivait au commencement de ce XVIe siècle Garcias de Cisneros (f 1510), auteur ascétique bien connu pour son célèbre Exercilatorio de la vida espiritual. Un moine de Saint-Sauveur d'Ona, Jean de Caslaniza, publia un traité De la perfection de la vida chrisliana, traduit en latin sous le titre de Pugna spiritualis seu de perfectione.
5° En France, Joachim Perionius (f 1559), moine de Corinery en Touraine, professe la théologie à Paris et écrit contre lés hérétiques de son temps : Topicorum tlieologorum libri II. Il traduit en outre du grec en latin Aristote et plusieurs Pères de l'Église. Jean Doc (j 1560), abbé de Saint-Denis de Paris, puis évêque de Laon, publie des traités De alterna generalione Filii Dei et temporali nativitate ; De Dornini résurrection». André Croquet (f 1580), moine de Saint-Pierre d'Hasnon, écrit des Catéchèses clirisliatise. Abbé de Saint-Michel en l'Herin, Jacques de Billy (f 1581) compose plusieurs ouvrages ascétiques et donne des éditions de quelques Tères de l'Église : Inlerpretalio lalina xyiii priorum capitum libri 1 S. Ircnœi adversus heereses ; Isidori Pelusiotas epistolas grœce et latine; S. Joannis Damasceni opéra partim latine, partim grœce et latine; S. Gregorii Nazianzeni opnscula qusedam. 11 avait commencé l'impression d'une édition des œuvres de saint Grégoire de Nazianze qui fut terminée par Gilbert Génébrard (f 1597). Moine de l'abbaye de Mauzac en Auvergne, celui-ci professa à la Sorbonne et devint archevêque d'Aix. Outre ses nombreux travaux sur l'Écriture sainte, Gilbert Génébrard publia divers ouvrages de polémique et vengea la doctrine catholique contre les centuriateurs de Magdehourg. On lui doit divers traités parmi lesquels : De Trinitale contra hujus œvi trinitarios, antilrinitarios et antitheanos ; Ad Lamberlum Danœuni sabellianismo doctrinam de S. Trinitale inficienteni, et un écrit sur le droit et la nécessité de la liberté des élections des évêques. Il donna une édition des œuvres d'Origène et de quelques écrits d'autres Pères de l'Église comme Hilaire d'Arles, Eucher de Lyon, Fauste de Riez. Les commentaires d'Origène sur saint Jean avaient déjà été traduits en latin par Ambroise Ferrari (1550), abbé de Saint-Bénigne de Gênes.
XI. Au xvne siècle. — 1° Dans les premières années du xviie siècle, se forma en Lorraine la congrégation de Saint- Vanne et de Saint-Ilydulphe approuvée par Clément VIII en 1610. Des monastères de France embrassèrent son observance et ainsi fut fondée pour ce pays la congrégation de Saint-Maur, approuvée par les souverains pontifes Grégoire XV et Urbain VIII en 1621 et 1627. A une observance rigoureuse les membres de ces congrégations joignaient une grande ardeur pour le travail intellectuel. Dom Laurent Bénard (f 1620), prieur du collège de Cluny à Paris, favorisa de tout son pouvoir la réforme introduite dans les monastères par la congrégation de Saint-Vanne et les nombreux ouvrages ascétiques qu'il a laissés n'ont pas d'autre but. Dom Hugues Ménard (|- 1644) publie une édition du Sacramentaire de saint Grégoire le Grand. H compose en outre une dissertation De unico Dionysio Areopagita Athenarum et Parisiorum episcopo. Le même sujet est
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traité par dom Germain Millet (f 1647) : Vindicala icclesise gallicans} de suo Areopagita Dionysio gloria. Dom Claude Chantelou (f 166't) publie les ouvrages suivants : Bibliotheca Patrum ascelica, seu selecta veterum Patrum de christiana et religiosa perfectione opuscula; S. Bernard i abbatis Clarsevalensis Parsenetion ; S. Basilii Cscsarese Cappadociœ. arcldepiscopi régulée fusius disputatse. Dom François Delfau (f 1676) annonce l'édition des œuvres de saint Augustin qui paraîtra dans les premières années du xvne siècle et compose plusieurs ouvrages pour combattre les commendes, source de décadence pour l'ordre monastique. Dom René Janvier (f 1682) publie les œuvres de Pierre de Celles, abbé de Saint-Rémi de Reims et évêque de Chartres. Dom Luc d'Achery (f 1685) termine une édition de l'épître de saint Barnabe commencée par son confrère dom Hugues Ménard. Il publie les œuvres de Lanfranc, de Guibcrt de Nogent, un Spicilegium veterum scriptorum,ei un Ascelicorum vulgo spiritualium opusculorum indiculus. Il commence la publication des Acta sanctorum ordiriis S. Benedicti. Dom Joseph Mège (f 1691), outre un commentaire sur la règle de saint Benoit, publie entre autres ouvrages : La morale chrétienne fondée sur l'Ecriture et expliquée par les saints Pères. Dom Jacques du Frische (-j- 1693) édite les œuvres de saint Ambroise, et dom Jean Garet (f 1694), celles de Cassiodore, pendant que Louis Bulteau (f 1699), outre ses ouvrages historiques, compose divers écrits parmi lesquels : Cura c'.ericalis ; Défense des sentiments de Lactance sur l'usure ; Le faux dépôt ou réfutation de quelques erreurs populaires touchant l'usure. Dom Antoine Paul le Gallois (f 1695) publie un Abrégé des controverses entre les catholiques et les protestants.
2° En France également, mais en dehors des congrégations nommées plus haut, Jacques du Breul (f 1614) publie les œuvres de saint Isidore, évêque de Séville. Alard Gazet (f 1626), d'Arras, commente les œuvres de Cassien et le théologien Jacques le Bossu (f 1626), après avoir pris part aux délibérations de la célèbre congrégation De auxiliis, écrit ses Animadversiones in XXV proposiliones P. Ludovici Molinse S. J. de concordia liberi arbitrii cum gratiœ donis. Albert Belin (f 1667), évêque de Belley, publie les Preuves convaincantes du christianisme ou principes de la foi démontrés par la raison, et un moine de l'ordre de Cluny, Alphonse Belin (1683), démontre La vérité de la religion catholique, apostolique et romaine contre les assertions des calvinistes. Contre ces mêmes hérétiques Corneille Colomban Uraux (1615), abbé du Mont-Blandin, réunit dans son Malleus calvinistarum de nombreux textes de saint Jean Chrysostome, de saint Ambroise et de saint Cyprien. C'est également aux disciples de Luther et de Calvin que s'adresse Hubert d'Assonleville (1632), dans son Commonitorium ad errantes in fide omnes ut ad Ecclesise catholicse unitatem omnes recipiant. Mentionnons encore en Belgique Benoit Hœften (f 1648), prieur d'Afflighem, auteur de nombreux ouvrages ascétiques et des Disquisitiones monasticœ.
3° En Espagne, plusieurs bénédictins enseignent à 1 université de Salamanque. Laurent Ortiz de Ibarola y Ayala (1610) est auteur d'un traité De politia et immunitale ecclesiastica; Joseph de la Cerda (f!645), qui devint évêque, publie divers ouvrages : De Maria et Verbo incarnato; Maria effigies et revelatio Trinitatis et attributorum Dei. François Crespo (1657), abbé du Mont-Serrat, est auteur d'un livre qu'il intitule : Tribunal thornisticum de immaculato deiparse conceptu. Joseph Saënz d'Aguirre (f 1699), abbé de Saint-Vincent de Salamanque, président de la congrégation de Valladolid et cardinal, outre une collection des conciles d'Espagne, publie : Defensio cathedrse. sancti Pétri adversus declarationem cleri gallicani ; Ludi Salmanticenses; Tractatus historicus de hœresibus circa nalu-
ram et gratiam. Mais son principal ouvrage est : De Anselmi archiepiscopi cantuarieusis theologia commentants illustrala. Voir t. i, col. 639-641. Mentionnons encore parmi les théologiens espagnols de cette époque Pierre de Murga (1658), moine de San-Milan, prieur de Notre-Dame de Hyarte, auteur entre autres écrits de Disquisitiones morales et canonicse, et d'un traité De beneficiis ecclesiasticis ; Diego de Sylva Pacheco (1668), moine de Saint-Jean de Burgos, puis évêque, commente une partie de la Somme de saint Thomas; André de la Moneda (1672). moine du même monastère, abbé de Yrachc en Navarre, publie un Cursus philosophise, et commence un Cursus tlieologise scholasticse et moralis ad mentem sancti Anselmi et sancti Thomse, dont un volume seulement a été imprimé.
4° En Italie, la plupart des auteurs que nous avons à mentionner appartiennent à la congrégation du Mont- Cassin. Victorin Manso (f 1611) enseigne pendant vingt années la théologie en divers monastères avant d'être créé évêque par Clément VIII. On a de lui : Harmonia theologica Patrum et scholasticorum, et un traité De ecclesiasticis magistratibus. Un moine de Padoue, connu seulement sous le nom de Fortunatus, publie un ouvrage de théologie sous le titre : Uecas elemcntorum mystiese geometriee. Le Milanais Ambroise de Rusconibus (1619) compose une histoire des hérésies : Triumphus catholicsc verilatis adversus omnes hxresfS ac eorum auctores. Docteur en l'un et l'autre droit, Jacques Graffio (f 1620) est auteur de divers traités parmi lesquels Decisiones aurese casuum conscientise; Concilia vel responsa casuum conscienliie ; Practica quinque casuum SS. ponliflci reservatorum ; De arbitrariis confessariorum . Parmi les ouvrages d'Alphonse Villagut (f 1623), président de la congrégation du Mont-Cassin, nous pouvons citer : Practica canonica criminalis ; De cxlensione legum tam in génère quam in specie. Maur Marchesi (1560), de Palerme, édite les œuvres de saint Bruno d'Asti, pendant que celles de saint Pierre Damien sont publiées par Constantin Cajétan (f 1650). Nous devons en outre à ce dernier divers écrits parmi lesquels De singulari primatu sancti Pétri; De. romano S. Pétri domicilio et pontificatu concertatio. Charles de Baccis (-j- 1683) publie un traité De principiis universse tlieologise moralis, et Joseph Porta (1690), prieur du Mont-Cassin, une Theologia scholastica secundum principia S. Anselmi. Mentionnons enfin le traité De Ecclesia militante et triumphante de Pierre de Vecchia (+1695), évêque d'Amalfi.
5° La persécution continue de sévir en Angleterre contre l'Église catholique et les religieux de ce pays sont trop souvent obligés de chercher un refuge sur le continent où sont établis plusieurs monastères destinés à les recevoir. Edouard Maihevv, qui avait reçu l'habit monastique des mains du P. Sébert,le dernier bénédictin de Westminster, fit paraître un traité De fundamentis veteris et novse religionis. Grégoire Sayer (f 1612), qui entra dans la congrégation du Mont-Cassin, a publié les ouvrages suivants : Theologiœ moralis tltesaurus ; Claris regia sacerdotum casuum conscientise ; Flores decisionum sive casuum conscientise ; Summa sacramenti pœnitentise, et De sacramentis in communi. François Hamilton (f 1617), abbé de Saint-Jacques des Écossais à Ratisbonne, défend le culte des saints par son livre : De légitima sanctorum cullu per sacras imagines. Contre les calvinistes Guillaume Giffart, ou Gabriel de Sainte-Marie (f 1628), archevêque de Reims, écrit son Calvinoturcismus. Léandre de Saint-Martin (f 1635), président de la congrégation anglaise, donne, outre de savants ouvrages sur l'Écriture sainte, une édition d'Arnobe et un traité qu'il intitule : Otium theologicum tripartitum. David
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Codner (1647), né à Londres et membre de la congrétion du Mont-Cassin, prend la défense de l'Église catholique dans son Analyste compendiosa authoritatum ex SS. Patribus adductarum pro sequali S. Pauli cum S. Petro potestate. Alexandre Baillie iy 1655), Écossais, abbé de Saint-Jacques de Ratisbonne, fait de même contre les hérétiques de son pays, et Guillaume Johnson (f 16(53) attaque l'Église anglicane dans un travail où il défend l'autorité des cinq premiers conciles généraux, le pouvoir des évèques, l'Église visible du Christ, etc. Richard Hodleston (1688) se fait également remarquer comme théologien et comme polémiste.
6° Malgré les divisions et les guerres suscitées par l'hérésie, malgré les ruines qui en furent la conséquence, on remarque à cette époque un grand nombre de théologiens dans les monastères allemands. Léonard Rubenus (f 1609), moine de Saint-Martin de Cologne, abbé de Saint-Pierre de Paderborn et président de la congrégation de Bursfeld, publie contre les hérétiques Liber de falsis prophetis et lupis rapacibus, et De idololatria. Nonnosus Hackl (1624), moine de Saint- Emmeran de Ratisbonne, compose un traité intitulé : Virtutum theologicarum régula fundamentalis. A Laurent de Dript (1673), moine de Gladbach, nous devons : Monila salvlaria B. Virgi)iis ad suos cultores indiscretos ; Anti-decalugus cum réfutât Urne Theodori Reinking de regimine ecclesiaslico. Beda Schwaller (1689), moine d'Einsiedcln, est auteur de Paradoxa thomistica-theologica et de Zona triplex triplais philosophise seu difficultates ex philosophia scholastico-thomislica, etc. Basile de Finkeneis (y 1693), moine de Saint-Lambert en Styrie, publie : Theologia controversistica; Theologia polemico-myslica, atheo-controversistica; Theologia supernaluralis etnaturalis. Abbé de Saint-Gall, évêque de Novarre et cardinal, Célestin Sfondrate (y 1696) compose divers ouvrages de théologie dont le (tins célèbre a pour titre : Nodus prsedestinalionis. Dans son (iallia vindicata, il défend les droits du souverain pontife contre les prétentions schismatiques de l'Église gallicane. On lui doit en outre .Regale sacerdolium romano pontifici assertion ; Disputatio de lege in proesumptione fundala, et Cursus philosophions Sangallensis. En 1670, les religieux du monastère de Saint-Gall avaient publié leur Cursus théologiens in gratiam et utiUlatem fratrum religiosorum sancti Galli ab ejusdem monasterii théologies professorïbus compositus typisque sangallensibus impressus.
XII. A l'université de Salz-rourg. — En 1617, l'évêque de Salzbourg donna aux bénédictins de l'abbaye de Saint-Pierre un collège situé dans sa ville épiscopale. Telle fut l'origine de l'université de Salzbourg qui se développa rapidement sous l'impulsion de Albert Keuslin, moine d'Ottobeuren, puis abbé de Saint-Pierre et premier recteur, et sous celle de son successeur. Les professeurs appartenaient presque tous à l'ordre bénédictin et venaient des divers monastères de l'Allemagne ou de la Suisse. Parmi ceux qui ont laissé quelques écrits théologiques nous nommerons Joseph Burger (•j-1621), auteur d'un traité De juramenti natura, obligatione, interprétations et dispensatione. Mathieu Weis (-j- 1658), moine d'Elchingen, professeur de philosophie et de théologie, puis recteur <le l'université, est auteur de deux traités De Verbo incaruato et l'unis divinus. Charles Stengel (1647), moine d'Elchingen, puis abbé d'Anhausen, écrit entre autres ouvrages contre les hérétiques : Hignaculum crucis; De reliquiarum cultu, veneratione ac miraculis. Charles Jacob (-[• 1661), moine d'Andech el pro-chancelier de l'université', publia des traités De gratia divina; De Verbo incamato ; De Deo in se et extra se; De Deo Uno et tri.no; De jure etjustitia; Theoremata ex universa ilorloris angeliei Summa; De artibus humanis, etc. Didier Schapperger (1666) compose un Spéculum thculogicum coca varia prwce-
ptorum gênera selectis et perutilibus qiissstionibus illustratum. A Marien Schwab (y 1664), nous devons des Qusestiones theologicse ex Sumnia S. Thomas, et des Theoremata philosophise. Après avoir professé la théologie, Christophe Rassler (y 1075) devint abbé de Zwifalten; il avait composé des traités De sacramentis in génère ; De sacramento el virtute pwnitenliae ad mente m D. Thomx; De natura theologise; De visions beatifica. Henri Heinlin publie en 16S0 un écrit intitulé : Medulla theologise moralis. Alphonse Stadelmayer (f 1683), qui devint abbé de Weingarten. a composé des traités De Deo et attributis Deo propriis; De legibus ; De visione beati/ica. Magnus Agricola (y 1688) est auteur de traités De mysterio SS. Trinilalis et De actibus humanis. Moine de Prufening, Grégoire Diell (-j- 1690) compose divers ouvrages parmi lesquels Claris tripartila spéculât i vo-moralis ; Sacrum conscientiœ directorium; De viliis et peccatis ; De sacramentis in génère et in specie. A Augustin Reding (y 1692), qui devint abbé d'Einsicdeln, nous sommes redevables d'une Theologia scholaslica universa en 13 in-fol.; et de quelques écrits de polémique : Controversias scholasticœ; Œcumenicitridentiniconcilii veritas inexistincta; Œcumenicte cathedrse apostoliese auctoritas asserta et vindicata. A la même abbaye appartint Bernard Weibel (y 1699) qui publia divers écrits : De natura theologise et de existenlia et essentia Dei ; De sacrificio missœ. Grégoire Kimpfler, moine et abbé de Scheyer, laissa un ouvrage : Tractatus théologiens moralis in decem Decalogi et quinque Ecclesise prsccepla, publié après sa mort arrivée en 1693. Maur Oberascher (f 1697), qui devint abbé de Monsée, fit imprimer de nombreux ouvrages parmi lesquels De actibus humanis; De peccatis; De gratia divina; De virtutibus theologicis ; De unione Verdi incarnati cum natura humana; De consequentibus unionem Verbi incarnati ; De sacramentis in génère et in specie. Moine de Saint-Lambert en Styrie, Benoit Pettsacher enseigna la théologie et devint recteur de l'université. Il composa un grand nombre de traités qui réunis forment un important ouvrage publié en 1743,3 in-fol., Theologia universa speculativopractica. Trois frères, religieux bénédictins, professèrent à l'université de Salzbourg : Joseph Mezger (y 1683) est auteur d'un ouvrage De Antichristo ejusque adventu et regno ; François Mezger (f 1701), entre autres écrits, faisait paraître un traité De conscientia erronea el dubia; et Paul Mezger (f 1702) une Theologia scholastica secundum viam et doctrinam sancti Tliomœ. C'est un ouvrage analogue que publia Charles Schrenck devenu abbé de Saint-Pierre de Salzbourg (f 1704) : Theologia dogmatico-scholastica. llonorius Aigner, mort en 1704 abbé de Kremsmunster, composa un Directorium ad confessarii munus rite exsequendum. Moine de Seitenstetten, Célestin Pley (y 1710) livrait à l'impression, entre autres ouvrages, des Theoremata theologise angeliesc beneilictino-thomislica, pendant qu'un autre professeur, Michel Langbartner (f 1715), moine de Michaelbeuern, écrivait sur saint Michel et les anges gardiens. Alain Pfeiffer (1713) se fait connaître par des écrits De charactere sacramentali Christi Domini et satanico Aniichristi; Quodlibetum theologico-thomisticum ; De Verbo incarnatoei Christi sanguine. Jean-Baptiste Hemm (f 1719), al. lie de Saint- Emmeran de Ratisbonne, publie divers traités : De visione Dei; De incarnatione ; De SS. Trinitate; De scienlia Dei ,■ De uoluntate Dei ; De vitiis et peccatis. A Placide Benz. (1723), moine de Weingarten, nous devons une théologie et une philosophie ad menton S. Tluntiiv. et un autre religieux du même nom, moi t en 1748, abbé de ce même monastère, publia une Philosophia aristôtelico-thomistica. Louis Babenstuber (y 1726), moine d'Ettal, professe successivement la philosophie, la théologie morale, la théologie scolastique
BÉNÉDICTINS (TRAVAUX DES
et l'Écriture sainte; parmi ses nombreux écrits nous ne mentionnerons que Philosophia thomistica Salisburgensis et Ethica supernaluralis Salisburgensis, plus connue sous le nom de Cursus moralis Salisburgensis. Voir col. 4. D'origine écossaise, Bernard Baillie publie ■vers 1729 un livre de controverses pour montrer les maux causés à sa patrie par les erreurs de Calvin et de ses disciples. Charles Meyer ( -j- 1732), de Saint-Ulrich d'Augsbourg, est auteur de traités De jure et justifia; De SS. eucharislia ; De secundo Christi adventu; De statu futuri sseculi ; et un abbé' de ce monastère, Célestin Mayr (f 1753), écrit divers ouvrages De jure et justifia; De venerabili eucharisties sacramento ; De fuie divina; De Verbidivini incarnatione ; De mysteriis Verbi divini, etc. Alain Ritter (f 1737), moine de Wessofontaine, publie Theoremata théologien ; Sélectes ex universa tfteologia quesslioncs ; Homo in triplici natures statu tlieologice consideratus, et Mysterium incarnationis contra hsercticimim errores. Alphonse Wenzel (f 1743), moine de Mallestorp, est auteur des ouvrages suivants : Controversise scleclec ex universa theologia catliolica; Philosophia angelico-thomistica ; Beala Virgo Maria quesstionibus theologicis illustrata. A Benoît Schmier (f 1744), moine d'Ottobeuren, est due une Theologia scholastico-polemico-practica, et un bon nombre d'écrits de ce professeur ont été réunis sous le titre de Opuscula theologica, philosophica, canon ica. Moine de Kremsmunster, Ambroise Ziegler (f 1754) fait imprimer des traités De incarnatione; De sacramentis in génère; De Deo uno; De Deo trino; De angelis; De gratia. Le Bavarois Boniface Sanftl (f 1758) est auteur de deux ouvrages intitulés : Ornamentum animée supcrnalurale seu gratia justi/icaliva hominis theologico-scholastico-thoniistica expensa et Genuina régula actuum humanoruni seu lex et conscientia. Grégoire Horner (f 1760), qui fut recteur de l'université, publia Prima fidei catholicœ principia contre les luthériens. Romain Weixer (f 1764), moine •de Weihenstephan, compose trois traités intitulés : Creatura ah eeterno possibilis ; Creatura actu in/inita possibilis; Creatura juxta angelicam preemota. Eberhard Ruedorfert (f 1765) se fit surtout remarquer comme philosophe, mais fut obligé de quitter l'université sur un ordre de l'archevêque de Salzbourg motivé par ses doctrines sur l'invocation des saints. Corbinien Thomas (f 1767), moine d'Elchingen, publia en les annotant les ouvrages de Tertullien De praescriptionibus et De baptismo etpaenitentia. On lui doit en outre Théologies dogmatiess prolegomena; Principia theologiee patristiese ; Spicilegium theologicuni de Ecclesia Dei ; De Verbo Dei scripto et tradilo, et De quaeslione super celebrando paschate inter catholicos et acatholicos exorta. Ruper Guthrath (f 1777) s'appliqua surtout dans ses écrits à discuter les questions qui à cette époque divisaient les esprits. Ses principaux ouvrages sont : Genuina indoles doctrines ecclesiasticee ingenuee i)idoli scientiee médise, probabilisnù et gratiee efficacis opposita ; De doctrines auguslinianee et molinistee anlilhesi ; De locis theologicis. Bennon Ganser (-j- 1779) professa la théologie et la philosophie et a laissé divers volumes intitulés : Auctoritas Romani pontificis vindicata ; Systema sancti Augustini de divina gratia actuali abbreviatum; Minister sacramenti matrimonii; De immunitate clericorum. C'est également de l'autorité de l'Église que traita Benoit Buecher (f 1781) dans deux écrits qui ont pour titre : De facto Honorii sunimi pontificis in causa monothelitarum et Potestas législative Ecclesise. Frobenius Forster (f 1791), moine de Saint-Emmeran de Ratisbonne, publia les œuvres d'Alcuin. Herman Scholliner (f 1795), professeur à Salzbourg, puis à Ingolsladt, fit paraître un traité sur l'axiome : Facienti quod in se est Deus non denegat graliam, et divers ouvrages parmi lesquels De merilo
D1CT. DE TIIÉOL. CATIIOL.
vitee eeternee; De hierarchia Ecclesiee calholicee; De preedestinatianee hwreseos anle Calvinum phantasmale; Ecclesiee orientalis et occidentalis concordia in transubstantiatione ; Historia theologiec christianee sseculi primi, et des Prselectiones theologiec pour les jeunes religieux de la congrégation bavaroise à laquelle il appartenait. Anselme Ritter (f 1804), abbé de Weingarten, publie les ouvrages suivants : Ecclesia Dei vivi cum conspectu universee tlieologise ; Ecclesia credentium mundo coseva, et De eo quod synagogam cum honore sepeliri oportuit, et Michel Lory (f 1808), moine de Tegernsee, des Théologies dogmalico-theoreticse institutiones.
XIII. Au xvme siècle. — 1° Parmi les nombreux bénédictins qui, en Allemagne et en dehors de l'université de Salzbourg, se signalèrent par leurs travaux théologiques, au cours du xvmc siècle, nous mentionnerons Candide Rotensheusler, prieur de Saint-Paul en Carinthie (1702), auteur d'un traité De divinitate ; et Maximilien de Sanvis (1707), moine de Saint- Lambert en Styrie, qui a publié un ouvrage De virlute prudentise. Jacques Maur Corker (f 1715), Anglais de naissance, eut beaucoup à souffrir pour la foi dans son pays natal ; il devint ensuite abbé de Lamspring en Allemagne et ne cessa de lutter pour la défense de la foi catholique. Son principal écrit a pour but d'indiquer les devoirs de ses compatriotes et coreligionnaires vis-à-vis de Dieu et du roi. Dans le même monastère, à la même époque, un autre Anglais, Jean Towson (f 1718) écrivait un Enchiridion confessariorum et une Brevis exposilio misses. Romuald Frehel (1719), moine d'Ettal, est auteur d'un ouvrage intitulé : Fides divina in suis principiis examinâtes. Félix Egger (f 1720), de Peterhausen, réunit les preuves de la tendre dévotion de l'ordre bénédictin envers la B. Vierge Marie. Abbé de Saint-Trudbert en Brisgau, Céleslin Herman (1720) compose une Theologia selecta secundum Scoti principia scholastica. Le bénédictin bavarois Jean Rotlner (f 1725) publie divers traités De peccato formali, dislinclione specifica peccatorum et macula peccati ; De psenitenlia ; De restitutione honoris et famée, et un ouvrage plus important : Status religiosus ascetico-theologice expensus ad mentent SS. Augustini, Anselmi et Thomse. Célestin Rettmayr (f 1729) est auteur d'un livre intitulé : Basis et fundamenlum totius tlieologise moralis, id est, disputatio speculativo-moralis de conscientia. Connu surtout pour ses ouvrages ascétiques, Gaspar Erhard (f 1729), moine de Saint-Emmeran de Ratisbonne, écrit les deux ouvrages suivants : Habitus naturalis noviter expensus secundum antiqua thomisticorum principia; Habitus supernaluralis expensus secundum- antiqua thomisticorum principia. Voulant combattre d'une façon directe les erreurs de son époque, un autre moine du même monastère, Jean- Baptiste Kraus (f 1733), est auteur d'une Exposilio fidei ac doctrines calholices super queedam puncla controversa. Deux frères, moines de Tegernsee, Bernard et Paul Schallhamer (1732), se font remarquer par leurs écrits : au premier nous devons Lacrymsc Chrisli, seu de contritione ; Aquee vives seu efficacia, causalitas et effectus sacramentorum ; De gratia ad mentem S. Augustini; De distinctione specifica, loco et motu angelorum ; Vox tonitrui in rota seu légitima ac verior conscientia ; le second est auteur d'un écrit intitulé : Très congressus philosophici 1° cum scotistis, 2° cum recentioribus philosophis, 3° Labores Hercults scholastici. A la même époque (1732* Hyacinthe Péri commente la première et la seconde partie de la Somme de saint Thomas. Charles Meichelbeeck (f 1734), moine de Benedictbeuren, est surtout connu pour ses travaux historiques; toutefois il a laissé un volume intitulé : E.cercilaliones pliilosophicee et theologicse. Bernard Pez (fl735), moine de Melk, a édité une Bihlio-