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BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

des pochés, afin que ce qu'ils ont contracté par la génération soit lavé en eux par une régénération. Car quiconque ne renaît de l'eau et de l'Esprit- Saint, ne peut entrer dans te royaume de Dieu.

5. Si quelqu'un nie que, par la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ conférée dans le baptême, l'offense de la faute originelle soit remise, ou encore s'il soutient que ce qui a proprement et véritablement le caractère de péché n'est pas enlevé tout entier, mais seulement est rasé ou cesse d'être imputé, qu'il soit anathème. Car, dans ceux qui ont été régénérés, Dieu ne hait rien, il n'y a en effet aucun motif de condamnation chez ceux qui par le baptême ont été ensevelis avec le Christ dans la mort, qui ne marchent pas selon la chair, mais qui, dépouillant le vieil homme, revêtant l'homme nouveau créé à l'image de Dieu, sont devenus innocents, immaculés, purs, irréprochables, agréables à Dieu, ses héritiers, les cohéritiers du Christ, si bien que rien ne peut retarder leur entrée au ciel. Néanmoins cette sainte assemblée reconnaît et constate que la concupiscence ou le foyer du péché demeure chez les baptisés. Mais laissée en eux pour qu'ils la combattent, elle ne peut nuire à ceux qui refusent leur consentement et lui résistent courageusement par la grâce du Christ Jésus :

bien plus, quiconque aura lutté convenablement sera couronné. Et la sainte assemblée le déclare : cette concupiscence que parfois l'Apôtre appelle péché, l'Église catholique n'a jamais admis que ce nom lui a été donné parce qu'elle est vraiment et à proprement parler un péché dans les baptisés, mais parce qu'elle vient du péché et porte au péché. Si quelqu'un pense le contraire, qu'il soit anathème.

2° Le baptême et la justification (VIe session). — A la VIe session du concile de Trente on définit les dogmes de la justification. Lorsque l'assemblée indique ce qui précède la collation de la grâce, elle énumère les dispositions requises de la part de celui qui reçoit le baptême; lorsqu'elle décrit la justification , elle fait connaître les effets de ce sacrement ; lorsqu'elle expose les droits et les devoirs du juste, elle dit en même temps les droits et les devoirs du baptisé. Ainsi toute la session nous instruit sur le baptême. La justification doit être étudiée pour elle-même et dans un article spécial. Néanmoins, il semble nécessaire de citer ici plusieurs passages de la session VI» : 1° les textes qui présentent le baptême comme la cause instrumentale de la justification; 2° les phrases dans lesquelles il est nommément parlé du baptême et qui complètent ou confirment la notion du sacrement donnée dans la VIIe session.

11 est impossible de faire ici l'histoire de la rédaction de ces textes. Ce récit devra forcément se trouver à l'article Justification d'après le concile dl Trente.

Sanclo, non potest introire in regnum Dei.

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