COR
maine. Il y a , dans les Mémoires de PAcad. des Inscript. , tome 57 , î'n-12, p. 585 , un savant mémoire sur la langue cophte ou égyptienne.
COPIAÏE. On appeloit ainsi, dans l'Eglise grecque , ceux qui faisoient les fosses pour enterrer les morts , nom tiré du grecxoTros, travail; c'étaient ordinairement des clercs. En 357 , l'empereur Constance exempta par une loi les copiâtes de la contribution lustrale que payoient tous les marchands. Selon Bingham, ils étoient fort nombreux, surtout dans les grandes Eglises ; on en comptoit jusqu'à onze cents dans celle de Constantinople , et il n'y en eut jamais moins de neuf cent cinquante. On les appeloit aussi lectarii, decani, collegiati. Il ne paroît pas qu'ils tirassent aucune rétribution des enterrements, surtout de ceux des pauvres ; l'Eglise les entretenoit sur ses revenus, ou ils faisoient quelque commerce pour subsister; et en considération des services qu'ils rendoient dans les funérailles, Constance les exempta du tribut imposé sur les autres commerçants. Voyez Bingham, Orig. ecclés., tome 1 , liv. 3, chap. 8; Tillemont, Hist. des emp., tom. 4 , p. 235.
CORBAN. Dans l'Ecriture sainte, ce mot signifie un don, une oblation, ce qu'on a voué au Seigneur. Jésus-Christ réfute dans l'Evangile la fausse morale des pharisiens qui dispensoient les enfants d'assister leurs pères et mères dans le besoin, sous prétexte de faire des corbans ou des oblations au Seigneur.
Marc., ch. 7, ^. 11.
CORBULO , montagne de Toscane , à douze milles de Sienne, qui a donné le nom aux chanoines réguliers de Monte Corbulo.
COBDE, CORDEAU. De tout temps l'on s'est servi d'une corde pour mesurer un terrain ; de là , dans l'Ecriture , cordeau signifie souvent une portion de terre , une contrée. Deut.y c. 3 , f. 4 ; Heb., le cordeau d'Argob, est le pays d'Argob.Conséquemmentil désigne aussi ia portion de terrain qui est échue en héritage à quelqu'un. Veut., c. 52 , jr. 9, il est dit que la postérité de Jacob