‹ Dictionnaire de théologie (volume 2)Chapitre 25 sur 114 · CRE 148 CRE · texte numérisé non relu

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'misent pas absolument toute religion. | stome,dit que la crèche où Jésus-Christ Mais ce critique, si charitable à l'égard j fut mis étoit de terre, et qu'on Pavoit de tous les hérétiques , si ingénieux à j remplacée par une crèche d'argent, faire leur apologie, auroit dû être plus j Les peintres ont coutume de repre'indulgent pour les Pères de l'Eglise et | senter auprès de la crèche du Sauveur, pour les théologiens catholiques ; quand i un bœuf et un âne ; cet usage est fondé il s'agit de justifier les premiers, la j sur ce que dit Isaïe : Le bœu fa reconnu

moindre expression susceptible d'un bon sens lui suffit pour ne pas leur imputer une erreur ; dès qu'il est question des seconds , jamais ils ne se sont exprimés assez clairement à son gré ; jamais ils n'ont raisonné assez exactement ; il ne faut leur faire grâce sur rien.

orucker , moins entêté , avoue que la prévention des anciens philosophes contre le dogme de la création , leur a

son maître , et l'âne la crèche de son Seigneur; et Habacuc, Fous serez connu au milieu de deux animaux. Plusieurs anciens auteurs en ont fait l'application à Jésus naissant; mais ce n'est point le sens littéral de ces dcu^. passages.

CRÉDIBILITÉ. On appelle motifs de crédibilité les preuves qui nous convainquent qu'une religion a été révélée de

fait embrasser le système absurde des ; Dieu , conséquemment qu'elle est vraie, émanations, qui a été la source de toutes ; puisque Dieu, qui est la vérité même, les rêveries des gnostiques ; et que saint j ne peut rien révéler de faux. Dans l'ar- Irénée l'a très-bien compris en écrivant ticle Christianisme , nous avons cité contre ces hérétiques. Hist. Philos., sommairement les motifs de crédibilité tom. 6 , p. 539 , note (o). Ce dogme n'est qui prouvent que c'est une religion didonc rien moins qu'indifférent, et jamais j vine ou révélée de Dieu, il n'a paru tel aux Pères de l'Eglise. C'est une grande question entre les

Le père Baltus dans sa Défense des i théologiens et les incrédules, de savoir saints Pères , accusés de platonisme, comment l'on doit s'y prendre pour livre5, page 319 et suivantes, a fait | prouver la vérité d'une religion. Ces voir que tous ont professé cette impor- j derniers prétendent qu'il faut examiner tante vérité , et ont réfuté Platon , qui ; les dogmes qu'elle enseigne , voir s'ils supposoit la matière éternelle. Vouez j sont vrais ou faux en eux-mêmes , afin Emanation. \ déjuger s'ils sont révélés ou non. Les

CRÈCHE. Il est dit , dans saint Luc, j premiers soutiennent que l'on doit conique la sainte Vierge et saint Joseph , I mencer par examiner si le fait de la rén'ayantpas trouvé place dans une hôtel- > vélalion est prouvé ou s'il ne l'est pas ; lerie de Bethléem , furent obligés de se j que s'il l'est , on doit conclure que les retirer dans une étable; que la sainte Vierge y mit au monde Jésus -Christ, l'enveloppa de langes , et le coucha dans une crèche. Les anciens Pères , qui parlent du lieu de la naissance du Sauveur, disent toujours qu'il naquit dans une caverne creusée dans le roc. Saint Justin, qui étoit de ce pays-là, Eusèbe qui y avoit sa demeure, disent que ce lieu n'étoit pas dans la ville, mais dans la campagne près de la ville : saint Jérôme, quivivoit à Bethléem, place cette caverne à l'extrémité de la ville , du côté du midi.

La crèche étoit donc placée dans le rocher ; celle que l'on conserve à Rome est de bois. Un auteur latin, cité par Baronius , sous le nom de saint Chryso-

dogmes sont vrais , sans se croire en état de les juger en eux-mêmes. Il s'agit de savoir lequel de ces deux procédés est le plus raisonnable , et conduit plus sûrement à la vérité ; il nous paroit que c'est celui des théologiens.

1° La religion est faite pour les ignorants aussi bien que pour les savants ; elle doit donc avoir des preuves qui soient à portée des premiers aussi bien que des seconds ; cette conséquence est avouée et soutenue par les incrédules même. Or , un ignorant if est pas en état de juger si les dogmes du christianisme , par exemple, sont vrais ou faux , si la morale qu'il enseigne est bonne ou mauvaise ; si le culte qu'il prescrit est rai-

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