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sonnablc ou superstitieux ; si la disci- I taleptiques , ont pu faire paroîtrc douplinc qu'il a rétablie est utile ou abusive, j teux tous les dogmes philosophiques; Cette discussion est évidemment au- j mais ont - ils jamais empêché perdessus de ses forces : donc ce seroit de j sonne de se fier au témoignage des sens sa part une imprudence de vouloir y et à celui des autres hommes ? Les phicntrer. Autre conséquence de laquelle \ losophes , même les plus incrédules ,
les incrédules conviennent.
Mais un ignorant peut être convaincu, par des faits incontestables, que Dieu a révélé la religion chrétienne. Il peut
sont forcés d'y déférer dans le commerce
ordinaire de la vie.
5° Dieu est certainement en droit de
nous révéler des mystères ou des vérités avoir une certitude morale des miracles S incompréhensibles , puisque nous en de Jésus -Christ et des apôtres, du té- \ apprenons de semblables par le sentimoignage des martyrs, de l'établisse- . ment intérieur, par nos raisonnements, ment miraculeux du christianisme, des l Par le témoignage de nos sens, par la effets qu'il a produits et qu'il opère en- S déposition des autres hommes ; nous le core chez les peuples qui le professent, j ferons voir au mot Mystère. ïl est même de ceux qu'il ressentiroit lui-même s'il [ impossible de forgerune religion exempte en pratiquoit constamment les de- de mystères , aucun système de philo-
voirs , etc. Donc c'est par ces preuves extérieures, ou par ces motifs de crédibilité, qu'il doit juger de la vérité du christianisme. Vainement les incrédules
sophie ou d'incrédulité qui n'en renferme un grand nombre. Or, quel examen pouvons-nous faire d'un dogme incompréhensible? C'est de voir si celui
s'imaginent que Dieu a établi, pour les qui nous l'annonce est croyable ou s'il savants et les philosophes, une autre ne l'est pas, si son témoignage doit manière dejugerque pour les ignorants. \ être admis ou rejeté, s'il a ou s'il n'a Les premiers peuvent avoir un plus grand , pas droit de nous subjuguer. Que diroit-
nombre de preuves que les seconds ; mais les preuves qui sont vraies et solides pour ceux-ci , ne peuvent pas être fausses et trompeuses pour ceux-là.
2° De ce qu'un dogme quelconque nous paroît vrai, il ne s'ensuit pas pour cela que Dieu l'ait révélé : donc de ce qu'il nous paroît faux , il ne s'ensuit pas non plus que Dieu ne l'ait pas révélé. Il est beaucoup plus aisé de nous tromper dans l'examen d'une doctrine obscure et abstraite, que dans l'examen d'un fait sensible et palpable. Par des raisonnements captieux, on peut facilement étourdir et égarer un homme qui n'est pas aguerri à la dispute ; mais à quoi aboutissent les raisonnements , les conjectures , les soupçons contre des faits invinciblement prouvés ? Il n'est pas une seule vérité spéculative contre laquelle on ne puisse faire des objections qui paroissent insolubles; mais toutes les objections possibles ne nous dissuaderont jamais d'un fait , dont la certitude morale est poussée au plus haut degré de notoriété. Les sophismes des sceptiques , des pyrrhoniens , des aca-
on d'un aveugle-né, qui, avant d'ajouter foi à ceux qui lui parlent des couleurs, d'un miroir, d'une perspective, voudroit concevoir par lui-même ce qu'on lui en dit? Tel est précisément le cas dans lequel nous nous trouvons, lorsque Dieu daigne nous parler.
4° C'est une absurdité de vouloir être convaincus de nos devoirs religieux, autrement que nous ne le sommes de nos devoirs naturels et civiles. Nous sommes instruits de ces derniers , non par un examen spéculatif de ce qui est bon, louable, utile, honnête, raisonnable en lui-même , mais par des preuves morales , desquelles il résulte que telle loi a été portée , que tellt police et tels usages sont établis et observés dans la société. Sur ce point, les objections et les raisonnements des philosophes ne servent à rien , on n'y fait aucune attention, eux-mêmes n'oseroient s'y conformer dans la pratique. De quel droit prétendent-ils décider , par leurs spéculations, de ce que Dieu peut ou ne peut pas nous enseigner, nous prescrire ou nous permettre?
CUE 1
M0 Ce n'est point à nous de prouver aujourd'hui le christianisme d'une autre manière qu'il ne l'a été par ceux même qui l'ont fondé, qui ont converti les Juifs et les païens. Or , les apôtres ne sont point entrés en discussion de chaque dogme qu'ils annonçoient; ils ont prouvé par des faits la mission divine de Jésus- Christ et la leur. Saint Paul dit aux Corinthiens : « Je n'ai point appuyé mes » discours ni ma prédication sur les rai- » sonnements dont la sagesse humaine » se sert pour persuader, mais sur les * démonstrations d'un pouvoir divin et ^ de l'esprit de Dieu ( sur des miracles ) , » afin que votre foi fût fondée , non sur » la sagesse des hommes , mais sur la » puissance de Dieu. » /. Cor», cap. 2 , jk.4.
En effet , la persuasion que nous avons d'une vérité, par le raisonnement , n'est pas la foi, jamais on ne Ifest avisé d'appeler foi l'acquiescement à une vérité démontrée. Quel mérite peut-il y avoir à la croire? Mais Dieu veut que nous ajoutions foi à sa parole , c'est un hommage que nous devons à sa véracité souveraine. Le mérite de cette foi consiste à résister aux doutes que peuvent nous suggérer nos raisonnements et ceux des incrédules. Ceux qui voulurent raisonner contre les apôtres, furent les auteurs des premières hérésies , et l'on sait jusqu'à quels excès ils poussèrent l'absurdité de leurs opinions. Le môme malheur doit arriver, jusqu'à la fin des siècles , à tous ceux qui s'obstineront à suivre cette méthode perfide.
C° Les conséquences énormes qui découlent de la méthode des déistes , sont palpables. A force de soutenir que Dieu ne peut nous révéler des vérités incompréhensibles , qu'il nous est impossible de croire ce que nous ne concevons pas, ils en sont venus au point de prétendre que Dieu ne peut rien révéler du tout ; que quand il le feroit , nous ne pourrions jamais être certains du fait de la révélation. Par conséquent un Sauvage , un ignorant, mcapable de découvrir aucune vérité par ses raisonnements , est encore dispensé d'écouter un prédicateur qui viendroit pour l'instruire de
la part de Dieu; il doit même s'en défier et lui résister , vivre et mourir dans l'abrutissement dans lequel il est né. En vertu de l'examen spéculatif prescrit à tous les hommes par les déistes, il doit y avoir autant de religions dans le monde, qu'il y a de têtes bien ou mal faites.
Ils objectent qu'en suivant notre méthode , un mahométan , un païen , un idolâtre, doivent croire, avec autant de certitude qu'un chrétien , que leur religion est vraie ; puisque tous doivent juger qu'elle leur a été annoncée par des hommes inspirés de Dieu. Mais, où est la preuve de l'inspiration de Mahomet et de ceux qui ont enseigné le paganisme? Les miracles attribués au premier sont absurdes ; et lui-même a déclaré , dans l'Alcoran , qu'il n'étoit pas venu pour faire des miracles ; les apologistes du paganisme, Celse, Julien, Porphyre, etc., n'ont cité que des prodiges desquels personne n'a été témoin.
Ce n'est pas ici le lieu de pousser plus loin le parallèle , entre les auteurs des fausses religions et les fondateurs de la nôtre.
N'est-ce pas plutôt la méthode des déistes qui doit confirmer tous les infidèles dans leurs erreurs? Un musulman qui ne sait pas lire , n'est certainement pas en état de se démontrer la fausseté des dogmes enseignés par Mahomet , ni l'absurdité des lois qu'il a établies. Un païen réussira-t-il à découvrir l'absurdité du polythéisme, pendant que Platon et Cicéron l'ont étayé sur des raisonnements philosophiques? Jamais les raisonneurs n'ont établi une seule vérité; ni détruit une seule erreur en matière de religion.
Il n'est pas hors de propos d'observer, que la méthode selon laquelle les déistes veulent juger de la révélation , est précisément la même que celle des protestants, et que celle-ci a frayé le chemin à la première. Un protestant veut voir dans l'Ecriture quelle est la doctrine que Jésus-Christ et les apôtres ont enseignée, et juger par lui-même du sens dans lequel il faut l'entendre; tout comme un déiste veut juger par ses propres lumières de la vérité ou de la fausseté de
cette doctrine, pour savoir ensuite si «lie e?t révélée ou non. Un catholique , toujours constant dans ses principes , soutient qu'il faut examiner la mission -de ceux qui se donnent pour envoyés de Dieu ; que , s'ils la prouvent, c'est à eux de nous enseigner ce que Dieu nous a révélé , soit de vive voix , soit par écrit, et de nous donner le vrai sens de celte révélation. Ployez Catholicité.
CREDO. C'est ainsi que l'on nomme le symbole des apôtres , qui est l'abrégé des vérités de la foi chrétienne, et qui commence par le mot credo, je crois.
Tout chrétien qui le récite fait un acte de foi ; cependant l'on entend quelquefois des moralistes se plaindre de ce que les fidèles font trop rarement des actes de foi: ils supposent donc que tes fidèles ne vont pas à la messe , ou ne disent point le symbole des apôtres dans leur prière.
Credo, désigne encore le symbole plus ample que celui des apôtres, et qui a été dressé par les conciles de Nicée en 525 , et de Constantinople en 381 , symbole que l'on chante ou que l'on récite à la messe , au moins depuis le commencement du sixième siècle. On le dit immédiatement après l'Evangile , pour attester que l'on croit et que l'on reçoit comme parole de Dieu, ce qui vient d'être lu. On peut voir dans le père Lebrun une explication très-ample de ce symbole, et la variété des rites observés à ce sujet dans les différentes Eglises. Explication des cérémonies de la messe, tome premier, p. 240. P 'oyez Symbole.
CRÉTENÏSTES, Voyez Soeurs de 'Saint-Joseph.
CRIME. L'on a souvent écrit dans notre siècle que les crimes qui attaquent directement la religion, tels que l'impiété, le blasphème, le sacrilège, doivent être punis par la privation des avantages que procure la religion , par l'expulsion hors des temples de la société des fidèles, pour un temps ou pour toujours ; par les admonitions, les excommunications , etc.; mais qu'il est contraire à la nature des choses de punir ces crimes par des peines afllictives.