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indigne d'un homme grave et sensé. En second lieu, nous demandons si le respect adressé aux choses saintes est un respect purement civil, et qui e ait de relation qu'à l'ordre civil de la société. Il est évident qu'il a rapport à l'ordre religieux ; que c'est un acte de religion qui a Dieu pour objet; qu'en dépit des protestants, c'est un culte religieux } puisqu'encore une fois, culte et respect sont synonymes.
L'usage de planter des croix sur les grands chemins , est venu de ce que le droit drasile y étoit attaché aussi bien qu'aux églises et aux autels. Ainsi l'ordonne le concile de Clermont , tenu l'an 1095, canon 29.
Croix ( signe de la ). C'est l'action de former une croix sur soi-même, en portant la main du front à la poitrine, et de i'épaule gauche à l'épaule droite, en prononçant ces mots : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Ces paroles sont de Jésus-Christ même , lorsqu'il institua le baptême, Matt., c.28, ^.19.
C'est une profession abrégée du christianisme, de laquelle les premiers fidèles contractèrent d'abord l'habitude. « A » toutes nos actions, dit Tcrtullien, » lorsque nous entrons ou sortons, lors- » que nous prenons nos habits , que » nous allons au bain, à table, au lit, 9 que nous prenons une chaise ou une » lumière , nous formons la croix sur » notre front. Ces sortes de pratiques » ne sont point commandées par une » loi formelle de l'Ecriture ; mais la tra- 9 dilion les enseigne , la cc^iume les 9 confirme, et la foi les observe. » De CGronà,c.A. Les chrétiens opposoient ce signe vénérable à toutes les superstitions des païens.
Origène , Select, in Ezech., c. 9 , dit la même chose ; saint Cyrille de Jérusalem recommande celle pratique aux fidèles, Calech., 4; saint Basile,/,, de Spirit. Sancto,c. 27, n° C6,dit que c'est une tradition apostolique. Les Pères nous apprennent que l'onction du baptême et celle de la confirmation se faisoieut en forme de croix sur le front du baptisé; ils attestent qu'il se faisoit des