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sont au nombre de trois, celui de bachelier , celui de licencié et celui de docteur. Nous ne parlerons ici que des formalités nécessaires pour les obtenir dans l'université de Paris.
Un candidat, reçu maîtres-ès-arts , après deux ans de philosophie, est obligé sible d'avoir pour lors assez de sang- j d'en employer trois à l'étude de la théofroid pour mesurer ses coups. | logie. Pour obtenir le degré de bache- De là même nous concluons, contre j lier, il doit subir deux examens de quatre les déistes et contre tous les censeurs | heures chacun, l'un sur la philosophie, de la morale chrétienne, qu'il n'est pas I l'autre sur la première partie de la vrai que la loi naturelle et le droit na- j Somme de saint Thomas , et soutenir turel soient fort aisés à connoître dans ; pendant six heures une thèse nommée
tous les cas, et qu'il en est plusieurs dans lesquels les deux partis sont exposés à peu près aux mêmes inconvénients. Ce qu'il y a de certain , c'est que, dans tous les cas, la charité héroïque d'un chrétien sera toujours un excellent exemple, et ne produira jamais aucun mal.
DÉFENSEURS , hommes chargés par état de soutenir les intérêts des autres ; ç/a été autrefois un nom d'office et de dignité.
La distinction à faire entre les défenseurs des Eglises , les défenseurs des villes et des cités, les défenseurs du peuple , les défenseurs des pauvres , regarde principalement les historiens et les canonistes ; mais il nous est permis d'observer que ces titres et ces commissions ont été souvent confiés aux évêques , aux pasteurs, non - seulement sous les empereurs , mais sous la domination de nos rois , et qu'en cette qualité les évêques étoient obligés , autant par justice que par charité, à représenter au souverain les besoins et les griefs des sujets de leur diocèse. Et comme il y avoit une portion d'autorité civile attachée à la charge de défenseur, les évêques s'en sont trouvés revêtus par cette marque de confiance. C'a été là une des sources de l'autorité du clergé en matière civile , source de laquelle il n'a point à rougir , et qui lui sera toujours irès-honorable.
DEGRÉ, en théologie, est un titre que l'on accorde aux étudiants dans une université, comme un témoignage du progrès qu'ils ont fait dans leurs études;
tentative. S'il la soutient avec honneur, la faculté lui donne des lettres de bachelier. Le degré suivant est celui de licencié. j La licence s'ouvre de deux en deux ans ; elle est précédée de deux examens pour chaque candidat, sur la seconde et la troisième partie de la Somme de saint Thomas, l'Ecriture sainte, l'histoire ecclésiastique. Dans le cours de ces deux ans, chaque bachelier est obligé d'assister à toutes les thèses , sous peine d'amende, d'y argumenter souvent, et d'en soutenir trois , dont l'une se nomme mineure ordinaire; elle concerne les sacrements et dure six heures; la seconde , qu'on appelle majeure ordinaire, dure dix heures; son objet est la religion , l'Ecriture sainte , l'Eglise , les conciles, et divers points de critique de l'histoire ecclésiastique. La troisième, qu'on nomme sorbonique, parce qu'elle se soutient toujours en Sorbonne , traite des péchés, des vertus, des lois, de l'incarnation et de la grâce : elle dure depuis six heures du malin jusqu'à six heures du soir. Ceux qui ont soutenu ces trois actes , et disputé aux thèses pendant ces deux années , pourvu qu'ils aient d'ailleurs les suffrages des docteurs préposés à l'examen de leurs mœurs et de leur capacité, sont licenciés , c'est-à-dire , renvoyés du cours d'études, et reçoivent la bénédiction apostolique du chancelier de l'Eglise de Paris.
Pour le degré de docUur, le licencié soutient un acte appelé vespéries, depuis trois heures après midi jusqu'à six ;