‹ Dictionnaire de théologie (volume 2)Chapitre 57 sur 114 · DIO · texte numérisé non relu

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janira Yaîmarana , en 1572. On y reçoit des tilles et des veuves; mais il faut qu'elles soient libres de tout engage-

DÏP

DIPTIQUES , terme grec qui signifie double, plié en deux. C'étoit un double catalogue , dans l'un desquels on écriment, même de tutelles d'enfants. On y j voit le nom des vivants, et dans l'aufait, à proprement parler, cinq ans d'é- ! tre, celui des morts, dont on devoiî preuves; on ne s'y engage par aucun j faire mention dans l'office divin. Il révœu; on y est habillé de noir ou de ; pondoit au mémento des vivants et au brun , et l'on s'occupe à enseigner le j mémento des morts , qui font partie du catéchisme aux jeunes filles , et à servir \ canon de la messe. On elïacoit de ce dans les hôpitaux les femmes malades. : catalogue le nom de ceux qui tomboicnt. DIMOERITES. Voy. Apollixakistes. dans l'hérésie; c'étoit une espèce d'ex- DIOGÉSE, étendue de la juridiction j communication, d'un évoque. Quoique la division de l'E- j II est bon de se souvenir que l'on ne glise chrétienne en différents diocèses j récitoit pas le nom des morts, uniquement pour honorer leur mémoire, mais que l'on y ajouloit des prières pour leur salut éternel ; nous le voyons par la manière dont Tertullien et saint Cyprien en parlent au troisième siècle. La prière pour les morts n'est donc pas une invention nouvelle, comme le soutiennent les prolestants.

Basnage, Histoire de V Eglise, I. 18, c. 10, g \ , prétend que l'Eglise des deux premiers siècles ne connoissoil point les diptiques ; ce fut Hégésippe, dit-il, qui donna lieu à cet usage , environ l'an 170, en dressant le catalogue et la succession des évêques des lieux dans lesquels il voyageoit , particulièrement de ceux de Corinthe et de Rome ; voilà probablement ce qui donna lieu de réciter, dans la liturgie, le nom de ces évêques , et d'y joindre ensuite celui des

soit une affaire de discipline, il paroît qu'elle estd'institution apostolique. Saint Paul prescrit à son disciple Tite d'établir des pasteurs dans les villes de l'île de Crète ; et quoiqu'il les désigne sous le nom de presbyleros, on a toujours entendu par là des évêques. TH., c. 1, f. 5. Cette division étoit nécessaire pour que :haque évêque pût connoître et gouverner son troupeau particulier sans être troublé ou inquiété par un autre dans ses fonctions. ( Ne XXI, p. 578. ) Il est constant que le partage des diocèses et des provinces ecclésiastiques fut fait dès l'origine, relativement à la division et à l'étendue des provinces de l'empire romain, et de la juridiction du magistrat des villes principales; cette analogie étoit égale à tous égards. Mais il s'est trouvé des circonstances , dans

la suite , qui ont donné lieu à un arran- \ fidèles. Si saint Jean Chrysostome a

gement différent.

i pensé que cet usage venoit des apôtres,

La plupart des critiques protestants i c'est que , selon le style de son siècle ,

ont contesté pour savoir quelle fut d'abord l'étendue de la juridiction immédiate des évêques de llome : dispute assez inutile , pour ne rien dire de plus. Quand ils n'auroient pas eu d'abord une juridiction aussi étendue qu'ils l'ont eue dans la suite, on auroit été forcé de la leur attribuer , pour conserver un centre d'unité dans l'Eglise, surtout lorsque l'empire romain s'est divisé en plusieurs royaumes.

Leibnitz, en homme sensé , est convenu que la soumission d'un diocèse à un seul évêque, celle de plusieurs évêques à un seul métropolitain, la subordination de tous au souverain pontife, est le modèle d'un parfait gouvernement.

il a cru qu'une coutume établie pour lors dans toute l'Eglise étoit d'institution apostolique. Voilà comme , sur une simple conjecture , les protestants récusent le témoignage des auteurs les plus respectables.

Dodwel , mieux instruit , a fait voir , Dissert. Cyprian.,5, que l'usage des distiques est aussi ancien que l'Eglise chrétienne , et qu'il est probablement venu des Juifs ; que saint Ignace, martyr , y fait allusion dans plusieurs de ses lettres aussi bien que l'auteur de l'Apocalypse, et que cet usage sert à nous taire prendre le vrai sens de plusieurs passages du nouveau Testament.

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