‹ Dictionnaire de théologie (volume 2)Chapitre 65 sur 114 · DON 318 DON · texte numérisé non relu

DON 318 DON

qu'ont fait les protestants pour s'établir, I pour la rendre docile aux inspirations lorsqu'ils ont été les maîtres : l'histoire j de la grâce. Ces dons sont au nombre en est trop récente pour qu'on ait déjà j de sept, et ils sont distingués dans le

pu l'oublier.

Bingharn , qui a été de meilleure foi que Barbeyrac, rapporte en abrégé les différentes lois portées par les empereurs contre les diverses sectes d'hérétiques ; il observe qu'elles ne furent pas exécutées à la rigueur; que souvent les

chap. 11 d'Isaïe, f. 2 et 3; savoir, le don de sagesse, qui nous fait juger sainement de toutes choses, relativement à notre fin dernière; le don d'intelligence ou d'entendement , qui nous fait comprendre les vérités révélées, autant qu'un esprit borné en est capable ; le évêques catholiques, ou d'autres per- ] don de science, qui nous apprend à con-

sonnes intercédèrent et obtinrent grâce pour les coupables. Orig. ecclés., 1. 16, c. 6, § 6, tome 7, pag. 288.

Dans le Dictionnaire des hérésies de l'abbé Pluquet, on trouvera une histoire dti schisme des donalistes , par laquelle on pourra juger si la manière dont ils ô peut traités étoit injuste, et s'il étoit possible d'en agir autrement à leur égard.

On doit nous pardonner la longue et ennuyeuse discussion dans laquelle nous venons d'entrer; un théologien catholique ne peiU voir un des plus respectables Pères de l'Eglise aussi indignement traité par les protestants , et sur des raisons aussi frivoles. Mais, comme ils sentent la conformité parfaite qu'il y a entre la conduite de leurs pères et celle des donalistes, et que nos controversistes la leur ont reprochée plus d'une fois , ils ont un intérêt capital à détruire les raisons que saint Augustin opposoit à ces anciens schismatiques.

D'ailleurs, ceux d'entre eux qui, comme Le Clerc, penchent au socinianisme , ont adopté les sentiments des pélagiens; ils ne peuvent digérer la victoire complète qu'a remportée saint Augustin sur ces ennemis de la grâce. Bayie, dans son Commentaire philosophique, avoil déjà opposé à saint Augustin les mêmes sophismes que Le Clerc , mais avec plus de décence et de modération dans les termes. Comme les incrédules veulent encore les renouveler, il nous a paru essentiel de n'en laisser aucun sans réponse.

DONS DU SAINT-ESPRIT. Sous ce î m , les théologiens entendent certaines qualités surnaturelles que Dieu donne par infusion à l'âme d'un ohrétien par le sacrement de confirmation,

noître les divers moyens de nous sanctifier et de parvenir au salut éternel; le don de conseil ou de prudence, qui nous fait prendre en toutes choses le meilleur parti , relativement à notre salut ; le don de force , ou le courage de résister à tous les dangers, et de surmonter toutes les tentations; le don de piété, qui nous fait aimer les pratiques du service de Dieu; le don de crainte d? Dieu, qui nous détourne du péché et de tout ce qui peut déplaire à notre souverain maître. Saint Paul , dans ses lettres , parle souvent de ces dons différents.

On entend encore par les dons du Saint-Esprit , les dons surnaturels que Dieu accordoit aux premiers fidèles , comme celui de prophétiser , de faire des miracles , de connoître les secrètes pensées des cœurs , etc.

Il est évident que ces dons miraculeux ont été très-nécessaires au commencement de la prédication de l'Evangile , pour convertir les Juifs et les païens. 1° C'est de toutes les preuves d'une mission divine, la plus frappante, et celle qui fait le plus d'impression sur le commun des hommes; nous voyons par les Jetés des apôtres , et par d'autres monuments du premier et du second siècle, que c'a été la principale cause de la propagation rapide du christianisme.

2° Bien n'étoit alors plus commun que la magie ; une multitude d'imposteurs séiiuisoientles peuples par des prodiges apparents ; il falloit leur en opposer de plus réels, et dont le surnaturel ne put être contesté; c'est ainsi que Dieu avoit déjà confondu autrefois les prestiges des magiciens d'Egypte par les miracles éclatants de Moïse. 5° Plusieurs de ces séducteurs prétendoient être le Messie

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