‹ Dictionnaire de théologie (volume 2)Chapitre 7 sur 114 · CLI · texte numérisé non relu

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la vie commune, l'assujettissement à une règle, la séparation d'avec les séculiers, les bons exemples mutuels, soutiennent la vertu , excitent la ferveur , et préservent un ecclésiastique des écueils de la piété.

On connoît en Italie huit congrégations de clercs réguliers , ceux de saint Paul , appelés barnabites , ceux de saint Gaétan ou théalins , les jésuites qui n'existent plus , ceux de saint Maïeul nommés somasques , ceux des écoles- •pies , ceux de la Mère de Dieu , les clercs réguliers mineurs , et les ministres ou serviteurs des infirmes. Ces derniers furent institués en Italie par un prêtre nommé Camille de Lellis , pour soigner les hôpitaux et soulager les malades.

Sixte V, Grégoire XV et Clément Vil, ont approuvé cet institut digne des éloges de tous les gens de bien ; son fondateur mourut saintement en 1614. Ses membres rendent les mêmes services que les frères de la charité. On les nomme aussi crucifères , parce qu'ils portent une croix rouge sur leur soutane.

CLIMAT. De nos jours on a mis en question si la religion chrétienne étoit propre à tous les climats, par conséquent si Jésus-Christ a eu raison de dire à ses

Il y a sans doute des climats sous lesquels les mœurs sont ordinairement plus corrompues , et les habitants moins propres à s'instruire; mais il n'est point de difficultés que le christianisme n'ait autrefois vaincues ; il peut donc encore les vaincre aujourd'hui. Au second siècle, Celse jugeoit, comme nos politiques modernes , que le dessein de ranger tous les peuples sous la même loi , étoit un projet insensé ; cette spéculation profonde s'est trouvée fausse , elle le sera toujours ; le christianisme a été destiné de Dieu à être la religion de toutes les nations , comme il doit être celle de tous les siècles.

Une preuve démonstrative que la religion a beaucoup plus d'empire sur les mœurs des peuples que le climat, c'est que partout où le christianisme a été détruit , la barbarie et l'ignorance ont pris sa place, sans qu'aucun laps de temps ait pu les dissiper, Y a-t-il quelque ressemblance entre les mœurs qui régnent aujourd'hui sous le mahométisme dans la Grèce , l'Asie mineure , la Perse, la Syrie , l'Egypte et sur les côtes de l'Afrique , et celles que le christianisme y avoit introduites? Dans peu d'années notre religion avoit civilisé toutes ces nations ; il y a près de douze cents ans

apôtres , allez enseigner toutes les na- qu'elles sont retombées dans la bar-

tions. Sans entrer dans aucune spéculation physique ni politique, la question nous paroît décidée par un fait incontestable : c'est que le christianisme a pro- ! dont l'alcoran les a privées. Un voya-

barie, et elles semblent condamnées à y demeurer pour toujours, à moins qu'elles ne reviennent à la

umière de l'Evangile

duit les mêmes efïets, le même change ment dans les mœurs de tous les peuples chez lesquels il s'est établi. La mollesse des Asiatiques, la férocité des Africains, l'humeur vagabonde des Parthes et des Arabes, la rudesse des habitants du Nord et des Sauvages, ont été forcées de céder à la morale de l'Evangile. On peut s'en convaincre par le tableau des mœurs qui ont régné avec le christianisme pendant quatre siècles sur les côtes de l'Afrique, en Egypte , en Arabie , qui régnent encore chez les Abyssins , par la révolution qu'il a opérée chez les Perses , au sixième siècle en Angleterre , au neuvième chez les peuples du Nord , de nos jours parmi les Américains et aux extrémités de l'Asie.

geur, qui a fait récemment le tour du monde, atteste qu'il a vu le christianisme produire les mêmes effets dan»

tous les climats, et partout où les missionnaires sont parvenus à l'établir.

Nous ne devons donc pas nous fier à ce qu'a dit l'auteur de Y Esprit des lois , qu'il est presque impossible que le christianisme s'établisse jamais à la Chine.

Selon iui , les vœux de virginité , les assemblées des femmes dans les églises r leur communication nécessaire avec le* ministres de la religion , leur participation aux sacrements, la confession auriculaire , l'extrême-onction , le mariage avec une seule femme, sont des obstacles invincibles ; parce que tout cela renverse les mœurs et les manières du pays.

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