‹ Dictionnaire de théologie (volume 2)Chapitre 72 sur 114 · ECC 340 ECC · texte numérisé non relu

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d'adoption. Le docétisme, au contraire, ! Le plus grand nombre des savants régna principalement parmi les gentils l'attribue à Salomon , parce que l'auteur qui avoient reçu l'Evangile ; ils ne firent se dit fils de David et roi de Jérusalem, aucune difficulté de rcconnoître la divi- et parce que plusieurs passages de ce nilé du Sauveur, mais ils ne voulurent livre ne peuvent être appliqués qu'à ce pas croire qu'une Personne divine eût prince. Grotius pense qu'il a été fait par pu s'abaisser jusqu'à se revêtir d'un | des écrivains postérieurs qui le lui ont

corps et des foiblesses de l'humanité ; ils i attribué prétendirent qu'elle n'en avoit pris que les apparences. Voyez Docétes.

Mais l'on peut tirer de l'erreur même

On y trouve, dit -il. des

« un y w„~.~, » termes qui ne se rencontrent que dans » Daniel, dans Esdras, et dans les Pa- » raphrases chaldaïques. » Allégations

des ébionites des conséquences impor- frivoles. Salomon, prince très-instruit, tantes. 1° Quoique juifs opiniâtres, ils a pu avoir connoissance du chaldéen. reconnoissent cependant Jésus -Christ Dans le livre de Job, il y a plusieurs pour le Messie ; ils voyoient donc en lui ■ mots dérivés de l'arabe, du chaldéen et les caractères sous lesquels il avoit été du syriaque; il ne s'ensuit rien. Selon annoncé par les prophètes. 2° Ceux d'autres, Grotius jugeoit que, pour le même qui n'avouoient pas qu'il fût né i temps de Salomon, l'auteur de YEccléd'une vierge, prétendoient qu'il éloit fils { siaste parle trop clairement du jugement de Dieu , de la vie à venir et des

de Joseph et de Marie ; sa naissance éloit donc universellement reconnue pour légitime. 5° On ne les accuse point d'avoir révoqué en doute les miracles de Jésus- Christ, ni sa mort , ni sa résurrection; saint Epiphane atteste, au contraire, qu'ils admettoient tous ces faits essentiels; ils étoient cependant nés dans la Judée, avant la destruction de Jérusalem ; plusieurs avoient été sur le lieu où ces faits s'étoient passés ; ils avoient eu la facilité de les vérifier.

Quelques incrédules ont écrit que les ébionites et les nazaréens étoient les vrais chrétiens , les fidèles disciples des apôtres, au lieu que leurs adversaires ont embrassé un nouveau christianisme orge par saint Paul, et sont enfin demeurés les maîtres. Cette calomnie sera réfutée à l'article Paul , § 12.

çECCLÉSIARQUE, c'est ce qu'on appelle à présent marguillier , et dans quelques provinces scabin ; mais les fonctions des ecclésiarques étoient plus étendues : iis étoient chargés de veiller à l'entretien, à la propreté, à la décence des églises, de convoquer les paroissiens, d'allumer les cierges pour l'office divin, de chanter, de quêter, etc.

ECCLÉS1ASTE ,nom grec qui signifie prédicateur; c'est le titre d'un des livres de rEcriture sainte, parce que l'auteur y prêche contre la vanité et la fragilité des choses de ce monde.

peines de l'enfer; mais ces mêmes vérités se trouvent aussi clairement énoncées dans les livres de Job, dans les psaumes , dans le Pentateuque , livres certainement antérieurs à Salomon.

Quelques anciens hérétiques ont cru au contraire que YEcclésiaste avoit été composé par un impie, par un satlducéen, par un épicurien, ou par un pyrrhonien, qui ne croyoit point d'autre vie ; c'est aussi l'opinion de plusieurs incrédules : soupçon très-mal fondé.

Après avoir fait Pénumération des biens et des plaisirs de ce monde , YEcclésiaste conclut que tout est vanité pure et affliction d'esprit ; ce n'est point là le langage des épicuriens anciens ni modernes.

Parce qu'un écrivain raisonne avec lui-même et propose des doutes , il n'est pas pour cela pyrrhonien, surtout lorsqu'il en donne la solution; c'est ce que fait YEcclésiaste. Il rapporte les différentes idées qui lui sont venues à l'esprit, sur le cours bizarre des événements, sur la conduite inconcevable de la Providence , sur le sort des bons et des méchants dans ce monde; il conclut que Dieu jugera le juste et l'impie, et qu'alors tout sera dans l'ordre. Si ses réflexions semblent souvent se contredire, si quelquefois il semble préférer le vice à la vertu , et la folie à la sagesse,

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