BUL
la Bulgarie , sur les frontières de Hon- i sont aussi adressées à tous les fidèles , grie , de Croatie , de Dalmatie , où les | et sont souvent appelées constitutions . albigeois qui étoient en France alloient Elles énoncent le jugement porté par le le consulter et recevoir ses décisions. : souverain pontife, sur la doctrine qui Régnier ajoute que ce pontife prenoit lui a été dénoncée. Lorsqu’elles ont été le titre d’évêque , et de fils ainé de l’E- , acceptées, soit par une déclaration forglise des bulgares. Ce fut alors que ces ^ melle des évêques, soit par leur achérétiques commencèrent d’être nom- quiescement tacite, elles sont censées més tous généralement du nom commun "énoncer le sentiment de l’Eglise univerde bulgares , nom qui fut bientôt cor- , selle; elles ont force de loi dogmatique, rompu dans la langue françoise qu’on comme si ce jugement avoit été porté parloit alors ; car , au lieu de bulgares, | dans un concile général. La réclamation on dit d’abord bougares et bouguers, : même d’un petit nombre d’évêques, opdont on lit le latin bugari, et bugeri;et • posée à l’acceptation de leurs confrères, ^là un mot très-sale en notre langue, : ne peut former aucun préjugé contre la jtfon trouve dans les histoires an- • décision , de même que leur opposition ciennes, appliqué à ces hérétiques, entre j dans un concile n’auroit aucune force autres dans une histoire de France ma- . contre le suffrage du très-grand nombre.
nuscrite , qui se garde dans la bibliothè- Les évêques , établis par Jésus-Christ que du président de Mesmes , à l’année pour enseigner, ne sont pas les maîtres 1225, et dans les ordonnances de saint de s’assembler toutes les fois qu’ils le Louis, où l’on voit que ces hérétiques jugeroient nécessaire; le gouvernement étoient brûlés*vifs, lorsqu’ils étoient , de l’Eglise seroit donc très-défectueux , convaincus de leurs erreurs. Comme ces si elle ne pouvoit déclarer sa croyance misérables étoient fort adonnés à l’u- j autrement que parla décision d’un consure, on donna dans la suite le nom cile. Peut-elle parler plus hautement dont on les appeloit à tous les usuriers, | que par l’organe de son chef, auquel comme le remarque Ducange. Marca, ■ tous les évêques sont censés unis de Jfist. de Béarn; La Faille , Annales de ' croyance, dès qu’ils ne réclament pas? la ville de Toulouse ; Abrégé de Van- j Si la décision leur paroissoit fausse, leur
vienne Histoire.
silence seroit une prévarication et un
BULLE , rescrit du souverain pon- piège inévitable d’erreur pour les fitife. Nous n’avons à parler que des ' dèles. Voyez Constitution.
bulles adressées à toute l’Eglise , pour accorder aux fidèles l’indulgence du ju-
Bülle in cœnâ Domini. On appelle ainsi une bulle qui se lisoit publique-
bilé , ou pour condamner des erreurs . ment à Rome tous les ans , le jour du en fait de doctrine; celles qui sont ex- 'jeudi-saint, par un cardinal-diacre, en
pédiées pour la nomination des bénéfices regardent les canonistes.
Les bulles d’indulgence pour le jubilé sont différentes des brefs ordinaires d’indulgence, en ce que les premières sont adressées à tous les fidèles , accordent à tous ceux qui satisferont aux conditions prescrites une indulgence plénière, à tous les confesseurs approuvés le pouvoir d’absoudre des cas réservés, de commuer les vœux simples, etc. 11 est d’usage en France que ces bulles soient visées par les évêques , et adressées par eux à leurs diocésains. Voyez Indul-
CEXCE, JuiilLÉ.
Les bulles concernant la doctrine
présence du pape, accompagné des autres cardinaux et des évêques ; on ne sait pas quel en est le premier anteur.
Cette bulle porte la peine d’excommunication contre tous les hérétiques , les contumaces et les réfractaires qui désobéissent au saint siège. Après la lecture, le pape prenoit un flambeau allumé et le jetoit dans la place publique , pour marque d’anathème.
Dans la èwf/edePaul III, de l’an 1536, il est dit au commencement que c’est une ancienne coutume des souverains pontifes de publier celte excommunication le jour du jeudi-saint, pour conserver la pureté de la religion dire-