‹ Dictionnaire de théologieChapitre 142 sur 170 · CAB 326 CAB · texte numérisé non relu

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tienne , et pour entretenir l’union entre les fidèles; mais on n’y voit pas l’origine de cette cérémonie.

Les censures de la huile in cœnâ Domini regardent principalement les hérétiques et leurs fauteurs , les pirates et les corsaires, ceux qui falsifient les bulles et les autres lettres apostoliques, ceux qui maltraitent les prélats de l’Eglise, ceux qui troublent ou veulent restreindre la juridiction ecclésiastique, même sous prétexte d’empêcher quelques violences, quoiqu’ils soient conseillers ou procureurs généraux des princes séculiers , soit empereurs , rois ou ducs ; ceux qui usurpent les biens de l’Eglise, etc. Ces dernières clauses ont donné lieu à plusieurs théologiens et aux jurisconsultes de soutenir que cette bulle tendoit à établir indirectement le pouvoir des papes sur le temporel des rois. Tous les cas dont nous venons de parler y sont déclarés réservés ; en sorte que nul prêtre n’en puisse absoudre , si ce n’est à l’article de la mort.

Le concile de Tours, en 1510, déclara

la bulle in cœnâ Domini insoutenable à l’égard de la France ; nos rois ont souvent fait protester contre cette bulle, en ce qui regarde leurs droits , ceux de leurs officiers , et les libertés de l’Eglise gallicane. En 1580, quelques évêques, pendant le temps des vacations du parlement, voulurent faire recevoir dans leurs diocèses la bulle in cœnâ Domini. Le procureur général en forma sa plainte; le parlement ordonna que tous les archevêques et évêques qui auraient reçu cette bulle, et ne l’auroient pas publiée , eussent à l’envoyer à la cour ; que ceux qui Tauroient fait publier fussent ajournés , et leur temporel saisi ; que quiconque s’opposerait à cet arrêt fût réputé rebelle et criminel de lèsemajesté. Mézerai, Histoire de France , sous le règne de Henri III.

Le pape Clément XIV a suspendu la publication de cette bulle en 1773 ; il est à présumer que la crainte d’indisposer les souverains empêchera de renouveler cette publication dans la suite.

Bulle Unigenitus. Uoy. UiNIGEsituS.

Cabale , ou plutôt CABBALE, mot hébreu qui signifie tradition. Sous ce nom, les juifs ont formé une vaine science, qui n’est qu’un tissu de rêveries. Nous n’en parlons que pour en faire comprendre l’absurdité, et pour réfuter une accusation fausse , intentée à ce sujet contre les Pères de l’Eglise. Voici , selon l’opinion de la plupart des savants , quelle a été l’origine de la cabbale.

Les Chaldéens, qui ne pouvaient comprendre qu’un seul Bien fût l’auteur de tous les phénomènes de la nature , du bien et du mal qui en arrivent aux hommes, imaginèrent une multitude d’intelligences , de génies ou d’esprits , les uns bons , les autres mauvais, auxquels ils attribuèrent tout ce qui arrive ici-bas. Us se Dcrsuadèrcntque l’homme

pouvait entrer en commerce avec eux , se concilier la bienveillance des bons esprits, et par leur secours vaincre ou écarter l’influence des génies malfaisants. Telle a été, chez tous les peuples, l’origine du polythéisme, du culte rendu à de prétendus dieux inférieurs.

Pour invoquer le secours des bons génies, pour gagner leur affection, il étoit essentiel de savoir leurs noms ; l’on en forgea , et l’on crut que la prononciation de ces noms avait la force d’évoquer les bons génies , de les faire agir, de mettre en fuite les mauvais esprits. De là vint la superstition des mots efficaces , par lesquels on croyait pouvoir opérer des prodiges, la confiance aux talismans ou aux médailles sur lesquels ces mots mystérieux étoient gravés, etc. Ainsi la combinaison des lettre»

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