CAP
aucun article de foi. Mais comme il est très - essentiel d’écarter de l’esprit de tous ceux qui le lisent toute 'dée profane, on ne doit pas blâmer ceux qui ont cherché une leçon de piété dans chaque chapitre et dans chaque verset.
Par la même raison , il y auroit de l’humeur à censurer ceux qui en ont fait l’applieation non-seulement à Dieu et à l’Eglise , mais encore à Jésus-Christ et à l’âme fidèle. Quand ce ne seroit pas là le sens le plus naturel du texte , c’est du moins toujours une leçon utile à la piété ; et quoi qu’en disent nos savants critiques protestants , c’est le meilleur fruit que nous puissions tirer de la lecture des livres saints. En tournant cette méthode en ridicule, en se tenant scrupuleusement attachés aux règles de grammaire, de logique et de critique, les protestants ont presque travesti l’Ecriture sainte en un livre purement profane , comme si Dieu nous l’avoit donnée pour augmenter nos connolssances curieuses et non pour nous porter à la vertu. Ce n’est pas ainsi que saint Paul nous la fait envisager : « Toute Ecriture » divinement inspirée, dit-il, est utile » pour enseigner , pour reprendre , » pour corriger, pour instruire dans la «justice, pour rendre un homme de * Dieu parfait et exercé à toute bonne » œuvre. * IL Tim., c. 5, f. 16. De quoi y serviroit le cantique de Salomon, si on se bornoit au sens qui paroît le plus littéral ?
CAPHARNAUM, ville de Galilée, dans laquelle Jésus-Christ a fait sa demeure pendant quelques années. Matth., c. 4, j 13. Il s’est plaint plusieurs fois de ■ l’incrédulité des habitants de cette ville, et les incrédules modernes en ont voulu tirer avantage pour rendre suspects les miracles et les vertus du Sauveur ; il ne pouvoit , disent-ils, être mieux jugé que par ses concitoyens.
Nous pensons au contraire qu’il ne pouvoit l’être plus mal. Quand on connoît par expérience les préventions , la jalousie, la malignité naturelles des habitants des petites villes, on sent la vérité de la maxime que Jésus-Christ a prononcée à cette occasion, que per-