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dit que le caractère n’est point une qualité absolue distincte de Tâme , mais une simple dénomination extérieure, par laquelle l’homme baptisé, confirmé ou ordonné, est disposé par la seule volonté de Dieu , et rendu propre à exercer soit passivement , soit activement, quelques fonctions. Si quelqu’un peut comprendre ce verbiage , il faut l’en féliciter.
D’autres soutiennent que le caractère est une qualité réelle et absolue, une puissance d’exercer ou de recevoir des choses saintes , qui réside dans l’entendement comme dans son sujet immédiat. Tournély, de Sacram. in gen..
Ce qui paroît de plus probable, est que la secte des caraites a commencé au sixième siècle de notre ère , peu de temps après la compilation du Talmud.
Les plus sensés d’entre les juifs, rebuté» des visions , des puérilités , des erreurs rassemblées dans cet énorme recueil , prirent le parti de s’en tenir au texte des livres saints , et de rejeter toutes ces traditions rabbiniques. Du moins les plus modérés consentirent à les regarder seulement comme un secours qui pouvoit servir jusqu’à un certain point à expliquer l’Ecriture sainte et les divers usages de la loi de Moïse, mais qui n’a-
quest. d, art. 2. Quand nous saurions j voit d’autorité qu’autant que l’on pou-
lequel de ces deux sentiments est le plus vrai, nous n’en serions pas plus instruits. Il faut se borner à croire ce que l’Eglise enseigne , renoncer à l’ambition de comprendre ce qui est incompréhensible, et d’expliquer ce qui est inexplicable.
Les protestants nient l’existence du
voit juger que les auteurs de ce commentaire avoient bien rencontré.
De là les rabbinistes ou rabbanistes, partisans zélés du Talmud, et qui lui attribuent autant d’autorité qu’au texte même de l’Ecriture, regardent les caraites comme des schismatiques et des
caractère sacramentel, et disent qu’il a | hérétiques, leur attribuent gratuitement été imaginé par le pape Innocent III; ; une infinité d’erreurs, et les détestent mais saint Augustin a vécu près de huit presque autant que les anciens Juifs abcents ans avant ce pape. Cependant les horroient les Samaritains. On croit que protestants pensent qu’on ne doit point | ce fut un juif babylonien, nommé Anan,
réitérer le baptême ; ils seroient bien embarrassés d’en donner une autre raison que la pratique de l’Eglise. S’il étoit vrai , comme ils le soutiennent, que les sacrements n’ont point d^autre effet que d’exciter la foi , qui empècheroit de réitérer le baptême autant de fois qu’on le jugeroit à propos?
Car.xctèiies hébu.aïques. Foyez IlE-