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lions que les censeurs de l’état monastique ont compilées dans leurs dissertations.
Sans entrer ici dans un grand détail , il est évident, 1® que, dans toutes les abbayes et les monastères en règle , le revenu est consumé sur le lieu même et dans le voisinage ; au lieu que s’il êtoit donné à des séculiers , il seroit dépensé à la cour, dans la capitale , ou dans quelqu’autre demeure éloignée du sol et du séjour des colons. 2® Que, par le moyen des commendes , il n’est aucune espèce de revenu qui soit plus immédiatement sous la main du gouvernement; puisque le roi en dispose à chaque mutation , et (|ue l’on peut les employer à l’utilité publique par des réunions, par les économats, par des pensions, etc. 5® Que, dans toutes les calamités qui affligent les campagnes, il n’est point de ressource plus prompte et plus certaine que celle que l’on peut trouver dans les abbayes. Si l’on faisoit une liste des bonnes œuvres qui se fontjournellement dans ce genre, les ennemis des moines seroient forcés de rougir de leurs déclamations. 4® Que ces vastes bâtiments, qui insultent, diton , à la misère publique , ont été élevés par les bras des ouvriers du canton , qui y ont ainsi gagné leur vie ; qu’en cela l’on s’est conformé au sentiment de nos philosophes politiques , qui soutiennent que la meilleure espèce d’aumône est de faire travailler le peuple. Il y auroitbien d’autres observations à faire= oyez iloixE , Monastère.
ABDAS. Foyez Zèle de Religion.
ABDENAGO. Voyez Enfants dans la fournaise^
ABDIAS, le quatrième des douze petits prophètes, vivoit sous le règne d’Ezé :hias, vers ran726avantJésus-Christ:
il prédit la ruine des Iduméens et le retour de la captivité de Juda , la venue du Messie et la vocation des Gentils ; mais ces dernières prédictions ne paroissent pas aussi claires que les premières. 11 ne faut pas le confondre avec plusieurs autres Abdias , dont il est parlé dans l’Ecriture, savoir : 1° un cciTnin Abdias, intendant de la maison d’Achab, qui cacha, dans la caverne d’une mon-