‹ Dictionnaire de théologieChapitre 43 sur 170 · ABE · texte numérisé non relu

ABE

îagne à laquelle il donna son nom , cent prophètes , pour les soustraire à la fureur de Jézabel ; 2® un intendant des finances de David ; 5° un des généraux d’armée du même roi ; 4° un lévite qui rétablit le temple sous le règne de Josias.

Abdias de Babylone, auteur supposé d’une histoire du combat des apôtres. 11 nous dit dans sa préface qu’il avoit vu Jésus-Christ; qu’il étoit du nombre des soixante et douze disciples ; qu’il suivit en Perse saint Simon et saint Jude , qui l’ordonnèrent premier évêque de Babylone. Mais en même temps il cite Hégésippe, qui n’a vécu que cent trente ans après l’ascension de Jésus-Christ , et veut nous faire accroire qu’ayant écrit luimême en hébreu , son ouvrage a été trailuit en grec par un nommé Eutrope , son disciple, et du grec en latin, par Jules Africain, qui vivoit en 221. Ces contradictions démontrent que le prétendu, Ahdias est un imposteur. Wolfang Lazius, qui déterra le manuscrit de cet ouvrage dans le monastère d’Ossak , en Carinlbie, le fit imprimer à Bâle en 15S1 , comme un monument précieux. Il yen a eu plusieurs autres éditions , sans que cette histoire en ait acquis plus d’autorité.® *>ABD1SSI, ABDJÉSU ou ÉBEDJÉSU.

Foyez Ciialdéexs.

ABÉCÉDAIRES , branche d’anabaptistes, qui prétcndoient que pour être sauvé il falloit ne savoir ni lire , ni écrire. Foyez Anabaptistes.

ABEL, second fils d’Adam. Selon l’iiistoire sainte , Caïn son fils aîné ciillivoil la terre; Abel élevoit des troupeaux; le premier ofTroil à Dieu les fruits de l’agriculture ; le second lui présentoit la graisse ou le lait des animaux : il étoit naturel que, par rcconnoissance, les hommes fissent à Dieu l’offrande des aliments qu’ils tcnoient de sa bonté. Dieu agréa les dons d'Abel, et n’eut point égard b ceux de Caïn. Celui-ci , jaloux de la prospérité do son frère , conçut contre lui une haine violente, et le tua.

Les rêveries que les rabbins ont écrites sur la conduite d'Abel ne méritent aucune attention ; le récit sitii|)lc et naïf de l’Ecriture donne lieu à plusieurs réflexions. 1® Le sort des deux frères dut

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