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dans le pain, d’autres qu’il est alentour du pain , d’autres qu’il est sur le pain , et les derniers qu’il est sous le pain. Voyez Impanation.
ADlAPlI01USTES,nom formé du grec, «JiKçîopü;, indifférent.
On donna ce titre , dans le xvi' siècle, aux luthériens mitigés, qui adhéroient aux sentiments de Mélanchton , dont le caractère pacifique ne s’accommodoit point de l’extrême vivacité de Luther. Conséquemment , l’an 1548 , l’on appela ainsi ceux qui souscrivirent à Vintérim que l’empereur Charles-Quint avoit fait publier à la diète d’Ausbourg. Voyez Lcthép.iens.
Cette diversité de sentiments parmi les luthériens causa entre leurs docteurs une contestation violente : il étoit question de savoir 1° s’il est permis de céder quelque chose aux ennemis de la vérité dans les choses purement indifférentes , et qui n’intéressent point essentiellement la religion ; 2“ si les choses que Mélanchton et ses partisans jugeoient indifférentes l’étoient véritablement. Ces disputeurs, qui appeloient ennemis de la vérité tous ceux qui ne pensoient pas comme eux, ii’avoient garde d’avouer que les opinions ou les rites auxquels ils étoient attachés, étoient indifférents au fond de la religion. Voyez Mèlakciitoniexs.
ADJURATION. Commandement que l’on fait au démon, de la part de Dieu, de sortir du corps d’un possédé , ou de déclarer quelque chose.
Ce mot est dérivé du latin adjurare, conjurer, solliciter avec instance ; et l’on a ainsi nommé les formules d’exorcisme, parce qu’elles sont presque toutes conçues en ces termes : Adjuro te, spiritus immunde,per JJeumvivum, nt, etc.
Dans le Dictionnaire de Jurisprudence^ l’on a blclmé les curés qui font des adjurations ou des exorcismes contre les orages cl contre les animaux nuisibles ; nous en parlerons au mol Exoucisme.
ADONAI, est parmi les Hébreux un des noms de Dieu ; il signilic mon Seigneur. I.CS massorètes ont mis sous le nom (pic l’on lit aujourdhui, 7c/ioi’a/i, les points (pii conviennent aux consonnes du mol Adonai, parce qu’il étoit
défendu, chez les Juifs, de prononcer le nom propre de Dieu, et qu’il n’y avoit que le grand prêtre qui eût ce privilège, lorsqu’il entroit dans le sanctuaire. Les Grecs ont aussi mis le nom Adonai à tous les endroits où se trouve le nom de Dieu. Le mot Adonai est tiré de la racine don, qui, dans toutes les langiTes, signifie élévation, grandeur, au propre et au figuré. Les Grecs l’on traduit par KJptos, et les Latins par Dominas. Il s’est dit aussi quelquefois des hommes, comme dans ce verset du ps. lOi, Constituit eum dominum domûs suæ, en parlant des honneurs auxquels Pharaon éleva Joseph. Voy. Génébrard, Le Clerc, Cappel , De nomine Dei tetragram.
ADOPTIENS , hérétiques du huitième siècle, qui prétendoient que Jésus-Christ, en tant qu’homme, n’étoit pas fils propre ou fils naturel de Dieu , mais seulement son fils adoptif. C’étoit renouveler l’erreur de Nestorius.
Celte secte s’éleva sous l’empire de Charlemagne , vers l’an 778 , à cette occasion. Elipand , archevêque de Tolède, ayant consulté Félix, évêque d’Urgel, sur la filiation de Jésus-Christ, cet évêque répondit que Jésus -Christ, en tant que Dieu , est véritablement et proprement fils de Dieu, engendré naturellement par le Père ; mais que Jésus- Christ , en tant qu’homme ou fils de Marie, n’est que fils adoptif de Dieu ; décision à laquelle Elipand souscrivit. Le pape Adrien , averti de cette erreur, la condamna dans une lettre dogmatique adressée aux évêques d’Espagne.
On tint, en 7U1 , un concile à Narbonne , où la cause des deux évêques espagnols fut discutée, mais non décidée. Félix se rétracta , puis revint à ses erreurs; et Elipand de son coté, ayant envoyé à Charlemagne une profession de foi qui n’éloit pas orthodoxe, ce prince fit assembler un concile nombreux à Francfort, en 791, où la doctrine de Félix cl (l’Elipand fut condamnée , de même que dans celui de Forli , de l’an 795, et peu de temps ajirès dans le concile tenu à Rome sous le pape Léon III.
Félix d’Urgcl jiassa sa vie dans une alternative continuelle d’abjurations et