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tants ont voulu donner de l’adoratfon^ afin de persuader que les catholiques adorent les saints et les images.
ADHAMÉLEC. Foy. Samaritains.
ADRIANISTES. Théodoret met les adrianistes au nombre des hérétiques qui sortirent de la secte de Simon le magicien ; mais aucun autre auteur n’en parle. Théodoret, livre I. des Fables hérétiques , c. i.
Les sectateurs d’Adrien Hamstédius , l’un des novateurs du seizième siècle, furent appelés de ce nom. Il enseigna premièrement dans la Zélande , et ensuite en Angleterre , que l’on étoit libre de garder les enfants durant quelques années sans leur conférer le baptême; que Jésus -Christ avoit été formé de la seihence de la femme, et qu’il n’avoit fondé la religion chrétienne que pour certaines circonstances. Outre ces erreurs et quelques autres pleines de blasphèmes , il souscrivoit à toutes celles des anabaptistes. Pratéol. Sponde, Lindan.
ADVERSITÉ. Foyez Affliction.
ADULTÈRE, crime de ceux qui violent la foi conjugale. Les jurisconsultes ne donnent ordinairement co, nom qu’à l’infidélité d’une personhe mariée ; mais les théologiens appellent aussi adultère le crime d’une personne libre qui pèche avec une personne 'mariée ; parce que l’une et l’autre coopèrent à la violation de la foi jurée ; si tous deux sont mariés, c’est alors un double adultère. Aussi la loi de Moïse, qui condamne à la mort les adultères de l’un et de l’autre sexe , Levit., c. 20, ji'. 10; Deul., c. 22, y. 22, n’exempte point de la peine le coupable non marié : la loi du décalogue, qui défend à loulhomme de convoiter la femme de son prochain , n’excepte personne, non plus que la décision portée par Jésus-Christ, Math., c. 6 , ^. 28 , que celui qui regarde une femme pour s'exciter à de mauvais désirs , a déjà commis Vadultère dans son cœur. Saint Paul s’exprime d’une manière aussi générale, en disant que si une femme, pendant la vie de son mari, habite avec un autre homme , elle sera coupable d'adultère, /loin., c. 7, jt. 3.
La sévérité de ces lois cl de celte mo-
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raie est évidemment fondée sur l’intérêt de la société. S’il y a un crime capable de lroul)ler l’ordre public et de faire commettre d’autres forfaits , c’est celui dont nous parlons. Plus les devoirs qu’impose l’état du mariage sont grands, plus il importe que cet engagement soit sacré et inviolable. Les droits des deux conjoints sont égaux ; quel que soit celui des deux qui les foule aux pieds , il est, aux yeux de Dieu et de la religion , coupable du même crime. A la vérité , l’infidélité de la femme entraîne des conséquences plus fâcheuses, puisqu’elle l’expose à placer dans sa famille un enfant adultérin, qui enlèvera injustement aux enfants légitimes une partie de leur héritage, et qui sera pour le mari une charge déplus. Mais, d’autre part, un mari infidèle, quelle que soit la personne à laquelle il s’attache, fait à son épouse l’injure la plus sensible, et à ses enfants un tort irréparable ; il n’est pas rare de voir des pères perfides témoigner, pour les fruits de leur débauche, plus d’attachementque pour ceuxde l’union conjugale.
Ce crime une fois commis , il ne reste plus d’estime , plus de confiance , plus de tendresse mutuelle entre les époux ; le lien qui devoit faire leur bonheur leur devient insupportable. De là naissent les divisions éclatantes, les séparations scandaleuses, les diffamations réciproques, les haines déclarées entre les familles. A quels excès ne sont pas capables de porter la jalousie, la vengeance, la fureur? Quelâ exemples pour des enfants qui auroientdû trouver des modèles de vertu dans ceux de qui ils ont reçu le jour ! Quelle rcconnoissancc , quel respect peuvent-ils avoir pour eux?
Lorsque les mœurs d’une nation sont dépravées, que l’irréligion , le luxe, l’épicuréisme ont étouffé tous les sentiments et perverti tous les principes , ce désordre ne peut pas manquer de devenir commun ; l’on n’en rougit plus , et l’on ferme les yeux sur toutes les conséquences. L’on disserte alors et l’on déclame contre l’indissolubilité du mariage; on soutient la justice et la nécessité du divorce. Un crime peut-il donc rendre nécessaire un autre crime ? C’est
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augmenter le mal , au lieu d’y remédier. Voyez Divorce.
Jésus-Christ, plus sage que tous ieg dissertateurs , a pris le seul moyen efficace de le prévenir, en fermant toutes le^ avenues qui peuvent y conduire, en condamnant le simple désir de l’impudicité ; pour conserver les corps chastes, dit saint Jean Chrysostome, il s’est attaché à purifier les âmes, t. 7, Ilom.
in Mail, h. En rétablissant le mariage dans sa sainteté primitive, il a voulu bannir les désordres qui le rendent malheureux.
Le sentiment commun des théologiens protestants, est que ce divinmaître a permis le divorce ou la rupture du mariage, en cas d’adultère; nous prouverons le contraire au mot Divorce.
Certains critiques ont é:é scandalisés de ce que Jésus-Christ ne voulut pas condamner la femme adultère. Joann., c. 8, 3. S’il l’avoit condamnée, ces
censeurs téméraires déclameroient encore plus fort. 1® Le Sauveur n’étoit ni juge ni magistrat; il ne voulut pas seulement en faire les fonctions pour accorder deux frères qui contestoient sur leur héritage. Luc., c. 12, I L 2° Les scribes et les pharisiens , qui accusoient celte femme , ne l’éloient pas non plus ; ce n’éloit point le zèle pour l’observation de la loi qui les faisoit agir, mais le désir de tendre un piège au Sauveur. Dès qu’ils virent que leur hypocrisie ctoit démasquée , ils se retirèrent tout confus. 5° En usant d’indulgence envers l’accusée , il u’ôtoit pas aux magistrats le pouvoir de la punir, si elle étoit véritablement coupable, et ce n’étoit point à lui de poursuivre sa condamnation : il étoit venu , non pour perdre les pécheurs, mais poulies sauver. 4° En disant aux accusateurs : Que celui d’entre vous qui est sans péché jette la première pierre, il ne décidoit pas qu’il faut être sans péché pour juger un criminel , puisqu’cncorc une fois il n’y avoit point là de juges , cl ((UC cette femme n’avoit été ni convaincue ni condamnée. Si tel avoit été le sens de sa réponse, les scribes et les pharisiens ne se scroient pas lus; mais cllo leur fil sentir f[uc Jésus-Christ connois-