‹ Dictionnaire de théologieChapitre 64 sur 170 · AFF 39 AFF · texte numérisé non relu

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sccfeetde parti, c’est une conduite condamnée par les apôtres , et que rien ne peut excuser. 2° Le motif qui faisoit agir Aérius étoit connu : c’étoit la jalousie contre son évêque et le dépit de ne lui avoir pas été préféré pour remplir le siège de Sébaste ; on en étoit convaincu par ses discours et par toute sa conduite. 3° Cet hérétique n’attaquoit point des abus nouvellement introduits, mais des usages aussi anciens que le christianisme. Saint Epiphane, en le réfutant, lui oppose la tradition primitive, constante et universelle de toute l’Eglise chrétienne. Hœres. 75. Vouloir supprimer ou changer ces notions et ces usages, ce n’étoit pas réduire le christianisme à sa simplicité primitive, mais créer un nouveau christianisme. Au quatrième siècle il étoit aisé de savoir quel avoit été le christianisme depuis les apôtres.

4“ Une preuve que ceux qui s’attachèrent à Aérius n’étoient pas de bons chrétiens, c’est que cet hérétique n’admettoit pas la divinité de Jésus-Christ; aussi ses sectateurs et lui furent-ils chassés de toutes les églises , réduits à s’assembler dans les campagnes et dans les forêts. 5“ Aucune secte hérétique n’a jamais manqué de regarderies pasteurs légitimes comme des tyrans et des arrogants; mais aucun chef de secte n’a jamais manqué non plus de s’arroger une autorité ^lus absolue et plus tyrannique que celle des évêques ; témoin Luther et Calvin. Il est fôcheux qu’ Aérius, un de leurs précurseurs, ail été universellement condamné comme novateur; cet exemple auroit dû les rendre plus sages, rayez Novateühs.

AÉTIENS. Foyez Anoméens.

AFFINITÉ, parenté par alliance. On trouvera dans le Dictionnaire de jurisprudence la distinction des dilférentes espèces A'afjinité, et des divers degrés dans lesquels c’est un empêchement dirimant du mariage.

Affinité spirituelle. Espèce d’alliance que contractent avec leur filleul ceux qui lui servent de parrain et de marraine au Baptême ; ils la contractent encore avec le père et la mère du baptisé ; de même celui qui baptise est censé contracter une alliance ou affinité spiri-

tuelle avec le baptisé et avec ses père et mère. C’est un empêchement de mariage sur lequel il faut consulter les canonistes. F oyez aussi l’.^ncîen Sacramentaire par Grandcolas, 2® part., p. 25. La même affinité se contracteroit par le sacrement de Confirmation , si c’étoit encore l’usage d’y prendre des parrains et des marraines.

AFFLICTION. Nous laissons aux philosophes les réflexions que la raison peut nous suggérer sur l’utilité des afflictions, et dont nous nous servons pour répondre aux blasphèmes des athées contre la Providence et contre la bonté divine. Notre travail doit se borner à démontrer ce que la révélation nous enseigne sur ce point.

Déjà , du temps de Job , les ajflictions des justes étoient un sujet de scandale pour ceux qui se piquoient de raisonner. Ses amis lui soutenoient que Dieu ne l’auroit point affligé, s’il n’avoit pas été pécheur ; le saint homme leur répond et justifie la providence : c’est le plus ancien exemple de dispute philosophique dont l’histoire nous donne connoissance.

Job fait parler le Seigneur pour apprendre aux hommes que sa conduite et ses desseins sont impénétrables, et qu’il n’en doit compte à personne ,c. 9, 58.

Nous ne connoissons ni l’intérieur des hommes , ni ce que Dieu fera pour eux dans la suite ; il y a donc bien de la témérité à juger de sa providence par le moment présent.

2“ Il pose pour principe que l’homme n’est jamais exempt de tout péché aux yeux de Dieu , ibid., f. 2. Les afflictions (|u’il éprouve peuvent donc toujours être le châtiment de ses fautes. 5“ Job soutient que Dieu dédommage ordinairement en ce monde le juste affligé, cap. 21 , 24, 27; et il en est lui-même un illustre exemple. 4® Il compte sur une vie à venir, s Quand Dieu m’ôteroit la » vie, dit-il, j’espérerois encore en lui... X Les leviers de ma bière porteront mon » espérance, elle reposera avec moi » dans la poussière du tombeau. » C. 13, ji'. 15; c. 17, 16, Ifebr. Après avoir

déploré la brièveté de la vie de riiommc, il dit au Seigneur : « Accordez-lui donc

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D quelques moments de repos , jusqu’à » celui auquel il attend , comme le mcr- » cenaire , le salaire de son travail. » C. 14,^6.

Mais ces vérités capitales , qui faisoient déjà la consolation des patriarches, ont été mises dans un plus grand jour par Jésus-Christ; c’est lui qui , par scs leçons et par son exemple, a fait comprendre aux hommes qu’il faut acheter le bonheur éternel par les souffrances , et qui a su apprendre aux justes à remercier Dieu des afflictions.

D’ailleurs , l’Ecriture sainte nous fait sentir que cette vie ne peut pas être le temps de récompenser la vertu et de punir tous les crimes. 1° Cette conduite ôteroit aux justes le mérite de la persévérance et de la confiance enDieu,banniroit du monde les vertus héroïques , rendroit l’homme esclave et mercenaire.

Elle ôteroit aux pécheurs le temps et les moyens de faire pénitence et de se corriger. Un être aussi foible , aussi inconstant que l’homme, doit-il être ainsi traité ? 2° Souvent une action qui paroît louable, a été faite par un motif criminel , elle est plus digne de punition que de récompense; souvent un délit, qui paroît mériter des supplices , est pardonnable , parce qu’il a été commis par surprise, par foiblesse, par erreur. Est-il utile à la société que tous les crimes secrets soient dévoilés par un châtiment éclatant? Qui oseroit souhaiter pour lui-même celte Providence rigoureuse?

3“ Il faudroit que notre vie fiU éternelle sur la terre; quand les peines de ce monde pourroient suffire pour punir tous les crimes, la félicité de celle vie est trop imparfaite pour être le salaire de la vertu. 4” Il faudroit des miracles continuels pour mettre les justes à couvert des fléaux qui sont universels , et pour empêcher les pécheurs de prospérer par leur industrie et par leurs talents naturels. Ceux qui accusent la Providence .sont donc des insensés.

Dès qu’il est établi par la révélation que, quand Dieu nous afflige, c’est par . miséricorde; qu’il veut par là nous purifier en ce monde , afin de nous pardonner et de nous récompenser dans

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l’autre; nous sommes encore plus obligés de le bénir dans les afflictions que dans la prospérité.

AFFRANCHI, en latin libertinus. Ce terme signifie proprement un esclave mis en liberté. Dans les Actes des apôtres il est parlé de la synagogue des cAîs, qui s’élevèrent contresaintEtienne, qui disputèrent contre lui , et qui montrèrent beaucoup de chaleur à le faire mourir. Les interprètes sont partagés sur ces libertins ou affranchis : les uns croient que le texte grec, qui porte liberlini, est fautif, et qu’il faut lire libystini, les Juifs de la Libye voisine de l’Egypte. Le nom libertini n’est pas grec; et les noms auxquels il est joint dans les Actes, font juger que saint Luc a voulu désigner les peuples voisins des Cyrénéenset des Alexandrins ; mais cette conjecture n’est appuyée sur aucun manuscrit ni sur aucune version que l’on sache. Joan. Drus., Comel. à Lapid., Mill.

D’autres croient que les affranchis dont parlent les Actes étoient des Juifs que Pompée et Sosius avoient emmenés captifs de la Palestine en Italie, lesquels ayant obtenu la liberté, s’établirent à Rome, et y demeurèrent jusqu’au temps de Tibère, qui les en chassa sous prétexte de su^)erstitions étrangères qu’il vouloit bannir de Rome et d’Italie. Ces affranchis purent se retirer en assez grand nombre dans la Judée, et avoir une synagogue à Jérusalem, où ils étoient lorsque saint Etienne fut lapidé. Les rabbins enseignent qu’il y avoit dans Jérusalem, jusqu’à quatre cents synagogues, sans compter le temple. OEcumenius , Lyran, etc. Mais il pouvoit y avoir en Afrique une colonie nommée liberlina, puisqu’à la conférence de Carthage, c. Il fi, deux évêques, Fun catholique, l’autre donalisle, prirent tous deux le titre d'Episcopus Ecclesicf libertinensis.

AFRICAINS, AFRIQUE. On ne sait pas ccrlaincrnenl qui est celui des apôtres, ou de leurs disciples, qui a prêché le premier la religion chrétienne sur les côtes de V Afrique. Quelques auteurs ont écrit que c’étoil Vapôlre saint

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