‹ Dictionnaire de théologieChapitre 69 sur 170 · AGO · texte numérisé non relu

AGO

...jiquité de nous tous. »

Lebrun, Explic. des Cérém., tom. 2, pag. 577.

AGOBARD, archevêque de Lyon dans le neuvième siècle, est au nombre des écrivains ecclésiastiques. Il prouva, contre Félix d’Urgel, que Jésus-Christ n’est pas seulement fils de Dieu par adoption, mais par nature ; il écrivit contre les duels , les épreuves superstitieuses du feu et de l’eau , l’abus des biens ecclésiastiques, et contre plusieurs erreurs populaires. Il mourut en 840. La meilleure édition de ses ouvrages est celle de Baluze , faite en 1666 , en 2 vol. in-A°.

Les protestants ont voulu mettre cet archevêque au nombre de ceux qu’ils nomment les témoins de la vérité, parce qu’il attaqua les superstitions de son siècle : preuve frivole et qui ne mérite aucune attention. Basnage a voulu aussi faire douter de la foi d’Agobard touchant l’Eucharistie ; mais il est constant que cet écrivain a professé formellement la croyance de l’Eglise sur ce point dans plusieurs endroits de ses ouvrages.

AGONIE, AGONISANT. Ce terme vient du grec â-/ùv, combat. Les censeurs de la religion chrétienne ont poussé la préj vention jusqu’à faire un crime à l’Eglise I catholique de la charité qu’elle témoigne aux fidèles prêts à sortir de cé monde ,

I et des secours spirituels qu’elle s’efforce de leur procurer : ils ont dit que c’est j une cruauté de faire envisager à un mourant sa fin prochaine , et de mettre déjà sous ses yeux une partie de l’appareil de sa pompe funèbre. Cette réflexion de leur part démontre sans doute que ce dernier moment est terrible pour* eux; mais il ne l’est point pour un chrétien qui croit en Dieu, qui espère en Jésus-Christ, qui attend avec confiance une vie éternelle. Les confréries des agonisants , les prières que l’on y récite, celles que l’on dit auprès d’un malade , les derniers sacrements, sont une consolation pour lui ; il les demande , il se tranquillise sur l’intercession de l’Eglise et sur les vœux de ses frères; il les regarde comme la dernière marque d’amitié que l’on peut lui donner. Un père qui bénit scs enfants rassemblés, pro-

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