ALC
plupart très-ignorants ne savoient pas trop ce qu’ils croyoient ou ne croyoient pas. De là vient la variété des récits que les historiens du temps ont faits de la doctrine de ces sectaires.
3“ Dans les interrogatoires que Ton fit subir à leurs chefs , et dans les conciles où ils furent condamnés , il ne fut pas aisé de découvrir et de distinguer leurs différentes opinions, soit parce que ces prédicanls n’avoient aucune doctrine fixe , soit parce qu’ils cachoient avec soin celle de leurs erreurs qui pouvoient inspirer le plus d’horreur aux catholiques.
4® Par là même on voit le ridicule de Basnage et des protestants , qui veulent faire passer les albigeois pour leurs ancêtres ; aucun de ces hérétiques n’auroit voulu signer une profession de foi luthérienne ou calviniste, et aucun protestant sincère ne voudroit adopter toutes les rêveries des différentes sectes d’albigeois.
5® Basnage a eu grand soin de dissimuler les véritables raisons pour lesquelles on fut obligé de sévir contre ces mécréants , savoir : leurs violences , leurs voies de fait, leur fureur contre le culte extérieur de l’Eglise catholique et contre le clergé. Il veut persuader qu’on les punissoit uniquement pour leurs erreurs, ce qui est faux. Si quelquefois on a condamné au supplice des novateurs , avant qu’ils eussent eu le temps de se former un parti redoutable , c’est que leur doctrine et leurs principes ten- (loient directement à la sédition et à troubler la tranquillité publique. Voyez
lIlillÊTIQUE.
ALCOBAN. Foy. Mahométisme.
ALCUIN , diacre de l’Eglise d’Yorck , fut appelé en France par Charlemagne, et eut l’avantage de donner des leçons à cet empereur, et de contribuer au rétablissement des lettres; il mourut dans son abbaye de Saint-Martin de Tours, en 804. Il a fait plusieurs ouvrages théologiques qui se sentent de la rudesse du VIII® siècle : mais la doctrine en est pure. L’auteur doit être rangé parmi les écrivains ecclésiastiques et les témoins de la tradition. L’on attend la nouvelle