‹ Dictionnaire de théologieChapitre 91 sur 170 · ARA 167 ARA · texte numérisé non relu

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quaire ou d’une châsse , où l’on rcnfermoitanciennemenlles reliques des saints, et qu’oii nommoit ainsi, parce que les reliquaires étoient faits en arcade ou en voûte; peut-être aussi à cause de l’apsîs où ils étoient placés; d’où les Latins ont formé capsa, pour exprimer la même chose. Ces reliquaires étoient de bois, quelquefois d'or , d’argent , ou d’autres matières précieuses , avec des reliefs et d’autres ornements ; on les plaçoit sur l’autel, qui, comme nous l’avons dit, faisoit partie de Vapsis , qu’on a aussi nommé quelquefois le chevet de l’Eglise, et dont le fond , pour l’ordinaire , étoit tourné à l’Orient. Voyez Ducange, Descript. S. Sophiœ. Spelman. Fleury, loc. cit.

AQUARIENS. Voyez Ekcratites.

AQUILA , auteur d’une version de la Bible. Voyez VEUsrON.

ARABE ( Version }. P'oyez Bible.

ARABIE. Saint Paul nous apprend luimême, Galal., c. 1 , ^. 17 cl suiv., qu’iminédialemenl après sa conversion , il alla prêcher en Arabie , cl qu’il y demeura trois ans. On ne peut pas douter qu’il n’y ait fait des conversions et fondé une Eglise. Parmi ceux qui furent témoins de la de.sccnle du Saint-Esprit sur les apôtres à Jérusalem , le jour de la Pentecôte , il y avoil des Juifs de \'Arabie. AcL, c. 2, 1 1. Les interprètes

de l’Ecriture ont observé que la conversion des Arabes avoit été prédite par Isaïe , c. M , jl. 14 , où il est dit que le peuple du Seigneur emportera les dépouilles des enfants de l’Orient; et c. 42, f.ii, le prophète dit que les habitants de Pétra, ville d'Arabie, élèveront la voix du sommet de leurs montagnes, et rendront gloire à Dieu. En effet, les deux évêchés principaux de {'Arabie ont été Bostres et Pétra ; mais il y en avoit plusieurs autres, cl l’on trouve les noms de leurs évêques dans les souscriptions des conciles.

On ne peut pas douter que les Arabes ne soient» la postérité d’ismaël; ils se font encore gloire aujourd’hui de descendre d’Abraham. C’est le plus ancien peuple du monde; ils n’ont jamais été chassés de leur pays; ils ont toujours

subsisté depuis leur premier établissement; ils n’ont changé ni leur langage ni leurs mœurs parce qu’ils ne se sont mêlés avec aucune autre nation. Aussi conservent-ils encore le caractère et les mœurs de leur père Ismaël; l’ange du SeigneuB, en annonçant sa naissance, dit à sa mère Agar : i Ce sera un homme i sauvage, sa main sera levée contre tous, I et la main de tous sera contre lui ; il » dressera ses tentes sousles yeux de ses ï frères. * Gen., c. 16, jl. 14. Vainement les Egyptiens, les Grecs, les Romains , les Turcs, ont voulu subjuguer les Arabes , ils n’y ont pas réussi pour longtemps. Ce peuple se maintient dans l’indépendance, et préfère la liberté à toutes les commodités des nations policées. Depuis près de quatre mille ans , il est toujours le même. Un homme très -sensé, qui l’a vu de près, dit que chez un Arabe il croyoit encore être dans la tente d’Abraham ou de Jacob. Ceux du désert furent convertis vers l’an 373 par les moines qui habiloient dans leur voisinage. Théodoret, 1. 4 , c. 23 ; Sozom., 1. 6, c. 38. Ceux de {'Arabie Heureuse le furent sous l’empire de Constance par un évêque arien. Ce peuple est accusé par les anciens d’avoir immolé des victimes humaines ; mais on peut reprocher cette barbarie à un grand nombre d’autres nations.

Nos voyageurs les plus modernes nous avertissent qu’il n’est pas vrai que les Arabes en général , même ceux que l’on nomme Bédouins, Scénites , ou habitants du désert, soient voleurs, perlides , sans lois et sans mœurs. Niébur , qui les a vus en 1762 et 1763, les peint tout différemmenl : il dit qu’à cet égard il n’a aucun reproche à faire contr’eux. M. de Pagès , qui les a visités peu de temps après, en parledemêine. Voyages autour du monde, lom. 1 , pag. 507.

Les Arabes, dit-il, ne sc volent jamais entr’eux , et vivent très- sociableincnt ; mais une tribu est souvent en guerre avec une autre tribu , et alors les hostilités sont réciproques.. Ils ne volent que dans le désert et rassemblés en corps de nation ; parce que, selon l’ancien préjugé, ils regardent tout étranger inconnu

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