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damnoit le baptême^es enfants , le sacrifice de la messe, etc. Il vouloit que l’on dépouillât les ecclésiastiques des biens qu’ils possédoient légitimement ; il excita des séditions. Nous reconnoissons là les principes et l’esprit des prétendus réformateurs; mais est -il compatible avec l’esprit de la véritable religion , qui défend de troubler l’ordre public , surtout à un moine sans autorité ? Mosheim eût-il trouvé bon qu’un zélateur de la pauvreté évangélique lui eût ôté les deux abbayes qu’il possédait? Arnaud de Bresse ne hit donc pas la victime de la vengeance de ses ennemis , mais justement puni comme séditieux et perturbateur du repos public ; il ne fut point crucifié , mais attaché à un poteau , étranglé et brûlé.
Il ne faut pas le confondre avec Arnaud de Villeneuve, chimiste et médecin célèbre, qui pratiqua et enseigna son art avec beaucoup de réputation en Espagne et à Paris au commencement du quatorzième siècle. Malheureusement il voulut faire aussi le théologien ; il enseigna dans ses livres qu’en Jésus-Christ la nature humaine est égale en toutes choses à la Divinité, et a su tout ce que savoit la Divinité; que le démon a fait périr la foi ; que Dieu n’a point menacé de la damnation éternelle ceux qui pèchent , mais seulement ceux qui donnent mauvais exemple ; que le monde devoit finir l’an 133S, etc. Quinze propositions extraites de ses ouvrages furentcondamnées après sa mort par l’inquisition de Tarragone, parce qu’elles avoient des sectateurs en Espagne. Mais il n’est pas vrai que cet auteur ait été du nombre de ceux qui eurent de la peine à se soustraire à la main du bourreau , comme i’avancc Mosheim , treizième siècle , seconde partie, c. I , § 9. Arnaud de Villeneuve mourut dans le vaisseau qui le transportoit en Italie , où il étoit appelé pour traiter avec le pape Clément V.
f^oy. Dict. des lier., par Pluquet , qui cite ses garants.
ABNODE , professeur de rhétorique â Sicca en Afrique, se convertit au christianisme pendant la persécution de Dioclétien, et mourut au commencement
du quatrième siècle; il eut pour disciple Lactance. Après sa conversion, décrivit en sept livres un ouvrage contre les jfentils, où il fait l’apologie de la religion chrétienne, et réfute la doctrine des païens. Comme il n’étoit pas encore parfaitement instruit de nos dogmes , on lui reproche d’être tombé dans quelques méprises; mais le père Le Nourry et dom Cellier l’ont justifié sur plusieurs articles. On n’a point encore de meilleure édition de cet ouvrage que celle d’Amsterdam en 1631, in-4°.
Barbeyrac, Traité de la morale des Pères , c. 4, § 3, note, accuse Jmoic d’avoir enseigné que Dieu n’est point le créateur des insectes ni des âmes humaines; mais après une lecture attentive, il nous paroît qu’il a seulement voulu dire que si l’on s’en tenoit aux notions philosophiques, et aux lumières que l’on pouvoit puiser chez les philosophes, on ne pourroit jamais démontrer que les insectes et les âmes humaines sont l’ouvrage immédiat de Dieu ; et que l’on ne pourroit donner des réponses satisfaisantes à ceux qui soutenoient le contraire ; qu’ainsi c’est de la révélation seule qu’il faut apprendre ces vérités.
Il ne faut pas confondre cet auteur avec Arnole le jeune, prêtre de Marseille, qui vivoit vers l’an 460, qui a fait un commentaire sur les psaumes, et qui est accusé de semi-pélagianisme. .
ARRllABONAIRES, nom qu’on donna aux sacramentaircs dans le seizième siècle, parce qu’ils disoient que l’cucharislic est donnée comme le gage du corps de Jésus-Christ , et comme l’investiture de l’hérédité promise. Stancharus enseigna celte doctrine en Transylvanie.
Foyez Praléole, au mot AiuuiABOXAmES.
Ce mot est dérivé dit latin arrha ou arriiaho, arrhe, gage, nantissement.
Les calholi(iucs conviennent que l'eucharistie est un gage de l’immortalité bienheureuse, mais que c’est là un de scs clTcts , et non son essence, comme le soutenoient les hénHiques dont il est ici question.
ART. Certains critiques, fort mal instruits, ont accusé le christianismcd’avoii contribué à la dégradation des arts. Pour