BOUT
injections iodées ; les inflammations consécutives à ce traitement sont rares.
La ponction simple avec le trocart est bonne pour les hygi’omas éloignés des articulations, et elle sera répétée si le liquide se reproduit. La compression unie à la ponction a guéri des hygromas récents, mais il est plus avantageux de joindre à la ponction une injection iodée; après ce traitement survient l’inflammation de la poche, et on est quelquefois obligé de débrider.
L’incision cruciale et l’incision d’une portion des parois du kyste constituent des opérations dont les suites ont été plus d’une fois funeste. Il y a eu des infections purulentes et des cas de tétanos.
L’ablation de la tumeur ne sera proposable que quand elle sera bien circonsci-ite et très-mobile. Lorsqu’elle sera le siège d’une dégénérescence fibroplas^ue on sera toujours autorisé à l’enlever. Des incisions elliptiques circonscriront une portion de peau sur la partie saillante de la tumeur et on disséquera avec précaution ; si la tumeur siégeait à un doigt, il vaudrait mieux faire l’amputatioir que l’ablation, les deux opérations ne sont pas moins graves l’une que l’autre.
Il ne faut pas toucher aux bourses séreuses qui existent sous les tumeurs appelées vulgairement oignons.
V. Fistules des bourses séreuses. Après une inflammation aiguë ou chronique des bourses séreuses, il s’établit, à travers un orifice fistuleux, des sécrétions intarissables d’un liquide séreux, clair, non filant et quelquefois séro-sanguinolent. Cette sécrétion persiste surtout après l’ouverture des hygromas.
Thérapeutique. — Pour guérir ces fistules, on fera des. injections iodées, on comprimera avec des bandelettes de diachylon. Si ce moyen est insuffisant, on ouvrira au niveau de la fistule, et ou cautérisera la cavité de la bourse séreuse avec un morceau de pâte au chlorure de zinc laissé douze heures en place; si l’on ne réussit pas, on excisera la fistule et la bourse muqueuse.
BOiiToni d’alfp. Un tubercule cutané, douloureux, ulcérant la peau au bout de quelques mois et donnant lieu à une cicatrice indélébile, caractérise la dermatose connue sous le nom de Bouton d"Alep, en raison de son endémicité aux environs de cette ville.
Bien que le bouton d’Alep soit endémique en Orient, il se développe en Europe chez des individus qui ont fait un Séjour, même de courte durée, dans ce pays.
Le bouton d’Alep est mâle ou femelle, selon qu’il est unique ou entouré d’ autres petits boutons moins volumineux.
Une sailUe du derme, large comme une lentüle, se convertissant au bout de trois mois en un tubercule assez gros, entouré d’érythèmes causant des douleurs; enfin l’ulcération de la peau, large de 1 à 8 centim. , et des croûtes humides se renouvelant toujours jusqu’à la cicatrisation caractérisent le bouton d’Alep.
A part le désagrément que cause la pré-