RÉTRÉCISSEMENT EXTRÊME DU BASSIN
Quelques accoucheurs font encore l’opération césarienne chez les femmes qui meurent du cinquième au septième mois de la grossesse après une maladie aiguë, et lorsc[ue les parents désirent et exigent que l’enfant soit baptisé ou circoncis, dût-il ne pas vivre plus de quelques minutes.
Chez une femme qui meurt du septième au neuvième mois, il faut à l’instant de sa mort, lorsque les battements de son cœur viennent de cesser, recourir à l’opération césarienne, pour extraire le fœtus, qui, à cette époque, est viable.
L’opération césarienne faite dans le but d’extraire le fœtus chez une femme mourante ou qui vient de mourir doit être pratiquée vivement. Dans ces cas, il n’y a pas de règle précise et absolue ; une incision est faite sur la ligne blanche ou sur le bord externe du muscle droit, depuis l’ombilic jusqu’à la symphyse pubienne. On incise couche par couche, et, arrivé sur l’utérus, on l’incise avec précaution, puis on débride en haut, et sur les côtés s’il est nécessaire, la poche des eaux est ouverte d’un coup de ciseaux; on agrandit l’ouverture en évitant de toucher au fœtus, que l’on extrait par l’extrémité qui se présente. On lie et l’on sectionne le cordon comme dans les cas ordinaires.
Chez la femme qui n’est pas mourante et qu’on peut espérer sauver : on vide la vessie, la fem-me, placée sur un lit un peu élevé, la tête étant médiocrement élevée, des aides fixent la matrice par des pressions de haut en bas. La peau est incisée parallèlement au bord externe du muscle droit, ou sur la ligne médiane en suivant la ligne blanche dans une étendue de 15 centimètres, en commençant à 3 centimètres au-dessus du pubis. On divise couche par couche les aponévroses et les muscles de la paroi abdominale, la matrice est ouverte, on introduit le doigt dans l’ouverture et on l’agrandit avec le bistouri boutonné en haut et en bas. A ce moment, les aides maintiennent la paroi abdominale accollée à l’utérus, on incise d’un coup de ciseaux la poche des eaux qui se présente, et l’on coupe avec cet instrument l’amnios, dans toute l’étendue de la plaie de la paroi abdominale. On extrait Te fœtus par la partie qui se présente ; on lie le cordon, et quand l’utérus revient sur lui-même, le placenta décollé est extrait avec les membranes; on lave la cavité utérine s’il y reste des caillots. On réunit la partie supérieure de la plaie par trois points de suture, et on laisse une ouverture en bas poui* faire écouler les liquides qui pourraient sortir de l’utérus (méthode ancienne).
Si le col de l’utérus est dilaté et s’il y a une libre communication entre la cavité utérine et le vagin, on refermera la plaie de l’abdomen par des points de suture métallique, après avoir lié les vaisseaux qui donnent du sang. Des injections tièdes seront faites par le vagin ; la malade sera tenue très-chaudement, et l’on provoquera une diaphorèse par des boissons abondantes. Une compression sera faite sur le ventre au moyen d’un bandage de corps.
On a tenté l’opération césarienne sans ouvrir le