‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 162 sur 731 · COLO · texte numérisé non relu

COLO

est arrêté dans son développement, il y a coloboma on défaut de réunion des moitiés de la choroïde et de l’iris. Avec ce coloboma une division du cristallin et même du nerf optique peut exister (Ammon).

La diminution du champ visuel, la difficulté d’accommodation et une myopie plus ou moins accusées sont les troubles fonctionnels qui révèlent le coloboma de la choroïde. Une tache blanche ovale, déprimée comme un staphylôme postérieur, empiétant c[uelquefois sur la papille du nerf optique, est révélée par l’examen ophthalmoscopique.

Au simple aspect, le fond, de l’œil paraît bleuâtre.

Thérapeutique. — On emploiera les lunettes sténopéiques (Donders), elles ont pour effet de faire porter la lumière sur les points de la rétine sous laquelle la choroïde est saine.

Coloboma de l’îrîs et arrêts de développement du même ordre.

Les arrêts de développement de l’iris existent avec des arrêts de développement des paupières et surtout de la choroïde ; ils coincident souvent avec d’autres arrêts de développement, comme l’hypospadias, le spina bifida, le bec-de-lièvre.

L’iris, en partie absent, est représenté par des lambeaux flottants, circonscrivant une ouverture irrégulière. Le muscle ciliaire peut avoir participé à l’ai rêt de développement. .

Dans d’autres cas l’iris c[ui se développe par deux moitiés latérales, ne se réunit quelquefois que partiellement, et il y a une fente oblongue ou en trou de serrure ou en poire, qui est généralement à la partie inférieure de l’iris; cette fente est appelée coloboma ; elle peut exister sur les deux yeux à la fois.

La cataracte congénitale, la petitesse de la cornée, l’astigmatisme, le nystagmus, compliquent le coloboma de l’iris.

Thérapeutique. — Les lunettes sténopéiques seront employées. V. plus haut.

COLOMBO. Plante des ménispermées, dont la racine, riche en colomhine et en berbérine, s’emploie comme tonique dans la gastralgie chlorotique B et dans la diarrhée B. On la donne eu poudre, 50 centigrammes à 3 grammes, et en infusion, 15 grammes par litre.

COLOPHA]\E. Résine transparente, jaune»

tirée de la térébenthine au moyen de la distillalation. — Sa poudre se donne à l’intérieur contre le catarrhe □, la leucorrhée □, et à l’extérieur elle s’emploie comme hémostatique sur les hémorrhagies capillaires et sur les piqûres de sangsues.

COLOQL'IXTE. Plante des cucurbitacées , dont le fruit, décortiqué et mis en poudre, purge violemment, à la dose de 50 ou 75 centigram-

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