‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 163 sur 731 · COMA · texte numérisé non relu

COMA

; mes. On l’emploie dans les hydropisies passives B, dans la manie □, dans la blennorrhagie chronique B.

COMA. Un profond sommeil dans lequel les malades sont insensibles aux influences extérieures et privés de la faculté de penser, de sentir et de se mouvoir, constitue le coma.

Le coma comprend : la somnolence et l’assoupissement, le so/w ou cataphora, dans lequel le sommeil est très-lourd; le corna, sommeil plus ou moins profond ; le coma vigil ou sommeil profond accompagné d’un peu de délire ; la léthargie, sommeil profond, d’où l’on peut tirer les malades, qui retombent endormis ; et le carus, ou sommeil complet, avec insensibilité absolue.

Les maladies des méninges et du cerveau les empoisonnements, l’ivresse, les fièvres graves, éruptives ou continues, compliquées d’adynamie, les métastases goutteuse et rhumatismale, certaines affections nerveuses dues à l’hystérie ou à des peines morales, l’intoxication paludéenne occasionnant une fièvre pernicieuse, etc. , sont les causes du coma.

Dans le coma, les malades sont profondément endormis et quoi qu’on fasse, on obtient à peine quelque mouvement, qui indique qu’ils aient compris ce que l’on attend d’eux ; ils ne sentent presque rien, ils ne pensent pas et sont incapables de se mouvoir.

Le coma accompagné de fièvre et reparaissant à vingt-quatre ou quarante-huit heures d’intervalle, en donnant lieu à un ou deux jours d’apyrexie, durant lesquels le malade semble revenu h la santé, indique une fièvre pernicieuse comateuse, mortelle au second ou au troisième accès.

Dans le coma et dans ce qu’on a aussi appelé léthargie, le pouls est tantôt lent, tantôt rapide, tantôt petit et faible, tantôt lai*ge et fort, mais il disparaît rarement et, dans les cas où il cesse de se faire sentir sous le doigt, il est toujours possible d’entendre les battements du cœur, ce qui permet de ne pas considérer comme morts des gens encore en vie.

Thérapeutique. — Le coma qui résulte d’uue cougestion ou d’une hémorrhagie cérébrale, d une commotion de la méningite et de l'encéphalite, ou d’une contusion du cerveau, d'une fracture du crâne, doit être traité par la saignée ou par les sangsues et les ventouses scarifiées derrière les oreilles.

Dans le coma de l'ivresse, 1 à 3 grammes d'ammoniaque dans un demi-^erre d ean doivent être administrés aux malades.

Si l’état comateux est intermittent et reparaît à vingt-quatre ou quarante-huit heures d’intervalle, sous forme d’accès, il faut craindre tme fièvre pernicieuse mortelle et dès la fin du premier accès ou au plus tard au commencement du second, on doit administrer 2 ou 3 grammes de sulfate de quinine par la bouche ou en lavement.

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