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V. Cancer, Cigüe

COXICITÉ DU »OIGXOX. V. AMPUTATION

(Accidents des).

coxJoxcTivE (Cancer de la). Outre les cancers de l’œil qui envahissent secondairement la conjonctive, cette membrane est quelquefois d’emblée atteinte de cancer médullaire (Abernethy), fibro-plastique et gélatiniforme (Chelius, Mackensie), mélanique (Warlomont et Testelin).

Les cancers de la conjonctive se développent vite, ils sont mamelonnés et rarement pédiculés, ils saignent facilement, excepté le cancer mélanique, ils amènent la perte de l’œil, en arrière de la tumeur, ils se propagent enfin aux parties voisines, avec ou sans engorgements ganglionnaires à la région parotidienne.

Thérapeutique. — On enlèvera le cancer le plus vite possible; on l’excisera avec les ciseaux ouïe bistouri, suivant les nécessités. S’il y avait une hémorrhagie, on cautériserait avec le nitrate d’argent et le perchlorure de fer. Quand la vue sera entièrement perdue, on fera mieux d’enlever la partie antérieure de l’œil que de faire une opération incomplète.

Conjonctive (CANGRO’ÎDE DE LA). Un petit bouton dans le voisinage des bords de la cornée, ou sur la conjonctive palpébrale devenant de plus en plus saillant, entouré d une auréole hypérémique , et plus tard une tumeur rougeâtre bosselée excoriée à sa surface, ne suppurant pas, ne s’accompagnant pas de conjonctivite aiguë et indolente, est un cancroïde primitif de la conjonctive.

Le cancro’ide de la conjonctive gagne ordinairement en profondeur et peut perforer l’œil.

Thérapeutique. — Si le caucroïde siège sur la conjonctive oculaire, on l’enlèvera le plus tôt possible, par une incision avec un petit couteau, et l’on enlèvera au delà des limites du mal.

Si le cancer siège sur la conjonctive palpébrale, on sacrifiera une portion de la paupière, on enlèvera le cancroïde avec un lambeau en forme de V, et l’on réunira par première intention. Ou bien si l’on a enlevé beaucoup de la paupière, on taillera un lambeau quadrilatère sur la joue ou le sourcil, et ou l’interposera dans le sens de la perte de substance de la paupière, comme dans la lagophthalmie. V. Paupières (Absexxe de la).

Conjonctive (CHANCRE DE LA). U y a quelquefois des chancres sur la conjonctive, mais jusqu’ici on n’y a vu que le chancre mou, avec adénite pré-auriculaire (Desmarres). Dans ces cas 11 existe une ulcération à bords taillés à pic reposant sur un fond enflammé. Dans les cas douteux on pourrait avoir recours à l’inoculation sur le malade. V. Chancre mou.

Thérapeutique. — La cautérisation avec le nitrate

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d'argent est suffisante pour guérir les chancres de la conjonctive. Quant aux adénites qui pourraient survenir, elles peuvent être traitées par une application de sangsues. Cela a réussi dans le seul fait connu jusqu’ici.

Conjonctive (CORPS ÉTRANGERS. ) Les COrps étrangers caustiques de la conjonctive , tels que : chaux, potasse, cendres ou acides, quoiqu’ils ne séjournent que peu de temps sur l’œil, y déterminent des lésions graves. Une inflammation et des cicatrices vicieuses suivent leur introduction.

Un corps étranger inerte, des mouches, un grain de poussière ou de charbon, introduits entre les paupières, développent une réaction vive en général, une conjonctivite traumatique aiguë ou chronique et des douleurs insupportables.

, Il y a des conjonctivites simulées que les individus se donnent 'a volonté en s’appliquant dans l’œil des brins de charpie. V. Maladies simulées.

Les mouches déposent quelquefois des œufs sur l’œil d’un enfant et il sort des vers du culde-sac conjonctival (A. Bouilhet).

Une petite pierre entrée dans la conjonctive a pu s’enkyster (Wardrop).

L’injection de l’œil, mi blépharospasme, la photophobie, les sensations pénibles du malade survenues brusquement font soupçonner qu’un corps, étranger a été introduit dans l’œil.

L’examen sera fait après la constatation de ces signes et l’on emploiera au besoin le chloroforme pour l’exploration si les souffrances du malade sont très-vives.

On tâchera de savoir quel corps a pu être introduit sur la conjonctive.

Thérapeutique. — Si le corps est visible sur la conjonctive oculaire, on enlèvera le corps étranger, à l’aide d’un pli de linge, d’une aiguille de papier roulé ou d’une curette.

Quand il s’agit d’un corps étranger inerte, tel qu’un grain de poussière, il suffit souvent pour débarrasser le malade de soulever la paupière supérieure avec un doigt, puis de monter sous elle la paupière inférieure et de frotter les deux organes l’un sur l’autre, et sur le globe de l’œil.

Si le corps est caché , après avoir fermé l’œil sain avec un bandeau, on renversera les paupières et l’on trouvera le corps, en général, à un demi-centimètre au-dessous du bord libre des paupières. Quand on ne le trouvera pas en ce point, on fera une injection d’eau tiède sous les paupières, à l’aide de la sonde d’Anel, et l’on répétera ces lavages jusqu’à ce que le corps soit amené sur les paupières ou sur le globe de l’œil, où on le saisira.

Contre une inflammation menaçante, produite pai* les corps étrangers, une saignée de 200 grammes ou mieux ime application de dix sangsues à la tempe seront faites, puis on traitera la conjonctivite si elle se déclare.

En cas d’introduction de corps caustiques entre les paupières, ou lavera les yeux à grande eau ou

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avec (lu lait pour enlever toutes les parties de caustique qui pourraient rester ; mais comme il faut se presser, on emploiera d’abord le liquide que l’on a sous la main ; des compresses glacées seront ensuite maintenues sur l’œil -, et toutes les deux heures on instillera du lait entre les paupières.

Quand la cicatrisation de la brûlure commencera à se faire, on tiendra les paupières aussi écartées que possible du globe de l’œil avec des bandes de diacbylon. Un anneau plat en ivoire, même en plomb, sera interposé entre les paupières et le globe de l’œil.

Conjonctive (ENTOZOAIRE DE LA). I. Cysticerque. S’il existe sous la conjonctive oculaire et palpébrale une tumeur un peu mobile, arrondie, pâle, semi-diaphane au centre, où l’on aperçoit un disque blanchâtre ou jaunâtre, avec vascularisation périphérique, il y a lieu de croire qùe c’est un cysticerque sous -conjonctival (Siebel, Arlt, Baum, Hœring).

Thérapeutique. — On enlèvera la tjimeur placée sous la conjonctive palpébrale avec la pince de Desmarres (V. Ghalazios) ; on enlèvera la poche entière et l’on cautérisera. On enlèvera la tumeur placée sous la conjonctive oculaire par dissection.

II. Pilaire de Médine. Dans les climats chauds, le filaire de Médine existe souvent au milieu du tissu graisseux de l’orbite et arrive sous la conjonctive, de préférence sous la caroncule; le ver gén^alement unique détruit les tissus et cause une inflammation intense, ordinairement suivie d’abcès.

Thérapeutique. — On traitera les abcès par les moyens locaux : incision, et au besoin injection de via aromatique dans la cavité de l’abcès. Le ver est entraîné avec le pus.

, Conjonctive (ÉPANCHEMENTS SOUS LA).

Ppanchement séreux, C hémosis séreux. Liés à un état inflammatoire de la conjonctive, les chéraosis séreux arrivent parfois spontanément ou se présentent après la résolution de la conjonctivite sous forme d’un bourrelet, peu saillant et lion douloureux.

Des inflammations profondes de l’œil et de i’orbite engendrent quelquefois le cliémosis séreux.

Thérapeutique. — S’il n’y a pas autre chose que l’épanchement séreux dit chémosis, on appliquera sur l’œil fermé, un rond de toile, puis un gâteau de charpie fine, et un tour de bande large de 2 centimètres, qui sera serrée derrière la tête. On peut appliquer aussi la fronde de Liebrich (V. Baxdages). Si ce traitement ne réussit pas, ou pratiquera des mouchetures sur le bourrelet séreux, avec des ciseaux courbes.

Epanchements sanguins ou apoplexie de la conjonctive. On voit quelquefois survenir spontanément chez les vieillard et chez les adultes, soit après des veilles, soit à la suite de fatigues, soit à la suite de troubles menstruels, chez les femmes, des taches ecchymotiques sur les con-

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jonctives, qu’il faut considérer comme de véritables apoplexies.

Le scorbut, les congestions choroïdiennes (Desmarres), une contusion de l’œil, une fracture du crâne et de l’orbite, sont souvent la cause des épanchements sanguins sous-conjonctivaux. V. Fracture du crâne.

Thérapeutique. — Des compresses froides, des compresses trempées dans la teinture d’arnica, et le traitement général de la diathèse hémorrhagique seront employés dans les épanchements sanguins spontanés, qui, du reste, peuvent être abandonnés à eux-mêmes, car ils se résorbent tout seuls. Pour les épanchements traumatiques. V. Goxtcsiox, Fracture

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