‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 186 sur 731 · CORS · texte numérisé non relu

CORS

Corps mobiles dn péritoine.

Outre les corps fibreux de l’utérus, devenus pédiculés et libres dans la cavité abdominale comme dans les articulations, comme dans la sérei du testicule, des corps mobiles, d’ap parence cartilagineuse et fibreuse, existent dans le péritoine. En vient-il delà rate (Lebidois) ? S’en forme-t-il sous le péritoine qui se pédiculisent et deviennent libres ensuite ( Bé dard) ? S’en produit-il autour et aux dépens d’épanchements sanguins (Velpeau) ? C’est ce qu’il est dilïicile de dire ; en tout cas, il n’y a pas de traitement indiqué pour ces lésions,

qui ne présentent pas d( - -

médiate.

Corps mobiles vaginale (Morgagni, dans la tunique vaginale corps pédiculés, durs (Chassaignac) formés aux dépens de follicules sé reux sans doute, ou peut-être de tubercules enfermés dans un pédicule séreux et passés à l’état crétacé (Broca), sans causer de gêne, augmentent de volume, on pourra les extraire.

bandes de diacliylou (Middieton, Goock). Boyer dit avoir réussi deux fois ainsi 3 mais si l'on ne pai-vient pas à fixer le corps par la compression, et si le. malade souffre ou extraira le corps.

Pour cela, après avoir calmé l’inflammation de l’articulation par le repos, les grands bains et les cataplasmes, on amène et l’on maintient avec les doigts le corps mobile au lieu d’élection ; une incision de 1 centimètre est faite à la peau à 3 centimètres audessous du point où est fixé le corps mobile ; un bistouri long et étroit est engagé à plat sur la peau et est conduit jusque sur le corps mobile où il est arrêté alors ; la capsule est incisée on presse de haut en bas sur le corps mobile qui s’engage dans l'ouverture faite à la capsule; s’il ne s’engage pas, on agrandit un peu l’ouverture de la capsule avec le bistouri, celui-ci est retiré, et le corps mobile poussé hors de l’articulation est laissé dans le tissu cellulaire (GovTand, d’Aix). On peut retirer le corps mobile immédiatement (Bonnet, de Lyon), mais cela n’est pas toujours prudent.

Toutes les autres manœuvres opératoires sont insuffisantes ou dangereuses. Une bande roulée sera appliquée par-dessus une petite pièce de linge, destinée à comprimer la plaie sous-cutanée faite à la synoviale au-dessus du corps mobile sorti, le membre sera placé dans une gouttière et recouvert de trempés dans l’eau blanche.

Thérapeutique. — Une incision souscutanée sera faite, et le corps sera extrait Fig- 12". — par pression; cette opération sera difficile à exécuter, il faudra faire bien tendre la peau sur le testicule ; on insistera sur le traitement par les compresses froides poiu* prévenir la vaginalite.

Corset mécanique eontre les dériatinus de la taille. (J. Guérin.)

rbydropbtbalmie, voyez Glaucome ; pour l’hyaliie, voyez Glaucome aigu.

CORSET. Il y a deux espèces de coreet : l’on

que l'oii Iriiter?, du reste, par les moyens appropriés.

’ig. 126. — Corset mécanique contre les déviations du tronc, agissant par pression continue .à l’aide d’un double ressort (Cbarrière). E. Courroie lombaire. — F. Courroie dorsale.

Corps vitré (MALADIES Dü). PüUr les opa-

- .. ,, - .. - Synchisis; pour

3i0 CORS

qui fait partie du vêtement de la femme pour serrer la base de la poitrine et relever les seins dans un gousset spécial, et l’autre qui forme l’appareil mécanique destiné à redresser les déviations de la taille.

Le corset ordinaire est un morceau de toile épaisse, résistante ; il est garni de tiges de baleine, ajusté sur le corps, au-dessous de l’aisselle, et lacé dans le bas de façon à étrangler la base de la poitrine pour rétrécir la taille.

Tant que les femmes n’emploient le corset que pour maintenir les seins à leur place, serrer la taille sans l’étrangler et pour soutenir les jupes afin de s’habiller décemment, le corset est une chose très-utile; mais il devient très-dangereux dès que, par coquetterie, l’on s’en sert pour serrer démesurément la base de la poitrine, de façon à empêcher l’expansion des poumons, à étrangler le foie qui garde la trace de cette empreinte, à gêner les digestions de l’estomac et à refouler l’intestin en bas, de façon à produire l’abaissement de l’utérus.

Corsets mécaniques. Les corsets destinés à redresser les déviations de la taille sont des appareils formés d’une ceinture métallique rembourrée, large de 5 centimètres, prenant son point d’appui sur les hanches, ayant d’un côté ou de

rig. 128. — Ceiuture mécanique à sustentation pour déviation de la taille avec plaques pour comprimer la partie saillante ; la plaque du côté opposé sert à dissimuler la déviation en rétablissant la symétrie des parties.

chaque côté un tuteur métallique, terminé au niveau de l’aisseile par un croissant qui soulève cette partie, et des courroies attachant le tout en refoulant l’une ou l’autre épaule en arrière. Le nombre en est très-grand, mais les plus renommés sont ceux de Hossard, modifiés par Jules Guérin et Gharrière (fig. 126 et 127). C’est ce qu’on appelle aussi des ceintures mécaniques. V. Rachis (Dévtatioas du).

CORY

C'ORTZA. Les refroidissements, le catarrhe aigu ou chronique, la scrofule, l’heipélisme, la morve et la syphilis sont les causes du coryza.

%* L’éternument avec hypersécrétion de la muqueuse nasale et l’écoulement de muco-pus par les narines, caractérisent le coryza.

%* Il y a le coryza aigu catarrhal, et le coryza chronique, le coryza fétide ou ozène, le coryza morveux, le coryza syphilitique, le coryza des nouveau-nés et le coryza phlegmatique ou rhinorrhée (V. ce mot).

Thérapeutique. — Coryza catarrhal. On peut arrêter à ses débuts l’inflammation aiguë catarrhale de la membrane muqueuse de Schneider, à l’aide de lotions froides et astringentes, assez fréquemment répétées, dans l’intérieur des narines, soit avec de l’eau froide, purement et simplement, soit avec de l’eau tenant en dissolution de l’alcool camphré, du sulfate de zinc, ou du sublimé, à dose extrêmement faible.

Eau ordinaire . 100 grammes.

Sulfate de zinc . 50 centigrammes.

Faire dissoudre.

2° Eau ordinaire . 100 grammes.

Alcool camphré . 15 à 20 gouttes.

Mêler.

3° Eau distillée . 300 grammes.

Sublimé . 10 centigrammes.

Faire dissoudre.

Il est très-avantageux de pouvoir juguler ou arrêter le coryza chez ceux qui en sont fréquemment affectés et qui s’en trouvent très-malades, lorsque ce mal est habituellement suivi de laryngite ou de bronchite.

Quand le coryza est suivi de bronchite, la propagation semble se faire de proche en proche par les mucosités nasales qui coulent dans le pharynx, autour de l’épiglotte et irritent cette muqueuse comme elles irritent, au dehors des fosses nasales, la peau du nez et de la lèvre supérieure.

L’extension du coryza au larynx a surtout lieu dans le sommeil, à cause de la position renversée de la tète, qui facilite le passage des mucosités nasales dans la gorge. — On peut éviter cet inconvénient en se couchant sur le côté et en cherchant à dormir, la face tournée vers le sol. — Doux nuits ainsi passées avec des lotions astringentes dans le cours de la journée suffisent pour guérir le coryza à son début, sans transformation ultérieure.

Si le coryza acquiert une intensité qui le rende insupportable par l’obstruction plus ou moins complète des fosses nasales, il faut faire dans les narines des fumigations émollientes, à l’aide de A'apeurs d’eau de guimauve ou d’eau de sureau.

Un médecin anglais, M. Williams, a conseillé, contre cette maladie, le même moyen que contre la bronchite, l’abstinence des boissons, mais ce i-emède, peut-être salutaire dans cette dernière maladie est à peu près inutile dans le coryza, et, comme il est fort pénible, on peut se dispenser d’y recourir.

Des pédiluves sinapisés et des sinapismes aux jambes sont d’utiles auxiliaires dans le traitement de cette inflammation, surtout lorsqu’il y a de la pesanteur, de la douleur et de la congestion vers la tête.

2° Coryza chronique. Lorsqu’il existe une inflammation chronique de la muqueuse des fosses nasales, indépendante do la scrofule, de la syphilis, du can-

CORY

cer ou de quelque lésion locale, il faut chercher à la détruire par la médication topique.

Du sucre en poudre, administré par prises, comme on fait avec du tahac à priser, suffit quelquefois à modifier la phlegmasie de la muqueuse et à diminuer la sécrétion dont elle est le siège.

Il vaut mieux adjoindre au sucre de la poudre de calomel et d’oxyde rouge de mercure, comme je l’ai

fait prendre quelquefois.

Sucre . 20 grammes.

Calomel . < " id.

Oxj-de rouge de mercure .... 1 id.

Ou peut aussi prescrire avec avantage des lotions répétés trois fois par jour, avec la solution suivante ;

Sublimé. . . .' . . . 10 centigrammes.

Teinture de musc . 4 gouttes.

Eau distillée . 400 grammes.

Ou bien :

Protocblorure de mercure . . . 120 eenttgrammes. Oxyde rouge de mercure .... 60 id.

Sucre en poudre . 16 grammes.

Mêlez exactement, (Valleix.)

Deutoehlorure de mercure ... 8 grammes.

Alcool rectifié . q. s.

Eau distillée . 380 grammes.

Une cuillerée à café dans un verre d’eau chaude.

(Valleix.)

Ou bien :

Poivre cubèbe . 6 grammes. •

Carbonate de fer . 13 décigrammes.

A prendre en trois paquets par jour (Black).

On a, par analogie sans doute, cherché à guérir rinfiammation de la muqueuse nasale par le moyen qui réussit ordinairement dans les'phlegmasies des autres muqueuses. — Ou a conseillé l’usage du copahu et de la térébenthine : je n’en ai pas vu obtenir de bons résultats. Il n’en est pas tout à fait de même du poivre de cubèbe, qui compte quelques succès dans les mains de M. Black. Ce médecin le fait prendre à la dose dé 6 grammes par jour, en trois doses.

3° Coryza des nouveau-nés. Lorsque le coryza apparaît chez un nouveau-né et qu’il est assez intense pour gêner la succion et nuire à l'allaitement, il faut changer le mode de nourriture des enfants et les nourrir en leur faisant boire du lait à la cuiller.

Dans le coryza des nouveau-nés, ii^faut nettoyer les narines avec de l’eau de guimauve, de l’eau de sureau ou du lait tiédi ; — s’il existe des ulcérations dans les narines, il faut les modifier par des insufflations répétées trois fois par jour avec la poudre suivante :

Calomel . 1 gramme.

Sucre candi pulvérisé . 15 id.

Mêlez.

Dans le coryza des nouveau-nés, si des fausses membranes bouchent les narines, il faut les détruire par des insufflations d’alun et de sucre.

Alun . 3 grammes.

Poudre de sucre . 30 " id.

Ou, si l’on préfère, et ce qui est beaucoup mieux, les cautériser avec le nitrate d’argent en dissolution et par injections, à l’aide d’une seringue de verre.

Xitrate d'argent . 20 centigrammes.

Eau distillée . 30 grammes.

CORY 341

Dans le coryza des nouveau-nés, on doit avoir soin de ne pas injecter trop fortement, pour ne pas faire pénétrer le liquide ni trop haut, ni trop profondément, ce qui pourrait être nuisible. Il faut, en outre, tout le temps que dure l’injection, maintenir les enfants la tête tournée vers le sol, pour que le caustique tombe à mesure qu’il est introduit.

Souvent, chez les enfants nouveau-nés, le coryza est de nature syphilitique, ce que l’on peut apprécier par les antécédents des parents, si on les connaît assez pour leur adresser de pareilles demandes. Il faut user d’une grande prudence à cet égard, dans la crainte de troubler la paix d’im ménage, car une question de ce genre donne lieu à des récriminations rétrospectives, qui n’ont aucime utilité pour le médecin et qui peuvent même lui devenir fatales. — ^ On peut, dans ces cas, s’adresser au père, encore faut-il le faire avec ménagement, il faut surveiller la nourrice, et enfin examiner l’enfant, pour voir s’il n’aurait pas autour de l’anus, des parties génitales, des excoriations de mauvaise nature, de l’eczéma, par exemple, ou des pemphigus syphilitiques. — Alors, sans rien dire, on fait une prescription en conséquence. On fait prendre à la nourrice ou à la mère de l’iodure de potassium à la dose de 1 gramme par jour, ou à l’enfant lui-même, s’il boit à la cuiller. Dans ce cas, c’est à la dose de 20 à 40 centigrammes par jour que le médicament doit être administré. Il vaut mieux cependant commencer par l’usage de la liqueur de Van Swieten, 5 à 8 grammes par jour dans une cuillerée à bouche d’eau sucrée.

Si l’enfant arrive à la période de suffocation et soit menacé de mort par asphyxie, lorsque la phlegmasie atteint l’arrière-gorge, alors il n’y a pas à hésitei*, et comme ressource extrême, il faut proposer et pratiquer la trachéotomie.

4“ Coryza chronique fétide; Ozène; Punaisie. Ou emploie avec avantage contre cette dégoûtante infirmité, les injections et les fumigations émollientes, dans les narines, soit avec de l’eau de guimauve, de sureau ou du lait tiède, soit avec les vapeurs de ces plantes émollientes. Seulement il faut avoir la précaution de répéter l’opération plusieurs fois par jour.

Contre l’ozène, Rhazès employait l'oxyde rouge d’arsenic, incorporé à des poudres résineuses et les faisait insuffler dans les narines, mais c’est un moyen abandonné, qui, d’ailleurs, pouvait être fort dangereux.

Dans l’ozène, on doit faire tomber les croûtes des narines avec de l’eau tiède ou avec du beurre , et les faire laver avec une décoction d’orge, de roses rouges, d’âigremoine, de petite centaurée, d’absinthe, de plantain et de inorgeline, le tout mélangé à 120 grammes de miel rosat pour 500 grammes de liquide.

Les lotions de sublimé à 10 centigrammes pour 300 grammes d’eau sont très-utiles dans l’ozène.

On emploie souvent contre l’ozène les fumigations d’orpiment et de cinnabre, mais c’est une médication i à peu près abandonnée, à cause des dangers qu’elle fait courir aux malades. Fabrice d’Acquapendente et Scultet ont pratiqué la cautérisation des fosses nasales par le fer rouge dans certains cas d'ozène, mais c’est une méthode qui n’est applicable que lorsqu’il y a ulcération chronique de la muqueuse.

La médication astringente contre Tozène est celle qui compte le plus de partisans et le plus de succès.

342 CORY

COSM

— L’alun a été fort souvent employé en lotions ; on peut le prescrire de la manière suivante :

Alnn . . , 3 pranuues.

Eau dorge . 500 id.

les pilules de Sédillot qui sont d’un excellent usage, deux par jour ; la liqueur de Van Swieten, ou enfin l’iodure de potassium à 2, 4, 10 et J 5 grammes par jour suivant la tolérance des sujets.

On a également employé le tannin, à la dose de 1 gramme, pour 30 grammes d’eau distillée; la décoction de quinquina ou de ratanhia, 4 grammes par litre d’eau; l’acétate de plomb liquidej, quelques gouttes seulement dans de l’eau ordinaire pour former ce qu’on appelle vulgairement de l’eau blanche. On peut employer également et avec avantage l’eau de chaux ordinaire, ou l’eau chlorurée, comme l’ont proposé Horner et Maclay-Avvl d’après la formule suivante :

chlorure de chaux liquide. ... 10 grammes.

Eau pure . 100 id.

Le coryza chronique fétide se trouve bien des lotions aromatiques et résineuses, principalement du benjoin :

Teinture de benjoin . quelques gouttes.

Eau pure . q. s.

Pour avoir de l’eau blanchie .

On emploie souvent avec avantage contre l’ozène les insufflations de calomel et de sucre, ou seulement des prises de cette poudre fréquentes dans la journée :

Calomel . 10 gras mes.

Poudre de sucre . 30 1.

Le coryza fétide qui se prolonge en 'lit de tous ces moyens doit être combattu par des moyens plus énergiques, tels que la cautérisation a^ec le nitrate d’argent, des prises de cette substance en poudre associée à du sucre :

Niti’ate d’argent pulvérisé. ... 1 gramme.

Poudre de sucre . 60 id.

Une prise matin et soir, ou bien des injections dans les narines de la manière suivante :

Nitrate d’argent . 20 centigrammes.

Eau distillée . 30 grammes.

pour trois injections par jour.

Cette médication est douloureuse, elle exaspère d’abord les symptômes du coryza, mais les accidents se calment et l’odeur ne tarde pas à disparaître.

Le meilleur de tous les topiques, celui qui a pour ] effet de désinfecter les narines, c’est le 'permanganate de potasse en injections dans le nez à la dose de 1 gramme pour 100 grammes d’eau.

5“ Coryza morveux. Le coryza morveux, épiphénomène de la morve aiguë et de la morve chronique, est tellement grave par lui-même qu’il convient de chercher à le modérer dans son essor. Nous savons bien qu’il faudrait pouvoir neutraliser le virus morveux pour espérer obtenir un amendement dans le coryza spécifique de cette affection, mais réduits, comme nous le sommes, à être les spectateurs impuissants de cette maladie virulente, nous ne pouvons que pallier à ses manifestations. Cette forme de coryza doit enfin être traitée, comme les autres, par les agents topiques, émollients et astringents, dont nous avons déjà parlé.

6° Coryza syphilitique. — Celui-ci, chez l’adulte, réclame absolument l’emploi de la médication spécifique. Outre les applications topiques nécessitées par l’état local, il faut administrer à l’intérieur le protoiodnre de mercure à 5 et 10 centigrammes par jour :

7® Coryza phlegmatique , Rhinorrhée. Cette forme si rare doit être combattue par les injections astringentes mentionnées précédemment, et si l’écoulement muqueux était assez abondant pour compromettre l’existence comme dans les cas de Morgagni, Bidloo et Scmentini, il devient nécessaire de recourir au tamponnement antéro-postérieur des fosses nasales.

COSMÉTIQLTES. Les cosmétiques sont des substances aromatiques employées pour entretenir les qualités de*la peau. Ce sont : 1“ les acides, jus de citron, vinaigre simple ou aromatique, etc. ; 2“ les astringents, noix de Galle, tannin, alun, etc. ; 3“ les matières colorantes, cochenille, carmin, orcanette; 4“ \e& huiles essentielles, eau de Cologne, eau de Portugal, etc. ; 5^ les baumes résines, styrax, benjoin, etc. ; 6° les co7ys gi^as, huile d’olive, huile de noisette, etc. ; 7° les graisses; 8“ les savons; 9“ les substances minéimles, telles cjue l’arsenic, le mercure, l’oxyde de zinc, le sous-nitrate de bismuth, le carbonate de plomb ou blanc de céruse, etc., qui entrent dans la préparation d’une foule de compositions employées par la coquetterie.

Poudre odoriférante de Berlin.

Benjoin. . .

Casearille .

Storax calajnite .

Iris. . . .

Girofle .

Cannelle .

Roses de Provins. . . .

Fleurs de lavande.. . .

— de grenade.. . .

Essence de bergamote .

— de girofle . . .

— de camomille . ,

— de rose .

ââ

ââ

ââ

i décigranime.

12 id.

21 id.

1 id.

• 6 déclgrammes.

Mêlez pour une poudre dont on répandra une pincée sur une plaque chaude (Bouchardat).

Clous fumants.

Benjoin . . €4 grammes.

baume de Tolu . 16 id.

Laudanum . ' . 4 id.

Santal citrin . 16 id.

Charbon léger . 192 id.

Nitrate de potasse . 8 id.

Mucilage de gomme adragant . . q. s.

Bâtons aromatiques russes.

Baume noir du Pérou.. . | j. qQ grammes. Baume de la Mecque. . . }

Bamne de Tolu .

Storax calamite .....

Benjoin en larmes. . . .

Poudre de cannelle . . .

— de casearille. . . ,

Poudre de girofle . 18

Vanille . 36

•• • : . } âà 1

.\mbre gris . )

Sueeiu . Ij*

Laque carminée .

Huile essentielle de rose. ... q- ^

COSM

Faites uue masse que vous diviserez en cylindres allongés, du poids de 16 grammes. On s’en sert pour aromatiser les appartements. En frottant ces cylindres sur une pelle chaufifée, ils répandent ime odeur aromatique et agréable. (Bouchardat.)

Vinaigre antiseptique.

Sommités sèches de grande

absinthe .

Sommités sèches de petite

absinthe .

Romarin .

-Sauge . .

Menthe . • • •

Rue des jardins .

Fleurs de lavande .

Calamus aromaticus. ....

Ecorce de cannelle .

Girofle .

, Noix muscade .

Ail.

Camphre . 16 i(

Vinaigre radical . 64 i<

Vinaigre très-fort . 400 ii

F. s. a. (Bouchardat.)

Vinaigre aromatique anglais.

Acide acétique très-concentré.

Camphre . .

Huile volatile de lavande. . .

— de girofle. . . .

— de cannelle. . .

65 grammes.

64 id.

5 décigrammes.

Vinaigre aromatique fort.

Acide acétique concentré . 200 grammes.

Essence de lavande . |

— de romarin . ? ùù 5 id.

— de girofle.. .... '

Cochenille pulvérisée. ...... 20 centigrammes.

Sel volatil anglais.

(Sels de Prestou, Smelling, salis.)

Carbonate d’ammoniaque transparent. . . - q. $.

Remplissez les flacons avec le carbonate, puis comblez les interstices avec le liquide suivant :

Ammoniaquetiquide concentrée. 425 grammes.

Essence de rose . \

— de cannelle . ( ââ 10 id.

— de girolle . )

Mêlez ; dans les vertiges spontanés ou qui suivent une légère excitation alcoolique.

Alcoolat de miel composé.

Miel de Nai-bonne . 1 ââ 250 grammes.

Coriandre . )

Zestes récents de citron . 30 id.

Girolle . 10 id.

Muscade . . \

Benjoin . ' ââ 15 id.

Storax calamite. ...... )

Vanille . 42 id.

iïïïEldwié::; } **«» >'>■

Alcool a 85“ e. (33° Cart.) .... 1500 id.

Faites macérer ces substances dans l’alcool pen¬

dant quatre jours; distillez.

L’odeur de cette préparation est très-suave. On y ajoute quelquefois un petit nombre de gouttes de teinture de musc et d’ambre gris. (Bouchardat.)

GOTO 343

Eau sans pareille.

Alcool rectifié . 3000 grammes.

Essence de bergamote . 10 id.

— de citron . 15 id.

— de cédrat . 8 id.

Alcoolat de romarin . 250 id.

Mêlez, et distillez au bain-marie. (Baume.)

Eau de bouquet ou eau de toilette.

Eau de miel odorante . 32 grammes.

Eau sans pareille . 150 id.

Alcoolat de jasmin . 18 id.

Alcoolat de Souehèt long • • A

— de Calamus aroma- r o

ticus . f

— de lavande . j

— . de néroli . . 10 gouttes.

Mêlez. Cet alcoolat composé a une odeur trèsagréable. (Baumé.)

Eau de violette.

Iris de Florence en poudre ... 50 grammes.

Faites macérer dans :

Alcool à 36" . 500 grammes.

Distillez au bain-marie. (Bouchardat.)

\Eau de miel odorante de Londres.

Eau . 1 litre.

Miel . 30 grammes.

Essence de bergamote . 2 id.

Essence de néroli . j ,, a -j

Teinture d’ambre . i ‘

Teinture de safran . 250 id.

Eau de lavande anglaise.

.Alcool rectifié . 755 grammes.

Eau de rose . 375 id.

Essence de bergamote . 4 id.

Ambre gris . 20 centigrammes.

.-Ammoniaque liquide . 2 grammes.

Muse . 20 centigrammes.

Huile de lavande . 15 grammes.

Fleurs de lavande. . . 30 id.

Distillez pour obtenir 1 kilogramme de produit. Essence de gingembre.

Gingembre gris . 1 kilogramme.

Gingembre blanc . 2 id.

-Alcool à 32“ . 33 litres.

Distillez pour obtenir 30 litres.

Essence de menthe anglaise.

Fÿsence de menthe . 8 grammes.

Teint, piment de la Jamaïque. , 30 id.

.Alcool à 40* . 350 id.

Essence nyale.

-Ambre gris . 10 grammes.

Musc . 5 id.

Civette . 5 id.

Essence de cannelle . . . 1 id.

Essence de roses . .

Essence de bois de Rhodes . 1 ââ 15 gouttes.

Essence de néroli . J

Sel de tartre . 2 grammes.

F. s. a. par digestion. Décantez à mesure du besoin. fBouchardat.)

COTO.W Produit qui entoure les graines du cotoimier et qu’on emploie en médecine sous

VaU cou

forme de ouate ou coton cardé contre les brûlure H et pour le pausement des plaies en guise de charpie Q- Imprégné de nitre qui le rend plus combustible, il sert à la fabrication des moxas ; il sert aussi à préparer le coton-poudre lequel entre dans la préparation du collodion.

COI’ (Plaies du). Les plaies superficielles du cou ne diffèrent pas de celles des autres régions. Tout le diagnostic doit porter sur la déterminatiomde la profondeur à laquelle a pénétré l’instrument. La forme de l’instrument vulnérant, l’intégrité des fonctions des cavités et conduits naturels indiquent que la plaie est simple.

Thérapeutique. — Les plaies du cou guérissent par la simple position, et se réunissent facilement sous un pansement avec les bandelettes agglutinatives, et beaucoup mieux qu’avec des sutures (Dieffenbach). 11 y a des plaies du cou qui sont suivies d’accidents graves. C’est principalement lorsque les plaies sont irrégulières, qu’elles sont suivies de phlegmon diffus et d’érysipèle, — il en est de même après des blessures des veines et des lymphatiques.

Les plaies profondes du cou peuvent, lorsqu’elles traversent la région sus-hyoïdienne, pénétrer dans la cavité de la bouche. Ces plaies sont largement béantes, elles s’opposent h la déglutition ; les liquides introduits dans la bouche sortent par la plaie. Lorsque les plaies profondes siègent h la région sous -hyoïdienne, elles intéressent la trachée, l’œsophage, la cavité pharyngienne qui peut être ouverte, l’épiglotte, ou même les cartilages arythénoïdes (Ch. Bell) coupés, tombent quelquefois sur l’orifice supérieur du larynx et causent l’asphyxie (Gooch Honston).

Les plaies qui intéressent le pharynx sont graves, parce qu’il y a une sensation de soif vive et une altération gangréneuse de la muqueuse pharyngée.

Les plaies du cou faites par les individus euxmêmes dans un but de suicide, ont presque toujours pour siège la région du cartilage thyroïde (Boyer), et les vaisseaux sont presque toujours respectés.

Thérapeutique. — Quand une plaie intéresse le pharynx, on commence par introduire une sonde œsophagienne pour alimenter les malades, — on l’introduira par la bouche ou par le nez.

La suture des parties profondes de la plaie doit être proscrite (Sabatier). Quoique Quissac ait fait une suture unissant le cartilage thyroïde à l’os hyoïde et ait réimi ensuite les lèvres de la solution de continuité, mieux vaut réunir seulement les angles de la plaie cutanée, attendre qu’il y ait formation de bourgeons charnus et fermer alors la plaie par suture (Nélaton). On placera la tête dans la flexion à l’aide du bandage figuré à l’article T.abwt (Plaies du). — 11 est inutile de pratiquer la trachéotomie comme opération préventive, mais s’il y a suffocation cette opération est indiquée.

Si l’épiglotte bouche le larynx, on la tirera au

COU

dehors avec un fil ; si mais si elle ne tient plus que par un pédicule étroit, on l’excisera.

Complications des plaies du cou. V. Plaies (Complications des) pour les complications de toutes les plaies en général.

1® Plaies des vaisseaux carotidiens et des veines jugulaires. Il résulte des larges plaies des vaisseaux du cou des hémorrhagies foudroyantes. — Les plaies des veines du cou permettent entrée de l’air dans le torrent de la circulation. Y. Veines (Plaies des). — Les petites plaies des vaisseaux artériels causent plus tard des anévrysmes.

Thérapeutique. — Les artères blessées peuvent être liées, si l’on arrive à temps (Michon); — les vemes ont été liées (Guthrie) [V. Veines (Plaies des)], mais la mort n’a été que retardée après ces dernières ligatures, soit qu’elles aient embrassé tout le vaisseau, soit que la ligature latérale ait été appliquée.

2“ Les nerfs sont intéressés dans les plaies du cou. Pour les nerfs superficiels, il n’y a rien de spécial. V. Nerfs (Plaies des). Le plexus brachial coupé cause de la paralysie ou des contractures dans le membre supérieur. Les blessures des nerfs pneumogastrique et spinal causent des accidents du côté de la respiration et de la voix.

3“ Le rachis et la moelle sont intéressés par les plaies de la région latérale du cou. V. Moelle.

4“ hSi plèvre et le poumon ont été blessés chez des sujets chez lescjuels le poumon remontait dans le creux sus-claviculaire ; — l’emphysème sous-cutané, l’hémoptysie, les complications ordinaires des plaies de poitrine, font reconnaître la blessure du poumon. V, Plaies

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