DE POITRINE
5° Les plaies du coips thyroïde donnent une hémorrhagie abondante en nappe.
Thérapeutique. — On ne peut arrêtei- les hémorrhagies que par le tamponnement avec des boulettes imprégnées de perchlorure de fer; — s’il y avait en même temps plaie de la trachée on devrait faire la plus grande attention, afin qu’il ne tombe pas dans la trachée du sang coagulé par le perchlorure de fer.
6® Les plaies de la trachée et du larynx [V. Larynx (Plaies du)] sont variables en étendue, et ont pour caractère principal la sortie de l’air par la plaie, ou sou épanchement dans le tissu cellulaire et l’aphonie.
Les plaies de la trachée peuvent être mortelles lorsque des vaisseaux divisés versent dn sang dans les conduits aériens. (Morgagni, Desbrosses. )
Les piqûres de la trachée donnent toujours lieu à un emphysème du cou.
Les plaies transversales de la trachée s’écai'tent peu ; elles se réunissent par la simple position lorsque l’on se borne à traiter la plaie du cou, mais ce n’est jamais par première intention que la soudure s’effectue.
Les sections complètes de la trachée sont
(;ou
toujours accompagnées d’une rétraction tpielquefois très-considérable des deux bouts du conduit (Habicot).
Les plaies de la trachée sont suivies quelquefois de pneumonie.
Thérapeutique. — Les plaies transversales de la trachée ne doivent pas être réunies par suture. Que la section soit complète ou que la plaie résulte de l'action d’une arme à feu, le traitement sera le même, on placera la tête dans la flexion forcée sur le tronc.
Pour maintenir la tête fléchie, on se sert du bandage indiqué [V. Larynx (Plaies du) J , ou bien le bonnet des malades sera fixé par des tours de bande circulaires, un bandage de corps entourera la poitrine et deux bandes fixées avec des épingles uniront en avant les tours de bandes qui environnent le bonnet au bandage de corps (Dieffenbach).
Contre les accidents inflammatoires on aura recours aux sangsues et aux compresses d’eau froide.
Si la portion inférieure de la trachée se rétracte dans le médiastin, on y introduira une canule à trachéotomie (Habicot).
Si la plaie reste fistuleuse, on traitera plus tard cet accident. V. Fistule de la trachée.
7“ Plaies de V œsophage. Les plaies longitudinales de l’œsophage causent peu d’accidents et peuvent passer inaperçues, tandis que les plaies transversales sont faciles à reconnaître à cause de l’issue de matières alimentaires et de boissons au dehors; de plus on voit l’œsophage à nu dans la plaie, et on le reconnaît à sa situation.
Les plaies complètes de l’œsophage peuvent être suivies de la formation d’uue fistule.
Thérapeutique. — Les plaies longitudinales de l’oesophage guérissent bien (G uattani), sans qu’il soit nécessaire même de passer une sonde œsophagienne, les plaies transversales guérissent par la simple position et l’usage d’une sonde œsophagienne, les plaies complètes sont dans le même cas.
Contre les fistules consécutives, on se servira de la sonde œsophagienne pour pouvoir alimenter les malades (Trioen).
Les plaies des autres parties du cou seront d’ailleurs traitées comme il a été dit.
Cou (Abcès froids du). V. Abcès et Arthrite CERVICALE.
Coo (Phlegmons et Abcès du).
Abcès superficiels du cou. Les abcès superficiels du cou sont des abcès chauds consécutifs à une adénite aiguë, à un phlegmon développé autour d’uue plaie du cou ou sous un anthrax. V. ces mots.
Phlegmons et abcès pi'ofonds du cou. Lfô abcès profonds du cou sont dus à une adénite profonde qui eUe-mème est te résultat d’une angine ou d’une pharyngite, à un phlegmon du tissu cellulaire qui est à la base de l’épiglotte (Vidal, Sestier], à une phlegmasie du tissu cellulaii-e du cou, enfin après une blessure par une balle ou par des instruments piquants (Velpeau).
Thérapeutique. — {Y. Adénite aigue, Phlegïon.) Lorsqu’il y a un phlegmon profond, un empâtement