COU 3A
I considérable de la région et menace de suffocation, on fera la trachéotomie et l’on débridera en incisant couche par couche sur le point le plus rouge (Dupuytren), même quand il n’y a pas de fluctuation. Dans le cas où il y a adénite phlegmoneuse, on peut attendre qu’il se soit formé du pus ou faire une incision prématurée ; — on incise, en général, sur le bord antérieur du sterno-mastoïdien, et l’on attend, car le lendemain, le pus se fait jour à travers la plaie; — s’il ne sort pas encore, on écarte les tissus avec une sonde cannelée et l’on arrive sur le foyer purulent ; une fois le pus évacué, on place une mèche.
On traite d’ailleurs l’état général comme pour les autres phlegmons et abcès.
Con (Phlegmons et abcès profonds des
RÉGIONS LATÉRALES Du). ÜQe înflammatioQ du muscle sterno-mastoïdien, un phlegmon autour de la glande thyroïde, un phlegmon diffus du cou ou phlegmon large (I)upuytren) une adénite profonde, un phlegmon autour d’un anévrysme, causent des abcès. On reconnaît les premiers à une tuméfaction allongée, limitée à l’épaisseur du muscle sterno-cléido-mastoïdien; et les autres à une tuméfaction diffuse, avec l’empâtement et tendance à passer à l’état chronique lorsque la santé générale a résisté aux premiers effets de l’inflammation.
Thérapeutique. — (V. Phlegmon, Adénite.) Lorsque les phlegmons larges du cou et les phlegmons diffus profonds ont fusé vers les médiastins, les incisions seront faites néanmoins, et l’on agira suivant les symptômes plus ou moins marqués d’abcès des médiastins. V. Médiastins.
Cou (Phlegmons et Abcès rétropharyn- GiËNS du). Les abcès phlegmoneux rétropharyngiens naissent après une phlegmasie du pharynx, après une adénite péripharyngienne, après une arthrite cervicale aiguë et sous l’influence du froid ou d’un traumatisme (Mondière).
Une tumeur développée rapidement dans l’arrière-gorge, après l’existence d’un appareil fébrile et accompagnée d’un œdème du co:i, produisant une suffocation croissante, donnant au toucher par la bouche la sensation de fluctuation est un abcès rétropharyngien.
En peu de joui*s les abcès rétropharyngiens acquièrent un volume considérable, oblitèrent le pharxTix en produisant la dysphagie, la suffocation et quelquefois la compression des vaisseaux du cou donnant lieu à des phénomènes cérébraux, comateux.
Les abcès rétropharvngiens s’ouvrent souvent seuls dans le pharynx, et le pas peut, en pénétrant dans les voies aériennes, produire l’asphyxia Le pus peut aussi fuser dans le thorax (Petrunti) ou sortir par une ouverture au cou après tuméfaction et rougeur de la région cervicale.
Thérapeutique. — Tout à au début, on administrera un vomitif, on appliquera 15 à 20 sangsues sur les côtés du cou.
Lorsque l’abcès est franchement fluctuant, on in-
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eisera avec un bistouri étroit^ garni de linge jusqu’à 1 centimètre de sa pointe, on ponctionne d’abord^ puis on incisera en coupant de haut eu bas. Lorsque le pus est sorti, on place une sonde œsophagienne pour alimenter le malade, mais on ne la laisse pas à demeure; pendant cinq jours on se servira de la sonde œsophagienne.
S’il y a, outre les signes d’un abcès rétropharyugien, une tuméfaction à l’angle des mâchoires, on incisera les tissus couche par couche, et en disséquant jusqu’à ce que l’on arrive sur l’œsophage (Petrunti) avec une sonde cannelée, on ira à la recherche du foyer purulent.
Cou (Abcès rétropharyngiens chroniques du). Les abcès rétropharyngiens chroniques sont le fait d’un abcès froid, consécutif à une adénite. C’est au moins à cette lésion que se rapportent les trois observations connues de'Desault, de Dupuytren et du Dublin medical, juin 1860, t. IV.
Ces abcès donnent lieu à des accidents qui ont tous les caractères des phlegmons et abcès rétropharyngiens aigus, à part la marche plus lente des accidents.
Thérapeutique. — Les abcès rétropharyngiens chroniques doivent toujours être ouverts par le pharynx. V. plus haut.
Cou (Abcès rétropharyngiens par congestion). Les abcès rétropharyngiens par congestion sont rares. Ordinairement les abcès par congestion consécutifs aux lésions des vertèbres cérébrales, suivent les plexus nerveux cervical et brachial (Bourgeaud, Saint-Hilaire), et viennent se montrer dans le creux sus-claviculaire.
Au début des abcès par congestion il y a un véritable abcès rétropharyngien, mais il passe inaperçu; la lenteur de son développement ne donne pas lieu à des accès de suffocation comme les autres abcès rétropharyngiens.
Une arthrite cervicale, ou tumeur blanche des articulations des vertèbres du cou, ou mal de Pott cervical, existant en même temps qu’une tumeur du pharynx, permettent d’établir le diagnostic, abcès rétropharyngien par congestion.
Thérapeutique. — On traitera la lésion des vertèbres (V. Mal de Pott et Artheite cervicale), et l’on n’ouvrira pas du côté de la bouche les abcès rétropharyngiens par congestion, car on a toujours le temps d’attendre qu’ils viennent faire saillie au cou.
Cou (Tumeurs blanches du). Les tumeurs blanches du cou sont des arthrites cervicales chroniques des articulations du cou, des caries des vertèbres ou des affections tuberculeuses de ces os. V. Arthrites, Os, Tubercules.
Les névralgies de la tête et de l’occiput, le torticolis, la compression de la moelle par déformation du canal rachidien, par affaissement de vertèbres à moitié détruites, sont les complications propres des arthrites cervicales.
Théi'opeutiqttp . — On traitera les arthrites cervi-
cous
cales et les tubercules des vertèbres par les moyens appropriés. Y. Os (Tuberccles des).
On préviendra la déformation du canal rachidien en maintenant la tête droite avec une gouttière de gutta-pereba, avec un collier rembourré, appuyé en haut sur l’occiput et le menton, en bas sur les clavicules.
Si dans un mouvement brusque une luxation pathologique se produisait soudainement, ou, si une vertèbre se rompant, la moelle se trouvait tout à coup comprimée, ou devrait, en présence d’une paralysie se généralisant incessamment, réduire les déplacements (Maisonneuve). Après avoir fait maintenir les épaules par un aide, le chirurgien exercera des tractions secondées par quelques mouvements de rotation en prenant point d’appui sur l’occiput et le menton.
coaJBES (Puy-de-Dôme). Eau alcaline gazeuse froide.
coLERîNiE. Fausse membrane fibrineuse déposée à la surface des muqueuse érodées ou de la peau dépouillée d’épiderme. V. Diphthérite.
COEF DE FOUET. Rupture du plantaire grêle. V. Muscles et Tendons.
COUPESOISE ou ACl^É ROSACEA. Des pustules rouges prurigineuses, chaudes, du nez et des joues, se colorant après le repas et les écarts de régime, et amenant une congestion permanente de la peau, caractérisent la couperose. V. Acné.
COURBATURE. La courbature est une fatigue générale causée par un exercice violent ou un refroidissement. Cette maladie est caractérisée par l’impossibilité de mouvoir 1rs membres et par des douleurs musculaires. 11 est rare qu’il y ait de la fièvre, à moins que les malades n’aient déjà un embarras gastricjue. V. Contusion, Rhumatisme.
Thérapeutique. — Repos. Tisane délayante et sudorifique, grands bains; un purgatif, s’il y a embarras gastrique.
COURFIÈRE (Puy-de-Dôme), Eau ferrugineuse acidulé froide.
COURS (Gironde). Eau ferrugineuse acidulé froide.
COURTORER (Orne). Eau ferrugineuse froide.
coussiKS. Les coussins sont des sacs de grosse toile, allongés, remplis de balles d’avoine. On les emploie dans l’appareil de Scultet (V. ce mot). 11 y a d’autres coussins qui sont longs, carrés, arrondis, en forme de pyramide et qui servent à placer les membres dans une position élevée pour favoriser la résolution des inflammations, ou qui sont destinés à être interposés entre le bras et le tronc, pour aider à la réduction des luxations de l’épaule, et des fractures de la clavicule. Y. Luxations , Fractures.
Il y a des coussins formés d’une ampoule de caoutchouc remplie d’air. Ces coussins sont bons pour soutenir les parties blessées, mais ils ne peuvent servir pour les appareils de Scultet.
COXà
Fig. 429. — Appareil à double plan incliné, fait avec des coussins et pour fracture de la cuisse.
coîjsso. V. ténia, Vermifuges.
col!TE4UX. Pour les amputations on se sert de couteaux droits, h un ou deux tranchants. Pour les cataractes et les pupilles artificielles , on emploie des couteaux spéciaux, couteau de Richter, de Beer, couteau lenticulaire. V. Amputation, Cataracte, Iridectomie.
COWFOX. Éruption pustuleuse du trayon des vaches, d’où Jenner a pris le vaccin. V, Vaccine.
COX4JLG5E (Arthrites et Ostéites péri-
ARTICULAIRES DE L’ARTICULATION COXO-FÉMO- RALE, Coxarthrocacë). La coxalgie est un mot qu’il ne faut plus employer que comme un terme générique, car les arthrites à forme aiguë, et plus souvent les arthrites chroniques de l’articulation de la hanche, sont des coxalgies. Il n’y a pas de maladie spéciale à laquelle cette dénomination convienne, et le nom de tumeur blanche n’embrasse pas toutes les variétés d’arthrite désignées sous le nom de coxalgie.
Une hydarthrose avec épaississement de la synoviale (Paletta, Brodie, J. Cloquet, Parise, Lesauvage). Une synovite fongueuse, une ostéite périarticulaire, ou une ostéite épiphysaire, une dégénérescence scrofuleuse du tissu osseux, une arthrite sèche, sont des coxalgies ou arthralgies de la hanche (V. Arthrites et Ostéites). Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a des coxalgies avec altération des os, qui ont débuté par mie hydarthrose (Nélaton).
L’arthrite sèche est ordinairement, mais non exclusivement la coxalgie des vieillards. L’ostéite périarticulaire et la synovite fongueu.=e sont la coxalgie des enfants. L’hydarthrose ainsi que l’arthrite aiguë rhumatismale au contraire semblent être la coxalgie des adolescents.
Toutes les coxalgies ont des signes communs ; le pli de la fesse, abais.sé ou relevé, suivant la distension de rarticnlation et suivant qu’il
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a allongement ou raccourcissement du membre: les douleurs dans les aines, augmentées par la pression, la flexion de la cuisse sur le bassin, l’adduction et la rotation du membre en dedans, la courbure de la colonne lombaire qui forme une concavité ou ensellure en arrière, enfin la douleur du genou, les variations de la longueur du membre, et la difficulté ou l’impossibilité de marcher.
L’adduction est un mouvement instinctif du malade pour protéger l’articulation contre les mouvements et contre la pression exercée par le lit sur le grand trochanter sous le poids du corps (Bonnet), et cela est l’occasion d’une semi-luxation par des courroies, usure du boi’d de la cavité cotylo’ide (Sabatier, Paletta, Boyer) .
%* Dans la majorité des coxalgies il y a de la douleur dans le genou. Elle est due à une propagation de l’inflammation à travers le canal médullaire jusqu’ au genou , dans les ostéites périarticulaires (Richet), ou bien à une compression et une irritation du nerf obturateur, dont les branches terminales viennent se répandre au voisinage du genou (Cruveilhier), ou bien à une lésion concomitante du genou (Bonnet, Malgaigne), ou bien à une lésion consécutive (Tessier, de Lyon), ou bien, et c’est ce qui est le plus commun, elle lient à ce que les malades placent le genou dans des positions forcées, ou le maintiennent longtemps dans la même position. Cette douleur n’existe pas chez les individus qui sont toujours couchés ou qui portent un appareil inamovible bien appliqué.
%* Au début des coxalgies, le raccourcissement du membre est apparent Si l’on endort les malades et si l’on redresse le membre, on trouve qu’il a la même longueur que le membre sain. Pour obtenir ses longueurs sans avoir endormi le malade, l’on placera les deux membres dans la même position, et l’on aura une mesure exacte en prenant avec un ruban métrique la distance de l’épine iliaque antérieure et supérieure à l’ischion, et en mesurant la distance de chacun de ces points à la tubérosité du condyle externe du fémur. On reportera ces mesures sur un tableau, on formera avec elles un triangle puis on comparera avec les mesures prises de la même manière sur le côté opposé (Giraud- Teulou). La bissectrice de l’angle répondant à l’angle inférieur du triangle représente la longueur vraie du membre. L’apparence de raccourcissement, tient à une élévation du bassin qui bascule un peu en avant et à une courbure de la colonne lombaire Morgagni, Brodie), puis à l’immobilisation de la caisse en demi-flexion sur le bassin. En relevant la cuiæe jusqu’à ce
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que la colonne lombaire repose sur le lit, la
position de la cuisse indique son degré de flexion
réelle.
Lorsqu’il y a une luxation du fémur ou atrophie du col , ou une destruction de la tête fémorale, ou une altération de l’os des des, le fémur remonte vers la fosse iliaque, et il y a un raccourcissement réel.
%*I1 est des cas où l’allongement du membre a précédé son raccourcissement, et cette disposition concorde avec le gonflement du peloton adipeux de la cavité cotyloïde (Valsalva, Morgagni, Boyer), ou bien à un gonflement de la tête fémorale qui ne peut plus être contenue dans sa cavité (Rust),ou bien à une hydarthrose (Parise).
Les signes d’une hydarthrose coxo-fémorale sont la tuméfaction relativement énorme de la hanche, une fluctuation obscure et des douleurs locales peu vives.
Une arthrite fongueuse de la hanche se révèle par des douleurs vives et un empâtement de la région sans augmentation sensible du volume du grand trochanter.
%* A la hanche, les ostéites périarticulaires sont presque toujours accompagnées de gonflement du grand trochanter ou de gonflement appréciable de l’os des lies par le toucher rectal.
Une coxalgie chez un vieillard ou chez un homme qui a passé soixante ans, peu douloureuse, donnant pendant les. mouvements spontanés ou communiqués, la sensation de craquements , présentant une déformation des extrémités articulaires, et quelquefois un gonflement promptement développé, caractérisent l’arthrite sèche. Dans cette coxalgie, la hanche n’est très-douloureuse qu’à la longue.
Une douleur vive, aiguë, avec chaleur de l’articulation coxo-fémorale et d’œdème périarticulaire ou des abcès rapidement formés, carac- -térisent l’arthrite aiguë de la hanche.
Les synovites et les ostéites périarticulaires suivent une marche lente et s’accompagnent à la longue d’abcès par congestion, ou d’abcès de voisinage, quelquefois de collection de synovie dans l’article; les abcès s’ouvrent et donnent lieu à des fistules; il y a des luxations dues à la destruction des extrémités osseuses ; les synovites qui se terminent heureusement, laissent une fausse ankylosé, les ostéites laissent une ankylosé vraie. Les hydarthroses s’arrêtent quelquefois après que la tête fémorale a été luxée. Les synovites et les ostéites se guérisent par ankylosé, les hydarthroses par la production d’une fausse articulation ou l’ankylose incomplète. L’arthrite sèche ne guérit pas ; il y a quelquefois luxation et fausse articulation entre les surfaces articulaires éburnées et recoi^ertœ d’ostéophytes cartilagineuses.
En général, quand un enfant se plaint du genou et qu’il a de la peine à porter son j
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membre dans l’abduction, faites attention, craignez l’invasion d’une coxalgie et examinez la hanche.
Une carie des trochanters, une ostéite du col du fémur est souvent difficile à reconnaître, car les mouvements de l’articulation restent libres, et, à cause de la profondeur de l’articulation, on ne peut pas préciser quelle est la lésion à laquelle on a affaire. On se rappellera que l’arthrite sèche n’existe pas chez les jeunes sujets, que l’hydarthrose y est rare et que les synovites fongueuses et les arthrites chroniques ont une marche lente, qu’elles ne s’accompagnent pas de gonflement des extrémités articulaires, et que dans les ostéites périarticulaires les abcès ne sont pas longs à se produire. Si un abcès a été ouvert on explorera avec un stylet, et le contact d’un os à nu indiquera la lésion, l’examen chimique et microscopique du pus fourniront aussi des éléments de diagnostic.
On ne confondra pas les coxalgies avec la sacro-coxalgie, à cause du lieu où se fait sentir la douleur qui, dans cette dernière maladie, siège sur les côtés du sacrum, ni avec la carie du grand trochanter et de la crête iliaque qui laissent les mouvements de l’articulation coxo-fémorale libres.
Le tempérament scrofuleux prédispose à la synovite fongueuse et à l’ostéite périarticulaire, le tempérament arthritique à l’arthrite sèche, le tempérament rhumatismal à l’arthrite chronique simple. Les refroidissements , les traumatismes, prédisposent aux coxalgies aiguës ou arthrites aiguës.
\* Les enfants adonnés à la masturbation sont souvent atteints de coxalgie.
%*Un traumatisme tel que un coup reçu ou une chute sur la hanche sont souvent l’occasion du début des arthrites, de l’articulation coxofémorale.
Thérapeutique. — On opposera aux dififérentes espèces de coxalgie le traitement des arthrites chroniques, des ostéites périarticulaii’es, de l’arthrite sèche.
On administrera les toniques, le vin de quinquina, le sirop d’iodure de fer, l’iodure de potassium à la dose de 50 centigrammes par jour.
On fera prendre des bains sulfureux, ou des bains de mer, suivant la diathèse des individus malades, 011 leur donnera une nourriture réparatrice.
Contre les douleurs, on donnera les pilules suivantes :
Sulfate de quinine . 20 centigrammes.
Extrait d’opium . . 5 id.
(Bellingham.)
Le traitement local des arthrites de la hanche repose sur une première indication, le repos de l’articulation. — On tentera d’obtenir l’immobilité par le repos au lit, les membres étant placés dans une gouttière de Bonnet (fig. 130), ou dans une mécanique articulée.
Si au moment où le chirurgien est appelé, le memj bre est déjà dans l’adduction, mais sans qu’il y ait
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ankylosé, le malade sera soumis au sommeil anesthé- j sique ; le membre sera redressé par des efforts ma- 1
miels, pendant que des aides maintiennent le bassin, et placé dans la gouttière Bonnet ou dans l’appareil
inamovible suivant : on placera une bande roulée à pai-tir du pied et terminée par un spica de l’aine, des attelles de carton, et recouvertes d’attelles de fil de fer seront placées de telle sorte que l’attelle externe remonte jusqu’au flanc. On recouvrira l’appareil ainsi ommencé par ime bande amidonnée (Bonnet, de
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Lyon), ou mieux dextrinée. Cet appareil a un poids relativement considérable, et c’est celui qui immobilise le mieux l’articulation de la hanche.
Comme il est nécessaire de lever les malades de temps en temps; il est bon d’avoir ime gouttière Bonnet pour maintenir le malade dans son lit et une mécanique que l’on fait porter au malade lorsqu’il se lève ; le bandage inamovible a une supériorité à cet égard sur les deux appareils précédents.
Il est bon d’alterner les moyens de contention du membre et de revenir à la gouttière Bonnet, pour appliquer, s’il est utile, des vésicatoires ou des la cautérisation ponctuée (J. Guérin), ou faire des badigeonnages avec la teinture d’io*de sur la région de la hanche.
Les abcès consécutifs à l’altération de la synoviale ou des extrémités articulaires ne seront pas ouverts prématurément; on les ouvrira avec un trois quarts ou un bistouri à lame étroite; on fera immédiatement une injection iodée, et les malades continueront l’usage des mécaniques et de la gouttière Bonnet; on fera une fenêtre à l’appareil inamovible si ce moyen de contention est préféré. Les fistules seront traitées par les injections iodées répétées.
Si ces derniers moyens ont été employés, si l’articulation se déforme, s’il y a luxation, ce qui est impossible, si le traitement a été bien suivi, la réduction ne sera tentée qu’avec les appareils mécaniques et à l’aide des crémaillères qui fout graduellement mouvoir les segments de mécaniques les uns sur les autres, les appareils modernes, imités de celui de Raspail (fig. 131), valent mieux que les appareils à extension continue de Humbert (de Morlay), Martin et Pravaz. Il ne faut rien forcer, sous peine de réveiller les phénomènes inflammatoires.
S’il y a ankylosé fibreuse, le malade étant endormi, on arrivera avec im appareil à extension, à mouffles, à mobiliser l’articulation, pour la placer dans une position plus favorable ; on renouvellera les tentatives, de façon à redresser progressivement. On placera ensuite le membre dans un appareil inamovible.
Etant donnée ime arthrite fongueuse avec altération des os, abcès et fistule, doit-on agir? Faut-il réséquer la tête du fémur (White) ? Si l’on n’est point sûr (et cela est impossible à établir) qu’il u’y a que le fémur qui soit malade, tenter une résection c’est faire une opération exploratrice, et il y a des opérés qui en meurent. Il n’y a qu’un seul cas où la résection soit acceptable, c’est quand l’extrémité supérieure du fémur gonflée permet néanmoins les mouvements de l’articulation, et quaud des abcès par congestion s’étant développés en peu de temps, il est évident qu’il y a une lésion osseuse.
Pour faire la résection de la hanche, voy. Résectioxs.
Désarticuler la cuisse (Stephen Smitt) est une opération qui a, dit-on, donné seize cas de guérison sur trente-deux amputations ; mais cette assertion vient de loin et mérite d'être contrôlée.
n faut dire des désarticulations et des résections de la hanche, qu'on ne doit les tenter que quand la vie
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des malades menacée autorise des tentatives désespérées (Velpeau) et quand il n’y a pas de nécrose étendue de l’os iliaque.
Quand une coxalgie cesse d'être douloureuse, on enlève les appareils et l’on se comporte différemment suivant que les mouvements sont conservés, ou qu’il y a ankylosé.
a. Si les mouvements sont conservés, on fei’a faire de bonne heure de l’exercice. Te membre étant placé dans une mécanique, les douches, le massage et les frictions aidant, le membre reprendra peu à peu ses fonctions et ne s’atrophiera pas. L’appareil à mouvement de Bonnet est insüffisant ; mieux vaut faire usage de mécaniques à crémaillères qui donnent des mouvements limités et gradués progressivement. Les procédés lents sont préférables ; on continuera l’usage de l’appareil mécanique longtemps encore après la cessation des douleurs.
b. Si les mouvements sont abolis. Si l’ankylose est osseuse, le membre étant droit, il ne faut rien faire ; s’il est ankylosé à angle droit avec le tronc, on tentera de réduire par les moyens indiqués pour le redressement. Mettre à nu le fémur, scier le grand trochanter à sa base (Rhea Barthon), ou le scier avec une scie fine à travers une petite incision par une demi-méthode sous-cutanée (Langenbeek), sont des opérations propesables. Mais comme on a produit une fracture du col par des efforts violents de réduction, qu’il n’a pas été observé d’accidents jusqu’ici dans deux cas connus (Nélaton, D. Després), et comme il y a eu ensuite des mouvements, on eri autorisé à tenter de produire les fractures. C’est chez les sujets âgés de plus de dix-huit ans seulement que ce procédé peut être employé. On placera immédiatement après le membre dans l’extension, — le malade sera mis dans une gouttière Bonnet; — on préviendrait la réaction inflammatoire qui pourrait survenir par des cataplasmes émollients et des sangsues.
Lorsque l’on n’emploiera pas ces moyens, on fera porter des appareils prothétiques, qui auront pour effet d’allonger le membre, de diminuer la courbure lombaire ; pour cela les malades useront d’un appareil prothétique ; le pied ne devra pas toucher le sol, il sera élevé d’une hauteur proportionnelle à l’angle formé par la cuisse avec l’axe du bassin.
En règle générale, au début de la coxalgie ou prescrira l’immobilité de l’articulation malade par le repos au lit et un traitement général antiscrofuleux. Si l’on a diagnostiqué la lésion de la coxalgie, voici le traitement local qu’il faudra faire :
Les hydarthroses seront traitées par les vésicatoires, — la ponction de 1’ .articulation (Camper, Bauer) ne peut guère être admise que pour ce genre de coxalgie.
Les cautères, la cautérisation ponctuée au fer rouge conviennent pour les ostéites périarticulaires et les svmovites fongueuses. — Le repos, assis ou couché, suffit dans l’arthrite sèche. Les artlirites rhumatismales avec l’œdème et les douleurs vives de l’arthrite aiguë seront traitées par les applications de sangsues et de ventouses. Mais on aura soin en même temps de prévenir la flexion et l’adduction de la cuisse par des appareils mécîiniques ou des bandages; un des meill.urs bandages au début des coxalgies consiste à attacher ensemble les deux jambes séparées par un coussin (Bouvier).
Iæs bains de mer, les douches d'eaux minérales et
CRAM
les boissons sulfureuses sont indiqués dans la convalescence des coxalgies ; — on enverra les malades spécialement aux eaux qui conviennent au tempérament goutteux, arthritique, rhmnatismal ou anémique. Les eaux de Baréges, de Bourbon-Larchambault, Cauterets. Bagnoles, Balaruc, Aix-en-Savoie, Aix-la-Chapelle, Wiesbaden, Tœplitz, Gurgitello, sont les sources auxquelles on peut avoir recours le plus généralement.
Coxalgie hystérique. La coiîtracture musculaire donne lieu quelquefois à une déformation semblable à celle des arthrites de l’articulation fémorale , ou de la coxalgie, et on l’a rattachée à l’hjstérie (Brodie, Roberi); elle a le caractère des coxalgies avec hydarthrose ou synovite, mais on l’eu distingue par l’exploration pendant le sommeil anesthésique. Une fois que la malade est endormie, on trouve que son articulation est entièrement libre.
Thérapeutique. — Endormir les malades, redresser le membre et le tenir étendu, faire des frictions et des massages sur l’articulation constituent tout le traitement. Les malades seront ensuite envoyées aux eaux de Luehon, Bourbonne, Balaruc ou Wiesbaden.
COXARTHROCACE. V. COXALGIE.
CRACHAT. Matière liquide formée ou parvenue dans le pharynx et dans les bronches d’où elle est rejetée au dehors. — Les crachats indiquent presque toujours une maladie des organes respiratoires, mais ils peuvent dépendre d’une lésion voisine communiquant avec la cavité des bronches.
Les crachats sont plus ou moins abondants : séreux dans la bronchite capillaire et dans la bronchorrhée; muqueux dans la bronchite chronique ; striés de dans la bronchite aiguë; ensanglantés et rouillés dans la pneumonie ; albumino-muqueux dans la coqueluche; purulents dans les abcès du' poumon et dans la phthisie, gangréneux infects dans la gangrène du poumon, etc.
CRAMPE. Une contraction subite, passagère et douloureuse des muscles de la jambe ou du pied, du menton ou des membres, constitue la crampe.
Les crampes sont essentielles ou symptomatiques, et résultent d’une fausse position des memîjres, ou d’un effort musculaire considérable, ou de la compression d’un nerf, d’une excitation nerveuse centrale produite par un poison tel cpe celui du choléra.
Les crampes essentielles qui viennent souvent la nuit, au milieu du sommeil, sont le résultat d’une fausse position des membres.
Les crampes de la grossesse résultent de la compression du plexus sacré par l’utérus en gestation.
Les crampes du choléra sont passagères, se montrent toujoüi*s pendant la période cyanique et diffèrent de la contracture cholérique
CREM
qui œt permanente et qui ne se montre que pendant la convalescence des malades.
Il y a des crampes singulières, occupant iïndes et le pouce, observées chez ceux qui écrivent beaucoup, nommées crampes des écrivains, et qui résultent de la fatigue des muscles employés à tenir la plume.
Thérapeutique. — On prévient les crampes, en entourant la partie qui en est souvent le siège, ou les parties voisines, avec une chainette ou un anneau de fer doux^
Les crampes et les contractures guérissent souvent en quelques minutes par des applications de laiton, sous forme de lames minces ou de chaînettes mises sur la peau.
Crampe des écrivains. V. MAIN (CON¬ TRACTURE DE LA).
Crampes d’cstomac. V. GASTRALGIE.
CRAi^îE (Lésion traumatique des os du).