‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 189 sur 731 · V. Fracture du crâne · texte numérisé non relu

V. Fracture du crâne

CR4NÎSAC (A.veyron). Eaux minérales sulfatées, manganésiennes, arsenicales, ferrugineuses et magnésiennes froides. On les donne en boisson, en bains et en douches. La source baisse, où dominent les sels de magnésie, est purgative, taudis que la source haute, manganésienne et ferrugineuse, est légèrement tonique, aussi s’emploient- elles pour une indication différente. On donne ces eaux dans les engorgements du foie et de la rate Q dans les maladies chroniques de l’intestin Q, dans la chlorose et dans les fièvres intermittentes rebelles □.

CRAQUEMENT. L’auditioii dans une partie du corps, d’un bruit analogue à celui d’une fibre de bois qu’on brise constitue le craquement, et il a une signification différente selon qu’on le constaté dans le poumon, sous la peau ou entre deux os.

Dans le poumon, les craquements ne peuvent se constater que par l’auscultation à la fin de chaque mouvement inspiratoire, et ils indifpient une congestion pulmonaire chronique, une tuberculose du poumon en voie de ramollissement ou une pneumonie chronique.

A la peau, les craquements se perçoivent par le doigt et par l’oreille ; ils indiquent un emphysème du tissu cellulaire sous-cutanc.

Dans les articulations, les craquements indiquent une arthrite sèche ou un simple défaut de synovie.

Des craquements au milieu d’un os indiquent une fracture ou un décollement d’épiphyse, mais alors ce bruit prend le nom de crépitation. V. ce mot.

CRÈCHES (Saône-et-Loire). Eau ferrugineuse acidulé froide.

CRÈME. Partie grasse du lait qui monte à la surface du lait reposé et dont on retire du beurre par le battage. — Ou s’eu sert eu thérapeutique pour mettre sur les gerçures des lèvres

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et des narines S, sur les croûtes de l’impétigo Q, sur l’érysipèle S et à l’intérieur, on la donne à la cuiller, à titre de corps gras, comme succédané de l’huile de foie de morue EU

CRÉOSOTE. Principe extrait du goudron végétal, et qui a la propriété d’empêcher la putréfaction des viandes sans les rendre impropres à l’alimentation. On l’emploie comme hémostatique □; comme stimulant et cicatrisant des plaies atoniques [±], enfin contre la carie dfô dents, avec du coton introduit dans leur ultérieur Q.

CRÉPITANT. Au début d’une maladie aiguë, de petites bulles nombreuses sèches et fines couvrant la fin du bruit de l’inspiration pulmonaire constituent le râle crépitant et annoncent une pneumonie au premier degré (V. Pneumonie) contre laquelle il faut employer la saignée du bras et des sangsues sur le point malade.

A la fin d’une maladie aiguë de poitrine, le râle crépitant indique, au contraire, la guérison d’une pneumonie et il n’exige qu’un peu d’alimentation.

Quand les petites bulles qui couvrent la fin du bruit respiratoire sont inégales, humides et occupent l’inspiration et l’expiration, elles forment le râle sous-crépitant, caractérisent la bronchite capillaire et réclament plutôt les vomitifs que la saignée.

CRÉPITATION. Bruit formé par le frottement des deux extrémités d’un os cassé (V. Fracture), — par la pénétration de l’air dans un poumon atteint de pneumonie au début ou en voie de résolution, — de bronchite capillaire (Y. ce mot), — de pneumonie chronique, — enfin par la migration de l’air infiltré accidentellement dans le tissu cellulaire. V. Emphysème

sous -CUTANÉ.

CRESSON. Plante des crucifères dont le suc des feuilles est employé contre la scrofule FR et contre le scorbut à ia dose de 400 grammes par jour Q. Il entre dans le sirop et dans le vin de raifort composés.

CRÉTINISME. Le défaut ou l’arrêt de développement des facultés intellectuelles physiques et morales constitue le crétinisme.

%* Le crétinisme est rarement sporadique et s’observe comme maladie endémique dans quelques vallées des Alpes ou des Pyrénées, concurremment avec le goitre ou hypertrophie du corps thyroïde.

%* Dans les pays où le crétinisme «t endémique, la maladie coïncide toujours avec le goitre, et, pour quelques médecins, elle doit en être considérée comme la conséquence anatomique, en raison de la compression des carotidfô par la glande thyroïdienne hypertrophiée.

Un petit être hébété, rabougri, goitreux, diffbrras dont la tête est irrégulière, volumi-

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neiise, non sjmétrique et chez lequel à vingt ans il n’y a souvent ni puberté, ni seconde dentition, de fait appartient à la race des crétins.

Le crétinisme n’est qu’un rachitisme porté à l’excès, dû à la mauvaise nourriture longtemps prolongée, au défaut de soleil et à la misère continuelle.

Pour quelques médecins, le goitre et sa conséquence le crétinisme sont la cause de la surabondante quantité de magnésie des eaux qui servent à la boisson habituelle (Grange) ; mais cette condition ne suffirait pas à elle toute seule s’il n’y avait en même temps une influence exercée par l’alimentation insuffisante, par le défaut de soleil et par l’action dégradante et prolongée de la misère.

Chez les crétins le physique est aussi dégradé que le moral, et à côté du défaut de taille, du retard dans la puberté et de la déformation des membres ou de la tête, il y a défaut d’intelligence, de mémoire et des facultés morales qui distinguent l’homme de la brute.

Le crétin ne vit que pour manger et satisfaire ses instincts de fainéantise et de lubricité.

V Le crétinisme est absolument incurable.

Thérapeutique. — S’il n’y a rien à faire pour guérir un crétin, il y a beaucoup à essayer pour guérir le crétinisme, et, quand la société le voudra, en améliorant le sort matériel des populations, où ce mal règne d’une façon endémique, elle le fera disparaître au bout d’un certain nombre d’années. Pour cela, il faudrait déplacer les populations et les attirer dans des localités plus salubres où l’air et l’eau soient de meilleure qualité. — Amener des eaux potables, dépourvues de sels magnésiens (Grange), renfermant une suffisante quantité d’iode, attirer les individus dans des lieux qu’éclairent les rayons bienfaisants du soleil, et leur procurer un travail qui, en élevant le salaire quotidien, fasse graduellement disparaître la misère. Voilà les moyens hygiéniques capables de détruire l’endémicité du crétinisme. Hors de cette hygiène, tout ce qu’on fera sera inutile.

CREUi: POPLITÉ (Kystes du). Il y a dans le creux poplité deux ordres de kystes; les uns sont des kystes synoviaux, dépendant des coulisses tendineuses des muscles fléchisseurs de la jambe; les autres sont des kystes synoviaux dépendant de l’articulation.

Les kystes synoviaux des coulisses tendineuses se reconnaissent à ce qu’ils sont petits, SC développent lentement sur le trajet connu d’un tendon, et l’on distingue les kystes synoviaux articulaires à ce qu’ils sont quelquefois réductibles, et compliqués d’une hydarthrose.

Les kystes du creux poplité sont des tumeure élastiques, quelquefois transparentes, peu mobiles, pendant que la jambe est étendue, qui ne causent aucune douleur, mais qui gênent la marche. Les kystes communiquant avec l’article sont beaucoup plus fixes que les kystes synoviaux des gaines des tendons.

CREV

Les hydi’opisies articulaires, et la marche forcée sont les causes des kystes du creux poplité (Foucher).

Thérapeutique. — Sur les kystes qu’oii soupçonne devoir communiquer avec l’article, on se bornera à appliquer des vésicatoires et à comprimer avec un bandage roulé.

Les kystes du creux poplité, mobiles avec un tendon pendant la flexion de la jambe, c’est-à-dire les kystes des bourses tendineuses, peuvent être ponctionnés, et l’on irritera leur paroi avec une sonde cannelée (H. Larrey}. On y fera des injections iodées (Foucher). L’excision du kyste (Malgaigne) a été faite deux fois, mais l’opération est difficile et douloureuse.

CREVASSE. Des crevasses se produisent souvent sur la peau chroniquement enflammée par des engelures, de l’impkigo, de l’eczéma, par une irritation superficielle, et il en résulte des fissures plus ou moins étendues, quelquefois fort douloureuses. V. Engelures, Fissure a l’anus.

On observe les crevasses sur les doigts, sur les orteils, au mamelon, dans l’aine, dans l’aisselle et au creux poplité, à la commissure des lèvres, à l’orifice et dans les plis de l’anus, etc.

Thérapeutique. — Contre les crevasses, il faut employer les lotions, les pommades et les poudres suivantes :

Eau . 1000 grammes.

Teiuture de cannelle . 30 id.

Pour lotions.

Autre.

Décoction d’écorce de chêne. . . 250 grammes. Extrait de Saturne . 15 id.

Pour lotions.

Lotions de sublimé.

Liqueur de Van Swieten. . . 1 . . «nn

Eau de rose . | ââ 100 grammes.

Pommade. '

cire jaune ou blanche . 150 grammes.

Glycérine pure . 10 id.

Faites fondre et ajoutez :

Teinture de benjoin . 5 grammes.

Autre.

Cire blanehe . 1 . . i -

Beurre de cacao . J aa Id grammes.

Faites fondre et ajoutez :

Huile d’amandes douces . 60 grammes.

Puis après refroidissement :

Essence de roses . 6 gouttes.

Autre dite pommade rosat.

Graisse de porc lavée à l’eau de

rose . 1000 grammes.

Pétales de roses pâles . 2000 id.

Racine d’orcanette . 32 id.

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