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On repoussera dans l'abdomen le testicule arrêté à l’anneau crural avec une pelote plate.
Un bandage avec une pelote creuse ou échancrée protégera les testicules adhérents et peu mobiles situés au périnée ou au pli de Taine, mais la pelote ne devra pas comprimer le cordon sur le pubis.
On enlèvera les testicules atteints de cancer et arrêtés à Tanneau par une incision oblique parallèle au pli de Taine ; de manière à arriver sur la tumeur que Ton énucléera. On liera les vaisseaux spermatiques avant d’en faire la section, pour éviter les hémorrhagies intra-abdominales ; si cet accident arrivait, on comprimerait à Tanneau avec un bandage herniaire (Nélaton).
En présence d’une inflammation chronique du testicule arrêté à Tanneau, à la région crurale, au périnée, en présence d’une névralgie rebelle, la question de Tablation du testicule pourra être posée, lorsque tous les autres moyens de protection du testicule et de guérison des accidents inflammatoires et névralgiques auront été employés.
CUBÉBE. Fruit du Piper cubeha de la famille des pipérinées, dont la poudre est trèsemployée contre la blennorrhagie, seule ou associée à du copahu, à la dose de 4 à 50 grammes par jour ŒI+], contre l’amnésie O.
CEiELEB. V. Forceps.
CEIB CHE¥ELE (PLAIES Du). Les plaies du cuir chevelu par piqûre ne présentent rien de spécial.
Les plaies par instrument tranchant peuvent intéresser le euh- chevelu obliquement ou perpendiculairement, et elles peuvent être compliquées de perte de substance.
Les plaies obliques seules ont un caractère spécial, car les poils coupés près du bulbe repoussent pendant le bourgeonnement des plaies, et leur extrémité irrite une des lèvres de la solution de continuité.
Les corps contondants déterminent des plaies contuses et mâchées, souvent compliqueés de décollement du cuir chevelu et de dénudation des os.
Le péricrâne décollé peut être réappliqué, reprendre en partie et il n’y a pas toujours exfoliation des os de la tête. Il peut y avoir nécrose étendue des os, périostite, abcès souspériostiques des os du crâne; enfin il peut y avoir ostéite et consécutivement méningite.
Thérapeutique. — Les plaies obliques du cuir chevelu ne doivent pas être réunies ni par suture, ni par des bandelettes ; on pansera à plat avec im linge troué enduit de cérat, recouvert de charpie mouillée avec Teau froide ou avec Teau et Teau-de-vie camphrée. Les plaies contuses seront traitées de la même façon. — Un cataplasme peut suffire. — On purgera les malades avec Teau de Sedlitz, deux à trois verres.
Lorsqu’il y a de vastes décollements, on réunira le lambeau par trois ou quatre points de suture métallique et Ton pansera à Teau froide ; — si le pus qui se forme vers le troisième jour séjourne sous le lambeau , on fera une contre-ouverture en un point déclive, c’est-à-tlire à la région occipitale ou temporale.
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afin que le malade étant couché le pus s’écoule naturellement; — on placera un tube à drainage qui passera par la plaie et par la contre-ouverture, puis on couvrira la tête d’un cataplasme.
Si des lamelles osseuses s’éliminent, on favorisera leur sortie ou on les extraira, mais on attendra qu’elles soient libres.
Les complications seront traitées par les moyens appropriés. Y. Méxixgite, Plaies.
CEIB i«EEF (Bruit de). Bruit particulier semblable à celui que produisent quelquefois des chaussures neuves et qu’on entend à la région du cœur dans la première période de la péricardite, avant que l’épanchement de sérosité soit très-considérable (Bouillaud).
Thérapeutiqw. — A cette période de la péricardite aiguë les saignées générales et locales par des ventouses ou des sangsues sont choses indispensables. V. Péricardite.
CEIEBE. Métal dont la limaille, administrée à l’intérieur, à 2 grammes par jour, arrête quelquefois les vomissements, et dont l’application en plaques sur la peau guérit la chorée Œl, les crampes B (Burq), la contracture essentielle B et une foule de névroses B.
CEMiix. Ombellifère dont les graines sont employées en poudre, 50 centigrammes à 1 gramme; ou en infusion, 8 grammes par litre d’eau contre les flatuosités B-
cebJlBE. Poison importé de l’Amérique méritUonale et formé de suc de Strychnos toxifera mêlé à du venin de serpent. Il est solide, noir et soluble dans l’eau. Ce poison très-violent , et promptement mortel lorsqu’il est inoculé, agit sur le système nerveux, fait disparaître les propriétés motrices des nerfs et ne leur conserve que les propriétés sensitives. — Administré à l’intérieur, son effet est à peine sensible. — Vella l’a employé contre le tétanos, en solution, sur la peau dénudée d’épiderme au moyen d’un vésicatoire, 2 à 4 centigrammes par jour dissous dans de l’eau B (Tiercelin) ; dans l’épilepsie B-
CERETTE. Les curettessont des instruments de métal renflés, aplatis et excavés en cupule ou en gouttière à une extrémité, destinés à enlever des corps étrangers ou des débris d’organe au fond d’une cavité (V. Oreille, Corps ÉTRANGERS, CATARACTES). Quelquefois ces instruments ont une extrémité mobile qu’un mécanisme fait courber à angle droit Ce sont les curettes articulées. V. Calculs.
Il y a une curette destinée à extraire les fongosités utérines. V. ce mot
Enfin on se sert de curettes de buis ou d’ébène pour extraire des corps étrangers, les fèces durcies et arrêtées dans le rectum. V. ce mot.
CEIRCERA. Plante de la famille des amomées, dont la racine est employée comme excitante et diurétique CH Elle sert bien plus dans l'industrie pour faire une belle teinture en jaune.
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ci'SSET, près de Vichy (Allier). Eau alcaline bicarbonatée sodique employée dans les mêmes maladies que les eaux de Vichy E.
CCTOt: [Érysipèle yangrénevx des auteurs). L’inflammation du derme, caractérisée par des troubles de la circulation des capillaires sanguins de la peau constitue la cutite.
La brûlure au premier, au deuxième et au troisième degré, la vésication, sont des cutites.
Cntite aiguë. La cutite aiguë, inflammatoire, est caractérisée par une rougeur diffuse un peu jaunâtre de la peau qui est chaude, tendue, lisse et douloureuse.
Des phlyctènes, analogues à des brûlures au second degré, et des plaques gangréneuses du derme ne sont pas rares dans la cutite aiguë.
Toute la peau atteinte de cutite peut se gangrener et un membre peut se trouver ainsi entièrement dénudé. Parfois il y a de Tœdème sous-cutané au-dessous de la partie où siège la cutite, par suite de la destruction du réseau capillaire lymphatique au niveau de la cutite.
Là cutite s’accompagne ordinairement de fièvre et d’embarras gastrique.
L’érysipèle, le phlegmon diffus, compliquent souvent la cutite et existent quelquefois en même temps qu’elle, ils sont presque toujours dus à des incisions intempestives.
La gangrène inflammatoire dans la cutite | entraîne des cicatrices étendues et difformes.
Il se forme parfois de petits abcès dans l’épaisseur de la peau.
Ordinairement la cutite aiguë est la conséquence de l’inflammation d’un ulcère mal soigné ou irrité par une longue marche, d’une plaie couverte de pansements irritants. C’est la cutite que l’on désigne encore sous le nom d’inflammation des plaies. Elle était autrefois décrite sous le nom d’érysipèle gangréneux fixe.
Thérapeutique. — Lorsque vous aurez constaté les caractères anatomiques de la cutite seule, gardez-vous de faire de grandes incisions préventives comme pour un phlegmon diffus ; vous ajouteriez un nouvel élément à l’inflammation ; mais en revanche les mouchetures (Dobson) sont excellentes, ainsi que les bains locaux. — Les cataplasmes de farine de lin et mieux de fécule seront maintenus en permanence; — les membres seront placés deux fois par jom* dans un bain émollient; — dans le lit ils seront tenus élevés sur un coussin. — S’il y a des eschares, on continuera ce traitement jusqu’à leur chute complète, et alors on pansera simplement avec de la charpie imbibée de vin aromatique, ou de la charpie sèche. — On préviendra les cicatrices vicieuses et les rétractions par la position des parties et une compression avec mie bande roulée ou des bandelettes de diachylon. — Si la plaie prend les caractères d’un ulcère, on pansera avec les bandelettes de diachylon.
A la face, les compresses d’eau de sureau et les cataplasmes de farine de graine de lin seront mis en usage.
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Les frictions mercurielles ne sont pas utiles dans la cutite ; les sangsues sont un moyen dangereux et deviennent souvent, comme les incisions, une occasion d’érysipèle.
Catite généralisée et eutîte locale snl»aignë. V. ÉRYTHÈME.
Cutite chronique. Toutes les dartres, scrofuleuses et arthritiques, l’eczéma, le lichen, le psoriasis, les syphilides et les scrofulides sont des cutites chroniques chez des individus prédisposés et dans un état de santé défectueux.
Il existe autour des vieux ulcères une cutite chronique, qui est la terminaison d’une cutite aiguë ou subaiguë. On la désigne sous le nom d’eczéma des vieillards; mais elle n’est qu’une cutite chronique, par le fait seul qu’elle n’existe souvent que sur une seule jambe, celle qui est affectée d’ulcère.
Entretenue par la malpropreté et le défaut de soins, la cutite chronique est caractérisée par une rougeur violacée de la peau, sans œdème du tissu cellulaire , recouverte c'a et l'a de croûtes au-dessous desquelles existent des fentes de l’épiderme et des ulcérations linéaires. Ailleurs on trouve des vésicules pleines de pus, des varices capillaires et les ulcères, origine du mal, versent une sanie mucoso-purulente; — les malades sont sans fièvre et éprouvent des démangeaisons modérées ou plutôt une cuisson.
La cutite chronique passe par des périodes d’inflammation aiguë qui peuvent être l’occasion de sa guérison.
Si l’on peut rapprocher les engelures de quelque maladie inflammatoire, c’est de la cutite chronique.
Thérapeutique. — Un traitement' régulier des ulcères préviendra la cutite chronique. Lorsque celle-ci sera déclarée, on pansera avec des cataplasmes de fécule, après avoir enduit les parties enflammées avec de la glycérine ; — les bains émollients locaux seront administrés tous les jours ; — les malades garderont le repos absolu un mois, s’il est nécessaire ; — l’ulcère ne sera traité par les applications de bandelettes que quand la cutite chronique se sera très-amendée. A mesure que l’inflammation chronique de la peau diminuera, on recouvrira les parties avec une couche de poudre d’amidon, et l’on placera un bandage roulé modérément serré.
Si par suite du tempérament du malade la cutite chronique revêt le caractère d’un eczéma, on traitera
I l’état général par le régime végétal, les tisanes de pensée sauvage et de houblon, et l’état local, d’abord par des cataplasmes de fécule, puis par la pommade.