VI. Convulsion. —Y. DYSTOCiEetÉCLAMPSIE
VU. Rétention du placenta. — Quand une portion du placenta ou le placenta tout entier ne peut être extrait, il survient une hémorrhagie d’abord abondante; si le placenta est en partie décollé, elle est peu abondante ; au contraire, si l’adhérence est totale; elle diminue peu à peu par le fait des contractions utérines. Chez quelques malades il y a des coliques violentes; ailleurs il y a une hyperesthésie véritable de l’uténis qui est extrêmement douloureux à l’exploration. Et enfin, dans quelques cas, il n’y a que de faibles douleurs. Les lochies donnent une odeur fétide.
Lorsque le placenta est retenu dans la cavité utérine, il se putréfie et il y a résorption putride du placenta ou bien excision tardive.
A. Résorption putride du placenta. — Dans ce premier cas, des frissons, des angoisses, se montrent et sont bientôt suivis du cortège des symptômes de l’infection purulente des accouchées ou fièvre puerpérale. Ces accidents cessent subitement, parfois avec l’expulsion du délivre expulsé , avec la suppuration non du placenta qui sort en morceaux, mais de la paroi interne de la cavité utérine.
L’inflammation de l’utérus et la gangrène superlicielle de la muqueuse utérine ne sont pas toujours la conséquence de la rétention du placenta qui peut rester enfermé longtemps dans l’utérus sans causer d’accidents.
La rétention du placenta est quelquefois une cause de péritonite.
Thérapeutique. — On arrêtera d’abord les hémorrhagies par les applications de compresses froides sur les cuisses et le ventre, et l’on donnera 2 grammes d’ergot de seigle.
Les lavages par de grandes injections tièdes (Vullyamos) sont les seuls moyens de prévem'r les effets de la putridité du placenta dans Tutérus. Au besoin, on ajoutera un peu d’eau de Labarraque ou d’eau-devie camphrée, pour diminuer la mauvaise odeur. — Une sonde à double courant devra être employée pour faire ces injections. — Toute partie du placenta qui se présentera au col, exploré tous les jours par le toucher, sera extrait avec la pince à faux germe de Levret, ou avec une pince à pansement, ou avec une pince à griffes.
Contre les phénomènes dus à une intoxication com- j mençante, on donnera l’ipéca à dose de 1 gramme i et de grands bains; — on instituera le traitement de ! la péritonite (V. ce mot , s'il y a lieu, et lorsque l'infection sera établie, on aura recours aux excitants |
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et aux toniques tels que l’acétate d'ammoniaque et le quinquina. V. Ixtectiox pctbide aigce.
B. Expulsion tardive du placenta. — L’expulsion tardive du placenta peut avoir lieu vingtcinq jours apres l’accouchement et même après un temps plus long. C’est un accident qu’il faut surveiller. Il s’annonce par une hémorrhagie abondante qui apparaît peu de temps après l'accouchement et qui cesse tout à coup. L’utérus enveloppe le placenta de tous côtés, et celui-ci ne subit aucune altération, peut-être parce qu’il est environné de tous côtés par le tissu utérin. Des douleurs vraies apparaissant à la longue, le placenta tombe sur le col et est extrait alors sans danger, mais le plus souvent il y a une hémorrhagie à chaque décollement partiel, et c’est là qu’est le plus grand danger.
Thérapeutique. — Lorsqu’il est constant que le placenta ne peut être extrait, il n’y a pas d’inconvénient à attendre que des contractions utérines reviennent; — tant que les lochies n’ont point de mauvaise odeur et tant qu’il n’y a pas de troubles de la santé, il n’y a pas à agir. — On administrera le seigle ergoté pour arrêter les hémorrhagies symptomatiques de la rétention du placenta. Cette médication fera peutêtre naître des contractions assez violentes pour expulser le délivre. — On aidera par des tractions prudentes la sortie du placenta accessible aux instruments à travers le col entr’ouvert. — S'il y avait un arrêt momentané, par suite de quelques adhérences non encore rompues et si le placenta se putréfiait dans le vagin, on aurait recours aux injections antiputrides et l’on tirerait sur le placenta avec les pinces. V. Désixfectaxts.
DELPHi^’E. Alcaloïde retiré de la staphisaigre. Il est peu employé en médecine.
DELTOÏDE (Paralysie du). V. Muscles PARALYSÉS.
DÉ.VLUX'CEilISOIV. V. PRURIT.
DÉDEXCE. V. Folie.
DEVIODEX. Acarus parasite de l’homme qu’on trouve quelquefois dans la matière sébacée des follicules pileux de la peau.
Il n’y a rien à faire contre cet acarus dont la présence est très-difficile à découv rir et quant I aux pustules à'axne punctata dans lesquelles il se trouve, il faut les traiter par les moyens convenables. V. Acné et Glandes sébacées (Ma-