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DIES DES

DEXT. Les dents sont le si^e de nombreuses altérations qui produisent localement ou sympathiquement un grand nombre de maladies.

Dents (Agacement des). Les dents souvent agacées chez les personne qui {Mœnnent beaucoup d’acides peuvent l’être encore dans la grossesse, dans la dy^>epsie accompagnée dn rejet d’eaux acides par la bouche et (kns certaines formes d’état nerveux chronique.

%* L’agacement prolongé des dents par les acides de la dj^pepsie on de la grossesse est une cause très-ordinaire d’altération de l’émail

dentaire, et consécuÜTement l'origine de la carie

des dents.

Thérapeutique.— gargarisme aTecl’eaude Vichy, l’opiat alcalin pour frotter les dents (magnésie décarbonatée, 5 grammes avec sirop de mûres, q. s.), les collutoires alcalins (carbonate de soude, 1 gramme ; eau de rose, 40 grammes 3 miel blanc, 40 grammes); la cessation de toute boisson acidulé, guérissent l’agacement des dents.

Dents (Avulsion des). On doit enlever les dents de la première dentition lorsqu’elles sont très-mobiles dans leurs alvéoles, mais il faut prendre garde de les arracher quand elles ne sont que malades et qu’elles sont résistantes, car alors en les ôtant on risque d’arracher les dents permanentes placées au-dessous.

Des lésions incurables des dents de la seconde dentiiion réclament leur avulsion.

Les dents peuvent être arrachées à tous moments, pendant le cours d’une gingivite, d’un abcès dentaire ; mais chez une femme nerveuse, ' enceinte, cette opération est contre-indiquée.

Thérapeutique. — On enlève les dents avec la clef de Garengeot (fig. 137) elles daviers anglais, à mors

Fig. 137. — Crochet de la clef de Garengeot ; au moyen delà vis, on place le crochet à droite ou à gauche.

à plusieurs saillies, appropi-iés pour la disposition des racines de chaque dent. La langue-de-carpe et le pied-de-biche (iig. 138), tous les autres instruments avulseurs attractifs, daviers, clefs, élévateurs, laissent à désirer; leur action est lente et peu sûre.

Pour enlever une dent, on place le malade sur un fauteuil à dos mobile pouvant s’élever ou s’abaisser. Un aide tiendra la tête du patient, mais il n’est pas indispensable d’y avoir recours ; — on n’endormira les malades avec le chloroforme que si on les opère couchés. — L’électricité (procédé américain), employée de façon que l’instrument avulseur communique avec un pôle de l’appareil à Induction et que le malade ait l’autre pôle dans la main, n’est pas un moyen anesthésique efficace ; — la compression du conduit auditif n’est pas plus avantageuse. — Mieux vaut enlever vivement la dent sans aucun de ces auxiliaires.

On enlève les dents temporaires avec les daviers droits et courbes, les incisives et les canines avec un davier droit ; on se place en arrière des malades pour les dents de la mâchoire inférieure, en avant pour les dents de la mâchoire supérieure.

On enlève les molaires avec la clef de Garengeot ou les daviers.

On enlève la dent de sagesse avec une clef de Garengeot munie d’un crochet à double courbure, ou avec un davier courbe, ou avec la langue-de-carpe.

On enlève les racines des dents avec la clef de Garengeot et avec le pied-de-biche.

Pour arracher une dent avec la clef de Garengeot, on enveloppe le panneton avec six ou sept tours d’une petite bande large de 1 centimètre. On place le panneton sur la gencive à l’union de la racine et

Fig. 13?. — Laugue-de-eorpe et pied-io-biche. de la couronne de la dent, généralement en dehors, mais toujours de façon que le crochet placé du côté opposé porte sur une portion de dent solide, le crochet est guidé par le doigt qui le place au niveau de la couronne. On tourne la clef et la dent vient ordinairement, si elle tenait encore et si elle était seulement luxée, après que la clef de Garengeot a lâché prise, on achèverait l’extraction avec un davier.

Pour extraire une dent avec les daviers, on prend un davier approprié à la disposition des racines; ainsi un davier droit à mors en cuiller de largeur égale pour les incisives ; un davier à mors plus écartés et recourbé à angle droit pour les petites molaires, n° 1; un davier à mors à deux échancrures, séparées par une saillie pour les molaires inférieures, n° 2; un davier courbe, n° 3, muni d’un mors semblable au davier n° 2 et d’un mors pareil à ceux du n° 1 ; un davier à mors disposé de même, mais avec les mors placés en sens opposé, n® 4 , pour les grosses molaires supérieures (fig. 139 et 140).

Après avoir bien appliqué l’instrument au niveau du collet de la dent, le chirurgien fait exécuter uu mouvement de rotation brusque autour de l’axe de la dent, en tournant l’instnunent à droite et à gauche et extrait la dent. Avec les daviers on coupe quelquefois la couronne, et alors on est obligé de recourir à la clef de Garangeot.

Pour arracher la dent de sagesse avec la langue-

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de-carpe , il faut que la dernière molaire existe. On passe lïnstmment à plat, de dehors en dedans, entre cette dernière et la dent de sagesse, la pointe de l’instrument ainsi appuyée pousse cette dent de haut en bas et d’arrière en avant ; mais il vaut peut-être mieux se servir d’un davier à mors un peu long. Si la dent de sagesse est bien isolée, on peut se servir de la clef de Garengeot, munie d’un crochet à double courbure ou fixé à l’extrémité du panneton.

Les racines sur lesquelles la clef et les daviers n’ont pas de prise seront enlevées avec le piedde-biche. Il s’applique en dehors à la place d’une dent manquante.

Les dents sont expulsées par une pression qui les porte en dedans ou par un mouvement de bascule de l’instrument, qui prend point d’appui sur le sommet des alvéoles, et qui élève la dent de bas en haut. Même quand la racine est réduite à peu de chose, la clef de Garengeot bien appliquée suffit.

Accidents de l'avulsion des dents. — La douleur cesse ordinairement après l’avulsion d’une dent ; si elle persistait, on aurait recours aux préparations opiacées (pilules d’extrait gommeux d’opium, de 5 centigrammes, ou juleps additionnés de 30 grammes de sii'op de morphine) ; — les malades se gargariseront avec le mélange suivant :

Eau . 150 gramm.

Laudanum de Sydenham. 1 id.

Teinture d’opium .... 8 id.

On lavera la bouche avec de l’eau tiède ou de l’eau fraîche, suivant l’état des dents, surtout s’il y a contusion de la gencive, accident qu’on peut éviter en garnissant suffisamment le panneton de la clef et en déchaussant la dent avec la pointe d’une spatule de trousse. La contusion des gencives guérit promptement, en général. Il est rare que le périoste d’une dent voisine de celle qui a été arrachée devienne le siège d’mie inflammation.

Une dent fracturée pendant l’avulsion exige une extraction des débris fixés dans l’alvéole, si la pulpe ou le périoste sont malades; si la portion de dent restée attachée à la mâchoire est saine, on la laissera. Pour extraii-e les racines qui resteraient profondément, on se servira du

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