Daviers ponr les grosses mokires supérieures
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pied-de-biche. Pour peu qu'il y ait des difficultés^ on remettra la seconde opération à un autre jour.
L'hémorrhagie à la suite de l'avulsion des dents peut être très-abondante et même entraîner la mort (Grandidier) , mais le plus ordinairement le sang s'arrête seul. Contre les hémorrhagies graves, on emploiera le tamponnement avec une boulette de charpie imbibée de pcrchlorure de fer, et ou la laissera de douze à quatorze heures en place. La cire molle, introduite dans l’alvéole, n’est pas aussi avantageuse.
La fracture de l’alvéole, qui arrive souvent après l’extraction au moyen de la clef, sera serrée avec, les doigts de façon à appliquer l’esquille contre la mâchoire. Si la portion d’os brisée est peu adhérente à la gencive, on l’extraira avec une pince; si la fracture est peu étendue, et s’il survient un abcès et une périostite, on ouvrira la tumeur inflammatoire et l’on extraira les séquestres dès qu’ils seront mobilisés. Si le corps de l’os est fracturé, on traitera par les moyens appropriés. V. Fractures de la mâchoire.
Pour éviter consécutivement la deformation des gencives, l’ébranlement des dents voisines de la dent enlevée, l’allongement de la dent opposée de l’arcade dentaire supérieure ou inférieure, et réciproquement, on placera une dent artificielle. Ou traitera les névralgies rebelles consécutives par les moyens appropriés et au besoin par la section des nerfs. 'V. Névralgies et Névrotomie.
Dents (DÉVIATION DES). Les deiîts qui poussent dans des directions vicieuses, ou qui sont trop serrées les unes contre les autres, outre la difformité qu’elles produisent, favorisent la carie dentaire et l’accumulation de tartre sur l’émail.
Thérapeutique. — Après l’âge de vingt-cinq ans, le redressement des dents serait tenté inutilement; on peut à cet âge arracher une dent molaire cariée ; les dents, devenues alors moins serrées, pourront encore se replacer.
Au contraire, de neuf à quinze ans, quand les dents sont mal placées, il faut ou bien extraire celle qui gêne et qui empêche les autres de venir prendre leur place naturelle, ou bien redresser par des appareils particuliers celles qui ne sont pas à leur place.
Si les dents incisives sont déplacées parce qu’elles sont trop serrées, on enlèvera une petite molaire; — si les dents incisives sont écartées, on appliquera des gouttières de platine percées de trous sur les dents déviées, une anse de fil embrassant le col de la dent ^déviée et passant par les trous de la plaque, ramènera la dent dans une bonne direction. — Si la dent est déviée en avant, on placera une plaque, munie de trous, en arrière de l’arcade dentaire, et les tractions auront lieu à l’aide d’un fil embrassant le collet de la dent. Si la déviation a lieu en arrière, la plaque sera placée en avant.
Dents (Douleurs des), Odontalgie.
L’odontalgie est un symptôme appartenant à un grand nombre d’affectious deniaires. L’odontalgie, chez les enfants, résulte d’une difficulté de l’éruption des deuts. Elle se révèle par un prurit incommode plutôt que par une véritable douleur.
L’odontalgie des adultes est une conséquence
de la carie dentaire. V. Dents (Maladies des). Elle résulte d’une inflammation de la pulpe ou du contact d’une particule alimentaire ou d’un corps étranger sur cet organe mis à découvert.
L’odontalgie causée par une périostite alvéolodentaire, est caractérisée par une douleur franchement inflammatoire. V. Dents (Maladies des).
La gingivite aiguë engendre des douleurs voisines de celles de la périostite, qui est liée si souvent k la gingivite. V. Gingivite.
L’odontalgie est très- souvent une névralgie du nerf dentaire. V. Névralgie dentaire.
Les tumeurs du périoste alvéolo-dentaire donnent lieu à de l’odontalgie par suite de poussées inflammatoires dans le voisinage de la tumeur.
Thérapeutique. — Les préparations odontalgiques ne sont que des moyens palliatifs et ne s’emploient qu’à titre de calmants. Elles ne peuvent que très-peu de chose sur les maladies qui causent la douleur. V. Dentifrice.
Dents (Hygiène des). Il faut entretenir la propreté des dents et la fermeté des gencives, et faire disparaître le tartre qui se dépose entre les dents et à la base de leur couronne pour prévenir les caries et les périostites, les gingivites chroniques et le ramollissement des gencives qui les suit.
Thérapeutique. — Dès que les dents de la seconde dentition seront sorties, on lavera les dents tous les matins avec de l’eau fraîche ou tiède ; — si les dents sont mauvaises, il faut se servir d’eau additionnée de quelques gouttes d’un dentifrice alcalin, acide ou neutre, suivant les qualités de la salive des malades, reconnues à l’aide du papier de tournesol placé dans la bouche.
On se servira d’une brosse douce que l’on passera dans toutes les directions.
Les dents seront nettoyées tous les matins, et après chaque l’epas avec un cure-dent de plume, d’or ou d’argent, — on se bornera à enlever les parcelles de corps étrangers restés dans les dents, mais il ne fau- ‘ dra pas continuer pendant des heures cette manœuvre.
La bouche doit être lavée après chaque repas.
Les brusques transitions de chaud et de froid produites par les aliments et par les boissons sont nuisibles aux dents.
Ckirtains soins ne doivent être donnés que par le dentiste : tels sont le limage des dents placées les unes contre les autres et le nettoyage.
Le limage des dents se fait avec les curettes, les l'ugines et les fraises; — à l’aide de ces instruments, on enlève le tartre, puis on rince la bouche avec un dentifrice plutôt légèrement acide qu’alcalin.
Dents (Lésions traumatiques des).
1. Fracture des dents. — Les fractures de deuts qui ne comprenuent pas la partie où se trouve la pulpe dentaire ne se consolident pas : c’est ce qui arrive aux éclats de la couroime des dents. Les fractures de l’ivoire autour de la pulpe se consolident pourvu qu’il n’y ait pas
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séparation complète. Les fractures verticales complètes se consolident quoique la fente s’étende à toute la dent. Les fractures des dents avec dénudation de la pulpe sont presque toujours suivies de carie.
Thérapeutique. — Dans les fractures de dents^ on se bornera à attendre. — 11 sera toujours temps d’extraire des portions de dent fracturée. En cas de fissure longitudinale, on liera avec un fil de soie les deux parties de la dent, et l’on prescrira aux individus de UC pas manger sur la dent brisée.
Une gouttière de gutta-percba maintiendi-a les dents les unes par les autres.
On traitera de très-bonne beure les caries consécutives. Y. Carie des dexts.
IL Luxation des dents. — Quelquefois à la suite d’une fracture de la mâchoire ou au momcul de l’extraction d’une dent malade, une bonne dent se trouve déplacée, mobilisée ou même arrachée de son alvéole. Il est démontré que malgré ce déplacement la dent peut reprendre sa place.
Une dent replacée dans son alvéole, huit heures après eu avoir été extraite, a repris sa place (Oudet, âlagitot).
Thérapeutique. — Les dents à moitié sorties de l’alvéole seront replacées (V. Fracture de la mâchoire ixfériedre), car la gencive restée saine, même avec une fracture de l'alvéole, suffit pour que la dent reprenne.
Une dent arrachée par mégarde sera immédiatement remise en place, et les malades devront s’abstenir de mâcher du côté blessé, pendant douze heures.
Dents (Maladies des). Les maladies des dents sont des lésions de la dent ou de son périoste.
Parmi les lésions des dents, ou compte celles de l’émail, de l’ivoire et de la pulpe. Le périoste est atteint de phlegmasies et de tumeurs diverses.
I. Lésion de V émail. — L’émail est parfois très-abondant au collet de la dent. Il peut présenter des sillons, des enfoncements, des saillies, et il peut présenter une coloration jaune ou noirâtre.
Des sillons trausverses sur les dents correspondent ordinairement à une maladie grave survenue pendant la croissance des individus.
L’émail se détruit quelquefois pendant le cours d’une maladie grave, parce que la salive acide le dissout. V. Agacement des dekts.
Thérapeutique. — Limer les parties saillantes des dents, traiter la carie si elle complique les lésions de l’émail, traiter les affections des gencives qui causent une altération de coloration des dents.
II. Lésions de Vivoire. — Carie dentaire. — En vertu d’une véritable action chimique ;>lagitot) des eaux que l’on boit, des aliments dont on se nourrit, le sucre en particulier ; eu vertu de maladies individuelles qui entretiennent un état acide de la salive; en vertu de lésions traumatiques ou par suite de la corapre^ion de
pièces prothétiques, les dents s’altèrent, l’émail se ramollit et l’ivoire se détruit au-dessous.
%* Le paj’s et la race ne sont pas étrangers à la carie prématurée des dents qui semble être héréditaire.
La carie dentaire existe par ordre de fréquence sur la face triturante des dents, sur les faces et sur les bords des couronnes en rapport avec les autres dents et au collet de la dent.
De la douleur au contact des aliments chauds ou froids et des substances acides ou sucrées; un point noir ou jaune sur une dent indiquent une carie commençante. — Une excavation de la dent, à fond irrégulier et remplie par un magma noirâtre, dans laquelle un stylet introduit cause une sensation un peu douloureuse, caractérise la carie confirmée. — L’absence de résistance sous l’instrument explorateur, et une douleur extrêmement vive indique que la pulpe est à découvert et peut-être déjà ramollie en entier.
La carie dentaire peut s’arrêter spontanément, catnes curata (Duval)'; c’est la carie sèche.
*,5,* L’infiammation des gencives, la périostite dentaire, les abcès ou fluxions dentaires et les fistules consécutives forment le cortège de la carie dentaire.
Les douleurs violentes, dites t^age de dents, n’appartiennent qu’aux complications inflammatoires qui suivent la carie dentaire.
On reconnaît la carie par l’exploration avec un stylet à manche plein, désigné sous le nom de sonde, et avec un miroir ovale de 8 centimètres de large sur 3 de long, articulé et mobile sur une tige, qui sera chauffé avant de le mettre dans la bouche, et sera placé dans divers sens pour juger de la situation du mal entre les dents. V. Dentaires (Névralgies) ; Fluxion, Dentaires (Fistules).
Thérapeutique. — Pour prévenir la carie dentaire, il faut tenir la bouche dans un état de propreté constant, — on traitera les états généraux de l’économie, tels que la scrofule, la syphilis, les gastrites et les gastralgies, — on enlèvera les dents surnmnéraires qui pressent sur les dents saines, on aura recours à des dentifrices appropriés à l’état de la salive. V. Dexts (Hygièxe des).
Lorsque la dent est Cciriée superficiellement, si l’émail seul a disparu, s’il s’agit des incisives, ou enlèvera avec la lime toutes les parties cariées ; s’il s’agit d’une molaire, on nettoiera la carie et l’on obturera immédiatement. Lorsque la dent est plus profondément attaquée et que Tivoire est détruit, sans que la pulpe soit dénudée, ou pansera avec des topiques, afin de favoriser la réparation d'une couche d’ivoire. Ces remèdes agissent en protégeant la pulpe et en empêchant l’introduction de corps étrangers dans la carie. Ou obturera ensuite lorsque les douleurs auront cessé.
Lorsque la pulpe est à nu et douloureuse au toucher, on tentera de la détruire avec nn fil de platine
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rougi au feu ou avec un fil de fer taillé en fer de lance que l’on retourne dans la dent deus ou trois fois, ou mieux en plaçant xm caustique dans la dent cariée ; pour les dents à plusieurs racines, ce moyen est seul applicable. La pulpe une fois détruite, ou fera des pansements avec des topiques calmants qui favoriseront la chute des eschares ; on obturera ensuite.
Pour favoriser la réparation des couches d’ivoire, après la carie du second degré, on nettoie l’intérieur de la cavité de la carie par le grattage avec les rugines ou excavateurs, puis on place une boulette de coton imbibée de ce mélange :
chloroforme . 2 grammes
Créosote . . . 2 id.
Teintnre de benjoin . 8 id.
(Magitot.)
Pour cautériser la pulpe, on nettoie autant que la douleur le permet la cavité de la carie, puis on introduit une boulette de coton roulée dans l’acide arsénieux pulvérisé (Magitot), et l’on place par-dessus une boulette de coton sèche pour prévenir la dissolution du caustique dans la bouche. On laisse le pansement en place pendant vingt-quatre heures; si, au bout de ce temps la pulpe est encore sensible, on renouvelle la cautérisation. On favorise la chute des eschares en introduisant une boulette de coton iml)ibée du mélange suivant :
Laudanum . } ^
Teinture de benjoin . 8 id.
(Magitot.)
Ou bien du même mélange, en remplaçant le laudanum par la créosote.
On a conseillé de se servir du ciment de chaux caus- | tique, treize parties, et douze parties d’a¬
cide phosphorique anhydre, obtenu par la combustion du phosphore à l’air sec. Faire rapidement le mélange et le mettre dans la dent desséchée avec du coton.
(Offermayer.)
\'oici d’autres formules :
Acide arsénieux . .8 graiiinus.
Morphine . 1 id.
Mêlez.
Un peu de cette pâte dans la dent cariée, préalablement nettoyée, et on la recouvre de mastic en larmes. Cette formule dérive de celle de G. Spooner : acétate de morphine, une partie; arsenic, trois parties.
.4 . La résection et le limage des dents se pratique avec des limes plates de différentes formes, limant des deux côtés, ou avec des fraises; en général, pour les incisives on doit limer davantage sur la face postérieure de la dent, pour les molaires il ne faut pas chercher autre chose que de détruire le point carié. Le limage des dents ne doit être
fait que quand l’émail et une couche
une couche de dentiue qui assurera la guérisou de la dent.
B. Pour obturer une dent, on se sert de feuilles d’or ou d’amalgames divers. — L’or est plus avantageux pour la carie peu profonde ; on l’emploie en feuille, et pour lui donner une dureté -plus grande, on le recuit àla lampe. — On emploie aussi les amalgames suivants :
Mélangé en pâte avec le mercure. (Magitot.) Ou bien ;
(Magitot.)
Ou bien oxychlorure basique de zinc. (Lallement.)
Ou bien le mélange de mastic et de collodion porté sur un peu de coton. (Pouton.)
Ces deux ciments tiennent peu. Il en est de même du ciment de Wagner, dont la gutta-percha est la base. Mais ils conviennent pour les dents atteintes de carie, dont la cavité est grande ou anfractueuse.
On nettoie la cavité cariée avec les rugines (fig. 141), on emplit la cavité de la dent avec les feuilles d’or, au moyen de fouloirs et de brunissoirs (fig. 142). L’emploi des amalgames ne nécessite que des fouloirs et des spatules.
Lorsque la pulpe dentaire s’enflamme à la suite d’une obturation pour une carie avec altération de la pulpe, il faut enlever l’obturation; si l’on n’y arrive point, on trépane la dent . avec une petite fraise, on traite l’inflammation de la pulpe et l’on a recours ensuite à une iiouvelle obturation.
Sans qu’il y ait de véritable inflammation de la pulpe, les dents peuvent être sensibles au froid et au chaud après qu’on les a obturées, cela indique que
tres-superûcielle de l’ivoire sont mala- Fig. 141. -Fraises, limes, stvlets, rugines, pour le nettoyage des dents. (Magitot.) des. S il y avait une douleur après le
limage, on toucherait la partie sensible a^ec un stylet la pulpe est à nu sous l’obturation ; si les choses resrougi : l-i pulpe excitée ne manquera pas de fournir I tent en cet état, il n’y a rien à faire, on attendra.
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Que l’on ait affaire à auc carie, avec ou sans dénudation de la pulpe, il faut toujours obturer la cavité, mais on n’aura recours à cette opération que quand les douleurs auront cessé. On ne doit plomber que
Fig. 142. — Fouloirs et brunissoirs poiu’ le plombage des dents. (Magitot.)
plusieurs jours ou plusieurs semaines après avoir détruit la pulpe ou avoir pansé la carie. Pendant la grossesse, les obturations des dents causent quelquefois des inflammations et des accidents graves. Lorsque plusieurs dents sont cariées à la fois, on devra laver la bouche avec une solution légère de magnésie, 1 gramme pour 150 grammes d’eau si la salive est acide, — ou, avec de la crème de tartre, si la salive est alcaline. V. Dexts (Hygiène des).
Le déchapellement des dents ou résection de la couronne des dents (A. Paré) n’est pas une bonne opération; elle n’est justifiable que quand on craint de voir les dents saines ébranlées par l’avulsion complète de la dent malade.
Lorsque l’on peut obturer une dent, l’avulsion de cet organe est contre-indiquée, à moins qu’il n’y ait des lésions du périoste dentaire et de la racine, et qu’il n’existe des fluxions consécutives ou des fistules.
III. Lésion de la indpe dentaire. — A. Inflammation de la pulpe. — La pulpe dentaire ne s’enflamme ordinairement que quand elle a été mise à découvert. La congestion, l’étrangîement de la pulpe sont les faits capitauv de cette inflammation.
*** On reconnaît l’inflammation de la pulpe dentaire par les antécédents qui montrent une carie avancée d’une dent, ou qui apprennent que des manœuvres ont été récemment exercées sur un de ces organes.
L’inflammation de la pulpe dentaire est caractérisée par une douleur térébrante ou lan-