‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 232 sur 731 · FORMULAIRE DE L'ECZÉMA · texte numérisé non relu

FORMULAIRE DE L'ECZÉMA

Poudre sulfuro-magnésienne.

Soufre sublimé . 1

Maguésie . j grammes.

Pour faire dix paquets.

Un tous les jours dans l’eczéma chronique.

(Biett )

Pilules d’arséniate de fer.

Afséûiate de fer . 15 centigrammes.

Extrait .le houblon . V grammes.

Poudre de guimauve . 2 id.

Sirop de fleur d'oranger .... q. s.

Mêlez. Faites quarante-huit pilules. Chaque pilule contient 3 milligrammes d’arséniate de fer. Une par jour.

Cette préparation, comme les pilules asiatiques, est surtout employée dans le traitement de l’eczéma.

(Biett.)

454 ECZE

Solution contre V eczéma.

Carbonate de soude . 5 à 10 grammes.

Eau . 1000 id.

Faites dissoudre. — Pour lotions. (Bennett.) Solution arsenicale.

Acide arsénieux . 10 centigrammes.

Carbonate de potasse . 10 id.

Eau distillée . 500 grammes.

Alcool de mélisse composé ... 50 centigrammes.

Teinture de cochenille (pour colorer fortement) . q. s.

Chaque gramme de cette solution représente un cinq-millième ou deux dix-millièmes de gramme d’acide arsénieux, tandis qu’il s’en trouve un centigramme dans chaque grammé de liqueur de Fowler. (A. Devergie.)

Liqueur arsenicale de Fonder.

Cette liqueur s’emploie à la dose de cinq à quinze gouttes par jour f+l.

Sirop d’arséniate de soude.

Sirop simple . 300 grammes.

Arséniate de soude. ...... lO centigrammes.

Faites dissoudre.

Une à quatre cuillerées par Jour.

Arséniate de soude.

Ce sel se prescrit à la dose de 5 à 20 milligrammes en potion, à prendre dans les vingt-quatre heures.

Pommade de calomel.

Axonge . 30 gi'ammes.

Calomel . 2 fi 4 id.

Mêlez.

Pommade au goudron.

Axonge . 30 grammes.

Goudron de Norvège. ... 10 à 20 id.

Mêlez.

Pommade au préci-pité rouge.

Précipité rouge . 2 grammes.

Axonge . . 30 id.

Limonade nitrique.

Eau. . . 1000 grammes.

Sirop de sucre . ■ 60 id.

Ajoutez acide nitrique jusqu’à agréable acidité, environ douze gouttes. Employé par Biett dans les éruptions avec prurit désagréable et surtout dans l’eczéma. (F. H. P.)

Mixture.

sirop de fumeterre . 400 grammes.

Sirop de pensée sauvage. ... 100 id.

Sulfite sulfuré de soude .... 10 id.

Deux cuillerées par jour.

M. Biett l’employait avec avantage dans le traitement de plusieurs affections chroniques, et notamment contre l’eczéma. (Biett.)

Liqueur arsenicale de Biett.

Arséniate d’ammoniaque .... 4 déeigrammes.

Eau distillée . 250 grammes.

Mêlez. Depuis douze gouttes jusqu’à h grammes et plus. Dans la plupart des maladies chroniques de la peau,' dans l’eezéma.

EGYP

Applications d’argile.

L’argile s’emploie ramollie dans l’eau et tamisée pour en ôter les pierres. (Schreber.)

Application de sous-nitrate de bismuth.

Sous-nitrate de bismuth ... 1 à 3 grammes. Glycérine . 3 id.

Étendre avec un pinceau. (Debout.)

Compresses trempées dans une solution alcaline faible.

Sous-carbonate de soude .... 2 grammes.

Eau distillée . 350 id.

Applications d’huile de cade.

Comme on applique le goudron pur sur l’eczéma, on peut employer l’huile de cade. (H. Bennett, d’Édimbourg.)

EFFLUVE. Éniaiiations ou exhalaisons formées par les marais et composées de substances organiques végétales altérées, tenues en suspension dans l’air où l’on peut les retrouver au microscope. — L’atmosphère où elles se trouvent est un véritable poison pour l’homme, et il devient la cause des fièvres intermittentes simples et pernicieuses, des fièvres larvées, des fièvres rémittentes, de la fièvre jaune et des typhus, de la cachexie paludéenne, et de l’hypertrophie de la rate, de certaines névralgies intermittentes, etc. — C’est une cause grave de dépeuplement, car dans les pays où il y a beaucoup d’efîluves marécageuses, les enfants ne vivent pas, et la vie moyenne ne va pas au delà de cjuinze ans. — Le quinquina et son alcaloïde, le sulfate de quinine ainsi que l’arsenic (V. ces mots) sont les spécifiques du mal produit par les effluves. V. Fièvre intermittente.

ÉGAGaOFILES. V. INTESTIN (CONCRɬ TION DE L’).

ÉGOPii®NîïE. Quand on ausculte la voix d’un malade et que le bruit produit dans la poitrine ressemble à un chevrotement comparable à la voix du polichinelle, on dit qu’il y a égophonie (Laennec). V. Auscultation.

L’égophonie est toujours accompagnée d’affaiblissement du murmure vésiculaire, quelquefois de souffle tubaire, et enfin de matité dans la partie correspondante du thorax.

On entend ordinairement l’égophonie en arrière du poumon, au niveau de la racine des bronches vers la fosse sous-épineuse ou dans l’aisselle, et elle annonce qu’il y a dans la plèvre un épanchement liquide de moyenne abondance comprimant un peu le poumon et les bronches.

L’aplatissement incomplet des bronches moyennes où passe la colonne d’air indispensable à la phonation est la cause de l’égophonie.

ÉGTPTI.4C. Onguent employé comme exci-

ELEC

tant et styptiqne sur les plaies S. Il est compcfâé comme ü suit :

Faites chauffer dans une bassine de cuivre jusqu'à ce qiie Tacétate de cuivre soit fondu, et que le miel devenu rouge ait pris la consistance d'onguent

ÉLATÉRixt. Sutetance solide blanche, amère, cristalline, insoluble dans l’eau, soluble dans les acides et l’alcool à chaud. On l’extrait de Y élatériurn.

Thiropratlque. — On emploie rélatérine, dans la ii.'phriîe albumineuse, à la dose de 10 à 20 centigrammes par jour □ 'Bright .

ÉLATÉBii'Vi. Espèce de concombre sauvage dont le suc, épaissi jusqu’à consistance d’extrait, est quelquefois employé comme purgatif II a été employé par Bright, avec avantage, dans deux cas de néphrite albumineuse.

ÉLECTRICITÉ OU ÉLECTRISATIOX. L’électricité est un agent de la nature qui se développe par le frottement des corps, par leur contact, par leur composition ou par leur décomposition, et dont l’influence sur la vie et sur tout ce qui nous entoure est immense. C’est la force universelle qui entraîne les mondes, qui règle le cours des astres et qui produit, avec l’affinité, la chaleur et la lumière, tous les phénomènes de la végétation terrestre. On la trouve partout, comme cause ou comme effet des phénomènes de la nature ou de la vie, et l’homme qui est parvenu à la produire à volonté dans des appareils spéciaux, l’utilise à la fois pour l’industrie et pour la thérapeutique.

L’électricité existe en grande abondance chez l’homme et chez les animaux, soit comme effet des compositions et des décompositions qui s’accomplissent au sein des tissus, soit comme cause de nutrition moléculaire, de mouvement des muscles et de sensibilité, lorsque après avoir été formé dans l’encéphale elle arrive aux oi'ganes par les cordons nen eux. On sait, en effet, d’après Üubois-Raymoud, que les nerfs sont les conducteurs d’un courant électriqne qui arrive aux organes et aux muscles, et que la volonté détermine une augmentation d’intensité de ce courant qui pousse l’aiguille du galvanomètre à chaque contraction des muscles de l’opérateur. C’est en vain qu’on veut rendre compte de ce fait dont j'ai été témoin par les actions de contact; l explicatiou n’est qu’une erreur et la volonté pousse règlement ^us les nerfe un courant qui agit sur l’aiguille du galvanomètre. Ce fait semble indiquer que chaque être vivant porte en lui un appareil électrique dont le courant distribué par les nerfe sous forme à'injluu: nej Vf ux, règle les opérations de la sensibilité.

ELEC 455

du mouvement et de la vie, et que cet appareil n’est autre que l’appareil nerveux partout formé de deux substances blanches et grises, baignées par le sang, et que, 'a côté de cette électricité productrice des phénomènes vitaux, il y a celle qui n’est qu’un effet de la vie et qui résulte du mouvement de composition et de décomposition des organes. Toute cette partie de la physiologie est encore à l’étude, et en pareille matière il n’y a que des hypothèses à rapporter.

I. Physique. Appareils. La force électrique se manifeste par des effets qui varient avec les conditions dans lesquelles elle prend naissance. On utilise eu médecine l’électricité produite pai’ le frottement, dans les machines électriques et recueillie dans la bouteille de Leyde ; celle produite par les actions chimiques de la pile à auge, des chaînes électriques, de la pile associée à un électro-aimant, et enfin celle qui apparaît comme conséquence des modifications qui surviennent dans Vétat magnétique du fer ou de l’acier.

Quelle que soit la provenance de la force électrique, celle-ci offre à considérer sa ou intensité, mesurable par la somme de travail qu’elle est capable d’effectuer en se transformant, et sa tension, sorte de pouvoir expansif en vertu duquel elle triomphe plus ou moins facilement des résistances que la conductibilité imparfaite des milieux oppose à sa transmission. Ces deux conditions varient indépendamment l’une de l’autre, suivant la nature du travail qui a donné lieu aux manifestations électriques, et suivant la disposition des appareils construits en vue d’en utiliser les effets.

Électricité produite par le frottement. — Lorsqu’on frotte l’un contre l’autre deux corps hétérogènes, ces corps acquièrent des propriétés électriques. Les appareils destinés à manifester l’électricité développée par le frottement sont la machine de Ramsden, qui a subi plusieurs modifications, et la machine de Nairne. Ces appareils sont trop connus pour que nous ayons à les décrire ici : le premier donne de l’électricité positive ; le second, de l’électricité négative. Récemment, on les a fondus dans un appareil qui peut donner à volonté l’une ou l’autre des deux électricités ou toutes deux à la fois. A ces instruments doivent être joints les condensateurs dont la seule forme employée est la bouteille de Leyde, à laquelle il faut toujours adapter le graduateur de Lane.

L’électricité fournie par les appareils à frottement est remarquable par son peu de quantité et son énorme tension. L’emploi des condensateurs permet d'en augmenter la quantité.

Électricité produite par les actions chimiques. — Nous n’avons pas à rappeler ici la disposition fondamentale du couple voltaïque; on

h3(i ELEC

connaît égalèment bien les modifications générales qui y ont été apportées dans le but d’augmenter la constance du courant (amalgamation du zinc, piles à deux liquides).

Les doimées qu’il importe de ne pas perdre de vue dans la pratique sont les suivantes :

1“ Le couple voltaïque fournit un courant d’une intensité extrêmement grande, si on la compare à l’intensité des courants que peuvent fournir les machines à fi’ottement. Par contre, la tension du courant voltaïque est infiniment moins grande que celle des courants fournis par les machines à frottement

2° Vintensité du courant fourni par un moteur voltaïque, intensité mesurée par la quantité de travail que peut effectuer le courant dans la portion extérieure du circuit de ce moteur, est proportionnelle à l’activité du travail chimique qui, dans le moteur, donne naissance au courant.

3° Les intensités des courants varient, toutes conditions égales d’ailleurs, en raison inverse des résistances des circuits complets parcourus par ces courants.

4° Les circonstances les plus favorables à l’utilisation de la force dépensée par un moteur voltaïque sont réalisées lorsque la résistance du moteur est égale à la résistance de la portion extérieure de son circuit.

5“ On peut toujours diminuer la résistance de la portion du circuit total représentée par le moteur, en augmentant la surface de celui-ci par l’association en batterie des couples qui contribuent à le former. Mais cette ressource n’est avantageuse que dans les cas où la portion du circuit extérieure à la batterie offre peu de résistance.

6“ Lorsque plusieurs couples sont associés en série de manière à former une pile, celle-ci se comporte comme un couple unique dont la force électromotrice serait multipliée par le nombre des couples de la série. Dans ce cas, les augmentations de résistance de la portion extérieure du circuit représentent une fraction de la résistance totale d’autant moins considérable que la résistance du moteur est plus grande, c’est-à-dire que les couples sont plus nombreux. On dit de ces courants, qui peuvent manifester leurs effets dans un circuit résistant sans que leur intensité soit trop affaiblie, qu’ils ont de la tension.

Dans la pratique de la galvanisation thérapeutique, on emploie constamment des courants de forte tension et de faible quantité. Les courants de tension plus faible et de quantité plus forte mériteraient d’être essayés.

Les courants de faible tension et de quantité un peu considérable servent à faire fonctionnelles appareils d’induction. Ceux de quantité trèsconsidérable et de tension médiocre ou faible sont employés exclusivement à faire rougir les

ELEC

anses de platine du cautère galvano-thermique.

Induction. — Les appareils d’induction permettent d’utiliser les courants qui se produisent instantanément dans un circuit fermé dans le voisinage duquel s’accomplissent de brusques perturbations électriques ou magnétiques. Ceux de ces appareils qu’on emploie en médecine sont de deux sortes :

Dans les premiers, dits volta- faradiques^ un moteur voltaïque fournit un courant d’intensité un peu forte et de tension relativement faible, dont les interruptions et les rétablissements alternatifs déterminent dans son propre circuit et dans un circuit voisin des successions de courants passagers. Dans les seconds, dits magnéto-faradiques, cette succession de courants passagers est liée aux alternatives d’état magnétique d’une armature de fer doux qui se meut en regard des pôles d’un aimant permanent.

Appareils volta- faradiques ou électro-magnétiques. — Ils sont nombreux ; mais au fond, tous semblables.

Un premier circuit, à gros fil, est parcouru par le courant de la pile, et donne, chaque fois que ce courant cesse de passer, un courant induit instantané de même sens que celui de la pile.

Ce premier circuit est enveloppé par un second circuit à fil fin dans lequel la fermeture et la rupture du premier développent des courants induits de directions opposées. Un barreau central de fer doux sert à augmenter l’énergie des courants induits développés dans l’im et l’autre circuit, en ajoutant l’influence des états magnétiques qu’il prend et perd successivement aux influences de même sens exercées par les conditions d’induction des circuits sur euxmêmes ou l’un sur l’autre. Les oscillations magnétiques de ce barreau central servent en même temps à faire fonctionner un interrupteur du circuit de la pile, qui règle ainsi la marche de l’appareil auquel il emprunte son mouvement (Neef).

Les appareils volla-faradiques donnent donc : 1° Une succession de courants de même sens et de faible tension dans le circuit inducteur ; 2° une succession de courants de directions alternativement contraires et de haute tension dans le circuit induit. Ces courants agissent différemment sur la sensibilité. Est-ce en raison de leur différence de tension, ou cela tient-il à ce que ceux de faible tension se succèdent dans le même sens, tandis que les autres se succèdent dans des directions opposées ? Pour élucider cette question, Tripier a fait construire un appareil dans lequel chacune des hélices peut jouer à volonté le rôle de circuit inducteur ou celui de circuit induit. Dans les épreuves tentées jusqu’ici et faites exclusivement sur

ELEC

’hoiüme, les différences notées ont paru liées à la teœion seule.

Les appamls électro-magnétiques employés en médecine sont c«nx de Ruhmkorff, de Tripia- et de Legendre' 3Ioria. En voici la description d'après BecquereL

Appareil de RDbœkorff.

L'appareil aoqnel on a donné le nom d'appareil

d'induction de JI. Ruliinkorfr consiste en une longue bobine de carton mince , avec rebord de verre ou de bois, recouverte d’un premier circuit formé par un fil de cuivre isolé, gros et court, lequel doit donner passage au courant électrique inducteur destiné à provoquer l'aimantation de la masse centrale de fer doux. Les extrémités de ce fil viennent s’attacher aux colonnes de cuivre I et O, fixées sur la tablette de l’appareil.

Sur ce premier circuit se trouve enroulé un fil de cuivre entouré de soie, mais d’un petit diamètre 'n® 16 du commerce), et dont la longueur varie entre 8 et 10 kilomètres, car la longueur du fil, par la résistance qu’il oppose au mouvement de l’électricité, est la première condition pour que celui-ci acquière une grande tension. Ce second fil est en outre isolé avec le plus grand soin au moyen d’un vernis à la gomme laque, et ses extrémités aboutissent à deux colonnes de verre C et B.

Dans l’axe de la bobine se trouve un faisceau de fils de fer M, dont la surface oxydée ne permet pas de communication de l’un à l’autre, de manière à éviter, ainsi qu’on le verra dans la suite de ce chapitre, que des courants d'induction circulant autour de la masse de fer ne diminuent la rapidité de transmission des courants induits dans le circuit extérieur.

Le principe de l’appareil consiste eu ce que l’on fait passer, à des intervalles très-rapproebés, une succession de courants électriques dans le gros fil 01 ; le faisceau central en fer doux, en s’aimantant et en se désaimantant, réagit par induction sur le circuit de fil fin, et produit une série de courants induits, donnant lieu aux étincelles ou aux autres effets ■ électriques.

Pour rétablir la communication entre les fils de la pile et les extrémités du gros fil conducteur, les premiers sont attachés en k et A' des deux côtés du Commutateur K.L ; ils communiquent avec des ressorts qui, en rencontrant les plaques conductrices du com-

Page 1