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mutateur, font passer le courant dans le gros fil, dans un sens on dans l'autre.
Quant à la succession rapide des courants dans le gros fil inducteur, elle est obtenue au moyen du système d’interrupteur utilisé par Neef et Delarive, et connu quelquefois sous le nom de trembleur. Cet interrupteur est absolument disposé comme le condensateur électro-chimique de M. Delarive, pour être mis en jeu par le courant luimême ; à cet effet, le faisceau de fer doux central est terminé par une rondelle de fer qui fait saillie hors de la bobine, et qui est destinée à attirer une petite masse de fer doux D, toutes les fois que l’aimantation a lieu. Cette petite masse de fer doux, attachée à un bras de levier DE, très-mobile à l’extrémité de la colonne I, est terminée à sa partie inférieure par une lame de platine, qui repose, dans les conditions ordinaires, sur un morceau de cuivre, egalement couvert de platine. Or, comme la masse de fer doux D communique par la colonne I à une des extrémités du gros fil inducteur, et que le morceau de cuivre touche par l’intermédiaire du conducteur de cuivre partant de H à l’un des deux pôles du couple ou de la pile produisant le courant, le second pôle communiquant à l’autre extrémité O du fil, il en résulte que le circuit sera fermé toutes les fois que les masses métalliques seront en contact; mais, quand cela aura lieu, les fils de fer s’aimanteront, le morceau de fer doux sera attiré, et le circuit se trouvera rompu. Aussitôt le courant passé, le fer doux retombera, touchera de nouveau le cuivre, d’où résultera un nouveau passage de l’électricité ; de là, nouvelle attraction, nouvelle rupture du circuit, et ainsi de suite. On comprend dès lors qu’il se produira une succession très-rapide de passages du courant attestés par des étincelles éclatant entre le marteau de fer et le morceau de cuivre; mais, comme ces masses métalliques sont recouvertes de platine, il ne se produit pas d’oxyde entre les surfaces en contact, et l’action peut se continuer ainsi pendant plusieurs heures.
Ruhmkorff a modifié cet appareil pour l’usage médical et il a réduit ses dimensions de manière à le rendre très-portatif : sous cette seconde forme on peut faire varier son intensité dans des limites très-étendues.
Cet appareil est représenté dans la figure 171, il se divise en trois compartiments : le premier, F, contient les deux couple* qui mettent l’appareil en action. Ces couples sont formés de zinc amalgamé et de charbon, le liquide actif est un peu d’eau dans laquelle on fait dissoudre du sulfate de mercure contenu Hans la bouteille L. Ces couples, dont la disposition est due à Marié, sont suffisamment forts, et il n’y a aucune émanation acide pendant l’opération. Le second compartiment G renferme l’appareil proprement dit : ce sont deux bobines recti’'ignes fixées du côté G par une armature de fer doux et semblables, quoique sous une dimension moindre, à
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OB déeoBïTe pla? oa moins les deux bobines.
Enfin le ^iaane compartiment H contient les accessoires î'3T»parefl. saroir les cylindres métalbqnes. le fl^oa coatenant le sol&te de mercnre et les concinctenrs.
Snr le e ; 'c en M on a fixé nne petite roue dentée que l’on pent faire monxoir à Tolonté pins on moins rapid?— ent et qoi peramt de modérer à la main les intermitteneos des conrants indnitS; comme on le fait aTt-: la roue employée par Masson.
Cet appareil et le plus portatif, le plus commode, le plus simple, et en même temps le plus énei^que de tons les appareils électro-magnétiques dont on puisse faire usage ; joignons à cela qu'il divise les deux courants, le courant inducteur, le courant induit, ce qui est fort commode pour ceux qui persistent à croire, malgré l'évidence des faits, que ces deux courants exercent une action physiologique différente ; en même temps son bas prix le fera répandre promptement dans la pratique.
11 n'est aucun appareil électro -magnétique plus facile à manier, moins sujet à se déranger et plus portatif. En fait d’appareil électro-magnétique et quand on passe par dessus l’inconvénient de la pile, c’est celui qu’il faut préférer.
Voici maintenant l’instruction rédigée par Ruhmkorff, pour le maniement de l’appareil.
Instruction. — Pour faire fonctionner l’appareil, prenez les zincs par le milieu de la tige, enlevez-les perpendiculairement , poussez dehors les godets par les trous pratiqués au fond de la boîte, \erscz de l’eau, à peine un tiers de leur hauteur, ajoutez dans chacun deux fois plein la cuiller de verre qui se trouve dans la boîte, du proto - sulfate de mercure contenu dans le flacon, agitez un peu.
Remettez les choses en place en observant que les parois extérieures des vases ne soient pas mouillées. Si l’appareil ne fonctionne pas, avancez le bouton A avec lequel on règle la vitesse des vibrations. La force de l’appareil se règle en tirant plus ou moins les tubes, par le bouton B. Les boutons CC appartiennent à l’extra-courant, qui va dans la même direction, et DD, au courant d’induction, qui change le sens du courant, alternativement. Pour avoir des interruptions successives, que l’on peut régler à la main, on se sert de la roue fixée à l’appareil ; à ce sujet, on tire le verrou qui la tient fixe, et après avoir terminé l’expérience, on le repkousse à sa place ; ensuite, il faut détacher le morceau de fer qui se tient collé aux faisceaux pendant que l’on s’est servi de la roue. 11 ^ indispensable, après s'ètre servi de l’appareil, de Ifien vider les godets, de jeter le protosulfate, de bien laver et essuver le tout. Si l’appareil ne fonc-
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tionnait pas, pour remédier à cet inconvénient, les réparations à faire sont les suivantes : 1“ ce qui arrive le plus souvent, c'est que sur le platine qui est sur le ressort et sur le morceau de fer, il s’est formé de l’oxyde, et pour l’enlever, on frotte légèrement sur chaque surface la lime contenue dans la boîte ; 2'’ la même chose peut arriver aux conducteurs qui touchent aux godets ; on les nettoie de la même manière; 3“ il est nécessaire de nettoyer aussi les bouts des tiges de zinc, et les trous dans lesquels on les fixe ; pour cela, ou prend de la ponce pilée avec le bout d’une allumette et à sec, on frotte dans les trous, et par le même procédé on nettoie aussi les tiges; 4° on gratte les surfaces des zincs avec un couteau lorsqu'elles sont trop chargées de mercure ; 5° si l'on a oublié à chaque fois de bien nettoyer les godets de charbon, le sel se trouve incrusté aux parois, et pour l’enlever, on prend du grès et de l’eau ; avec un chiffon on frotte jusqu’à ce que l'intérieur redevienne noir. Si accidentellement, par l’agitation, l’intérieur de là boîte se trouvait mouillé, il faudrait bien l’essuyer et sécher pour empêcher les communications. Si par hasard les tiges des zincs venaient à se courber, il faudrait les redresser pour que les zincs ne touchent au charbon, sans quoi l’appareil ne marcherait pas. Si les ressorts qui appuient sur les godets cessaient de toucher, il faudrait les tendre de nouveau.
Fis. ITS. — Appareil «le LeseuJre et Moria.
-A l’aide de ces détails, l’appareil ne cessera pas de fonctionner; en outre, chacun sera à même de réparer son iustrumeut.
Appareil de Legeutlre et Xlorin.
L’appareil de Legendre et Morin se compose de trois parties principales, savoir : 1® une pile de Bunsen modifiée ; 2’ un mécanisme d’induction ; j 3° ime série de rhéophores ou instruments d'applica- I tion de l’électricité.
I 1“ Pile de Bur.sen modifiée 'fig. 173). — AA, vase
I extérieur de cuivre auquel est fixé, par une soudure à l’étain en un endroit quelconque, le cylindre de J zinc EE ; c’est le pôle négatif de la pile. CC, vase
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intérieur de porcelaine poreuse, au fond duquel est fixé, par une petite quantité d’un mélange de résine et de cire, le charbon H.
Fig. 173.
Ce charbon est surmonté d’une tige de platine 1, destinée à servir de pôle positif. B, couvercle en
Fig. 174.
gutta-percha destiné à empêcher l’accès de l’air sur les parties poreuses de porcelaine et de charbon imprégnées d’acide nitrique.
Le couvercle est percé au centre d’un trou destiné à laisser passer la tige de platine.
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2° Mécanisme d’induction (fig. 174). • — La lame métallique mobile est destinée à mettre l’appareil en communication avec la tige de platine I, pôle positif de la pile.
M, ressort de platine placé à la partie inférieure et devant supporter le vase de cuivre AA, pôle négatif de la pile (fig. 174).
R, fil qui fait passer l’électricité de la pièce L au support e.
S, fil qui conduit l’électricité du pôle négatif à l’extrémité intérieure du fil inducteur, que l’on voit entrer dans la bobine par une ligne ponctuée.
e, pièce qui met en communication la pièce d mobile de fer doux avec le pôle positif L.
V, extrémité extérieure du fil inducteur transmettant l’électricité au petit ressort Z, au fer fi.xe a de l’interrupteur et à la borne P.
Y est l’extrémité centrale du fil induit se rendant à la borne O', l’autre extrémité du fil induit, celle extérieure, est en communication dans l’intérieur de la bobine avec le fil S, elle communique avec son représentant extérieur Q par le ressort M, la pile entière, la pièce L et le fil X.
De telle sorte que, si l’on met les rhéophores aux bornes P et Q, on a le courant du gros fil, le courant inducteur; si on les met aux bornes Q et Q', on a le courant du fil fin (fil induit). Enfin, si ou les place aux bornes P et Q', on a le courant le plus intense possible, puisqu’on se sert de toute la longueur des deux fils.
G, bouton de cuivre placé derrière la borne Q, et servant à manœuvrer le graduateur.
h, petit bouton de cuivre pouvant se mouvoir à vis, dans l’épaisseur du bois, et dont le prolongement sert à contenir le ressort placé sur le support e, qui, lorsqu’il est libre, s’oppose aux vibrations de la lame d en soulevant celle-ci et l’appliquant contre la bobine.
3° Coupe prise suivant la ligne médiane de V appareil et destinée à faire voir la construction de l’électro-aimant (fig. 175).
G, bobine de cuivre montée "sur le graduateur et servant à le mouvoir verticalement dans la cavité centrale nn du noyau de la bobine.
D, électro-aimant central formé d’un tube de fer doux, fendu dans sa longueur; il repose sur le talon c.
c, pièce de fer fixée au fond de la cavité de la bobine, et qui transmet extérieurement l’action magnétique du tube D.
d, lame de fer doux, placée au-dessous de c et dans sa sphère d’attraction.
a, pièce de fer doux, fixée sur la bobine et à l’extrémité de laquelle s’articule et peut se mouvoir librement la lame d; elle est en communication avec le fil V, extrémité extérieure du gros fil.
e, pièce conductrice qui transmet l’électricité à la lame de fer d par l’intermédiaire d’un petit ressort et d’une vis de platine, placés sur les faces correspondantes de la pièce et de la lame.
Cette vis et ce ressort ont pour objet de défendre les surfaces sur lesquelles ils sont placés contre le pouvoir oxydant des courants électriques.
Le fonctionnement de l’appareil s’établit de la manière suivante :
Le courant partant du pôle positif I (fig. 175) passe par L, R, e, d, a, V (fig. 175), entre dans la
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bobiae, où il fait un grand nombre de circonvoluüous. puis sort au point 5 et retourne à la pile par rintermédiaire de la lame M. communiquant an pôle négatif A. Le courant circulant dans la bobine aimante le tube de fer doux D. celui-ci transmet son magnétisme à l'extérieur par rintermédiaire de la pièce également de fer doux c. et la lame d est soukxée : il résulte de cette acticm une solution de con-
Flÿ. 1:5.
t iauité entre d et e. Le tube D, soustrait à l’influence (lu courant dont l’action est suspendue, cesse d’être aimanté ; la lame d, n’étant plus soutenue par la force de l’attraction magnétique, retombe par son propre poids, ùid cl e sont de nouveau en communication. Le courant se rétablit, D s’aimante et soulève la lame d, dont le mouvement produit une nouvelle solution de continuité qui intercepte le passage du courant, etc. Les mêmes effets se reproduisent pendant toute la durée d’action de la pile.
A chacune de ces interruptions correspond un courant d'iuduction dans chacun des fils; on le recueille en plaçant les conducteurs aux bornes situées à l’eiterieur.
Si l’on di\ise le bouton A ^fîg. 175'^, dont le prolongement fait équilibre à un ressort soulevant la lame d, celle-ci s’applique contre le talon c de la bobine, et par suite le contact cesse entre la face inferieure du platine et la vis qui lui est opposée, il n'y a plus de circuit. Mais, en même temps, le courant est rétabli dans un autre point, au moyeu de la communication du bouton avec le pôle positif 1 de fa pile par l'intermédiaire de e, R, L, et par le mouvement d'une petite goupille de platiue fixée sur cette tige et amenée, par fa rotation même qu’on lui impj.ime, au contact du ressort Z, communiquant au n^.le néeaiif A par V, tout le sros fil de fa bobine, M.'
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Pour peu que l'on ramène la tige à vis vers sa première situation, la goupille abandonne son contact avec Z, le circuit est interrompu, et un courant d'induction se produit dans chaque fil.
En tournant ainsi le bouton h alternativement en sens inverse, on obtient les intermittences aussi lentes qu’on le désire.
Ainsi trois sortes de courants sont fournies par cet appareil, celui du gros fil (courant inducteur, extracourant de Faraday), puis le courant du fil fin (courant induit) ; enfin on peut recueillir les courants réunis des deux fils.
Il reste maintenant pour compléter cette instruction à faire connaître le mode de fonctionnement de l'appareil, les soins à prendre pour sa conservation et les règles à suivre dans son emploi.
Fonctionnement de V appareil, soins à prendre pour sa conservation. — Pour monter la pile, il suffit de verser dans le vase poreux de l’acide nitrique ordinaire, à laquelle on ajoute (pielques gouttes d’acide sulfurique, si l’appareil n’a pas servi depuis quelque temps.
Les liquides doivent être sensiblement au même niveau.
On met le couvercle ; on pose ensuite la pile sur le petit ressort de platine placé au fond de la boîte, puis on amène la lame mobile L sur le pôle positif pour compléter le circuit.
Il est essentiel de veiller à ce que, par quelque épanchement accidentel de liquide, le dessous du vase de cuivre ne soit pas couvert d’une couche résistante d’oxyde qui s’opposerait au passage intégral du courant. On remédie à cet inconvénient en raclant cette partie au moyen d’un outil tant soit peu tran- I chant. Des frictions au moyen de papier à l’émeri rempliraient le même but.
II est bon, après avoir mis la pile dans la boîte, de lui imprimer un petit mouvement rotatoire pour mieux assurer le contact inférieur.
La pile ainsi montée peut fonctionner avec une force sensiblement constante pendant six heures ; la durée de son action est plus considérable lorsqu’elle n’a pas été constamment employée. Après une telle durée d’action, l’acide nitrique est absolument impropre à servir de nouveau ; il est plus avantageux de le sacrifier.
Si l’application n’a pas duré plus d’une demiheure, on peut remettre l’acide nitrique dans un flacon spécial pour servir à des séances ultérieures.
On essuie le vase poreux avec soin, ainsi que le vase cuivre-zinc, et l’on remet le tout dans la boîte avec les excitateurs.
Il est cependant préférable de ne considérer cette position relative de l’appareil et de la pile que comme un moyen commode et sûr d’établir les communications. 11 vaut par conséquent mieux mettre la pile en dehors de l'appareil toutes les fois que les circonstances le permettent; on évite ainsi l’altération superficielle, du reste, des surfaces métalliques des excitateurs et de l'appareil.
Règles à suivre dans f emploi de F appareil. — Deux conditions permettent au médecin de graduer la puissance de i'au;tipn électrique dirigée sur les organes malades : fa première consiste dans le choix du courant ; fa seconde, dans fa manœuvre du graduatcur.
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La règle étant (p.11 convient^ dans la très-grande majorité des cas, de commencer les séances par des courants faibles, on obtient cet effet en disposant l’appareil de la manière suivante : les fils conducteurs seront placés dans les bornes P et Q et le régulateur restera enfoncé dans la bobine; l’opération étant commencée, on pourra tirer graduellement le régulateur à mesure que le malade s’habituera à l’action du courant du gros fil {courant inducteur). Lorsque la limite de cette action est atteinte, et si l’on veut obtenir une énergie électrique plus puissante, il faut repousser entièrement le régulateur, transporter le fil conducteur de la borne P à la borne Q' et, dans cette position, tirer derechef et graduellement le graduateur. Ces bornes Q et Q' fournissent le courant développé par le fil fin {courant induit). Enfin, si l’on veut obtenir le maximum d’action de l’appareil, on place les fils aux bornes P et Q', on obtient alors les courants développés dans les deux fils.
Appareils magnéto-faradiques ou magnétoélectriques. — Lorsqu’une armature de fer doux tourne en regard des pôles d’un aimant permanent, chaque passage devant ces pôles développe un état magnétique dans l’armature de fer doux et une augmentation de l’état magnétique de l’aimant permanent. Si l’on recouvre l’armature de fer doux ou l’aimant permanent, ou tous les deux, d’une hélice conductrice, ces variations d’état magnétique développeront des courants induits dans l’hélice. Les appareils magnéto-faradiques sont disposés en vue d’utiliser ces courants. Ils se rapportent à trois types : dans le premier c’est l’arraaliire de fer doux qui porte le circuit conducteur (Pixii) ; dans le second, c’est sur l’aimant permanent qu’est enroulée l’hélice (Page) ; le troisième réunit ces deux dispositifs (Gaiffe).
Dans l’appareil réduit au mécanisme fondamental qui vient d’être indiqué, les courants développés dans les circuits où l’on fait entrer le corps à électriser sont de directions alternativement contraires. Quelques constructeurs ajoutent à ce mécanisme un commutateur destiné à éliminer un courant sur deux, et à donner ainsi une succession de courants de même sens.
Les appareils magnéto-faradiques donnent des courants d’assez faible intensité et dont la tension est en rapport avec la finesse et la longueur des fils employés dans la construction des bobines.
Les appareils magnéto-faradiques, qui fonctionnent sans le secours d’une pile, ont été regardés, pour cette raison, . comme préférables aux appareils volta-faradiques (A. Becquerel). La faculté de faire varier l’intensité des courants des appareils volta-faradiques, indépendam-
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ment delà rapidité de leur succession, fait qu’on préfère généralement ces derniers. En disposant convenablement un double commutateur, ou pourrait tirer des appareils magnéto-faradiques, soit des courants brusquement interrompus, soit des courants continus à oscillations régulières ; ainsi modifiés, ces appareils permettraient de satisfaire à des indications variées (Tripier).
Les appareils magnéto-électriques ordinairement employés en médecine sont ceux de Breton frères et de Gaiffe. — En voici la description.
Appareil de Breton frères.
Le principe de l’appareil construit par Breton frères est dû à Page, qui a produit les courants par induction dans des hélices placées autour des branches d’un aimant permanent en fer à cheval et
fixe; en effet, en faisant tourner rapidement une armature de fer doux devant les faces polaires de cet aimant, il se manifeste des changements dans l’intensité magnétique des différents points de l’aimant, d’où résultent des courants induits dans le fil conducteur.
Dujardin a construit un appareil de ce genre : il en a été de même de Breton frères, qui ont mis également ce principe à profit dans la construction de l’appareil représenté qu’ils ont répandu dans la pratique médicale. Breton frères graduèrent l’instrument sans changer la disposition des parties A l’aide d’une vis de rappel V, ils éloignent ou rapprochent à volonté l’aimant A du fer doux P qui tourne devant son extrémité, et cet éloignement et ce rapprochement amènent l’affaiblissement ou l’augmentation du courant par induction.
L’armature de fer doux P est mise en rotation au moyen d’une chaîne sans fin F, communiquant avec un moulinet que l’on fait jouer à l’extérieur à l’aide d’une manivelle M.
L’appareil de Breton frères est excellent et il ne se dérange jamais ; il est toujours prêt à fonctionner et marche des heures entières sans que sa puissance s’affaiblisse ; -il ne faut pour faire tour-
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BCT la manirefle qa'an manœurre même inintelli- : sent. ;
L'appardl de &¥ton frères présente nn petit incoBTéniest. c'est qn'fl perd de ss f?rce arec le temps : ■ cela ti znt à ce qoe raimant fixe en fer à cheval se I dêsai^M^.^;• pen à peu; il faut alors le réaimanter. On ! ebTie en partie z cet incoovénizr.t en plaçant contre j les fe-:-:- fî; !' -ixe’nt Anne tige de fer doni T qni sert j d'airaatnre et qni reste dans l'appareil pendant tont le | temps qne l'tm ne fait pas usage de ce dernier ; ans- j sitôt qne l'on veut opérer on retire la lige T de fer ' doux et l'on me: en mouvement la manivelle M. On I ponrrait; dn reste, lorsque l'aimant permanent perd de sa force, l'aimanter de nouveau, en faisant passer j un courant électrique dans l'hélice du gros fil entourant l'aimant; mais quand les instruments sont bien i faits, l'appareil peut servir pendant plusieurs années.
Appareil de Ciiaiffe-
, L'appareil de Gaiffe est fondé sur le même principe que celui de Breton frères.
La figure 177 en donne une idée suffisante.
Son volume est peu considérable. 11 comprend les pièces suivantes :
1° Un aimant en fer à cheval, autour duquel sont enroulées deux bobines d’une longueur déterminée.
2* Une armature de fer doux mise en mouvement
par une chaîne sans fin ou un engrenage en tournant 1 devant les pôles de l’aimant. C’est sur cette armature ' que porte la modification qui rend cet appareil aussi . intéressant et aussi utile.
Cette armature, en effet, au lieu d’être simplement | formée par une armature de fer doux, est entourée de deux bobines capables de constituer un électroaimant. U se manifeste dans cet électro-aimant des commits par induction qui viennent se réunir aux . courants induits développés autour de l’aimant en ; fer à cheval. !
3« Un commutateur placé sur l’axe de l'armature { relie les deux séries de bobines et redresse les courants qui sortent de l’appareil toujours dans le même sens.
4® Un second commutateur produit les intermittences et élimina les courants inverses produits an ■ moment où rarmature dans son mouvement de rota- ; bon s approche de l'aimant. =
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Si, pour se rendre compte de ces phénomènes, on suit avec attention les effets qui ont lieu, on remarque qne lors du mouvement de l’armature de fer doux, par chaque révolution de cette armature il se développe dans le circuit qui l'environne quatre courants induits successivement en sens contraire ; dans le circuit qui environne l’aimant il ne s’en manifeste que deux dans la même période de temps. Afin que les courants induits qui se développent dans l’un et l'antre électro-aimant passent toujours dans le même sens dans le circuit total formé de ces deux électroaimants et du corps du patient, l’axe mû par la manivelle porte un commutateur qui permet de réaliser cette disposition. Gaiffe, en remarquant que l’intensité des courants induits est surtout grande au moment où l'armature est en face de l’aimant, n’a utilisé les contacts du commutateur que pendant une petite fraction de la circonférence et à l’instant où les courants ont toute leur éneigie; il a obtenu ainsi une action physique presque aussi puissante qu’avec une autre disposition de commutateur.
Gaiffe a gradué son appareil en rendant l’aimant mobile à l'aide d’une vis micrométrique et en le faisant pénétrer plus ou moins dans les bobines destinées à l’entourer et qui sont fixes au milieu de l’appareil; d’après cela, l’armature mobile, qui tourne toujours dans la même position, se trouve plus ou moins éloignée des faces polaires de l’aimant, et l’énergie de l’appareil varie depuis les plus faibles sensations jusqu’aux commotions les plus énergiques.
On pourrait également, en ajoutant une enveloppe cylindrique de cuivre rouge à l’ensemble des bobines de l’aimant fixe, retarder la rapidité de production des courants induits, et par conséquent l’énergie de la secousse.
Gomme on utilise beaucoup mieux avec cet appareil les effets de l’induction magnétique, puisque l’intensité des aimants est proportionnellement plus grande dans les aimants de petite dimension, on peut donc réduire la grandeur de ces derniers et avoir des appareils qui ont une énergie proportionnellement plus grande qu’avec les autres dispositions.
En somme , l’appareil de Gaiffe est excellent, bien construit et d'un prix peu élevé ; on peut donc y avoir recours eu toute confiance. (BecquereL)