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promenant sur la région à électriser. Dans l’électrisation des membres, il pourra confier à un aide l’électrode appliqué le plus près du centre, et se réservera de faire agir l’autre sur les branches nerveuses qu’il est besoin d’exciter. Il importe, dans tous les ceis, qu’une de ses mains soit libre et appliquée sur le bouton du régulateur, afin de le mouvoir instantanément, selon que le courant doit être augmenté ou affaibli.
Sous le second rapport, il est constaté par l’expérience que les tendons sont absolument insensibles à l’action électrique, laquelle, dans l’électrisation musculaire, ne produit d’effet que sur les corps charnus. On a observé aussi que l’application des rhéophores sur les saillies osseuses détermine dans ces organes des douleurs sourdes, profondes et parfoispersévérantes, sans utilité d’ailleurs pour la guérison. Le médecin devra donc éloigner de ces parties les conducteurs des courants électriques.
L’électrisation locale des différents muscles superficiels est toujours facile, puisqu’il suffit pour l’opérer de se rappeler la situation de ces organes et leur direction. Pour atteindre les muscles profonds, on doit se rappeler les interstices de ceux qui les recouvrent, et qui permettent d’arriver jusqu’à eux.
Mais les nerfs, dans leurs trajets tantôt profonds et tantôt superficiels, présentent pour l’application des rhéophores des lieux d’élection qu’il n’est pas inutile de rappeler. Ce sont, d’après M. Ducheime :
A . Pour les membres supérieurs : le nerf médian, au bras, le long du côté interne du muscle biceps ;
— le cubital, au-dessus de la gouttière qui sépare l’olécrâne de l’épitrochlée; — le radial, au-dessus du tiers inférieur externe du bras, point où il se dégage du muscle triceps; — le muscuto-cutané, dans le creux de l’aiselle; — le plexus brachial, au-dessus de la clavicule.
B. Pour le membre inférieur : le nerf crural, au pli de l’aine; — le sciatique, dans le bassin, à travers la paroi du rectum; — le nerf péronier, au-dessous de la tête du péroné.
G. Pour la face : le nerf facial, à travers le cartilage de la paroi inférieure du conduit auditif externe ;
— les rameaux de ce nerf, à leur point d’émergence de la parotide ; — la cinquième paire, au sourcil, audessous du trou sous-orbitaire, au trou mentonnier, à la surface de la langue ou des parois buccales.
D. Pour le cou : la branche externe du nerf spinal, au sommet du triangle sus-claviculaire ; — le nerf phrénique, au niveau du muscle scalène antérieur;
— le grand hypoglosse, au niveau de la grande corne de l’os hyoïde ; — le glosso-pharyngieu et le pneumogastrique, dans le sillon carotidien; — le nerf récurrent, le long du côté externe de la trachéeartère.
TII. ÂPPLICàïîOÎ^S CHIRURGICALES. — Galvanocaustique thermique. — Lorsqu’un courant parcourt un circuit non homogène, il élève la température des points de ce circuit dont la résistance est la plus grande, celles notamment dont la section est le moins considérable. Avec un courant d’intensité suffisante, on peut arriver ainsi à porter à la chaleur rouge et même à fondre une lame mince ou un fil de platine intercalé dans un circuit très-conducteur.
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La galvanocausti([ue thermique utilise, pour cautériser, l’iucandescence d'un fil on d’nnç lame mince de platine produite par le passage d ut) courant continu. Les avantages du procédé sont : 1° de permettre de ne porter an degré voulu la température du cautère qu'au moment où l’on veut agir, et de l’éteindre tout de suite, eu fermant d’abord, ouvrant ensuite, le circuitdans lequel est intercalée l’anse caustique; T le- petit volume du cautère, permettant son extinction immédiate, et évitant les effets du rayonnement d’une masse incandescente; 3“ la facilité de mainlenir la température élevée du cautère au sein des tissus, grâce au renouvellement incessant de la force qui se transforme en chaleur. Ces avantages permettent de pratiquer la cautérisation actuelle dans des circonstances et dans des régions où elle était impraticable avec les cautères rougis au feu.
Les principales formes de cautère employées sont le stylet, l’anse coupante, la lame courbe, l’olive de porcelaine échauffée par un fil de platine enroulé sur elle.
Les tentatives de Fabré-Palaprat, de Rér^mier et Pravaz, de Heider, de Crusell, de Hilton, de Sédillot, de J. Marshall, n’avaient pas été faites dans des conditions instrumentales assez satisfaisantes pour faire passer cette méthode dans la pratique chirurgicale courante. C’est à Middeldorpff cju’on doit les perfectionnements qui ont popularisé la galvanocaustique thermique. Il faut noter, toutefois, que ce dernier auteur en a singulièrement exagéré les applications utiles, et que la plupart des opérations qu’il a pratiquées doivent être abandonnées, parce qu’elles sont d’une exécution plus sûre par les moyens antérieurement employés.
Galvanocaustique chimique. — Lorsqu’un électrolyte est intercalé dans le circuit extérieur d’une pile de tension suffisante, il est décomposé ; l’acide se porte au pôle positif, l’alcali au pôle négatif. Si l’électrolyte est un corps organisé, l’acide et l’alcali naissants agissent pour cautériser les tissus au niveau des points d’application des électrodes.
Entrevue par Crusell, cette méthode a été nettement formulée et bien étudiée dans ses effets immédiats par Ciniselli. Les premières opérations faites par le chirurgien italien sont : destruction par la cautérisation positive d’une petite tumeur sous-cutanée, destruction de tumeurs érectiles par l’action simultanée des deux pôles, cautérisation négative d’une plaie fistuleuse, application de cautères faites avec les deux pôles.
Tripier, qui a fait connaître et a appliqué le premier cette méthode en France, se sépare de Ciniselli sur la question des applications qu’elle comporterait. Prétendant que les caustiques
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addes et aicalms (tonoent Don-seaiemeüt des esdares. mais des cicatrices différentes, il propose d'abandonner la galvanocaustique positive en tant qne procédé de cautérisation, ne la conservant qne pour obtenir un coagulum albumineux dans le traitement des tumeurs vasculaires, de conserver la galvanocaustique négative poor les seuls casjoù la déliquescence ou le défaut de œnsistance des caustiques alcalins sont les raisons qui leur font préférer actuellemeni les caustiques acides, le fer rouge ou la gaivaoocaustique thermique. Ces cas sont ceux dans lesquels il importe d’obtenir des cicatrices molles et peu rétractiles dans des parties diflici'ement accessibles ou sur lesquelles on ne peut agir sans s’exposer à léser les parties voisines. Tripier a employé la galvaiiocaustique chimique négative pour rétablir l’orifice du col utérin oblitéré par une cautérisation au fer rouge, pour remplacer le fer rouge contre les lésions du col utérin, pour enlever des loupes par la cautérisation superficielle ; il l’a recommandée pour la destruction des rétrécissements de l’urèthre, opération qu’il a plus tard pratiquée avec Mallez et dont les résultats immédiats sont très-satisfaisants ; enfin il l’a conseillée avec J. Huiit, pour cautériser les conduits lacry maux et le canal nasal dans les cas de tumeur et de fistule laci ymale.
Tous les procédés de cautérisation potentielle peuvent être reproduits par la galvanocausticjue chimique, ^'élaton et Maisonneuve l’ont employée récemment pour détruire des tumeurs assez volumineuses, en faisant jouer aux aiguilles terminales des électrodes le rôle des flèches caustiques. Ces chirurgiens implantent dans la tumeur les aiguilles positives et les négatives; il y aurait lieu de faire un choix entre elles suivant le résultat à obtenir, ou au moins de ne pas les distribuer au hasard, comme dans les applications faites jusqu’ici.
Une autre méthode de galvaiiocaustique chimique est celle qui, au lieu de placer le corps vivant dans le circuit extérieur d’une pile, le fait concourir à la formation d’un couple électroraoteur dont le circuit extérieur est fermé par un arc très-conducteur. TJn disque de zinc et un disque d’uu métal peu oxydable étant placés sur deux points différents du tégument et réunis ensuite extérieurement par un arc métallique, des actions chimiques se produiront à la surface de ces disques et sur les parties de la peau en rapport avec eux, actions chimiques tout à fait semblables à celles qui se produisent dans le Cijüpie voltaïque : transport d’acide sur le zinc, d’alcaii sur le métal moins oxydable, et par suite cautérisation acide sous le zinc, alcaline sous le métal moins oxydable. Avec la précaution d’iuune compresse mouillée sous le disque (k rinc, on évite la cautérisation acide et l’on
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peut utiliser seulement l’intluence topique alcaline de l’autre disque, ('.elle -ci a paru souvent favoriser un travail réparateur dans des ulcérations anciennes et d’un mauvais aspect.
Cmgidation du sang dans les saucs anéorys^ maux et dans les veines variqueuses. — Lorsqu’on fait en dehors de l’animal vivant passer a travers du sang un courant électrique d’une tension suffisante, un caillot résistant se forme au niveau de l’électrode positif On devait essayer de produire le même effet dans un sac anévrysmal : après les tentatives infructueuses de Guérard et de Pravaz, Pétrequin y réussit au moyen d’une pile à couples nombreux et à action chimique faible; — deux aiguilles de platine implantées dans la tumeur y faisaient pénétrer le courant; l’opération durait une demi-heure.
Ce procédé n’a que bien rarement réussi. Sans parler des accidents inflammatoires consécutifs, de l’ulcération de l’une au moins des piqûres,'-de la longue et difficile élimination des eschares formées sur le trajet des aiguilles, il est clair que la présence de l’aiguille négative dans la tumeur était un obstacle à la coagulation de son contenu. En modifiant le procédé, on devait arriver à de meilleurs résultats. Hamilion (1846) montra que l’aiguille positive devait seule pénétrer; il ferma le circuit sur la peau de la tumeur. Les indications sont maintenant d’employer une pile de douze à quinze couples, d’une surface plus grande que ceux dont on faisait autrefois usage, — d’enfoncer dans la tumeur une aiguille positive isolée jusques environ un centimètre de sa pointe, — fermer le circuit au moyen d’un excitât* ur plat, avec interposition d’une compresse mouillée appliquée à quelque distance de la tumeur, — recouvrir, d’après le conseil de Cl. Bernard, la tumeur d’un sachet de sable chaud, pour faire concourir au résultat cherché l’action coagulante exercée par la chaleur.
Le même mode de traitement a été conseillé pour les tumeurs variqueuses. Nous ignorons s’il a été appliqué.
Dissolution des calculs urinaires. — La possibilité d’opérer la dissolution des calculs urinaires en utilisant l’action analytique du courant continu avait été souvent soupçonnée. Prévost et Dumas firent les premiers essais dans cette voie. Avec des courants d’intensité et de tension assez considérables, il faut un temps très-long pour désagréger certains calculs embrassés entre ces deux électrodes. On a réussi sur des calculs phosphatiques et échoué sur les oxalaies et les urales. Les tentaÜTcs pour faire agir sur le calcul un seul des pôles de la pile n’ont pas été jusqu’ici plus heureuses.
Quant aux relations de résultats favorables
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oblenus chez l'homnie, elles ue soiil accompagnées d’ aucun détail opératoire ou renferment des erreurs manifestes ; on ne peut donc leur accorder aucune confiance.
En admettant qu’on arrive à des résultats satisfaisants en agissant sur des calculs hors de la vessie, il faut que les chirurgiens soient prévenus des dangers possibles d’une application qni, si l’on ne prend pas les plus grandes précautions, compromettra gravement les parois de la vessie.
IV. Applications médicales. — Èlecfrophijsiologie. — Les réactions de l’organisme soumis à l’influence des modificateurs électriques sont tantôt évidentes, tantôt obscures ou imperceptibles, et varient suivant une foule de conditions physiques ou organiques.
Les plus évidentes de ces réactions sont les phénomènes de sensibilité, de contractilité, de motricité, liés aux variations des conditions électriques auxquelles est soumis l’organisme. Il faut d’ailleurs, pour que ces réactions se produisent, que l’influence modificatrice soit suffisamment intense et agisse avec rapidité (électrisation statique par étincelles, — galvanisation par courants interrompus, — faradisation).
Les deux formes histologiques contractiles principales, la fibre striée et la fibre lisse, ne réagissent pas tout à fait de la même manière en présence des excitants, et notamment de l’électricité. La contraction a lieu, dans les muscles à fibres striées, au moment même où l’excitation est produite, et elle est suivie immédiatement d’un relâchement plus ou moins complet du muscle. Dans les muscles à fibres lisses, la contraction ne se montre qu’un certain temps après l’application de l’excitant, et elle continue à se produire après que cette application a cessé. (Cl. Bernard. )
C’est par la brusque application et par la quantité de l’influence électrique qu’on agit sur la sensibilité. Comme la motricité et comme la contractilité, cette propriété traduit l’action de l’état variable des flux ou des courants.
Le point le plus intéressant à noter parmi les réactions de la sensibilité est la différence que présentent celles-ci envisagées dans les organes de la vie de relation et dans les organes splanchniques. A intensité égale, les courants de haute tension impressionnent plus vivement les premiers; ceux de basse tension, les seconds.
L’électrisation des organes des sens y provoque, indépendamment des sensations douloureuses, quekpies sensations spéciales : des phosphènes, quand on agit sur les yeux avec une intensité suffisante; des bourdonnements, quand on agit sur l’oreille avec des courants induits de succession rapide; des sensations gustatives, quand ou agit sur la muqueuse buccale, i
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Sous rinlluence des courants continus, m n’observe d’appréciable qu’un état de contraction incomplète des muscles appelé état gnlvanotoniqiie. Mais les conditions dans lesqadkj ont été faites les expériences dans lesifuelles cet état a été observé ne permettent pas de savoir s’il est dû à l’action permanente et continue plu tôt qu’aux oscillations du courant. Quant aui autres expériences instituées dans le but d’étndier l’action du courant continu sur les nerfe, nous croyons inutile de les énumérer ici, parce qu’elles ont été faites sur des nerfs qui n’étaient plus dans les conditions physiologiques, et qu’il est impossible d’en tirer actuellement aucune conclusion utilisable.
Indépendamment des condiiions générales en rapport avec l’état variable ou permanent du modificateur électrique , on doit tenir compte des effets locaux produits sous les points d’application des excitateurs par les conditions de résistance au passage ou de changement d’état du conducteur qui, de métallique et de composition stable qu’il était, devient organisé et de composition relativement instable. Nous avons signalé plus haut les effets chimiques utilisés en chirurgie ; il nous reste à noter les sensations douloureuses provoquées par les oscillations de l’état variable, sensations d'autant plus intenses que l’état physicochimique du conducteur s’éloigne davantage de celui des parties sur lesquelles il est appliqué.
La substance grise des centres nerveux est insensible à l’électrisation. L’excitation des tubercules quadrijumeaux, des pédoncules cérébraux, de la moelle allongée et de la moelle rachidienne, produit, au contraire, des convulsions d’aspects différents.
Le premier effet de la faradisation du pneumogastrique non coupé est un arrêt du cœur; mais ce phénomène n’est que passager, alors même que la faradisation est continuée.
L’œsophage, l’estomac et les intestins retirés du corps se contractent sous l’influence de la faradisation directe, et il en est de même lorsqu’on agit chez l’individu vivant, à travei-s les parois abdominales.
L’électrisation du foie ne détermine aucun mouvement apparent de cet organe, soit qu’on agisse directement sur sou tissu, soit qu’on agisse sur les nerfs qui s’y rendent. La vésicule biliaire est prise, lorsqu’on la soumet à l’électrisation, de contractions qui chassent la bile dans le duodénum.
Lés contractions sont très-faciles à obtenir dans la vessie, l’utérus, la tunique dartoïque du scrotum.
A. Paralysies. — Le mot paralysie répond à l’idée de l’abolition ou de la diminution des fonctions musculaires, nerveuses et sensoriale?.
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C'est par la perte des propriétés mosculaires que le monrement est le plus immédiatement compromis. Tripier ayant posé la question de saToir s'il existe des paralysies primitivement musculaires, arrive à conclure qu’il en a été déterminé à l’aide de certains poisons, mais que les faits cliniques relevés jusqu’à ce jour n’en frHirnissent qu’un très -petit nombre d’exemples; — que la paralysie musculaire se montre, an contraire, fréquemment consécutive à des paralysies nerveuses; — que, dans ce cas, la paralysie musculaire ne fournit aucune indication thérapeutique tant que subsiste la lésion nerveuse qui la tient sous sa dépendance; — que cette lésion nerveuse, une fois réparée, la pardysie musculaire peut disparaître spontanément. ce qui n’arrive que lentement et rarement, tandis que les excitations de l’état variable amènent rapidement une guérison définitive.
Désignant sous le nom de paralysies cérébrales celles dans lesquelles la lésion-cause détroit plus ou moins complètement les communications nerveuses entre la partie paralysée et le cen eau, et sous le nom ôjè paralysies spinales celles dans lesquelles la lésion -cause détruit les communications entre la partie paralysée et le centre des actions réflexes, Marshall- Hall a établi que la contractilité musculaire demeure intacte dans les paralysies cérébrales, tandis qu’elle se montre diminuée ou abolie dans les iwralysies spinales.
Toutes les fols que la lésion-cause d’une paralysie cérébrale est susceptible de réparation, le retour des fonctions est possible quand cette réparation aura eu lieu. Si, alors, le rétablissement de la fonction ne s’effectue pas spontanément, il est facile de l’obtenir au moyen de la faradisation, en agissant soit sur les nerfs qui se rendent aux muscles paralysés, soit sur ces muscles eux-mêmes, soit sur les nerfs et sur les muscles à la fois. Les formes connues de |)aralysies cérébrales sont : les paralysies par tumeur, hémorrhayie ou ramollissement cérébral (Marshall-Hali), — la paralysie générale des aliénés (Brierre de Boismont), — quelques rares paralysies générales sans aliénation encore mal définies cliniquement, — la paralysie des membres dans la paralysie alterne, — la paralysie du voile du palais, de la langue et des lèvres, — certaines paralysies par compression de la moelle, — idi paralysie diphthéritique. Dans ces cas, le traitement par l’état électrique variable, — électrisation par étincelles, par courants interrompus, faradisation, — est formellement indiqué; mais nous ne saurions tn.'p répéter qu’il n’est indiqué qu’à une époque plus moins éloignée du début de l’afiection, et sons la condition expresse que la lésioncause smt réparée.
Les indications thérapeutiques sont les mêmes
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dans les paralysies spinales. Celles-ci sont en rapport avec une localisation différente de la lésion nerveuse, mais sont toujours subordonnées dans leur marche aux vicissitudes de cette lésion, réparables ou irréparables avec elle, guérissant tres-vite par les excitations de l’électrisation variable quand la paralysie survit à la guérison des troubles de nutrition, résistant absolument à tout traitement dans le cas contraire. Parmi les paralysies spinales, nous signalerons : la paralysie progressive sans aliénation, — les paredysies par lésion traumatique de la moelle ou des nerfs mixtes (Marshall -Hall, — certaines variétés encore mal étudiées sous le nom générique de paralysies spinales, — la paralysie atrophique de V enfance (Bouchut), — \di paralysie saturnine, — ’la paralysie consécutive à d empoisonnement par Voxyde de carbone (Tripier), — \ hémiplégie faciale rhumatismale, — la paralysie consécutive aux fièvres continues ou éruptives. Il est clair que dans ces affections l’électrisation n’est utile tout d’abord que comme moyen de diagnostic, et C|ue les raisons sur lesquelles on se fondera pour en adopter ou en rejeter l’emploi thérapeutique seront fondées sur l’ensemble des considérations cliniques.
La nature cérébrale ou spinale de quelques paralysies est encore tout à fait indéterminée ou sujette à contestation. Telles sont les paralysies alcooliques, — celle due à X intoxication par le sidfure de carbone, — les paralysies hystériques, — les paralysies rhumatismales, qui sont encore très-peu définies.
Il n’a été question jusqu’ici que du traitement par les excitations de l’état variable. Quelques auteurs qui, en Allemagne et en France, ont proposé V usage exclusif du courant continu (Remak) recommandent celui-ci dans toutes les affections mentionnées plus haut et en vantent l’utilité à toutes les périodes de la maladie. C’est là une opinion qui mérite d’être contrôlée. Quelques faits empiriques ayant établi l’utilité du courant continu, il est fort à désirer que de nouvelles expériences soient faites et que des observations dignes de foi apprennent ce qu’on peut en attendre. A cet égard il est une que.stion qui devrait recevoir tout d’abord une solution : le courant continu, forcément inconstant quand un organisme vivant est intercalé dans son circuit, agit-il comme modificateur permanent, ou, en vertu des oscillations qu’il éprouve, comme agent variable ?
Nous renvoyons aux lésions de nutrition ce qui a trait à l’influence de l’électrisation dirigée, dans les paralysies, non plus contre le symptôme apparent, mais contre la lésion nerveuse elle-même.
B. Névralgies et c-omndsions. — Tout ce
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qui a été dit précédemment des paralysies, au point de vue du diagnostic étiologique et du pronostic à en tirer, est applicable aux névralgies et aux convulsions. Il existe une lésion-cause dont la curabilité par les procédés électrothérapiques sera examinée plus loin; il nous suffit, pour le moment, d’indiquer que cette curabilité n’est pas la règle. La lésion-cause d’une névralgie une fois guérie, la guérison du symptôme douleur peut être ou spontanée, ou la conséquence du traitement dirigé contre la lésion , ou le résultat à attendre d’un traitement ultérieur. C’est en s’appliquant à remplir celte dernière indication qu’on obtient de l’électrisation les meilleurs résultats.
Deux procédés peuvent être employés. L’un consiste à exciter les nerfs par les variations d’état électricpie sans chercher à y provoquer de douleur, c’est-à-dire avec des courants de faible tension et par l’intermédiaire d’excitations humides (Becquerel). L’autre répond à la méthode connue sous le nom de méthode révulsive ; il consiste à provoquer une douleur locale vive à l’aide d’excitateurs secs promenés sur la partie. C’est à cette dernière méthode qu’il faut rattacher la pratique de Tripier qui, ayant noté la fréquente coïncidence de la névralgie avec une analgésie de même siège ou de siège différent, recommande de se préoccuper uniquement de l’analgésie et d’agir sur son siège à l’aide de courants de haute tension, avec des excitateurs secs.
Convulsions. — Très-légitime lorsqu’on fait de la pathologie descriptive, l’admission d’une classe d’affections caractérisées par le symptôme convulsion n’est plus possible en pathologie générale. Les affections convulsives paraissent surtout liées à un accroissement du pouvoir réflexe de localisation variable, et ne sauraient répondre qu’à des combinaisons des états paralytique et névralgique. Dans l’impossibilité où nous sommes actuellement de caractériser physiologiquement les affections de ce type, il ne saurait être que -tion d’une thérapeutique rationnelle à leur opposer. Nous ne pouvons qu’enregistrer quelques succès obtenus empiriquement par des applications d’électrisation variable ou permanente faites presque toujours au hasard. Ce qu’on peut aujourd’hui faire de mieux, vu l’état de nos connaissances, est de se rattacher à la médecine du svunptôme, de chercher à distinguer dans l’ensemble des phénomènes morbides que’cpie état paralytique ou névralgique, et de le traiter indépendamment de toute préoccupation de l’affection d’ensemble.
C. Lésions de nutrition. — L’expérience momre que, sous Tinfluence des excitations de l’état électrique variable, les phénomènes circulatoires sont profondément modifiés, que la
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vascularisation des parties est ordinairement augmentée passagèrement. Ces résultats, trèsévidents quand on a recours à la faradisation, s’observeraient aussi sous l’action des courants continus constants, selon Remak, Robin et Hiffelsheim.
L’accroissement de la circulation, alors même qu’il ne serait d’abord que passager, apour eff« de faire cesser les stases de liquides dans la partie sur laquelle on agit ; il est môme vraisemblable que sa répétition peut amener la résorption d’exsudats qui constituaient pour des organes nerveux la condition primitive d’impuissance fonctionnelle. Nous avons, plus haut, envisagé l’électrisation au point de vue des services qu’elle peut rendre comme médication du symptôme, intervenant dans des conditions favorables déterminées. Il nous faut maintenant tenir compte des cas dans lesquels elle a manifestement favorisé la réparation de la lésion initiale ; le mécanisme que nous venons d’indiquer est celui qui rend le mieux compte de ce résultat.
C’est par un mécanisme analogue, joint à la sédation de la douleur, qu’il faut expliquer quelques résultats encore peu nombreux dans lesquels, à la suite de contusions articulaires, l’inflammation semble avoir été conjurée (Tripier). En appelant l’attention sur les faits dans lesquels la faradisation lui paraissait avoir manifestement conjuré le développement de phénomènes inflammatoires, cet auteur s’est défendu de la tendance à trop généraliser les conclusions partielles cju’il croit pouvoir tirer de ses observations. Dans d’autres cas, en effet, il admet c[ue la faradisation a déterminé rapidement la suppuration de kystes sous-cutaués; il voit d’ailleurs dans l’existence d’un état fébrile une contre-indication formelle de l’emploi des excitations de l’état variable. En serait-il de même de l’emploi des courants continus constants ?
C’est encore par les modifications imprimées aux conditions physiologiques de la circulation ciu’oii doit expliquer la résorption de certaines collections liquides, hydnrthroses, hydrocèles, sous l’influence de la faradisation. Des résultats favorables ont été obtenus dans le traitement de l’hydrocèle, à l’aide du courant continu pénétrant dans la collection liquide par des aiguilles à acupuncture (Schuster). C’est à tort qu’on a, dans ces cas, attribué à l’action analytique de l’électricité les résultats obtenus, le travail chimique dont étaient capables les courants employés ne représentant qu’une fraction insignifiante du travail accompli.
L’emploi de la faradisation a été encore proposé pour combattre une classe de lésions de nutrition intéressant les oi^anes musculeux et comprises sous le nom générique àliyperplasies
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des organe? contractilesi^Tv^vN).
L'«it«ir a appliqué josqu’ici cette niéihode iuï eagoreements de i'utérns et à i h^-pertrophie prosiâtiqae.
Ou agit sur Tatérus médiatement, par les kxnbes I hypogastre, ou immédiatement, par le canal uréthral d’une part, la vessie et le rectnm de l'autre. L’excitateur négatif doit être enragé dans le col utérin, à moins qu’il existe en même temps une analgésie rectale ou vésicale, auquel cas l’orientation inverse des courants aiderait à remplir la double indication. C’est par l'arèthre et le rectum qu’on agit sur la prostate. les courants de haute tension sont préférables-, rintensilé en sera réglée d’après les sensations du patient; la durée de la séance varie entre trois et cinq minutes.
Les lésions de nutrition dont il vient d’être question compliquent d'ordinaire certains états pathologiques dans lesquels la faradisation a été cntployée surtout en vue des résultats mécani jues des contractions musculaires qu’elle produit. Ces résultats sont : V obstruction ou {'étranglement intestinal, V invagination intesflndle, les hernies, les déviations utérines.
En présence des symptômes communs à l’obstruction et à {'étranglement de l" intestin, il n’y a pas lieu de chercher des indications dans les éléments spéciaux d’un diagnostic étiologique presque toujours impossible. Quelle que soit la cause des accidents, il est impérieusement indi- (juéde tout faire pour rétablir le cours des matières. Leroy (d Éûolles) a, le premier, essayé de produire des contractions intestinales au moyeu d’un courant galvanique interrompu, dirigé de l’anus à la bouche; le procédé était douloureux et sans grande efficacité. — La faradisation au moyen d un excitateur introduit dans le rectum, l'autre excitateur étant promené sur la paroi abdominale, est bien préférable ; elle a paru, dans un certain nombre de cas déjà, agir efficacenieDt pour rétablir le cours des matières; c’est le premier moyeu à e.ssayer. De toutes les variétés d’étranglement intestinal, rétrauglement herniaire est celle dans laquelle i indication de ce mode d’intervention est le plus net.
Parmi les hypothèses appelées jusqu’à ce jour à expliquer V invaginedion intestimde, la seule vraisemblable est celle qui fait tomber une certaine longueur d’intestin paralysé dans la portion ^uivanle du canal digestif. Cette invagination se Cit très-Ieateioent, et les accidents auxquels les Lidades succombent coïncident avec une oblitération due à rinflammatiuu accidentelle et à i cijgorgement du cylindre formé par la portion nn agnée repliée sur elle-même etrecou verte de ap r'Iond’iotestin dans laquel e elle est tomlrée.
cette affection il y a deux ordres d’indicatïJüs : ttîles en rapport avec les accidents aigus
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et celles fournies par le malaise de l’état chronique. Tripier pense qu’en l’absence des accidents de l’état aigu, la faradisaüon sera utile pour combattre l’atonie intestinale qui, origine probable de cette alTection, aide à sou aggrava^ tiou progressive.
Dans les hernies, l’indication est de resserrer l’anneau, et en même temps d’empêcher la partie engagée de se paralyser par le non-exercice, démens (de Francfort), a réussi, dit-on, à guérir des hernies par des applications extérieures de l’électricité statique et du galvanisme. Cela est à voir. Tripier dit aussi avoir obtenu de bons résultats au moyen des faradisations recto-inguinale, biingiinale et rectoombilicale dans des cas de hernies inguinales et ombilicales ; suivant lui, l’action exercée sur l’intestin peut être au moins aussi utile que celle exercée sur l’anneau.
Ayant dans la faradisation un moyen commode de provoquer des contractions utérines, Tripier a songé à localiser celles-ci dans une des faces de l’organe afin d’utiliser les contractions isolées de cette face pour le redressement de {'utérus dévié en sens opposé. Le pôle négatif d’un appareil d’induction étant engagé dans le canal cervical, on introduit le pôle positif dans le rectum, s’il s’agit d’une antéversion ou d’une antéflexion ; à-ms la vessie, si l’on a affaire à une rétroversion ou à une rétroflexion. Un traitement de quinze à trente séances amène le redressement quand l’utérus n’est pas immobilisé par des adhérences.
V. Introduction des médicaments dans l’organisme. — Lorsqu’une suite de décharges disruptives a lieu entre deux corps, on peut quelquefois constater qu’un transport de matière a eu lieu de l’un des corps sur l’autre. Est-ce l’observation de ce fait qui a conduit autrefois des médecins à prétendre qu’il était possible de faire, au moyen de l’électrisation par étincelles, pénétrer des médicaments dans le corps ? Il est permis d’en douter en présence du témoignage de Nollet qui fit trois fois en vain le voyage d’Italie pour être témoin d’expériences que, sous divers prétextes, on refusa toujours de répéter devant lui. Les médicaments à introduire étaient d’ailleurs contenus dans des flacons bien bouchés que le patient tenait à la main : mise eu scène absurde qui ne pouvait parer qu'une jonglerie.
Les décompositions avec transport de matière qui s’effectuent sous l’influence de la pile, dans un milieu liquide, pouvaient plus légitimement faire admettre la possibilité de faciliter-, par un courant voltaïque, l’absorption cutanée de certaines substances. Une expérience de Fâbré-Paiaprat aurait donné, avec l’iode et l’empois d’amidon, des résultats positifs qu’on
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n’a pas réussi à reproduire depuis. Aussi adraetou aujourd’hui que la prétention de favoriser, an moyen de la pile, l’absorption de certains médicaments, n’a aucun fondement.
VI. Extraction des matières contenues DANS l’organisme. — Dans une baignoire tabulaire de métal isolée du sol, Poey étend le malade sur un banc de bois, de manière qu’il ne soit pas en contact avec la baignoire. Celle-ci est en communication avec le pôle négatif d’une pile de trente couples, tandis que le patient tient à la main un excitateur humide en rapport avec le pôle positif de la pile. S’il s’agit d’extraire du mercure, de l’argent ou de l’or, le bain est acidulé avec de l’acide azotique ou avec de l’acide chlorhydrique; si c’est du plomb qu’on veut retirer, avec de l’acide sulfurique. Le courant traversant le corps dans toutes ses parties, entraînerait de partout le métal ; il le déposerait ensuite sur toute la surface de la baignoire, mais toujours plus abondamment sur la paroi située en regard de la région dans laquelle on doit supposer que l’agent toxique était localisé.
Il en est de l’extraction des métaux contenus dans l’organisme comme de l’introduction des médicaments : des expériences et des résultats ont été annoncés; les faits n’ont pu être reproduits devant des témoins compétents.
ÉiiECTROiifSE. On peut détruire les tumeurs en faisant passer dans leur intérieur un courant direct. C’est un mode de l’électropnncture. On implante dans les tumeurs des aiguilles à travers lesquelles on fait passer un courant direct fourni par plusieurs éléments de Bunzen, montés en tension. L’effet de l’électrolyse est analogue à une cautérisation, la circulation cesse dans tous les points où le courant a passé. (Crusel, Ciniselli, Tripier, Nélaton.) V. Électricité. I
ÉLECTROPin:^’CTER.E. Procédé thérapeutique employé comme moyen de coaguler le sang dans les anévrysmes et les tumeurs érectiles. V. Électricité, Anévrysmes.
Dans ce procédé curatif c’est l’électricité qu’on utilise, en la faisant pénétrer au fond des tissus à l’aide d’aiguilles enfoncées dans leur sein. Dans Vélecti'opuncture , deux aiguilles minces placées dans le tissu à une faible distance, sont mises en contact avec les deux pôles de la pile, et le courant qui les traverse produit autour du pôle cuivre ou positif une petite eschare noirâtre , douloureuse , qui fait plaie et qu’on évite en employant l’électricité par induction. On n’emploie guère l’électropuncture que dans la chirurgie pour la guérison des anévrysmes et pour la destruction de quelques polypes ou de certaines tumeurs érectiles. En effet, l’aiguille du pôle positif étant plongée au centre de la tumeur, tandis que l’autre pôle
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repose sur une plaque mise à sa surface, ^ courant fait coaguler le sang autour de l’aigniïlç placée dans la poche, et sur dix-huit tentatives, onze guérisons ont été obtenues. La séance doH durer dix à quinze minutes, et le cours du sans interrompu dans la tumeur par une compression suffisante au-dessus et au-dessous d’elle. Cette méthode est surtout applicable aux anévrysmes des membres et aux anévrysmes du pli dn coude. Ce moyen est aujourd’hui abandonné.
Magendie a proposé l’éleclropuncture contre l’amaurose, mais les résultats en sont très-incertains. Celle du coeur a été aussi employée pour ranimer les contractions de cet organe en cas de syncope et de mort apparente, mais ce sont des moyens extrêmes employés contre des situations désespérées et inspirés par le désir de bien faire plutôt qu’appuyés sur des expériences décisives.
ELECTROTHÉRÆEIE. V. ÉLECTRICITÉ.
ÉLECTEAIRE. Préparation formée de sirop ou de miel tenant en suspension des sels, des pulpes et des extrait médicamenteux. Les électuaires sont simples quand ils ne contiennent qu’une seule substance active et s’appellent aussi conserves ou marmelades, et ils sont composés, au contraire, lorsqu’ils en renferment plusieurs.
On les divise aussi en électuaires solides comprenant les pastilles ou \qs tablettes, et les électuaires mous comprenant les conserves, les pâtes, les confections et les opiats. Ce sont des préparations qui, pour la plupart, sont peu employées et peuvent être aisément remplacées par des médicaments moins compliqués et d’une conservation plus facile. On emploie encore Vélectuaire antiacide à base de magnésie ; — Vélectuaire ontiblennorrhagique au copahu; — Vélectuaire antidartreux de sublimé, de sulfure d’antimoine, de gaïac et de fumeterre ; — Vélectuaire antiscorbutique, — Vélectuaire antiscrofuleux, — Vélectuaire purgatif avec la casse, — Vélectuaire astringent ou conserve de roses, — Vélectuaire catholicum purgatif de casse, de séné, de tamarin, de rhubarbe, de chicorée, etc. ; ■ — Vélectuaire diaphœnix avec les dattes et la scammonéc, — Vélectuaire diascordium, — Vélectuaire fébrifuge, — Vélectuaire hydragogue, — Vélectuaire ou confection d'hyacinthe, — ■ Vélectuaire de soufre, — Vélectuaire thériaque, — Vélectuaire vermifuge, etc.
ÉLÉMI. Résine XiréedeV élémi oriental àékfrique et de Vélémi occidental d’Amérique, et cpxi entre dans la composition de l’onguent d’Arcéus et du baume de Fioravanti.
ÉLÉO-SACCOAREM.V. OLÉO-SACCHAROL
ÉEÉPHANÎTIASIS OU ÉEÉPHANiTiASE.
L’hyixertrophie considérable de la peau des membres, du visage ou seulement d’une partie
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corps arec ou sans tubercules cutanés, carackjÊe l'élépbantiase.
II y a deux éléphantiasis, celui des Grecs ou tuberculeuse, et celui des Arabes ou rnoladie fjlart dul.vre dés Barbades.
Éiéphantiasis des Grecs. L’éléphantiasis des Grecs OU lèpre tuberculeuse, maladie souvent hérédiîaire. non contagieuse, résulte de l’usage des viandes salées, de l’habitation dans les lieux humides, et s’observe surtout dans l’Inde ou dans nos colonies d’Afrique et d’Amérique.
Des taches fauves du visage suivies de tumeurs molles, rougeâtres, livides, de volume variable, détruisant ou exaltant la sensibilité, altérant la voix, la vision et l’odorat, déformant le nez, les lèvres, le front, les oreilles, de la manière la plus horrible et amenant l’hypertrophie de la peau , caractérisent l’éléphantiasis des Grecs.
Dans les cas graves, l’éléphantiasis des Grecs amène l’ulcération des tubercules de la peau qui se couvTent de croûtes, remplacées plus tard par les plus affreuses cicatrices.
Rien n’est plus curieux à étudier que les altérations si rares de la peau de l’éléphantiasis des Grecs, lorsque après la mort on trouve le derme épaissi, induré, rempli de vaisseaux capillaires nouveaux, avec une induration et un épaississement semblables du tissu cellulaire souscutané et des membranes muqueuses voisines.
L’éléphantiasis des Grecs, bien souvent incurable, dure de quelques mois à plusieurs années, €t il amène ordinairement la mort au milieu d’une fièvre hectique, qui est indépendante de toute autre lésion interne.
Thérapeutique. — ■ Quand l’ éléphantiasis des Grecs ne présente encore que des taches de visage qui seront plus tard suivies de la production des tubercules cutanés, il faut expatrier les malades, et alors ils peuvent guérir.
Dans la première période de l’éléphantiasis des Grecs, il faut employer Tarséniate de soude à la dose de 10 à 40 milligrammes et plus l-n -n : la teinture de cantharides, 15 à 30 gouttes par jour les tisanes sudorifiques [3 5 les liniments excitants (3 1 la pommade deGondret,les vésicatoires volants PtH. etc.
Bains de sable chaud et nourriture exclusive avec la chair et le bouillon de tortue (Alibert) I |.
Teinture d'iode, cinq à vingt gouttes par jour f+l.
Acide nitrique, dix à soixante gouttes [3 (Cooke).
Fleur de soufre, 10 à 20 grammes par jour.
Æthiops antimonial, 50 centigrammes, trois fois par jour, et frictions de savon noir, renfermîmt du précipité rouge, 10 grammes pour IGO grammes de savon (Graff’ Q. guérison en sept jours (!).
Déc-oction de racine de tondin, appaidenant au genre des PauHinia I |.
Poudre d^ écorce de racine de madar, 10 à 20 cenügrammes par jour (B. Casanova.)
I*:eocH-y! de fumeterre, 4 à 8 grammes par litre e etuQ.
Elxcore noir, 50 centigrammes à 1§Ç20, en pce»Jre; 60 à 75 centigrammes en extrait.
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Mercuriaux à l'intérieur à petite dose ; — à l’extérieur en onguent, lotions et bains {sublimé, 7 grammes, dissous dans alcool, 30 grammes).
Contre les tubercules de l’éléphantiasis des Grecs, il faut employer les douches de vapeurs les douches deau sulfureuse, les bains alcalins □; les pommades fondantes à Viodure de plomb, Ae. potassium, 3 grammes sur 30 d’axonge (Biett), etc.
Tous ces moyens sont rarement suivis de succès. Éléphantiasis des Arabes. L’éléphantiasis des Arabes diffère de l’éléphantiasis des Grecs par l’absence des tubercules cutanés et par son siège plus fréquent sur les membres ou sur le tronc, mais il lui ressemble par l’hypertrophie monstrueuse de la peau et du tissu cellulaire des parties qu’il occupe.
L’éléphantiasis des Arabes, maladie des pays chauds, n’est ni contagieuse, ni héréditaire, et se développe à la suite des eczémas , des lichens, des érysipèles, des maladies de la peau et des oblitérations survenues dans les veines des membres. V. Phlegmatia alba dolens.
L’éléphantiasis n’est peut-être qu’une angioleucite chronique. (Allard.) #
C’est principalement sur les jambes que s’observe l’éléphantiasis des Arabes, et alors ces parties déformées acquièrent un volume double ou triple de celui qu’elles offrent habituellement.
Des douleurs plus ou moins vives sur le trajet des veines avec rougeur et gonflement de la peau, de la fièvre, et quelques phénomènes généraux revenant par accès à des époques plus ou moins rapprochées et laissant après elles une induration œdémateuse des tissus, annoncent le début d’un éléphantiasis arabe.
L’hypertrophie excessive de toute l’épaisseur de la peau et des parties subjacentes sur un point du corps ou des membres, avec induration squirrheuse du derme qui se fendille, cai’actcrise l’éléphantiasis des Arabes.
%* Il n’y a ordinairement ni fièvre ni phénomènes généraux dans l’éléphantiasis des Arabes, et la maladie, longtemps slationnaire, n’a d’autre inconvénient que ceux qui résultent du poids et du volume des parties hypertrophiées.
Si l’éléphantiasis des Arabes peut guérir, ce qui est rare, il dure habituellement autant que les malades, sans abréger leur vie, à moins qu’ils ne soient d’une mauvaise santé et qu’il ne s’y développe de la gangrène.
Thérapeutique. — A a début de l’éléphantiasis des Arabes, les sangsues et les saignées, les applications émollientes, l’usage du collodion élastique, les frictious mercurielles, les irrigations d’eau froide ou alcoolisée, sont très-utiles pour abréger la période inflammatoire et empêcher l’hypertrophie cutanée de se produire.
Uue fois réléphantiasis arabe produit, il faut combattre l’hypertrophie de la peau par la compression avec un bandage méthodique m. par les douches de j vapeur [3? par le collodion élastique Q et par les
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pommades iodurées [+]• On pourra essayer, comme l’a fait plusieurs fois Buteler, dit-on, la ligature de r artère principale du membre.
Si réléphantiasis arabe n’occupe qu’un membre et que son volmne empêche la progression, l’usage des parties, la santé générale étant excellente, il faut pratiquer l’amputation.
ÉLIXIR. Préparation généralement formée de sirop et d’un alcoolat quelconque.
Élixir amer. — Gentiane, 50 grammes; car b. de potasse, 5 grammes; alcool à 36°, 100 grammes; sucre, q. s.; comme antiscrofuleux, 10 à 30 gouttes par jour S.
Élixir antîkpoplectique ou eau des Jacobins de Rouen. — Cannelle et santal citrin, ââ 30 gr. ; santal rouge, 15 grammes; anis vert, 20 gr.; racines de genièvre ; 30 gr. ; semences d’augélique, 15 grammes; racine de galanga, d’impératoire et de réglisse, bois d’aloès, 5 grammes; girofle, 5 grammes; cochenille, 3 grammes; alcool à 80° centésim., 1500 grammes. Cet élixir s’emploie comme stomachique après le repas E.
Élixir antiarthritique. — Racine de gaïac,
10 grammes; tafia, 500 grammes; laissez macérer et filtrez. S’emploie contre la goutte, une cuillerée à jeun E.
Élixir antiasthmatique de Boerhaave. — Année, 15 grammes; acore, 15 grammes; iris,
U grammes; anis, ü grammes; réglisse, 10 gr. ; j camphre, 50 centigrammes; racine d’azaret,
2 grammes; alcool, 500 grammes. Faites macérer et filtrez.
Élixir antigoutteux de Vülette. — Quinquina gris, 120 grammes; coquelicot, 60 gr. ; sassafras râpé, 30 grammes, qu’on fait digérer pendant quinze jours dans 5 litres de rhum, auquel on ajoute de la résine de gaïac, 60 gr. ; pour laisser eucore digérer pendant quinze jours et qu’on mêle à 1500 grammes de sirop de salsepareille. Cet élixir s’administre deux ou trois fois par jour à la dose de une à deux cuillerées à bouche E.
Élixir antiodontalgique. — Pyrèthre, ZiOgr. ; esprit de romarin, 300 grammes. Faites macérer et filtrez. Une cuillerée à café dans un verre d’eau pour se rincer la bouche E.
Elixir antiscrofuleux. — Gentiane, 30 gr.; i macérés pendant huit jours dans 1 kilogramme | d’alcool à 60° centésim. , et après avoir filtré on ajoute 8 grammes de carbonate d’ammoniaque ou de carbonate de soude, 12 grammes, pour faire l’élixir antiscrofuleux de Peyrilhe. On filtre la liqueur et on la donne aux enfants à la dose de 5 à é5 grammes \+ -H.
Élixir antiseptique de C haussier, ou teinture de quinquina et de cascai’ille. S’emploie contre le typhus à la dose de 15 à 30 grammes E.
Élixir antivénérien ou Gouttes des Jé-
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suites. — Gaïac, 2500 grammes; sassafras.
150 grammes ; baume du Pérou, 20 grammes: alcool, 1000 grammes. Faites macérer et filtrez.
Une cuillerée à café dans un verre d’eau sucrée. E.
Elixir balsamique tempérard d' Hoffmarin.
— Composé d’écorce d’orange, d’extrait d absiuthe, de chardon bénit, de centaurée, de geatiane et de vin de ftlalaga. Il s’emploie comme stomachique et fébrifuge à la dose de 10 à 1 5 grammes Q.
Ètixir car minât if de Dalby. — Teiulure d’opium, 20 grammes; teinture d’asa fœtida,
10 grammes; essence de carvi, fi grammes; essence de menthe, 8 grammes ; magnésie alcinée, fi grammes; teinture de castoréura,
25 grammes; alcool, 90 grammes; sirop de sucre, IfiO grammes. Il s’emploie à la dose d’une cuillerée à café dans un verre d’eau contre les vents EE.
Élixir fétide. — Alcool, 200 grammes; castoréum, 25 grammes; asa fœtida, 15 grammes; opium, 5 grammes ; esprit de corne de cerf. Faites macérer et donnez 1 à fi grammes dans l’hystérie E
Élixir de Garus. — Teinture de safran, de cannelle et de muscade, 1 0 grammes ; teinture de girofle, 5 grammes ; eau de fleur d’oranger, 100 grammes ; alcool à 80° centés. , fiOO gram.; sirop de sucre, 500 grammes. S’emploie comme stomachique E.
Élixir de longue vie ou Teinture d’aloès composée. — Aloès, 3fi grammes; gentiane, fi grammes; rhubarbe, fi grammes; zédoaire, fi grammes; safran, fi grammes; agaric, figr. ; thériaque, fi grammes; alcool à 56° centésim., 1800 grammes. Faites macérer quinze jours en deux fois avec la moitié de l’alcool chaque fois et filtrez. Cet élixir, légèrement purgatif, se prend le matin à jeun à la dose de 8 à 15 grammes E.
Élixir parégorique de Dublin ou de New- Yorck, ou Teinture d'opium anisée. — Opium,
8 grammes; acide benzoïque, 8 grammes; essence d’anis, 6 grammes; camphre, 5gr. ; alcoolà 56° centésim. , 950. Faites macérer huit jours et filtrez.
Cet élixir s’emploie contre les coliques, contre la diarrhée, contre le choléra, contre la dysenterie, contre la suette ; fi à 8 grammes dans un verre d’eau sucrée ŒÉ, dans l’hystérie et dans les maladies convulsives E-
Élixir pectoral. — Scille, 100 grammes; aunée 100 grammes; benjoin, 10 grammes; réglisse, 10 grammes; anis, 5 grammes; myrrhe, 5 grammes; gomme ammoniaque, 2 gr. ; safran, 1 gramme; alcool 700 grammes. Faites macéi’er et filtrez, 5 à 10 grammes dans une infusion pectorale E
I Elixir purgatif de Leroy ou Remède Leroy.
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— Cêt éihdr, qui a h degrés, se compose de îcammooée, de jalap, de tnrbith végétal, dissous dansî'a!coo[, nnis à da sirop de séné et à de .? cassc nade. C'fôt un drastique très-populaire et i~ V>a remplace très -bien par de l’eau-de-vie iikmande. iO à 60 grammes.
Ei.LÉBOBE. 1 ° V ellébore noir ou rose de 3V/, piaule de la famille des renon enlacées , dont la racine est employée comme diurétique Q, comme pui^aiif drastique Œl, comme fmménagogne □ et comme vermifuge □. On l’administre en poudre, 25 centigrammes à 1 gramme; en extrait ou en teinture. Il fait partie constituante des pilules de Bâcher.
2- Vellébore fétide ou pied de griffon, renoQculacée utile comme vermifuge, employée par les vétérinaires E.
3' Vellébore vert, renonculacée employée contre les maladies de la peau S.
4° Vellébore d’ Orient, renonculacée qu’employaient les anciens contre l’aliénation mentale E
5® Vellébore blanc ou \eratrum album, de la famille des colchicacées, dont la racine contient de la vératrine et se donne en poudre, 2 à 10 centigrammes, comme sternutatoire Œl, comme émétique et comme purgatif E. On l’emploie contre la goutte E, contre le rhumatisme articulaire aigu \+ -ei. en pommade contre les maladies pédiculaires et cutanées B- ELEÉBORm.vfE. Méthode thérapeutique des anciens par laquelle on réglait le choix et l’administration de l’ellébore, ainsi que la manière de combattre les accidents qu’il pouvait produire. C’est la preuve de l’importance qu’on attachait jadis à l’emploi de ce remède un peu trop négligé des contemporains.
I LVIEX (Prusse). Eaux minérales chlorurées sodiques et bromurées.
EUB.tRRAS GAfSTRiQEE. Hypersécrétion mucoso-bilieuse de l’estomac, décrite sous les noms de fièvre gastrique, de fièvre bilieuse, ééétat saburral, à' état muqueux gastrique, de fèvre muqueuse (V. Fièvre], de fièvre synoque, etc.
\* Des malaises avec fièvre, courbature et céphalalgie frontale, de l’inappétence, du dégoût des aliments, de la plénitude gastrique, de la saveur pâteuse, amère ou bilieuse de l’estomac, quelquefois des nausées, de la constipation ou ^ selles régulières, le tout indépendant d’une lésion de l’estomac ou d’une antre maladie, \ ui ce qui constitue l’embarras gastrique.
L’embarras gastrique est une maladie aiguë, et les médecins qui admettent cet embarras O Vétat chronique, le confondent avec la gistriîe chronique.
On observe l’embarras gastrique à tout âge, prmdpalemant chez les adultes, chez
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l’homme et chez la femme, en été plus qu’en hiver, et sous l’inQuence de la fatigue excessive, des veilles prolongées et des écarts de régime qui fatiguent l’estomac.
Il est très-probable que l’embarras gastrique n’est qu’une gastrite aiguë, légère, produite par la chaleur, la fatigue, les excès de table ou rh\q)ersécrétiou hépatique.
L’embarras gastrique s’accompagne souvent d’une légère teinte ictérique.
Comme toutes les phlegmasies catarrhales, l’embarras gastrique se montre sous la forme épidémique, indiquant ainsi une sorte de spécificité compliquant l’état inflammatoire.
L’embairas gastrique dure de sept à dix jours et se termine, soit par guérison, ce qui est la règle, soit par dyspepsie chronique, mais alors on peut croire que l’embarras gastrique n’était qu’une gastrique aiguë légère.
Thérapeutique. — Les émissions sanguines locales par des sangsues ou par des ventouses scarifiées à l’épigastre, jadis conseillées contre l’embarras gastrique, UC sont pas nécessaires.
La diète absolue, s’il y a de la lièvre, et l’usage des boissons acidulés, gommeuses, féculentes et mucilagineuses sont indispensables pendant les premiers jours d’un embarras gastrique ; mais ce régime est insuffisant pour la guérison, et il faut recourir aux vomitifs.
Le tartre stibié seul, 5 centigrammes dans un demi -verre d’eau, ou associé à 1 gramme de poudre d’ipécacuanha administré à jeun, est le meilleur remède de l’embarras gastrique.
Les purgatifs ne valent rien dans l’embarras gastrique , à moins qu’ils n’aient été précédés d’un vomitif, et encore vaut-il mieux s’en dispenser. S’il y a lieu de s’en servir, il faut ordonner les purgatifs salins, tels que le sulfate de soude ou le citrate de magnésie à la dose de 50 à 60 grammes dans une bouteille d’eau; à prendre en trois fois, à dix minutes d’intervalle.
EMBAEiMEViEivi'. La Conservation du corps de l’homme et des animaux après leur mort constitue l’embaumement. La méthode égyptienne qui consistait à ouvrir le corps pour remplir les cavités de haumes et d’aromates, en môme temps qu’on entourait les membres d’asphalte recouvert de bandes de toile, n’est plus employée. On lui a substitué la méthode par injection dans les artères carotides, de solutions salines qui vont jusqu’aux capillaires, revienneut par les veines en baignant tous les tissus. Cela fait, on colore les joues et les lèvres avec du vermillon et le corps est placé dans un cercueil de plomb rempli de son.
Les liquides utiles à employer dans les embaumements sont : le sublimé corrosif, — les solutions arsenicales, mais il est défendu de s’en servir ; — une solution de chlorure ou d’acétate d’alumine Gannal), — le, chlorure de zinc avec addition d'hyposulüte de soude (Sucquetj, — le sulfate de zinc de Falconi, etc.
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liquide ^embaumement.
Snlfate d’altunine . ^ kilogi-amme.
Sois vomique en pondre . ... 100 grammes.
Eau . 3 litres.
Faire bouillir et réduire à 2 litres.
Injecter 4 à 5 litres de ce liquide dans les artères carotides. (G annal.)
Autre.
chlorure de zinc à -iSo .... 4 à 5 litres.
Hyposulfite de soude . 120 grammes.
Faites dissoudre.
4 à 6 litres pour injecter dans les artères carotides. (Sucquet.)
Autre, '
Injections par la carotide de 6 à 8 litres d’eau et de créosote dans la proportion d’un quart.
Autre.
Injection par la carotide d'acétate d'alumine dissous dans l’eau ; 5 à 6 litres.
ESiBOLiiË. Les accidents dus au déplacement
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artères et dans les veines sont des er/£6o6>- (Van-Swieten, Virchow). ^
L’embolie est irès-rare, et par suite d vues théoriques que rien ne justifie on ai^^ souvent son existence là où elle n’existe pas.
Les embolies se produisent dans les veines ou dans les artères.
Il y a des embolm fibrineuses, des ernbolies calcaires, connues avant Virchow, et, dit-on, des embolies capillaires. Dans les veines il n’y a que des embolies fibrineuses.
Dans les embolies artérielles, que l’embolie soit calcaire ou fibrineuse, il se détache d’un point du système vasculaire un caillot ou une plaque calcaire qui circule avec le sang, vient se fixer 'a l’extrémité de l’artère, provoque une coagulation du sang artériel et engendre des accidents de gangrène ou de ramollissement variable, selon l’organe et le tissu où se passe l’embolie.
Fiar. Iî9- — V, V, V. Caillots veineux ebarriés par le sang veineux. — A, A, A. Érignes écartant les parois du ventricule droit. — £. Embolie veineuse enroulée plusieurs fois sur ellemême et oblitérant l’artère pulmonaire. — D. Artère pulmonaire. — C. Valvules sigmoïdes. — F. Aorte. — G. Poumou. (Pièce présentée à l’Institut par 31. Velpeau ; recueillie chez un malade eonvaleseeut d’une fracture de jambe, mort subitement.)
et à la migration de caillots sanguins dans les | Vembolie veineuse a lieu dans les ea
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de varice oa de pfdeQTnatia alba doletis, lorsque T'ar cause subite et inconnue un caillot se détache, mnonte dans la veine cave, dans le cœur droit, et de là dans Tartère pulmonaire qu’il honche en totalité ou en partie, déterminant la nx>rt subite ou l'apoplevie pulmonaire.
Les embolies artérielles tiennent du '■ffur. affecté d'endocardite, de l’aorte ou des artères athéromateuses, par suite du progrès de l àge. Si l'embolie vient du cœur ou des carotides, et que le caillot voyageur monte dans le cerveau, il en résulte un ramollissement aigu de la substance cérébrale, véritable gangrène sans 'xleur, faute de rinfluence de l’air. Si l’embolie vient de l'aorte descendante ou de l’artère crurale, elle s'arrête au pied ou à la jambe, détermine la formation d’une nouvelle thrombose et rniisécutivement une gangrène des membres a\ec la fétidité caractéristique.
Chez une personne ayant des varices ou une phlegmatia alba dolens, lorsque survient la mort subite ou des symptômes d’apoplexie |)(ilmonaire, on peut supposer que par embolie veineuse un caillot assez long est venu oblitérer le passage du sang dans une artère pulmonaire ou dans les deux artères à la fois.
Dans l’endocardite aiguë ou chroniciue, si une hémiplégie se montre tout à coup, il faut craindre qu’une embolie artérielle vers l’uiie des artères du cerveau n’ait déterminé le ramollissement partiel de la substance cérébrale.
Dans des embolies artérielles ou veilieuses, ou trouve dans le lieu de la thrombose le caillot voyageur, souvent assez reconnaissable pour être reporté à son lieu d’origine, et de plus autour de lui, les coagulums de nouvelle formation, ainsi cjue les lésions des parois veineuses auxquelles il a donné naissance.
*** I.es embolies cajpillaires se produisent au-dessous des fausses membranes, dans les capillaires veineux d’une ulcération diphthérilique (Virchow), et elles passent dans les grosses veines, dans le cœur droit, dans l’artère pulmonaire et de là dans le poumon, où elles produisent les noyaux d’apoplexie pulmonaire, de pneumonie lobulaire suppurés et les abcès miliaires métastatiques du poumon (Bouchut).
Thérapeutique. — On guérit quelquefois de l’embolie et des accidents qu’elle engendre, lorsque les caillots ne sont pas trop volumineux et n’occasionnent pas de désorganisation trop étendue. Toutefois il n’y a pas de traitement de l’embolie. C’est celui du ramollissement cérébral, de l’apoplexie pulmonaire ou Je la gangrène spontanée des membres produits la thrombose accidentelle qui résulte de la fixa- O des caillots voyageurs. Y. Ramollissement cêrê- Mok slbite, Gangrènï des membres. Apoplexie
Erf:h.jUe de l'artère opkthalmique. — Un caiMot engagé dans l’artère carotide peut -vnsaier dans l’artère ophthalmiqne et pro-
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duire une lésion de l’œil caractérisée par l’arrêt de la circulation dans la rétine par le ramollissement du corps vitré ou par une inflammation consécutive de la choroïde et de l’iris formant une iridochoroldite ophthalmique (Virchow, Langenbeck, Fritz).
Si l’on observe les signes d’un ramollissement du corps vitré, l’amaurose avec anémie de la pupille, et de l’hémiplégie, on devra soupçonner une embolie de la carotide, mais si la lésion est localisée à l’œil il faudra songer à une lésion de l’artère ophthalmique ou de l’artère centrale de la rétine (fig. 180),
Fi.:;. 180. — Embolie de l’ai-tèi’O centrale de la rétine. — A. Iléniorrha.^^ie située sur le tiajet de l’artère centrale. — B. Artère centrale (branche supérieure) atrophiée et vide. — G. Branche inféi'ieure no;i atrophiée. — La veine ayant son volume normal. — Papille du nerf optique atrophiée (Galezowski).
Thérapeutique. — La thérapeutique se bornera à traiter la maladie de l’œil par un débridement du globe oculaire dès qu’il y aura du pus.
E.iîBROCATiox-S. Applications d’huile simple ou chargée de médicaments sur la peau pour l’assouplir et pour calmer l’irritation des parties enflammées. Elles diffèrent des fomentations, sous ce rapport, que dans ces dernières les médicaments sont dissous dans l’eau, et elles se confondent avec les liniments.
EMBttiroTOMiE. Lorsqu’il est impossible d’amener le fœtus au dehors par des tractions avec le forceps ou par la version, et lorsque l’enfant est mort on pratique l’embryotomie (V. Dystocie), qui comprend la céphalotripsie et l’embryotomie proprement dite.
I. Craniotomie {Céphalotripsie) dans la présentation de la tête. — La craniotomie sc fait après la rupture de la poche des eaux ; aloi-s la main étant introduite dans le vagin , le doigt indicateur gauche cherche la place d une fontanelle ou d’une suture, si cela est possible, puis le perce-crâne de H. Blot (fig. 181) est introduit en suivant le doigt. La poiute pénètre dans le crâne par un mouvement de rotation, comme avec un poinçon. L'instrument introduit dans le crâne, les doigts pressent sur la bascule D, le manche étant appliqué contre l'éminence thénar; les lames ouvertes agrandissent l’ouverture, et l'on détruit la substance cérébrale en faisant pénétrer Lins-
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trament plus profondément et en l’agitant en tous sens ; les ciseaux de Smeilie sont moins avantageux que le perce-cràne de H. Blot^ parce qu’on est obligé de manœuvrer rinstrument avec les deux mains et qu’on ne peut guider sa marche avec le doigt placé sur la tête du fœtus.
Lorsque le crâne est percé et lorsque la matière cérébrale est évacuée, on tente d’extraire le fœtus par le forceps. Daus les cas de rétrécissement du bassin, on • brisera la tête avec le céphalotribe de Baudelocque, Depaul ou Pajot. Cet instrument doit être appliqué avec les mêmes précautions et en suivant les mêmes règles de prudence que celles qui sont adoptées pour l’application du forceps ordinaire (fig. 182).
Le céphalotribe introduit, on serre les branches de l’instrument; lorsque l’on suppose la tête assez réduite proportionnellement au rétrécissement du bassin, on exerce des tractions ; mais, en général, il est bon de réduire autant que possible en une seule fois; il faut laisser le moins de temps que l’on peut les instruments dans l’utérus. Réduire la tête et attendre (Pajot) est une bonne pratique, si le travail n’a pas été trop long; le crochet pointu ou mousse est toujours moins avantageux que le céphalotribe, il ne convient que dans Fig. 181.— p^-ce- crâne jg gg^g rétrécissements peu de H. Blot. ■ , . , ,
considérables.
La division de la tête du fœtus avec un forceps spécial muni d’une scie adaptée aux branches {forceps-scié), de van Huevel, est employée en Belgique avec des résultats variés.
Le forceps-scie est d’une application très-difficile et peu sûre; entre cette opération et la céphalotripsie, on ne balancera pas. Cette dernière opération peut être plus vite faite que la première, et là est le point important.