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II. Céphalotripsie dans la présentation du pelvis

La tête restée dans l’utérus ne pouvant sortir à la

suite du tronc, ou bien on sectionnera le cou avec de longs ciseaux courbes, et l’on fera la céphalotripsie sur la tête restée, comme dans le présentation du sommet; car il sera alors facile de ramener le sommet de la tête sous l’instrument ; seulement, on redoublera de précaution pendant la perforation du crâne, on fera presser le ventre de la mère par un aide pour fixer la tête pendant l’opération. On pourrait encore fixer la tête avec un crochet pointu.

Si le cou n’est pas séparé du tronc, on introduii-a le perce-crâne au niveau de la base de l’occiput, au cou ou à travers la voûte palatine en ouvrant la bouche du fœtus; le céphalotribe sera ensuite appliqué, comme dans la présentation du sommet.

III. Embt'yotomie dans la présentation du tronc. — Inutile de couper le bras s'il est à la vulve. — Décoller la tête (Celse) avec des ciseaiLx com*bes guidés

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par la main, ou avec un crochet à lame traodîate (Ramsbotham), ou avec un crochet mousse reirfermant une scie à chaînette ou une scie articulée (Vj* der Ecken).

On peut, à l’aide de lacs, obtenir le même résultat

Fig. 182. — Céphalotribe Je Pajot et Chaillv. — C. VU de pression. — F, tr. Mécanisme de brisure ae rinstrument pour le rendre portatif.

On sépare le cou soit avec une chaîne à écraseur, soit avec une corde de fouet (Pajot). Daus ces cas les lacs ou les fils conducteurs de la chaîne sont passés avec le porte-lacs de Tarnier (fig. 183).

On peut, à défaut de trouver facilement le cou et la tête, sectionner avec les lacs le fœtus en deux portions.

Avant de couper le fœtus, on a tenté quelquefois de l'extraire avec un crochet mousse, fixé sur le bassin ou sur un point quelconque du fœtus (Lée), ou prenant point d’appui sous les côtes (Pamanl) et enfin oû l’on peut; on tâche alors d’amener le fœtus en double, comme dans le cas d évolution spontanée; mais il y a toujours la nécessité de tractions énergiques. Cette considération ne doit pas èti-e négligée,

^ ^ Toa croit ne pas pouvoir réussir, on doit à reaabryotomie.

Fi;;. 183. — Porte-lacs de Tarnier. — Ou latrodiilt la branche du forceps par le eroehet, en attachant une balle de plomb au lil. Oa facilite la recherche du bout B, du ressort B, C.

Immédiatement après l’opération, des injections d’eau tiède seront faites dans le vagin et dans l’utérus, et des cataplasmes seront tenus en permanence sur le ventre.

ÉMÉTI\E. Alcaloïde, extrait de l’ipécacuanha, par Pelletier. On le donne comme vomitif à la dose de 10 centigrammes pour 150 gr. d’eau sucrée en deux ou trois fois Q.

ÉnÉTiQUE (Tartre stibié, Tartre ajxti- MOMÉ DE potasse) . Se donne comme vomitif à la dose de 5 oü 10 centigrammes dans un demi- verre d’eau sucrée, aidé au bout d’une heure d’uu verre d’eau tiède i-i- -t-l. mais il faut prendre garde de noyer le vomitif avec une plus grande quantité d’eau, car il devient purgatif. C’est le meilleur remède de l’embarras gastrique et du début de la fièvre typhoïde. Y. ces mots.

On donne rémélitjue comme purgatif, en 5 centigrammes par litre de bouUion dWbe ou de petit-lait Œ3.

On donne quelquefois ce médicament à haute dose, nmme contro-stimulant dans les phleg- ®»ties aiguës, telles que la pneumonie ou le

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croup [±] (V. ces mots) ; alors il dépinme les forces et le pouls en même temps qu’il diminue la plasticité du sang. Dans ces cas, c’est à la dose de 15 à 75 centigrammes qu’on l’administre dans une potion diacodée par cuillerées à bouche. li détermine quelquefois des vomissements aux premières cuillerées, mais la tolérance ne tarde pas à s’établir et le remède peut être continué sans qu’il en résulte de vomissements ni de superpurgations.

L’émétique se donne aussi comme hyposthénisant dans la chorée (V. ce mot) à la haute dose de 1 à 3 grammes par jour chez, les enfants qui continuent à manger comme d’habitude et qui n’en éprouvent pas d’accident Q- L’émétique sert encore à faire du vin émétique qui est rarement employé, et de la pommade dite pommade d^ Autenrieth, employée comme révulsif, en frictions sur la peau pendant trois ou quatre jours, le matin et le soir, pour y faire venir des pustules qui ont l’aspect des pustules varioliques. Cette pommade s’emploie dans la bronchite chronique, en frictions sur le dos ou sur le devant de la poitrine S-

É-WÉTO-CATHARTIQEE. Médicament qui fait vomir et qui purge en même temps. Le tartre stibié, 5 à 1 0 centigrammes, ajouté à 15 grammes de sulfate de soude dans un demilitre de tisane, est un bon éméto-cathartique.

EinnÉiVAGOGEES. Les remèdes doués de la propriété d’agir sur l’utérus pour faire apparaître les règles tardives ou supprimées, sont des emménagogues, mais les substances telles que le fer, l’arsenic et le quinquina donnés à une chlorotique qui n’a pas ses règles, ne doivent pas être considérées comme appartenant à cette classe de médicaments. On peut en dire autant de l’hydrothérapie. Il n’y a d’emménagogues que les substances susceptibles d’exciter directement l’utérus. Ce sont V absinthe et V armoise sous forme d’extrait, 2 à 4 grammes par jour ; de vin à 100 gr. par jour, la Sabine et la rue eu poudre, 1 gramme à 1 gramme et demi dans les vingt-quatre heures; le sa/ron en extrait, 20 à 30 centigrammes par jour, en poudre, 1 à 2 grammes; V ergot de seigle en poudre, 50 centigrammes à 2 gr. ; le sulfure de carbone, deux gouttes dans une tasse d’eau sucrée, etc.

Potion emmènagoyue .

Eau (iistUlée d’araioise . 120 granimes.

Eau de fleur d’oranger . 15 id.

Huile essentielle de rue .... 6 gouttes.

— — de Sabine. . . 6 id.

Sirop de safran . 30 grammes.

F. s. a. A prendre en trob fob. (F. H. L.)

Poudre eminénagogue .

Pondre de Sabine . 5 grammes.

Poudre de gingembre . 5 id.

Snere vaniÛê . 40 id.

Mêlez et divisez en 16 paquets. On en prendra 1 on 2 par jour.

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Pondre de me . . . .

Pondre de carvi . . .

Poudre de baies de lanr

Incorporez dans :

1 gramme deux ou trois fois par jour^ comme emménagogue.

Pilules de rv^ et saline.

F. s. a. une pilule. A prendre une le matin et une le soir.

Siro'p de safran.

Incisez le safran, faites-lc macérer dans le vin et filtrez la liqueur. Ajoutcz-y le sucre, que vous ferez dissoudre à la chaleur du bain-marie. {Codex.)

30 grammes dans une potion.

Potion emménagogue.

Sucre . 30 grammes.

Huile essentielle de rue. 1 ,, n Huile essentielle de Sabine. / “ ®

Triturez, et ajoutez :

Une cuillei’ée toutes les deux heures, (Desbois.) Mixture de seigle ergoté.

Élixir de Garus. . 50 grammes.

Eau de tilleul . { au 50 >d.

Poudre récente de seigle ergoté. 2 id.

M. s. a. Une cuillerée à bouche toutes les quatre heures [+1.

E»PHYSÈ.VE PEEÜffOlVAlBE. De l’air retenu dans les vésicules pulmonaires dilatées et infiltré dans le tissu cellulaire qui sépare les lobules du poumon formant des vacuoles plus ou moins volumineuses, quelquefois grosses comme le bout du doigt, ou de larges crevasses sous-pleurales transparentes caractérise l’emphysème vésiculaire et interlobulaire des poumons.

Dans l’emphysème vésiculaire, l’air dilate, les vésicules du poumon et plus tard les déchire pour former des vacuoles aux dépens de plusieurs cellules aériennes réunies.

C’est par la rupture des vésicules pulmonaires que l’air s’échappe et s.’infîltre dans le tissu cellulaire qui sépare les lobules et forme l’emphysème interlobulaire.

6n voit quelquefois les poumons emphysémateux convertis en aréoles transparentes énormes, dilater la poitrine, déformer les côtes et faire hernie au-dessus de la clavicule.

Un poumon emphysémateux crépite 3 peine et donne sous la pression des doigts m sensation semblable h celle qu’on obtient ea tenant dans la main un oreiller de duvet (Lseanec).

Quand l’air retenu dans les vésicules dn poumon, les déchire et s’échappe dans le tissa cellulaire interlobulaire, il peut s’infiltrer le long des bronches, dans le médiastin et de là sur les côtés du cou et dans le tissu cellulaire de toute la surface du corps.

L’emphysème pulmonaire est toujours le résultat d’une bronchite, d’une broncho-pneumonie antérieure ou d’un effort dans la défécation et dans l’accouchement.

Une respiration courte, de la dyspnée au moindre exercice, la voussure des côtes sous la clavicule ou le mamelon, la voussure du sternum, l’effacement du creux sus-claviculaire, la diminution de la résonnance thoracique, l’affaiblissement du murmure vésiculaire sans retentissement de la voix, des râles souscrépitant et muqueux, de la toux et souvent des accès d’asthme indiquent l’emphysème pulmonaire.

Les voussures partielles de la partie antérieure du thorax avec résonnance correspondante et affaiblissement du murmure vésiculaire indiquent un emphysème des poumons.

On vit très-longtemps avec l’emphysème pulmonaire, mais, dans quelques cas, il peut y avoir mort subite par suite de la rupture des vésicules pulmonaires entraînant la pénétration de l’air dans les vaisseaux veineux et de là dans le cœur.

Chez les jeunes enfants il n’y a pas de bronchite capillaire ou de pneumonie qui ne soit accompagnée d’emphysème interlobulaire momentané.

Dans l’enfance, la tuberculisation des poumons s’accompagne souvent d’emphysème vésiculaire et alors on voit chaque tubercule placé sur les parois d’une grosse vacuole aérienne traiisparente.

L’hypertrophie du cœur et toutes les lésions organiques du cœur s’accompagnent d’emphysème pulmonaire, mais c’est à cause de la bronchite qui accompagne toujours ces maladies.

Thérapeutique. — Ou prévient l’apparition Je l’emphysème pulmonaire, en prévenant le développement de la bronchite aiguë et de la broncliite chronique. Chez les sujets qui ont dans leur famille des ascendants ou des collatéraux emphysémateux, et qui offrent une disposition très-grande aux phlegmasies des bronches, il faut faire prendre de la flanelle, des bains et ordonner des voyages dans le Midi tous les hivers.

Quand l’emphysème existe avec une bronchite aiguë, il faut faire ime ou deux petites saignées qui

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les mouyements respiratoires et 'iimÎBiKBt HH peu la dyspnée.

n ea sera de même; s'il existe axec une bronchite . hT>joiqne o&ant sa recrudescence aiguë habituelle.

— Cbei les xieillards. cependant, il faut être sobre •♦.•s éxacuations sanguines, même en cette circon- '-^ance. et les narcotiques ou les toniques réussissent «aelquefois alors beaucoup mieux.

La saignée est encore indiquée dans les cas demphysèrae et de bronchite causés par une maladie du riTur et de ses orifices. Elle sert aloi*s à rétablir Vé-^ •pilibre de la circulation troublé par un obstacle au murs du sang et diminue d'autant la quantité de liquide reçue par le poumon. Elle doit être proportionnée à l'àge et à la force des malades.

Si la fièvre accompagne momentanément Temphy- ■^me, la diète peut devenir nécessaire^ et avec elle le repos, les boissons émollientes, rafraîchissantes et iKchiques qu'on emploie dans le catarrhe.

Emphysème pulmonaire, suite de catarrhe bron- '■hiyue. ^'éléments de flanelle; — éviter le froid^l’huniidité et les vicissitudes de ratmosplière; — éviter h s poussières, la fumée, les gaz irritants, les pays de brouillard, la lecture prolongée, les efforts musculaires, etc. — Aller vivre dans le midi de l’Europe.

Saignée en cas de pléthore ; — vomitif avec l’éméfique, 5 à 10 centigrammes de temps à autre; — purgations mensuelles avec l’eau de Pullna, le sulfate (le soude, 50 grammes ; la limoiaade au citrate de njagnésie, 60 grammes ; l’huile de ricin à froid, 15 à 30 grammes.

Boissons émollientes et sudorifiques ; décoction de lichen, de bourgeons de sapin du noi’d, de polygala;

— potions avec ta liqueur d’Hoffmann, 20 gouttes; le •'irup (l'éther, 30 grammes; la teinture de musc ou •le castoréum ; le sirop de chloroforme; l’oxymel scillitique; fumigations sulfureuses; fleui-s de soufre à lintéricur, avec du miel ou en tablettes; kermès, 10 à 40 centigrammes par jour dans un looch.

Opium à la dose de 5, 10 et 20 centigrammes par jour; belladone, Jusquianie à 5 et 10 centigrammes par jour; cynoglosse, 25 à 75 centigrammes; cigarette de datura stramonium.

Ipécacuanlia en pastilles de 5 centigrammes à titre d eïpcctorant; — cautérisation légère du pharynx au‘c un pinceau chîirgé d’ammoniaque liquide.

La strjehuine a été donnée pour guérir l’emphy- >eme eu faisant contracter le tissu des poumons emphysémateux [3- H en est de même de la noix '(•mique, mais cette médication étant moins dangereuse est préférable.

4’ésicatoire à demeure au bras ; vésicatoire volant sur le devant de la poitrine ; — emplâtre de poix de Bourgogne saupoudré de 1 gramme de tartre stibié daus le dos ; application d'uu emplâtre de poix blanche, de diachylon gommé ou de thapsia sur le sternum ; friedions d'huile de croton, vingt à trente gouttes sur le thorax, etc.

Il Êtudra enfin envoyer les malades aux eaux du Moat-Hore, de Baréges.de Cautei-ets, de Saint-Sauveur, de Boanes, d’Enghien, d'Aix en Savoie, et à toutes ks ^>urces sulfureuses calciques ou sodiques connues.

Emphysème des vieillards affaiblis. Quinquina; preparatioas ferrugineuses, balsamiques , telles que toin, henj^àn, goudron, térébenthine; vin de Bordeaux on de Ûalaga. I

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Tisane de sauge, de mélisse, de germaudrée, de berre terrestre, de bourgeons de sapin.

Emphysème des maladies du cœur. Saignée en cas de pléthore, sangsues à l'anus tous les mois ; préparations de digitale et de digitaline ; purgatifs de temps à autre.

Emphysème soDS-enlané. Ull gOuQement partiel ou général de la peau, indolore et incolore, donnant lieu à de la crépitation sous le doigt qui le comprime dépend toujours d’un emphysème du tissu cellulaire.

Il y a un emphysème accidentel dû à des blessures delà peau, à des fractures compliquées de plaie, à des fractures de côte, à la réduction des luxations, à des ruptures du poumon, du larynx, à des cavernes tuberculeuses pulmonaires, ouvertes sous la peau, etc. , et un emphysème spontané qui se développe sous l’influence des maladies venimeuses, pestilentielles, typhoïdes et charbonneuses.

Il y a des emphysèmes sous-cutanés et intermusculaires, à la suite de plaie du larynx et de l’œsophage (A. Paré, Palfin, Menière, Depaul, etc.), à la suite d’ulcération de la trachée (Addisson, Demarquay).

Il y a des emphysèmes après des plaies de la bouche (Maisonneuve), après des plaies du pharynx (Baillarger).

%* Les plaies des intestins donnent lieu à de l’emphysème qui est produit par les gaz contenus dans leur intérieur (Morgagni, Marjolin, Jobert). Les intestins adhérents aux parois abdominales tels que le cæcum, blessé dans la portion tpe ne recouvre pas le péritoine, donnent lieu à de l’emphysème plus souvent que les autres plaies de Tintestin (Demarquay). Les emphysèmes qui sont produits par les gaz de l’intestin sont généralement peu étendus et ne sont pas graves.

Les hernies gangrenées avec ouverture de l’intestin donnent lieu à un emphysème ordinairement très-limité. La crépitation de la tumeur indique l’emphysème et la gangrène de l’intestin. Y. Hernies.

On produit l’emphysème du tissu cellulaire sous-cutané, comme on veut, par une piqûre de la peau dans laquelle on insuffle de l’air avec un soufflet, et c’est ce que savent les mendiants qui, par une maladie simulée, veulent exciter la commisération du public.

L’emphysème sous-cutané se produit quelquefois chez les enfants atteints de coqueluche, de croup, de catarrhe suffocant, lorsque une secousse de toux ayant déchiré une vésicule pulmonaire, l’air gagne l’extérieur des bronches, le médiastin, la trachée, les cotés du cou et de là le tissu cellulah'e de la poitrine.

Thérapeutique. — Frictions aromatiques, excitantes ; — compresses d'eau blanche ; — compression modérée avec des bandes : — si l'emphysème est très- *31

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