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portant tout l'avaat-bras (Hippocrate). Du quinzième | au vingtième jour on remplacera les attelles par un bandage inamovible.
Si la fracture est accompagnée de gonflement inflammatoire. on placera le membre sur un coussin et on le recouvrira de cataplasmes, une attelle dorsale ou palmaire contenant la fracture. — Si la fracture est comminutive on placera l’avant-bras dans une gouttière, on traitera par l’irrigation continue ou les cataplasmes froids. — On aura recours à l’amputation quand les artères seront coupées et quand le membre sera menacé d’une gangrène prochaine.
Dans les fractures de l’avant-bras on placera la main et les doigts dans la demi-flexion, afin de n’avoir point de roideur dans les mouvements de la main après la guérison de la fracture. Cette pratique est d’un emploi général pour toutes les applications d’àppareil sur le membre supérieur. (Malgaigne.)
B. Fracture du radius.
I. Fracture du corps du radius. — Une cause directe, une chute sur la main, causent la fracture du corps du radius.
Dans la fracture du radius, les fragments restent engrenés ou chevauchent en se rapprochant du cubitus, et l’articulation radio -cubitale inférieure peut être écartée.
Un gonflement du bras, une ecchymose, due le plus souvent à la contusion dont la fracture a été la conséciuence, la douleur à la pression au niveau de la solution de continuité et la crépitation pendant les mouvements communiqués de pronation et de supination sont les symptômes de la fracture du corps du radius.
Thérapeutique. — La guérison de la fracture du corps du radius ne demande pas plus de trente à trente -cinq jours.
Un bandage roulé, dextriné ou plâtré, appliqué dès le premier jour, sufflt dans tous les cas où le déplacement est à peine marqué, cependant comme le radius est l’os de l’avant-bras le plus mobile, on aura recours au bandage des fractures de l’avant-bras.
II. Fracture de V extrémité inférieure du radius (Fouteau, Dupuytren, A. Cooper). — Une chute sur le poignet, le bras étant étendu, détermine le plus souvent une fracture de l’extrémité inférieure du radius (Dupuytren) avec ou sans complication de la fracture de l’apophyse styloïde du cubitus (Boucher, Voillemier).
Une déformation caractéristique en dos de fourchette, la tension des tendons des muscles radiaux externes contracturés (Velpeau), la déviation en dedans de l’axe de la main (Dupuylren), l’accroissement du diamètre antéropostérieur du poignet (Diday, Goyrand d’Aix), une douleur vive augmentée par la pression au niveau de la fracture sont des caractères propre à cette espèce de fracture.
*** La contusion et l’entorse du poignet simulent la fracture de l’extrémité inférieure du radins, de là des illusions sur la possibilité de la guérison prompte de ces fractures. Il n’y a pas de signe distinctif absolument certain entre
la fracture et la contusion, parce qu’il y a des espèces de fractures sans déchirure du périoste
Fig. âlS. — Déformation de poignet par la fraetiii'j de l'extrémité inférieure du radius. — R , saillie des tendons des muscles radiau.v externes,
qui s’accompagnent d’un gonflement, d’une déformation et d’une douleur caractéristique de la fracture.
La disjonction de l’épiphyse, du radius (J. Cloquet), qui a été vue sur un sujet de vingtquatre ans (Voillemier), offre les mêmes signes que la fracture du radius. Le diagnostic différentiel ne peut reposer que sur la rareté relative de la disjonction épiphysaire.
Thérapeutique. — H ne faut pas tenter la réduction de la fracture au moment où elle, s’est produite, c’est faire éprouver aux malades des douleurs inutiles.
Au moment de l’accident, placez le membre sur un coussin, appliquez un cataplasme ; au bout de vingt-quatre heures la douleur aura diminué, vous pourrez agir.
Si le déplacement est considérable il est probable qu’il y a pénétration des fragments, solution de continuité comminutive et il y aura plus tard déformation, par suite d’une perte de substance de l’os. La réduction pourra être tentée dans ce cas, soit par la flexion du poignet, soit par la coaptation avec les doigts et l’appareil sera appliqué ensuite.
Si le déplacement et la déformation sont peu marqués, on peut croire qu’il y a fracture avec conservation du périoste. Ne cherchez point à réduire, il n’y a pas de réduction à tenter, et, si par hasard vous aviez pris une contusion du poignet pour une fracture, vous n’aurez pas fait éprouver au malade des doulem’S inutiles.
Lorsque vous avez affaire à des cas intermédiaires, n’essayez pas de réduire davantage, appliquez l’appareil, la fracture maintenue se réduira seule.
Pour mettre l’appareil de la fracture de l’extrémité inférieure du radius, il faudra placer une attelle dorsale avançant jusqu’au métacarpe, appliquée sur une compresse graduée, pressant sur le fragment inférieur. Une autre attelle et une autre compresse graduée ne dépassant pas l’extrémité inférieure du radius seront appliquées sur la face palmaire de l’avant-bras pom* repousser en ari-ière le fragment supérieur ton r dant à proéminer en avant (Nélaton). Des compresses d’eau blanche doivent être maintenues sm- la partie correspondante à la fracture. La main et les doigts doivent être tenus fléchis sur une bande roulée (Malgaigne}.
La bande dextrinée, amidonnée ou plâtrée, peut être appliquée à paiffir du quatrième ou du sixième jour, suivant l’état du gonflement, à condition qu’elle soit renouvelée tous les huit jours pendant deux semaines.