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PIED

La crépitation, les signes d’une fracture du péroné et le gonflement de l’extrémité inférieure du tibia, révèlent la fracture de l’extrémité inférieure de la jambe; — la conservation du périoste se traduit par l’absence de crépitation.

Une arthrite est toujours à craindre après les fractures des malléoles.

Thérapeutique. — Des compresses résolutives, des cataplasmes, des sangsues même autour des malléoles et uu appareil inamovible aussitôt que l’on peut sout le meilleur traitement des fractures des malléolles.

Lorsque la malléole externe est brisée, et lorsque le pied est luxé incomplètement en dehors, on place

une attelle dépassant le pied à la partie interne de la jambe par-dessus im coussin replié sur lequel on fait basculer le pied en dedans (Dupuytren) . Au quinzième jour on a recours à un appareil inamovible, un appareil dextriné ou la bande plâtrée.

S’il y a une plaie on place le membre dans une gouttière et l’on panse à l’eau froide. V. Luxation

DE L’ASTBAGALE.

Si la fracture est comminutive et produite par une balle ou par un écrasement, on fera l’irrigation continue, on enlèvera les esquilles mobiles ; on amputera lorsque, outre cette fracture, les tissus auront été déchirés dans une grande étendue et lorsque l’articulation du cou de pied sera ouverte.

IV. Fracture du tibia. — Les fractures du tibia seul sont rares ; car, ordinairement, quand cet os est brisé, le péroné ne tarde pas à céder, — on a vu cependant une fracture au-dessus de l’articulation péronéo- tibiale supérieure (A. Cowper, Syme). Dans les cas de ce genre, l’articulation est quelquefois ouverte, et elle est au moins le siège d’un épanchement séreux.

Les signes de la fracture du tibia sont les mêmes que ceux de la fracture de jambe; mais le déplacement est à peine marqué ; il y a peu de crépitation et l’espace interosseux est rétréci. Il n’y a de déplacement que quand le péroné se courbe, chez lesjeunes sujets par exemple fCampaignac), ou quand il y a un diastasis de l’articulation péronéo-tibiale inférieure; — la fracture de l’extrémité supérieure du tibia est quelquefois une disjonction épiphysaire.

Thérapeutique. — Ne faites pas de tentatives de réduction, car elles seraient nuisibles. Bandage de Scultet ou bandage inamovible pour les fractures du corps du tibia. — Pour la fracture de l’extrémité su- , périeure, placer la jambe sur un double plan incliné et dans une demi-flexion. L’extension continue (Syme) est difficile à bien faire et n’est pas plus avantageuse - que le double plan incliné.

V. Fracture du péroné {David, Fouteau, Boyer, Dupuytren, Maisonneuve). — Le péroné peut être fracturé directement par un coup, mais cela est rare ; ordinairement quand il se brise c’est parce qu’il porte seul le poids du corps dans une chute sur les pieds. — Lorsqu’il se fracture seul, c’est par une cause indirecte : la torsion du pied porté dans l’abduction, ou dans l’adduction (Boyer). Il y a fracture par divulsion dans le premier cas, et par arrachement (Maisonneuve) dans le second. -— L’écartement de l’articulation péronéo-tibiale inférieure serait encore une condition favorable à une fracture du péroné beaucoup au-dessus de l’articulation (fracture par diastasis d’après Maisonneuve), mais ce mécanisme n’est pas démontré.

II est souvent difficile de savoir comment le pied s’est tourné dans une chute sur les pieds ou pendant un faux pas, et, quoi qu’on ait dit, il n’y a pas, dans les détails de l’accident, un élément de diagnostic certain.

Dans la fracture du péroné par divulsion il existe une dépression et une ecchymose sur lè trajet de l’os, à ,2 ou 3 centimètres au-dessus de l’articulation : comme un coup de hatk (Dupuytren).

En pressant sur l’extrémité inférieure du péroné fracturé, on constate de la mobiliié et, en cherchant bien, on perçoit de la crépitation.

Dans les fractures du péroné, les tendons des péroniers font saillie en arrière ou sur les côtés, et le pied est dans une abduction légère.

Dans la fracture par arrachement située ordinairement à un centimètre ou deux do sommet de la malléole, il y a une ecchymose, du gonflement, une mobilité peu marquée, et une douleur vive au niveau de la fracture; en mouvant le pied à droite et à gauche, on arrive quelquefois à produire la crépitation (Robert).

Les fractures du péroné sont souvent prises pour des entorses, surtout la fracture par arrachement ; mais on se rappellera que dans l’entorse la douleur est au-dessous des malléoles , quelquefois à leur sommet, cjuand il y a eu des ligaments arrachés à ce niveau, tandis que dans la fracture la douleur maximum est sur les os.

Lorsque deux ou trois jours après un faux mouvement de pied la douleur n’a pas cédé par le repos, et lorsque les os semblent augmentés de volume, il y a fracture du péroné.

Thérapeutique.- — Un cataplasme arrosé d’eau blanche sur l’extrémité inférieure de la jambe, et le repos suffisent pour les fractures par arrachement, mais plutôt que de laisser les malades longtemps au lit il vaut mieux placer ime bande dextrinée ou amidonnée, ou un bandage stuqué, ou plâtré.

On ne recourra aux appareils avec les attelles que si le pied est dévié.

On se servira de deux Fig. 225. — Appareil attelles, une interne ou ^

externe, dépassant le pied

suivant la déviation, et une autre interne ou exterode l’autre côté (Boyer).

•ie la ligne des dents, l’ébranlement de ces os, des danlears dues à la lésion du nerf dentaire, ia salivation, caractérisent tes fractures du

Fig. 228. — Appareil de Morel-Lavallée. — A. Plaque sousmentonnière-. — D, E. Gouttières de gutta-percha moulées sur les dents et destioées à être serrées sur celle-ci avec la plaque C.

dents et sur une gouttière placée sous la mâchoire ; c’est le principe de l’appareil de Houzelot.

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