FR4G
Dans la fracture par abduction ou divulsion on fixe, en dedans de ia jambe, ime attelle dépassant le picdj supportée par un coussin replié au niveau de la malléole; le pied est alors attiré en dedans pendant que le tibia se trouve porté en dehors parle coussin (fig. 225) Dupuytren). Appliquer un appareil dextriné ou plâtré, et maintenir le pied dans l’adduction par le meme moyen pendant la dessiccation du bandage (ilaisonneuve), est un bandage très-suffisant.
Règle générale, dans toute fracture simple du péroné, on fera coucher le malade sur le côté; le pied reposera sur un coussin par son côté externe et des cataplasmes le recouvTiront; une alèze pliée eu cravate, attachée au lit et passant sur le genou, maintiendra la position. (Robert.)
Les appareils doivent être tenus en place pendant trente-cinq à quarante' jours pour la fracture par divulsion, pendant trente jours pour la fracture par arrachement.
Les arrachements des ligaments avec une petite portion d’os réclament le traitement de l’entorse.
Fr.aeta3”e da maxillaire inférieur. — La fracture de l’os maxillaire inférieur peut exister sous les formes les plus variables, depuis la fracture de la branche montante jusqu’à des fractures multiples. La fracture est siniple, double ou comminutive.
Lorsqu’un coup est appliqué directement sur l’os, la mâchoire se brise au point frappé. L’arrachement des dents qui est suivi de fracture produit une fracture unique au niveau des petites molaires ou de la canine, — Un coup de pistolet tiré dans la bouche écarte les os et produit quelquefois une fracture unique ; enfin, une pression sur les deux branches montantes fait rompre l’os à la partie moyenne de son corps.
C’est généralement dans une chute sur le menton que l’os maxillaire inférieur se fracture sur plusieurs points.
%*Le gonQcraent, la douleur, le déplacement
maxillaire inférieur; la crépitation n’existe guère que quand il y a trois fragments, ou quand le périoste et les gencives sont déchirés.
Thérapeutique. — Si la fracture du maxillaire inférieur est unique, employez la fronde simple ou les bandages compliqués qui en dérivent, tels que la froude de Bouisson (fig. 226) ; — si le périoste n’est pas déchiré, une simple mentonnière suffit.
Pendant seize à vingt jours, ne donnez pas d’aliments qui doivent être broyés avec les dents, nourrissez les malades avec des soupes, des purées et des hachis de viande. Cette alimentation, doit être prescrite même quand on a recours aux appareils.
S’il y a de la mobilité, fixez les dents situées à l’extrémité de chacun des- deux fragments avec un fil d’or ou d’argent. La ligature des dents de sagesse passant au-dessus de la langue est mauvaise, elle peut iilcérer cet organe. Des gouttières métalliques
embrassant les dents des deux fragments ne sont pas des moyens de contention suffisants,
Ghopart, Desàult, avaient imaginé un posé de crochets prenant leur point
Dans un cas de fracture très-oblique, compliquée de plaie et d’esquilles, Baudens a lié l’os et réuni ensuite la plaie par suture.
Si la fracture est double, les meilleurs moyens de contention sont, par ordre d’efficacité : l’appareil de Houzelot et celui de Morel-Lavallée, c’est-à-dire les gouttières maintenant les dents ; et dans le cas où le périoste est conservé, la fixation des dents voisines de la solution de continuité avec un fil d’argent.
Des compresses résolutives doivent être appliquées sur le gonflement de la joue au niveau de la fracture.
Les chirurgiens sont généralement d’avis de ne point arracher les dents ébranlées par une fracture du maxillaire inférieur; car elles peuvent se consolider et il n’y a aucun risque à attendre cette éventualité. On pourra toujours enlever plus tard les dents ébranlées et nécrosées.
A la suite de la fracture du maxillaire inférieur, on a vu les dents tomber par suite de la déchirure des nerfs dentaires.
Contre la fracture de la branche montante du maxillaire, il n’y a rien à faire qu’à tenir les mâchoires aussi immobiles que possible et à nourrir les malades avec des substances liquides.
Fracture du condyle de la, mâchoire inférieure. — Les fractures du condyle de la mâchoire inférieure sont très-rares, et il n’y en a dans la science qu’un petit nombre d’exemples connus. Parmi les observations citées par Malgaigne, il y a des exemples de fractures multiples de la mâchoire, au nombre desquelles se trouvait une fracture du condyle. Dans tous les cas où la cause a été mentionnée, il y avait eu un choc porté sur le menton ou sur un point quelconque du maxillaire.
Il peut arriver qu’à la suite d’une chute sur le menton, la partie interne du condyle se fracture des deux côtés à la fois. {Société anatomique, 1865.)
La difficulté de mouvoir le maxillaire, une crépitation perçue par le chirurgien et le malade, une dépression de la fosse zygomatique, une déviation du menton, sont les signes de la fracture du condyle de la mâchoire. Lorsqu’il existe une fracture multiple, ces signes sont moins évidents, alors le chirurgien cherchera à reconnaître l’état des mouvements de l’articulation temporo-maxillaire et leur absence ou leur régularité pourra éclairer le diagnostic.
Thérapeutique. — Si la fracture du condyle est accompagnée d’une autre fracture du corps de l’os ou de la branche montante du maxillaire, il faut immobiliser la mâchoire et appliquer les moyens contentifs énumérés plus haut. V. Fracture du maxillaire INFÉRIEUR.
Si la fracture n’existe que sur la branche montante et qu’il y ait déplacement, il faut réduii-e en portant les doigts dans la houche et maintenir les fragments rapprochés ou engrenés au moyen de la fronde du menton.
Cette espèce de fracture est quelquefois la conséquence d’une plaie par arme à feu; dans ce cas, Rihes a fait la coaptation en portant le doigt sur la
fracture même, en pressant par la cavité buccak ? il a pu réduire ainsi sans difficulté.
Fracture du métacarpe.
I. Fracture du corps des méiacarpim. - En dehors des écrasements par des roues de voiture et par des machines, les os métararpiens peuvent se briser sous l’influènce d’une chute ou d’un choc violent. Dans le premier cas la cause est indirecte, dans le second de est directe. — Une chute sur le doigt correspondant au métacarpien, pendant l’extension, «si une cause rare de fracture (Lonsdale).
Le chevauchement est d’autant plus étendu que la fracture du corps du métacarpien est plus oblique.
On reconnaît la fracture des métacarpiens par l’ecchymose, le gonflement, la douleur et la crépitation que l’on sent en faisant mouvoir les fragments en sens opposés, en tirant sur le doigt fléchi d’une part et en maintenant de l’autre l’extrémité supérieure du métacarpien. - Lorscj[ue la fracture date de quelque temps, une saillie du cal est un indice tardif de fracture.
Vingt-cinq ou trente jours sulHisent à la consolidation d’une fracture de métacarpien, et, malgré une saillie assez forte du cal, il n’y a pas de difformité réellement gênante.
Thérapeutique. — Quand il n’y a pas ou lorsqu’il y a peu de déplacement, on place des compresses et une bande ou une pelote dans le creux de la main et l’on fléchit les doigts; l’appareil est maintenu par une bande (Hippocrate, Albucasis, A. Gooper). On peut renforcer l’appareil par une attelle dorsale. — Quand le déplacement est très-marqué, une attelle dorsale et une palmaire sont appliquées par-dessus des compresses graduées; l’attelle dorsale doit être de la largeur du dos de la main. — Attacher le doigt correspondant au métacarpien blessé au doigt voisin et les étendre sur une attelle (Sabatier) est très-pénible pour k malade. — Un étau (Lisfranc) pressant les attelles dorsale et palmaire est un appareil peu maniable et douloureux pour le malade.
Une déformation avec chevauchement du côté de la paume de la main sera traitée par la pelote palmaire et la flexion des doigts maintenue par un bandage; — le déplacement sur la face dorsale doit être traité par l’attelle dorsale et palmaire et l’cïtension des doigts (Albucasis). La fracture du quatrième et du cinquième métacarpien, ou du métacarpien du pouce, doit être traitée de préférence par les attella dorsales et palmaires.
IL Fracture du col des métacarpiens et disjonction épi physaire {A.. Gooper, Malgaigne).— Un coup sur la tête du métacarpien, une traction sur le doigt étendu et dévié produit quelquefois la fracture du col du métacarpe et U disjonction épiphysaire chez les enfants.
La liberté conservée des mouvements du doigt, la crépitation, la différence de saillie des têtes des métacarpiens, font reconnaître la fracture du col du métacarpien et la disjonctioa épiphysaire.
Thêrapsutù^ue. — Le traitcmeiit consiste à fléchir 1.S dokts sur une pelote palmaire (A. Cooper) ou à recouii- aux attelles palmaii-es et dorsales, le doigt itant étendu (Malgaigne), — on devra faire exécuter an doigt des mouvements au vingtième jour.
Fractnre de l'olécrànc. V. FRACTURE DU CUBITUS.
Fracture de l'omoplate.
I. Fracture du corps. — Une cause directe, quelquefois la suspension par le bras (Heylen), produisent presque toujours les fractures du corps de l’omoplate.
Les fractures du corps de l’omoplate siégeut le plus souvent au-dessous de l’épine de l’os et leur déplacement est généralement peu marqué.
Une douleur à la pression pendant les efforts de la toux et les mouvements du bras jointe h de la crépitation, à la mobilité d’un fragment osseux et quelquefois une ecchymose, caractérisent la fracture du corps de l’omoplate.
Thérapeutique. — Tous les traitements variés de Paul d’Egiiie, de Pierre d’Ârgelata, de Desault et de Boyer, ayant tous pour principe celui des bandages des fractures de la clavicule, ne valent pas un bandage roulé compressif environnant le' thorax, le bras du côté malade étant plié en avant, la main répondant à l’aisselle du côté sain, de façon que l’omoplate soit serrée entre le thorax et le bandage roulé. — Pour empêcher le bandage de tomber on en unit les tours avec des épingles et l’on place deux bretelles.
Lorsqu’il n’y a pas de déplacement appréciable, une simple écharpe et des compresses résolutives sur la région de l’omoplate suffisent.
IL Fracture de Vacromion. — Un coup, une chute sur l’épaule, causent la fracture de l’acromion.
** Une ecchymose, du gonflement, de la douleur et de la mobilité, quelquefois de la crépitation révèlent la fracture de l’acromion.
Dans les fractures de l’acromion, l’épaule est un peu abaissée et rapprochée du tronc. Au premier abord, on pourrait croire à une fracture de l’extrémité externe de la clavicule ; mais on pourra toujours suivre cet os pour le palper et pour reconnaître qu’il est intact.
V La fracture de l’acromion peut être confondue avec une luxation, mais celle-ci est réductible et est moins douloureuse qu’une fracture. Du reste, en explorant l’épine de l’omoplate, si l’on détermine une douleur sur l’acromion, il n’y a pas de doute qu’il y ait une fracture.
Il n’est pas très-rare que les fractures de l’acromion soient suivies de pseudarthrose.
Thérapeutique. — Lorsque le déplacement de Tacromion fracturé n’est pas considérable, on tiendra k bras dans une écharpe et l’on appliquera des compreses résolutives (J. L. Petit) ; — une pelote sous l'aiselle et un spica de l’épaule (Heister) conviennent iotspi'ily aungrand déplacement. — Une compresse
sur la fracture et une bande à boucle pour maintenir la coaptation, en prenant point d’appui sur le coude et l’épaule (Malgaigne) suffisent dans les fractures les plus difficiles à maintenir.
Les bandages doivent être laissés de trente jours (Malgaigne) à quarante-cinq jours (Boyer) en place.
III. Fracture de l'apophyse coracoïde. — Les fractures de l’apophyse coracoïde seule sont extrêmement rares. On en a vu pourtant, et, dans ces cas, l’apophyse était portée en avant et en bas (Boyer). On ne les diagnostique pas facilement. La crépitation au niveau de l’apophyse coracoïde et la possibilité d’exclure toute auire fracture, sont les seuls signes qui aient de la valeur.
Thérapeutique. — Des compresses résolutives, une écharpe qui fixe le bras et un bandage de corps qui immobilise le muscle petit pectoral, sont des moyens rationnels à employer contre la fracture de l’apophyse coracoïde.
IV. Fracture de la cavité glénoïde. — Quelquefois une fracture de la cavité glénoïde existe en même temps que la luxation de l’humérus. Elle existe encore avec d’autres fractures de l’omoplate ; mais elle est beaucoup plus rare isolée de ces deux lésions. V. Luxation de l’é-