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PAULE

Une douleur vive pendant les mouve • ments du bras, jointe à une crépitation, dans certaines positions variables du membre, et à une tuméfaction de l’articulation ; une douleur pendant les mouvements communiqués à l’omoplate et l’absence des signes d’une fracture du corps de l’omoplate et d’une luxation de l’épaule, complètent le diagnostic.

Il n’est pas extraordinaire que les fractures de la cavité glénoïde deviennent le point de départ d’une arthrite sèche.

Thérapeutique. — Immobiliser l’articulation à l’aide d’une écharpe, — six à dix ventouses scarifiées sur l’épaule, — compresses résolutives.

On traitera les fractures et les luxations concomitantes par les moyens appropriés.

Fractures des phalanges des doigts.

I. Fracture du corps des phalanges. — Une cause directe, comme un choc ou une pression violente, un coup, la main étant fermée (Delàmotte), peuvent causer la fracture des doigts et le déplacement a lieu du côté de la face dorsale ou du côté de la face palmaire.

La crépitation, la douleur, la mobilité anormale, caractérisent la fracture des phalanges, et lorsqu’il y a plaie extérieure, le diagnostic n’est jamais douteux.

Thérapeutique. — Réduire par traction légère sur le doigt étendu, appliquer un bandage roulé avec attelle palmaire ;• puis, un bandage inamovible après six ou huit jours, ou même immédiatement; — lier le doigt blessé aux doigts voisins (Paul d’Égine) est un bon moyen, mais il est un peu douloureux.

En cas de déplacement considérable, appliquer

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une attelle dorsale et une attelle palmaire. — Si plusieurs phalanges sont fracturées^ en place la main sur une palette^ le creux de la main étant soutenu par une pelote de charpie.

Autant que possible il faut fléchir un peu les doigts sur les métatarsiens (A. Paré), pour prévenir les roideurs articulaires.

IL Fracture des extrémités de la phalange et décollement de t' épiphyse supérieure. — Un renversement de la phalange, une traction violente, ou un coup, produisent la fraclure.-

Dans la fracture des extrémités de la phalange, la crépitation est obscure, et elle ne se perçoit facilement que dans la flexion et l’extension du doigt ; elle s’accompagne d’une douleur limitée à la pression, de gonflement, et souvent d’une ecchymose. L’absence de déformation et la mobilité de l’articulation doivent faire repousser l’idée d’une luxation.

Thérapeutique. — Immobiliser 4e doigt à l’aide d’une petite gouttière de gutta-pereba, ou avec des attelles de carton mouillé maintenues par des bandelettes de diachylon.

Plusieurs tours de bandelettes de diachylon suffisent pour la fracture de la phalangette. On aura recours aux attelles dorsales et palmaires en cas de grand déplacement.

IlL F ractures comminutives des doigts. — Une contusion au troisième degré des doigts avec désorganisation des tissus et une fracture comminutive peuvent quelquefois guérir sans accidents, à l’index, au médius et à l’annulaire ; mais au pouce et à l’auriculaire, les chances d’un phlegmon consécutif de la main sont beaucoup plus grandes.

La dénudation des os, et des esquilles libres, permettent de reconnaître la fracture comminutive des doigts.

Thérapeutique. — Lorsque la phalangette est fracturée commiimtivement, ou régularisera la plaie par une amputation (Boyer). Mais à moins de désordres considérables, en général on peut tenter la conservation du doigt; on panse à l’eau froide pendant cinq jours, on applique des cataplasmes jusqu’à ce que les esquilles et les eschares soient tombées. Du quinzième au vingtième jour on panse simplement. Les doigts, à partir de ce- moment, doivent être exercés et baignés dans des liquides toniques, tels que l’eau alcoolisée, l’eau-de-vie camphrée, le vin aromatique, et Ton se rappellera que la cicatrisation est toujours -longue.

Dès le début, on peut appliquer sur les fractures avec plaie des dernières phalanges, une série de bandelettes de diachylon imbriquées et recouvertes d’un linge troué enduit de cérat. On laisse le pansement jusqu’à ce qu’il tombe (Chassaignac).

Même quand une articulation des doigts est ouverte et quand l’os est brisé comminutivement, si le bout du doigt est en bon état, il ne faut pas amputer. On extrait les esquilles et l’on panse comme il a été dit.

Fractures des phalanges des orteîîs. Les fractures des orteils ont presque toujours lieu |»r des preî«ions violentes, comme le pa.ssage

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d’une roue de voiture, la chute d’une pierre ou d’un corps lourd sur le pied.

Une ecchymose, de la crépitation et souvent la dénudation de la phalange, font reconnaître les fractures des orteils.

Les fractures des phalanges des orteik existent avec des fractures des métatareiens et des luxations des phalanges.

Thérapeutique. — Une fracture des phalanges des orteils sans plaie guérit par le simple repos et les cataplasmes.

Une fracture avec Iqrge plaie exige l’irrigation continue, l’extraction des)portions d’os dénudés; ou bien l’amputation de la phalange dans l’articulation métacarpo-phalangienne.

S’il n’y a qu’une petite plaie on enveloppera la phalange d’une série de bandelettes de diachylon imbriquées et recouvertes par un linge troué, enduit de cérat (Chassaignac) ; on renouvelle cet appareil lorsque le pansement ne tient plus.

FFaetïiffe de Isa retaile*

I. Fracture transversale, — Les chocs directs, les chutes sur le genou pendant l’exteusion ou la demi-extension de cette articulation causent la fractule de la rotule ; il en est de même de la contraction musculaire dans l’extension complète aussi bien que dans la flexion de la jambe.

Les fractures de la rotule par contraction musculaire sont souvent favorisées par une altération de l’os (Sanson, Malgaigne).

Dans les fractures de la roluie, un écartement de Î2 centimètres peut se produire (A. Cooper) entre les fragments, mais il est généralement moindre.

Une douleur vive et subite, un craquement perçu par les malades, une chute immédiate et l’écartement des fragments de la rotule, l’ecchymose, surtout dans les fractures par cause directe, un épanchement de sang dans l’articulation du genou, l’impossibilité de lever et d’étendre la jambe et l’écartement des fragments augmentant pendant les efforts pour accomplir le mouvement d’extension, font reconnaître la fracture transversale de la rotule, même sïl y a un gonflement énorme de l’articulation.

Après une fracture de la rotule, la fluctuation franche indique toujours un épanchement de sang ou de sérosité dans l’articulation.

La fracture transversale de la rotule s’accompagne quelquefois d’une ouverture de l’articulation du genou.

Les fractures transversales de la rotule sé réunissent ordinairement par un cal fibreux ifig. 229), et un cal osseux ^Camper, Sheklon, Boyer, Richet) y est rare.

La roideiir articulaire du genou est la conséquence la plus fâcheuse des fractures de la rotule (Paul d’Égiiiej. Avec un cal fibreux les malades peuvent marcher, mais la jambe a un peu moins de solidité dans son aplomb et

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malades éprouvent un peu de gêne pour ^nter les escaliers.

** La fracture transversale de la. rotule ne

peut être confondue qu’avec une rupture du ligament du triceps, mais l’exploration de la

rotule, du côté malade avec celle du côté sain, diæipera toute incertitude.

Thérapeutique. — Lorsque l’articulation a été fortement contusionnée on calmera rinUaraination (Broin- Selii;, en appliquant, d.es cataplasmes arrosés d’eau

blauclie, et le membre sera tenu dans une. gouttière.

Lorsqu’il n’y a pas d’épanchement de sang on appliquera immédiatement les appareils à fracture. On emploie l’extension absolue à l’aide d’attelles

idg. 231. — Bandage anissant cle.s piales en travers. — aa. Compresse à trois fentes. — hb. Compresse à trois chefs destinés à passer dans les fentes cle la compresse aa.

(Paul d’Égine), de gouttière (J. L. Petit), de lacs tirant sur le pied, attachés au bassin et tendant la jambe dans l’extension (Valentin). — L’extension de la jambe, le malade étant assis (Sheldou) et la gouttière en particulier suffisent quand il n’y a pas grand écartement, quand les malades ne peuvent supporter d’autres appareils et quand on se résout à obtenir seulement un cal fibreux; — le bandage unissant des plaies en travers (Heister [fig. 231] , Larrey, Dupuytren) combiné avec l’extension a les mêmes effets.

Pour rapprocher les fragments. Panneau d’Albucasis, celui de Purmanu, le pileolus de Meïbomius et la cupule de Kaltscbmidt ne sont pas efficaces. Tous ces appareils ont été reproduits de nos jours.

Une gouttière munie de deux plaques pour presser sur le .fragment supérieur et sur le fragment inférieur (Musschenbroeck, Arnaud), ou de deux lacs rembourrés (Boyer), ou bien une planche sur laquelle le membre repose par l’intermédiaire d’un coussin et deux lacs pourvus de (icmi-cupulcs d’ivoire ou de gutta-percha (Lau-

fig. 230. — Appareil de Boyer pour les fractures de la rotule. Cet appareil dérive d’na appareil de Musschenbroeck. Une gouttière métallique placée sous le jarret était munie de trous qui servaient de points d’appui à deu.v plaques métalliques pressant l’une au-dessus, l’autre au-dessous de la rotule. Dans l’appareil de Boyer, les plaques métalliques sont remplacées piar des

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gier}. sont les moyens les plus rationnels à employer pour obtenir un cal ossenî. Au lieu de courroies simples, on se sert avec avantage de bourrelets élastiques pour rapprocher les fragments. Une courroie élastique réunissant les deux bourrelets et passant au-dessus de la rotule (Morel-Lavallée), sert à empêcher les fragments de basculer et de s’adosser seulement par le bord inférieur de la surface fracturée. Avec cette modification, les appareils à double pression parallèle sur le modèle de la gouttière de Boyer, sont préférables à tous les autres.

L’usage des griffes réunies par une vis de pression, et plantées dans les deux fragments en formant une suture de l’os brisé (Malgaigne) est un procédé sûr mais très-douloureux. — Les griffes rapprochant deux cupules fortement appuyées sur les deux fragments (Trélat), sont une combinaison des lacs compresseurs des fragments de Morel-Lavallée et de la griffe de Malgaigne. — Quelque soit le procédé employé on fera exécuter au genou quelques mouvements à partir de la troisième semaine.

Fig. 232. — Griffe et clef pour suture de la rotule. — C. Griffes.

— D. Coulisse unissant les griffes. — A. Vis rapprochant les

griffes.

Le bandage roulé, le 8 de chiffre dextriné (Velpeau), les gouttières simples et les mouvements de bonne heure imprimés au membre (Warner) sont bons seulement quand il n’y a pas d’écartement étendu ou quand on ne poursuit pas la guérison par un cal osseux.

Dans les cas d’écartement durable des fragments de l’os, lorsqu’il existe un cal fibreux et lorsque la marche est encore possible, on ne tentera rien; — lorsqu’au contraire l’écartement est tel que le genou ne peut rester étendu, on a proposé d’aviver les surfaces osseuses, mais c’est une opération impraticable; — le séton passé dans le cal fibreux est dangereux ; — la section sous-cutanée du tendon du triceps (Dieffenbach) n’est pas suffisante pour favoriser le rapprochement des fragments. Mieux vaut avoir recours à l’exercice répété des muscles qui rend leur contraction plus énergique (Hunter et A. Cooper), une attelle soutiendra le jarret (Ch. Bell), ou l’on fera une genouillère avec un buse placé en arrière du jarret.

Les complications des fractures de rotule par des

plaies, par l'hydarthrosc et par rbémo-livdarthrcfee r. l’arthrite, seront traitées par les moyens approprié.

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