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GLANDE

Goîfre exophthaimiqne (Graves). Le goître exophthalmique est une hypertrophie aiguë du corps thyroïde ou une thyroïdite congestive, coïncidant avec un trouble de la circulation cardiaque et produisant une asphyxie mécanicpie. L’exophthaimie est le résultat de la gêne de la circulation dans la carotide externe par l’hypertrophie aiguë de la thyroïde, et d’une tendance au rétablissement de la circulation collatérale par l’artère ophthalmique, ce cjui produit une sorte d’érection dans le système artériel de l’orbite. Elle est due surtout à des congestions veineuses de cette cavité. La suffocation est due à la compression de la trachée. V. Thyroïde (Hypertrophie de la glande).

L’élément nerveux de la maladie décrite sous le nom de goître exophthalmiquè, ne constitue pas la maladie principale; il n’est que la conséquence des lésions organiques existant chez les malades, et Tidée d’en faire une névrose (Graves) n’est pas justifiée.

Quoicpie le goître exophthalmique ne soit décrit que depuis peu de temps, on avait déjà remarqué que certains goitres s’accompagnaient de phénomènes d’exorbitisme (Parry) ; le goître au dedans (Desault, Boyer) était quelque chose comme le goître exophthalmique.

Thérapeutique. — On traitera la chlorose, par les moyens appropriés, ainsi que l’hypertrophie du cœur (V. ce mot). — Si les accidents ont une marche rapide, une ou plusieurs saignées seront faites pour diminuer la tension artérielle, et l’on appliquera constamment de la glace sur la région du cœur (Aran). — En cas de suffocation et d’asphyxie on fera la trachéotomie au-dessous du corps thyroïde.

Ergot de seigle à 1 et 2 grammes par jour I I. (Willehraud.)

GORiiES (Matière médicale). Produits végétaux neutres, solides, plus ou moins solubles dans l’eau ; il y en a un très-grand nombre :

Gomme adragant. — Cette gomme, peu soluble dans l’eau, où eilesegonfle énormément, sert à préparer le mucilage nécessaire à la pré- IMration des pastilles médicinales.

Gomme arabique. — ■ Cette gomme, fournie par une légumineuse, V Acacia vera, est trèssoluble dans l’eau et sert à la préparation du sirop de gomme.

Gomme -gnue. Gomme -résine, employée en peinture pour former la couleur jaune, et en médecine comme purgatif drastique. On la donne en pilules ou en potion, à la -dose de 10 à 15 et 20 centigrammes.

Gomme-résine. Les gommes-résiHfô sont des produits végétaux formés d’un mélange de

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gomme et de résine : (e sont l’euphorbe, la gomme-gutte, l’oliban, la scammonée, l’aloès, la gomme laque, la mvrrhe, la gomme ammoniaque, l’opopanax, le sagapénun, le galbanum, l’asa fœtida; les cinq dernières, par leur odeur, ont reçu le nom de gommes-résines fétides.

GORRES (Pathologie). Les gommes sont des exsudais formés par la prolifération des éléments du tissu conjonctif avortés (Virchow), par des cytoblastions et une substance amorphe finement granuleuse et dépourvue de graisse (Robiu).

%* Les gommes se présentent à l’œil nu sous la forme d’un liquide gluant et comme gélatineux, ou sous la forme de masses jaunâtres concrètes, comme les tubercules ou comme une gelée de fruits. Les gommes anciennes peuvent contenir du pus, soir que la gomme n’ait été que le premier degré d’un abcès froid, soit que la tumeur se soit enflammée.

La sj'philis est souvent le principe des gommes, dont elles constitüent l’un des accidents tertiaires; mais ces lésions se montrent I de préférence chez les individus ayant présenté quelques signes de la diathèse scrofuleuse.

Il est assez commun do. trouver dans les antécédents des malades une lésion ou un traumatisme, ou un frottement surJes parties où se développent les gommes, ainsi, sur la jambe où l’on est exposé à se frapper,' sur le front au point où porte le chapeau. •

*,5,* Les gommes du tissu cellulaire apparaissent sous forme de tumeurs dures, sans changement de coloration à la peau qui reste plus ou moins mobile, et qui rougit en devenant un peu douloureuse. Cet état constitue leur première période. Dans une seconde phase de de leur évolution les gommes se recouvrent d’une eschare, qui, en s’éliminant, laisse voir au-dessous de la peau décollée une masse pulpeuse grise ; ou bien elles se ramollissent, présentent de la fluctuation et s’ulcèrent en laissant écouler un liquide filant, visqueux, mêlé parfois à du pus véritable; puis une ulcération apparaît avec des bords violacés, décollés, et se répare lentement, en laissant une cicatrice indélébile. On retrouve ici la marche des abcès froids.

Les gommes des muscles (Bouisson) passent par une période d’induration, révélée par une tumeur située dans la direction d’un muscle. La tumeur est dure, mobile avec le muscle; elle est accompagnée a^z ordinairement de douleurs sourdes, continues, exagérées par la chaleur et les temps humides.

Tous les muscles, y compris ceux de la langue, Ifâ muscles de la vie organique, peuvent être affectés de gommes.

Les gommes des muscles, comme la myosite y. Muscles 'Maladies des)', se ternùnent

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rarement par suppuration, l’exsudât se résorbe ou même s’orçanise en tissu fibreux et même osseux ; il arrive quelquefois que rb57)ertrophie du tissu cellulaire devient une cause d’atrophie des fibres musculaires.

Les tumeurs gommeusas des muscles, ainsi que les autres tumeurs des muscles, se reconnaissent à leur mobilité avec le muscle pendant que celui-ci se contracte.

Les gommes sous-pêriostiques sont des périostoses gommeuses^ phlegmoneuses, et plastiques (Ricord) (V. Périostose) ; elles ne diffèrent de ces inflammations, toutes liées au virus scrofuleux, que par le contenu de la poche formé d’un exsudât composé de tissu conjonctif avorté ou d’une matière amorphe avec cytoblastions.

La périostose gommeuse est la période de ramollissement de la gomme, la périostose phlegmoneuse est la période d’inflammation et d’ulcération.

De même que la gomme musculaire peut s’organiser en tissu fibreux, de même la gomme sous-périostique peut s’organiser en tissu osseux et former une exostose. V. Syphilis constitutionnelle, Exostose.

Les gommes périostiques peuvent être le point de départ d’une carie et d’une nécrose.

Les gommes viscérales sont des inflammations interstitielles des organes qui contiennent du tissu cellulaire et des vaisseaux, ou bien des exsudats déposés dans la trame des organes qui s’organisent imparfaitement et qui se substituent aux éléments anatomiques des organes, comme les tubercules.

Les signes d’un abcès froid ou d’une hypertrophie partielle d’un organe, ou d’une inflammation à marche chronique, font soupçonner les gommes. Mais les antécédents syphilitiques des malades indiquent la nature de la lésion. V. Syphilis constitutionnelle.

Les gommes peuvent être confondues avec des tumeurs très- diverses, suivant la période de leur évolution; le traitement mercuriel, les émollients locaux sont le meilleur élément de diagnostic avec les antécédents syphilitiques.

Thérapeutique. — Lorsqu’une gomme existe et est liée à une diathèse syphilitique évidente, et lorsque le traitement des accidents primitifs et secondaires a été imparfaitement exécuté, on donnera du mercure pendant un ou deux mois, et ou l’activera avec riodure de potassium à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes par jour. V. SvpmLis coxstitctioxxelle).

Partout où existe une gomme un traitement local devra être institué.

Sur les gommes du tissu cellulaire, à leur première période on placera un emplâtre de Vigo et l’on comprimera,^ — lorsque le ramollissement est évident, des lotions avec la teinture d’iode pure, associée au

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traitement général, peuvent encore faire résorber une sromme. — On ouvrira les gonimes enflammées, on les pansera simplement et l’on fera des injections iodées dans la cavité de Tabcès.

Les gommes périostiques, ou périostoses phlegmoneuses, seront traitées comme les gommes du tissu cellulaire.

Les tumeurs gommeuses syphilitiques des muscles seront comprimées, — on les ouvrira s’il se forme uu abcès et l’on pansera simplement; — on pourra placer des vésicatoires successifs sur la région. (Ricord, Galvo.)

Les gommes de la langue exigent l’emploi de collutoires astringents, comme dans les glossites.

Les gommes viscérales réclament les moyens appropriés aux lésions inflammatoires chroniques. V. Pneumonie, Hépatite, Cirrhose, etc.

GOiîACiRE. Gonflement chronique du genou dit à la goutte et empêchant la marche. V. Goutte.

GOIVA.LG1E. V. Goutte.

GOIKORRIIÉË. V. ÜRÉTHEITE.

GOEDROX MIIVÉRAE, OU COiiETAR. Le

goudron de coaltar, résidu de la distillation de la houille, dans la fabrication du gaz d’éclairage, s’emploie en médecine^ comme désinfectant, après avoir été associé à du plâtre (V. Désinfectant). — Dissous dans la teinture de Quillaga saponaria, Lebœuf en a fait une teinture mère qui se mêle en toute proportion à l’eau de manière à faire une émulsion stable au 5^, au 10®, au 20®, au âO®, qu’on emploie sur des plaies atoniques et dans les fistules, pour enlever l’odeur et pour faciliter la cicatrisation Œ+]. Elle s’emploie aussi en injections dans le pharynx contre les angines couenneuses 1+ -t-i. (Bouchut. )

GOEDROIV VÉGËT.tL. Produit de la combustion du bois de pin et de sapin. Le goudron végétal noir, d’une odeur spéciale et utilisé comme topique dans l’herpès circiné 1+ -hI, dans l’impétigo El et dans le psoriasis S, mis en pommade, 5 à 20 grammes pour 30 d’axonge ou de glycérolé d’amidon, est employé dans les mêmes circonstances.

Le goudron respiré en vapeur s’emploie dans la phthisie pulmonaire l-t- -i-l. Mis dans l’eau où il se dissout très-mal, il fait néanmoins une eau qu’on boit dans la bronchite chronique S, dans la phthisie pulmonaire ŒI et dans le catarrhe de la vessie. — On peut faciliter sa dissolution en le mélangeant d’abord avec 30 grammes d’eau-de-vie.

GOEET, ou AREM (PlED-DE-VEAü). Plante de la famille des aroïdées, dont le tubercule blanc, gros comme une noix, renferme à l’état frais un principe âcre très -purgatif. — On emploie ce principe âcre à l’extérieur comme rubéfiant et, à rintérieur, il se donne dans du sirop on en potion, à la dose de 50 centigram-

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mes, contre le catarrhe chronique des bronches (3 et dans la phthisie [3.

GOfRiHES. De petites pustules blanchâtres, grosses comme une tête d’épingle, remplies de pus donnant lieu h des croûtes jaunâtres, transparentes, plus ou moins étendues, et à des ulcérations superficielles de la peau, constituent la gourme. V. Impétigo.

Gourmes et impétigo ne sont qu’une seule et meme maladie.

Les gourmes sont particulièrement une maladie de l’enfance en rapport avec le lymphatisme de la première période de la vie.

C’est au visage, derrière les oreilles, sur le cuir chevelu, sur la peau du corps, que se manifestent les gourmes.

Avec les gourmes existent ordinairement le gonflement des glandes lymphatiques du voisinage.

*** Il n’y a pas de gourmes sans diathèse lymphatique ou scrofuleuse, et c’est la moins grave des manifestations qui les puissent révéler.

On ne peut supprimer subitement, sans crainte de métastase viscérale , des gourmes occupant une large surface de la peau.

La répercussion des gourmes produit des ophthalmies scrofuleuses, l’angine pharyngée, la bronchite chronique, l’entérite et la tuberculose.

*** Il ne faut point guérir les gourmes sans établir d’exutoire temporaire, sans révulsion intestinale et sans médication dépurative.

Les gourmes sont très-souvent la cause d’engorgement indolent des ganglions lymphatiques voisins (V. Adénite) ou d’abcès dans les gaogUons lymphatiques correspondants, donnant lien à des ulcérations scrofuleuses dites écrouelles.

%* A l’hôpital, les gourmes sont souvent le point de départ d’inflammations gangréneuses et couenneuses de la peau rapidement mortelles.

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I Thérapeutique. — Contre les gourmes, il faut prescrire des tisanes amères et dépuratives ; — du sirop antiscorbutique, 15 à 30 grammes par jour; — du sirop de raifort, 30 grammes; — du sirop de gentiane, 30 grammes; — du sirop de quinquina, 30 grammes ; — de l’huile de morue, 30 à 60 grammes; — du sirop de fumeterre, 30 grammes; — des bains de sublimé à 5 grammes par bain ou des lotions de sublimé, 10 centigrammes pour 300 grammes d’eau ; — des lotions avec la liqueur de Gowland ; — de la pommade de goudron, 30 grammes d’axonge et 5 à 10 grammes de goudron.

Les pommades au calomel et au précipité rouge sont plus nuisibles qu’utiles.

Préparations ferrugineuses, et surtout le sirop de pyropbosphate de fer ou la limaille de fer 0.

Lofions avec la liqueur de van Swieten, employée avec un linge [+]•

Applications tous les jours de goudron végétal pur sur les parties malades [T]-

Poudre de pensée sauvage, 2 à 4 grammes dans du lait, ou décoction, 15 à 30 grammes par litre d’eau □.

Décoction de tiges de douce-amère, 8 à 60 grammes par litre d’eau □.

Suc de feuilles àe Xyris indien, mêlé au vinaigre pour appliquer extérieurement. (Pison.)

Décoction d’Urtica urens ou ortie piquante, 10 grammes par litre 1+1.

Préparations de guano en lotions, — bains additionnés de guano, — pommade de guano, 3 grammes sur 30 d’axonge □. (Schramli.)

Préparations arsenicales, granules d’arséniate de soude, — liqueur de Fowler ou liqueur de Pearson, enfin sirop d’ai’séniatc de soude dont voici la formule :

Arséniate de soude. 10 centigrammes.

Faites dissoudre. Une, puis deux, puis trois et enfin quatre cuillerées à bouche par jour, le matin à jeun, un quart d’heure avant de manger 1+^. (Boiichut.)

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