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Après être resté longtemps stationnaire, le kyste d’une grossesse extra-utérine petit s’enflammer, suppurer et se vider, soit dans la vessie, soit dans le rectum, soit dans les intestins, soit dans lê Vagin et même à l’intérieur, et donner lieu à une fistule qui peut suppurer indéfiniment.
Thérapeutique. — Dans les grossessês extra-utérines, il ne faut pas craindre de saigner aux moindres signes de congestion. La mort du fœtus, qui peut être la conséquence de cette pratique, serait ce qu’il y aurait de plus heureux (Gazeaux).
Au septième mois ou à terme, on arrêtera les con- | tractions utérines avec les lavements additionnés de \ingt à quarante gouttes de laudanum (Gazeaux).
La gastrotomie est presque certainement la condamnation à mort de la mère, et le chirurgien doit, dans ce cas, prendre conseil de sa Conscience et consulter quelques-uns de ses confrères : si la tumeur est mobile, il peut opérer, car il se trouvé en face d’une opération analogue à l’ovariotomie, mais, comme il est toujoxirs difficile de savoir où s’insère le placenta, il y a toujours un élément inconnu au fond du problème, et par conséquent un grand danger pour la malade. V. Opération césarienne.
Si l’on sent la tête du fœtus saillante par le vagin, la gastrotomie doit être rejetée. On incisera le vagin et l’on attirera l’enfant, soit parla version, soit à l’aidé du forceps (Lâuverjat, Burns). Sur cinq cas rapportés, deux fois la mère et l’enfant ont été sauvés, l’enfant a été extrait vivant dans les autres cas, et la mère est morte des suites de l’opération.
En cas de rupture du kyste et de signes d’hémorrhagie interne, on emploiera la glace, les compresses glacées, la compression de l’abdomen. Si une péritonite survient , on la traitera par les sangsues sur le \ entre et par les moyens appropriés.
Y. Péritonite aigue.
Quand la rupture du kyste s’est terminée par ime péritonite enkystée ou quand le kyste, resté longtemps stationnaire, enflammé, tend à se vider au dehors, il se forme tm abcès que l’on peut ouvrir par le vagin; — s’il n’a pu arriver à temps pour faire cette ouverture, le chirurgieu se bornera à sm-veiUer l’évacuation des produits putrides ou des débris altérés du fœtus, et il fera des injections déte^si^es à l’eau
tiède. — Si ce kyste s’est vidé dans le rectum, ou administrera des lavements fréquents. — Si des débris de fœtus sont passés dans la vessie, ce que l’on reconnaîtra à rémission d’urines troubles, charriant du pus et donnant une odeur fétide, à l’expulsion de débris de fœtus, poils, os, etc., on fera la taille. — La taille hypogastrique (Josephi), la taille uréthrale (J. Thompson), ne seront faites que s’il est démontré que l’on ne peut extraire les débris de fœtus par la lithotritie combinée à la dilatation de l’urèthre ; enfin, des injections émollientes seront faites dans la vessie.
S’il existe un kyste ancien qui ne menace pas de se rompre, l’opération de rovariotomie et l’incision par le vagin ou le rectum, lorsqu’elles sont possibles, sont deux opérations qui se présentent à l’esprit du chirurgien; la première est contre-indiquée toutes les fois qu’il y a des adhérences multiples du kyste avec les parties voisines, ét c’est généralement la règle ; mais la seconde a réussi (P. Dubois); l’incision par le rectum n’entraîne qne lés dangêrS d’une suture rectale.
Quand aucun accident ne menace la vie des malades, et surtout quand le kyste est ancien, attendre est la conduite la plus sage.
Une femme atteinte de grossesse extra-utérine enkystée devra éviter lés grossesses ultérieures.
Quand on est sûr de l’existence d’une grossesse extra-utérine, on peut, dit-on, en arrêter le développement par l’électro-puncture ; mais c’est là un moyen sur lequel la science n’est pas fixée.
Grossesse gémellaire. Lâ grossesse gémellaire n’eiitrâîne aucune indication thérapeutique spéciale.
Sauf l’irrégularité apparente de l’utérus, les sensations de choc multiples en divers points du ventre perçus par la mère, un double bruit de souffle, deux bruits du cœur révélés par l’auscultation, il n’y a pas de signes certains des grossesses gémellaires.
On doit se rappeler que les signes de grossesse gémellaire sont les mêmes que ceux des fœtus monstrueux adhérents ou inclus ; que le développement du fœtus peut occasionner le décollement du placenta de l’autre fœtus ; qu’une hémorrhagie coïncide avec ce phénomène et que la grossesse suit son cours ; enfin que, contrairement à la loi de l’embryologie, les deux fœtus peuvent être contenus dans la même poche amniotique, soit en vertu d’une disposition spéciale, soit par suite de la destruction de la cloison formée par l’adossement des deux amnios.
Au moment de la délivrance, on aura présent à l’esprit qu’il est des cas où le placenta est unique pour les deux fœtus; alors on ue devra délivrer qu’après la sortie des deux enfanis.
Grossesses multiples. Les grossesses multiples sont presque toujours méconnues ou prises pour des grossesses gémellaires ; elles ne comportent pas d’autres indications que les grossesses gémellaires.
GÜER
GRL'AIJ. Semence d’avoine décortiquée avec i laquelle on fait une décoction très-utile contre ! la diarrhée aiguë ou chroniciue. Réduite en farine, elle sert à préparer des potages en cas d’entérite chronique chez les enfants f+l.
GüACO. Plante exotique du Brésil, dont le suc, appliqué et prisa l’extérieur, guérit la morsure des serpents venimeux S. Son alcoolé est conseillé contre la blennorrhagie □, contre les chancres syphilitiques et contre les bubons □, contre la leucorrhée □, contre l’ophthalmie purulente et blennorrhagique □.
Gli4G]>iO (Corse). Eaux minérales sulfureuses jaillissant de plusieurs sources, ayant de 37 à 50®, employées dans les rhumatismes S, dans les maladies de la peau E, dans les accidents consécutifs des blessures d’armes à feu.
GCAiv'O. Excréments d’oiseaux de mer rassemblés en couches considérables dans certaines îles voisines du Pérou (îles Chinchas), et qui servent d’engrais. — On en met 500 grammes dans un bain contre les dartres E, et l’on s’en sert en pommade, 10 grammes pour 30 grammes d’axonge dans les mêmes circonstances E GUARAIVA ou FAIJLAIÎVAA. Matière exotique de l’Uruguay, préparée avec les semences du Paullinia sorbüis, de la famille des sapin dacées, qu’on délaye dans l’eau sucrée comme rafraîchissante et fébrifuge E. Réduite en poudre, on l’emploie contre la diarrhée aiguë et chronique, à la dose de 2 à i grammes en trois fois, dans de l’eau, du lait, du sirop ou du vin chaudE, contre la dysenterie, à 10 grammes E.
GUÉBISOIK SPOXTAKÉE. Il y a un trèsgrand nombre de maladies aiguës qui guérissent toutes seules par les efforts de la nature : ce sont les phlegmasies. — Beaucoup de maladies chirurgicales se terminent également par la guérison spontanée ; les unes parce que la lésion primitive, après avoir été longtemps à l’état de suppuration, a disparu par suite de la destruction totale de la partie affectée, et l’épuisement de la source du pus ; exemple : les fistules provoquées par les nécroses et les fistules rénales; les autres par suite d’une inflammation diffuse secondaire, et qui entraîne la guérison j en produisant une irritation plus efficace que ne 1 l’avaient fait toutes les médications employées aupai'avant. — Elles se guérissent encore peudantie cours d’une maladie grave, parce que les parties affectées sont au repos absolu, et parce que les malades sont forcément soumis à une hygiène qui est la plus propre à permettre la guérison. Tel est le mode de guérison de cer- » tains ulcères.
Les inflammations chroniques des viscères guérissent souvent par le pacage de la lésion à l’état aigu, c’est-à-dire par le développement de capillaires nouveaux ou par l’élimination des parties chroniquement enflammées. — Lorsque
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c’est à la suite d’une maladie générale que la guérison a lien, c’est au régime, au repos qu’on n’avait sans doute pu obtenir auparavant, que l’on doit attribuer la guérison. — Une phlegmasie superficielle peut agir aussi comme un révulsif pour guérir des lésions profondes.
GCi DE CRÉXE. Plante parasite de la famille des loranthacées, dont les feuilles amères et mu-
cilagiueuses servent à faire de la glu et ont été conseillées contre l’épilepsie B.
GLILEOIK (Doubs). Eau sulfureuse calcique froide, employée en boisson et en bains, contre les maladies de la peau, les rhumatismes et les névralgies rebelles E, les maladies chroniques des voies digestives B, les affections catarrhales et la syphilis B
GL'OiArTE (althjlv). Plante indigène de la famille des malvacées, dont la racine sert à
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faire du sirop, du sucre, des tablettes et une
décoction pour le lavage des plaies.
GUiTERA (Corse). Eau minérale sulfureuse sodique, 45“, employée contre les maladies de la peau et le rhumalisme.
GCTTA'PERCHA. Suc Solidifié obtenu par incision d’un arbre exotique de la famille des sapotées , nommé percha. Sa composition est semblable à celle du caoutchouc. Soluble dans l’essence de térébenthine, dans l’éther, le chloroforme et le sulfure de carbone, elle est insoluble dans l’eau chaude, mais elle s’y ramollit au point de devenir très-malléable et d’ôlre façonnée par les doigts. Cette propriété a permis de l’utiliser pour fabriquer des sondes ou des bougies qui ont le malheur d’être cassantes et dont on n’ose plus se servir. La guttapercha sert à confectionner des pessaires, des bandages pour la hernie, et ses feuilles ramollies par l’eau chaude, coupées en attelles, sont employées pour faire des appareils de fracture ou pour immobiliser des articulations malades.
GijTTE. Y. Gomme-gutte.
GTîRiKASiTiQEE. La gymnastique est l’art de régler les mouvements du corps pour donner aux muscles la souplesse qui leur manque, et à l’organisation une force qu’elle n’aurait pu atteindre.
A une époque où la vigueur physique était honorée comme une manifestation presque divine , la gymnastique était très en faveur, mais peu à peu, quand on vit que ces exercices matériels absorbaient la vie d’un homme aux dépens de ses qualités intellectuelles et morales, le dédain et l’abandon firent place à l’engouement universel, et l’on ne fit plus de gymnastique que pour passer le temps ou à titre de remède dans l’enfance.
La gymnastique est un moyen hygiénique pour fortifier l’ensemble de la constitution par de fréquents exercices corporels, et un moyen quand on l’oppose à la scrofule, ail rachitisme, à la chorée, au rétrécissement de la poitrine consécutif à une pleurésie, etc., mais elle n’est utile qu’à la condition d’être faite régulièrement tous les jom’s ou plusieurs fois par jour et pendant longtemps.
La gymnastique n’a pas besoin de tous les appareils dispendieux dont on se sert pour faire d’un enfant qu’on veut fortifier un acrobate exécutant les tours de force les plus extraordinaires.
GYMN
La course au pas cadencé, plus ou moiiia rapide et en chantant la mesure, est le meilleur exercice pour les enfants scrofuleux dont la poitrine trop étroite fait redouter une maladie des poumons.
Faire respirer profondément et en mesure plusieurs fois par jour et pendant longtemps, voilà ce qui aide à la guérison de la pleurésie chronique et au retour du développement des poumons.
La suspension par les bras derrière l’échelle ou sur le trapèze, l’ascension à l’échelle sans le secours des pieds, le soulèvement des poids ou des haltères, sont encore de Irès-hons exèrcices gymnasii€|ues.
Tous les jeux de l’enfance où il faut courir et lancer un objet, tels C{ue la balle et la paume , le jeu de corde et de volant, la natation, l’escrime, l’équitation, voilà la gymnastique utile, mais elle n’aura d’effets avantageux que si elle est faite régulièrement une à deux heures par jour.
Ils se trompent, ceux qui exagèrent l’importance qu’il y a de discipliner les muscles pour le saut, pour la course, pour les ascensions aux cordes, aux mats et sur les trapèzes dont se servent les gymnasiarques, tandis qu’ils prétendent que courir, sauter, grimper aux murailles, se suspendre aux arbres et lancer la balle sans règle ni mesure, ne fortifie pas aussi bien les organisations délicates.
* Donnez aux enfants le temps et la liberté
de s’ébattre dans leurs jeux, et cela vaudra bien autant, pour leur développement musculaire, que les exercices savants qu’un maître leur fera
HABI
exécuter une ou deux fois la semaine , pendant ] une heure, à son gy mnase.
Tous les exercices du corps sont indispensables pour fortifier les organisations délicates, mais ils ont besoin d’être exécutés pendant longtemps et appropriés aux nécessités de l’organisme.
On a essayé de suppléer à tous les exercices du corps et aux instruments des grands gymnases par des appareils gymnastiques spéciaux pour la chambre, composés de ressorts métalliques à boudin ou de lanières de caoutchouc qu’on tire en tout sens, de manière à exercer tel ou tel système de muscle à fortifier, mais ces moyens laissent beaucoup à désirer.
La gymnastique est un moyen utile à tout le monde et parti culièrem.ent aux enfants faibles et lymphatiques ; mais elle est indispensable dans certaines maladies. Ainsi, le médecin devra prescrire la gymnastique et l’exercice forcé, ainsi que tous les jeux exigeant une grande activité musculaire, aux scrofuleux, aux choréiques, aux poitrines faibles, aux convalescents tle pleurésie tout à fait guéris et aux diabétiques.
Dans le diabète, la course à pied et à cheval, le jeu de paume, l’équitation, la natation et tous les violents exercices du coi'ps en plein air sont les auxiliaires indispensables du régime et des médicaments par lesquels on doit combattre cette maladie (Boucliardat).
En matière de gymnastique, il faut savoir que si l’on demande aux exercices du corps et à tous les jeux qui exigent une grande dépense musculaire, ainsi qu’aux travaux du gymnase, une action thérapeutique sérieuse, il faut que ces différents exercices aient lieu chaque jour et pendant un laps de temps suffisamment prolongé.
HABITUDE. En dehors des habitudes mo rales il y a, dans les organes soumis à l’influence <le la volonté, des habitudes physiques que 1 homme peut s’imposer et que le médecin doit uiiliser eu thérapeutique.
L’habitude de résister aux envies de manger à tout instant, pour ne prendre que deux ou trois repas par jour, guérit certaines dyspepsies.
L’habitude de se présenter tous les jours, à la même heure, au lieu d’évacuation des matières excrémenti belles pour débarrasser le rectum, guérit peu à peu la consüpaüon et les trouWes qui en résultent.
L’habitude de retenu* les urines et de ne les rendre qu’à volouté, qu’on impose anx enfants par des punidons, finit souvent par guérir rinconiinence.
L’haWmde de dominer les sjiasmes pro-