HE.MO
toUjCourtiu^, mais ou ne s'étonnera pas de voir tomber de bonne heui-e ces ligatures secondaires. — On comprimera^ s'il s’agit d'une hémorrhagie veineuse ou capillaire. Y. Plaies.
Uémorrhagie de T utérus. V. HÉMOR¬ RHAGIE PÜERPÉR.4LE et MÉTRORRHAGIE.
némorrhagic de ia vessie. V. HÉMA¬ TURIE.
HÉnoHReAPOiLEE. Des hémorrhagies fréquentes et difficiles à arrêter, quelquefois mortelles, chez un sujet en bonne santé, annoncent une altération particulière du sang, compatible avec la santé, et constituant la diathèse hémorrhagique ou hémorrhaphiüe.
Leshéraorrhaphiles ont des hémorrhagies spontanées dans l’épaisseur de la peau et du tissu cellulaire sous forme de pétéchies et d’ecchymoses, à la surface de toutes les muqueuses et dans les séreuses viscérales ou articulaires, ce qui donne lieu à un gonflement des jointures simulant le rhumatisme.
L’hémorrhaphilie est ordinairement révélée par des hémorrhagies accidentelles, persistantes, quelquefois incoercibles sur des érosions ou de petites déchirures de la peau.
On a vu périr beaucoup d’hémorrhaphiles par suite d’une écorchure de la peau du crâne, d’une gerçure des lèvres, d’nne chute ou d’un coup sur le nez amenant une épistaxis, d’une piqûre de sangsue ou de ventouse, d’une circoncision, de l’avulsion d’une dent, de la déchirure de l’hymen, enfin d’une opération chirurgicale sérieuse.
L’hémorrhaphilie est une diathèse qui s’observe sept fois plus souvent chez l’homme que chez la femme.
La première année de la vie est la plus funeste aux hémorrhaphiles, eti! eu est un trèsgrand nombre qui succombent d’hémorrhagie ombilicale au moment de la chute du cordon.
L’hémorrhaphilie est une diathèse acquise ou héréditaire, et dans ces cas les enfants mâles sont ceux qu’elle affecte de préférence, à moins (ju’en restant latente chez les filles, elle n’altej-ne et ne reparaisse en acte chez les garçons de la génération suivante.
Les blessures superficielles chez les hémorrhaphiles donnent plus aisément lieu à une hémorrhagie rebelle que les plaies profondes d(s tissus.
Autant que possible, il ne faut jamais faire d’opérations chirurgicales chez les sujets atteints d’hémorrhaphilie.
Être en bonne sauté, sujet à des hémorrhagies frécpientes et rebelles au point d’amener l’anémie, tels sont les hémorrhaphiles.
Le sang des hémorrhapMes a perdu la plus grande partie de sa plasticité, car sis éléments 11? présentent point d’altérations quantitatives appréciables.
lïEMO 715
*'J' Le sang rendu dans l’ hémorrhaphiüe est en quantité très-variable, estimée à un ou plusieurs litres à la fois, il est plus ou moins rouge, ordinairement pâle, lie de vin, peu coagulable ; mais les analyses faites dans cette circonstance établissent que la composition en fibrine, globule et en albumine, n’est pas très-différente de la composition normale.
Ce qui caractérise surtout l’hémorrhajihilie, c’est la perte de coagulabilité du sang et la difficulté qu’on a pour arrêter les hémorrhagies qu’elle détermine.
Si l’hémorrhaphilie est une diathèse redoutable et souvent mortelle, ceux qui en sont atteints peuvent néanmoins guérir et atteindre un âge très-avancé.
Thérapeutique. — Première indication. — Arrêter l’hémorrhagie. — Si l’hémorrhagie est extérieure et accessible à la main, il faut saupoudrer l’orifice des vaisseaux a\ ec de la colophane, de l'alun, du tannin ; le comprimer, le cautériser au nitrate d’urgent et par le feu, enfin le couvrir d’un plumasseau imbibé de perchlorure de fer. V. Hémoruhagie.
On tamponne les fosses nasales en avant et en arrière avec la sonde de Belloc.
On peut tamponner le vagin dans le cas d’hémorrhagie utérine.
On peut donner encore ;
Essence de térébenthine, vingt gouttes toutes les trois heures (Abt). ' — Acétate de plomb à rintcriciir, 15 ceiitigr. (Gley.)
h’huile de foie de morue, 15 à 60 grammes par jour, — la créosote, quelques gouttes dans de l’eau, — l’eau de Brocchieri ci celle de Tisserant, cinq à six cuillerées par jour, — le perchlorure de fer, 1 à 2 grammes dans de l’eau sucrée, etc.
Deuxième indication. — Guérir l’anémie. — Séjour à la campagne et aux bords de la mer. — Bains de mer, bains de rivière. — “ Hydrothérapie. — Préparations de quinquina, préparations de fer. — Sirop d’arséniate de soude, etc. V. Anémie, Chlorose.
MÊiHORRiloÏDËS. il se produit souvent à la partie inférieure du rectum des tumeurs sanguines, dites hémorrho'ides, formées de veines et de veinules dilatées. Depuis Vésale, Dupuy treii, Jobert, Blandin, ei Andral, tous les médecins considèrent les hémorrho'ides, etsurtouties tumeurs Iiémorrhoïdales, comme des varices. On a vu des kystes daus les tumeure hémorrho'idales. (Ri chier. )
II y a des hémorrhoïdes externes et des hémorrhoïdes in ternes, des hémorrhoïdes sèches, appelées murfiÿues, et des hémorrhoïdes fluentes donnant lieu de temps à autre à une pins ou moins grande effusion de sang.
On voit accideiitellemeut des hémorrhoïdes se produire toutes les fois que la circulation de la veine porte est depuis longtemps gênée, soit parla constipation, soit par la grossesse et toutes les tumeurs du ventre ou les maladies du foie faisant obstacle à la circulation du rectum.
Il y a une cunstitutioo hémorrhoïdaire
716 IIEMO
transmissible par hérédité, produisant les hémor-
rhoïdes à titre de vice constitutionnel.
Les hémorrhoïdes n’existent guère que dans l’âge moyen de la vie.
Si les femmes sont plus souvent exposées que les hommes aux hémorrhoïdes, cela tient à leur constipation ou à leurs grossesses répétées.
Quand une personne affectée d’hémorrhoïdes éprouve de la céphalalgie, des vertiges, des battements artériels, de la rougeur à la face, de la chaleur et des élancements vers l’anus, on peut être assuré qu’il se produira une effusion de sang par l’anus, et plus tard de nouvelles hémorrhoïdes.
Les hémorrhoïdes accidentelles disparaissent avec l’obstacle mécanique de la circulation du rectum et ne produisent que des symptômes locaux.
Avec les hémorrhoïdes constitutionnelles il y a des congestions rectales et des hémorrhagies très-fréquentes par l’anus.
On voit souvent les hémorrhoïdes devenir la cause d’une constipation opiniâtre, de fissure et de leucorrhée anale.
Les tumeurs hémorrhoïdales ne sont pas plus les hémorrhoïdes, que les rhagades et les pustules plates ne sont la syphilis, ou l’ulcération des plaques de Peyer la fièvre typhoïde ; ce ne sont que les effets d’une maladie antérieure pouvant devenir à leur tour cause d’accidents 1 secondaires.
Les hémorrhoïdes sont la conséf[uence de l’effort congestif qui se manifeste vers le rectum et donne lieu au flux sanguin hémorhoïdal.
Les tumeurs hémorrhoïdales sont des amas de vaisseaux veineux dilatés, autour desquels s’est développé du tissu cellulaire de nouvelle formation, et sur lesquels la peau et la muqueuse de l’anus et du rectum se sont épaissies (Vésale, Blandin, Andral).
La tumeur Iiémorrhoïdale offre trois périodes, une pendant laquelle la tumeur se réduit d’elle -même dans le rectum, une autre pendant laquelle le malade peut encore la réduire lorsqu’il est couché, et enfin une période pendant laquelle la tumeur ne se réduit plus.
Les tumeurs hémorrhoïdales sont susceptibles de s’enflammer et de suppurer.
Lorsqu’une tumeur Iiémorrhoïdale est enflammée, elle devient dure, tendue, chaude et douloureuse, elle cause des douleurs insupportables, puis la tumeur suppure et il se forme un abcès. Y. Aixus.
A la suite d’un abcès occasionné par une tumeur hémorrhoïdale enflammée, il se produit quelquefois une fistule à l’anus.
Les grossfô tumeurs hémorrhoïdales sortent en entier avec la muqueuse rectale pendant les efforts de défécation.
IIEMO
Une tumeur hémorrhoïdale est ordinaiment petite, ovalaire ou arrondie, molle, donnant lieu à une sensation de fausse fluctuation et qui est plus ou moins réductible. Lorsque la tumeur est volumineuse on voit un bourrelet formé par la réunion en masse de plusieurs tumeurs varicpieuses, présentant les caractères qui viennent d’être énumérés.
On ne confondra pas uné tumeur hémorrhoïdale avec un polype du rectum, à cause de la dureté relative du polype, et parce que cette production, pédiculée ou sessile, est toujours mieux pédiculée que ne l’est une hémorrhoïde. On ne confondra pas davantage les hémorrhoïdes avec le cancer du rectum; celui-ci forme des tumeurs dures, donnant un écoulement fétide par des ulcérations à bords irréguliers, et s’accompagne de cachexie cancéreuse, tandis que les hémorrhoïdes sont des tumeurs molles, et la pâleur des malades atteints d’hémorrhoïdes est une pâleur anémique, ne ressemblant pas à la coloration jaune des traits des individus atteints de cancer.
La chute du rectum est constituée par une tumeur de l’anus striée en travers comme les plis de la muqueuse rectale, ce qui n’existe pas pour la tumeur hémorrhoïdale, mais l’accident est occasionné par les hémorrhoïdes, il n’y a aucune difficulté à reconnaître le mal.
Les tumeurs hémorrhoïdales peuvent se flétrir, et c’est cette flétrissure des tumeurs qui produit les marisques.
Les tumeurs hémorrhoïdales remplies de sang peuvent s’ulcérer et s’ouvrir, et en général cette expulsion du contenu de la tumeur soulage les malades, mais ailleurs elles sont éliminées par gangrène, après étranglement par les contractions spasmodiques du sphincter.
Sauf les cas d’hémorrhagie trop fréquente et trop abondante, les hémorrhoïdes constitutionnelles sont plus avantageuses que nuisibles au malade.
Il est dangereux de supprimer entièrement des hémorrhoïdes constitutionnelles, établies depuis longtemps et ne donnant lieu qu’à de petites effusions de sang.
Des hémorrhoïdes fluentes, supprimées mal à propos ou spontanément, engendrent quelquefois l’hémoptysie, l’hématémèse, l’épistaxis et d’autres hémorrhagies dites supplémentaires.
Les hémorrhoïdes qui donnent lieu à de trop fréquentes hémorrhagies entraînent une anémie fort grave quelquefois appelée phthisie hémorrhoidai re.
I Thérapeutique. — Première indication. — Faire disparaiti’e l’obstacle mécanique à la circulation de la veine porte qui cause les hémorrhoïdes accidentelles. Pour cela, il faut déti'uirc la constipation
HEMO
■y. ce mot). — Attendre la üu de la grossesse, et combattre les maladies du foie, de la prostate ou de la matrice par des moyens appropriés.
Purgatifs salins fréquemment répétés, si Tétât des voies digestives le permet. — Calomel, 15 à 20 centigrammes par jour en deux fois, jusqu’à l’apparition d’un commencement de stomatite.
Demi-bains, — lavements froids quotidiens, — douches ascendantes rectales froides ou à 20° pendant cinq à dix minutes tous les deux jours. — On pourra auss iemployer la pommade suivante :
Pondre de noix de galle .... 10 grammes.
Axonge . GO id.
En frictions matin et soir.
Ne pas rester assis longtemps. — Cesser l’équitation. — Suppositoires de beurre de cacao, tous les soirs. — compression la nuit avec une mèche enduite de cérat.
Deuxième indication. — Détruire les causes générales qui occasionnent les hémorrhoïdes. — En cas de pléthore, saignée générale ou application de quelques sangsues à l’anus.
Troisième indication. — Contre la douleur des tumeurs hémorrhoïdales, demi-haius, — onguent populéum opiacé, — compresses d’eau glacée, — mèches enduites du cérat sédatif suivant :
Gérât . . 30 grammes.
Extr. belladone . 4 id.
Laudanum . 2 id.
Uniment de Buchan.
Onguent populéum . 60 grammes.
Laudanum . . 16 grammes.
Jaunes d’osuf . n° 2
Bourdonnets de charpie sur les hémorrhoïdes. Piqûres des tumeurs hémorrhoïdales enflammées ! avec une aiguille, ou incision des tumeurs. — Sangsues autour des tumeurs.
Application d’eau blanche sur des compresses ou bien application du mélange suivant :
Alun . 4 grammes.
Dissous^ dans :
Quatrième indication. — Rappeler un flux héinorrhoïdal supprimé. — Frictions d’aloès au pourtour de l’anus :
-Lloès . 4 grammes.
Axonge . 30 id.
Pilules d’aloès de 5 centigrammes, de cinq à dix par jour. — Suppositoires avec tartre stibié, 5 à 10 centigrammes par suppositoire.
Cinquième indication. — Détruire les tumeurs hémorrhoïdales par l’incision, par la ligature, par l’excision, par la cautérisation.
Pom‘ guérir radicalement les hémorrhoïdes externes ou les hémorrhoïdes internes sorties, on comprimera les hémorrhoïdes avec un suppositoire ovoïde (Lepelletier), un suppositoire en sahliér (Caron Dnvillard), de grosses mèches (J. Fleury Copland), le bandage à pelote d’ivoire et à ressort (Guyot). Mais ces moyens ne sont le plus souvent que des palliatifs insuffisants.
On cautérisera avec le fer rouge (Hippocrate) ou les caustiques. La pâte de Vienne est d’un bon usage ; pour l’appliquer, on se sert d’tme cupnle composée de deux valves articulées, on presse Thémorrhoïde entre les deux portions de la cupule, et Ton place