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linge fin. On ne fera porter de bandages herniaires que quand la cicatrice sera faite.

On a proposé, pour favoriser la réduction spontanée des hernies étranglées, les ponctions capillaires (Long, 1855). Ce moyen a des dangers et sou usage n’est pas légitimé par les faits. On a également cherché à obtenir la réduction, en faisant sortir le gaz des intestins au moyen de longues sondes molles poussées aussi loin que possible dans le gros intestin (O. Beirne). Cette pratique est tout au plus utile pour les hernies du gros intestin.

Dilater les anneaux avec le doigt à travers la peau (Seutin) est une manœuvre illusoire.

On a donné à l’intérieur, pour favoriser la réduction des hernies :

Potion belladoiiée.

Extrait de belladone . 25 centigrammes.

Eau . . . iOO grammes.

Sirop de Tolu . 20 id.

Une cuillerée toutes les heures [3- (David.) Lavement belladoné.

Extrait alcoolique de belladone. 10 grammes.

Infusion de camomille . 125 id.

Pour favoriser la réduction des hernies (Ri" cord.)

V opium, ib à 30 centigrammes dans une potion Q. Idinfusion de café noir comme tisane

Lavement de strychnine.

Sulfate de strychnine . 25 milligrammes.

Eau . 250 grammes.

A prendre en deux fois et à conserver

(G. Lopez.)

Hernie du csecnm et âe l'appendlee îiéo-csecai. Le cæcum peut faire partie des organes contenues dans la hernie crurale, inguinale ou même ombilicale, et dans les éventrations de l’abdomen; — le cæcum sort avec ou sans l’appendice iléo-cæcal. — Cet appendice peut être engagé seul et devenir une cause d’étranglement interne pour les autres viscères.

Les hernies cæcales sont quelquefois dépourvues de sac, et dans ce cas elles entraînent avec elles un cul-de-sac péritonéal, où s’engage souvent de l’intestin grêle ou de l’épiploon.

Lorsque le cæcum sort avec d’aulres intestins, il est contenu avec eux dans le même sac.

Les hernies du cæcum contiennent souvent des matières dures, et c’est même cet état habituel de l’intestin qui favoriserait la hernie. (Scarpa. )

Les bosselures de la tumeur, la dépression du flanc (Scarpa), sont les signes les meilleurs de la hernie cæcale, mais ils ne sont pas constants.

Les hernies du cæcum et de l’appendice cæcal peuvent s’enflammer et s’étrangler.

Les hernies ce l’appendice iléo-cæcal passent souvent inaperçues et peuvent être facilement méconnoœ, même quand elles s’étranglent. Il a été vu nue hernie étranglée de l’appendice iléo-cæcal. où l’appendice perforé avait

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donné lieu à la formation d’un abcès stercoral

dans une hernie crurale (Heviu).

Thérapeutique. — Réduction et contention suivant le lieu où existe la hernie cæcale^ pelotes concaves si la hernie est irréductible.

Lorsque la hernie est étranglée, l’opération doit être faite avec les plus grandes précautions, de peur d’ouvrir l’intestin. On réduira sans les ouvrir les sacs secondaires formés par le péritoine autour de la tumeur, à moins que ce soit sur eux que siège l'étranglement, ce que l’on reconnaîtra à l’impossibilité de la réduction. — Lorsque le cæéura dépourvu de sac est adhérent aux anneaux, on le laissera et on le recouvrira d’un pansement simple. — La suture de cet intestin, après ablation des parties gangrenées (Arnaud), est une opération difficile et dont les résultats sont douteux.

Hernies consécutives. Sur tOUS leS points de la cavité abdominale, après une contusion de l’abdomen et une déchirure sous-cutanée des aponévroses, sous la cicatrice d’une plaie pénétrante de l’abdomen, des hernies peuvent se jiroduire. Quelques-unes de ces hernies sont dépourvues de sac.

Ces hernies consécutives présentent les mêmes signes et les mêmes accidents que les autres autres hernies; elles réclament un traitement palliatif par un bandage contentif, bien appliqué ; leur étranglement est assez rare, et pour le débridement il n’y a qu’une seule règle absolue, celle de débrider sur plusieurs points et de ne jamais sectionner sur les points où l’on connaît des artères, même d’un volume peu considérable. V. Hernies SECONDAIRES. j

Hernie crurale. La hernie crurale est la sortie de l’intestin par une éventration située au-dessous du ligament de Fallope, autour de la gaîne des vaisseaux fémoraux, depuis la crête du pubis jusqu’à la gaîne du muscle psoas.

Les efforts chez les hommes ou chez les femmes pendant la grossesse et pendant l’accouchement produisent la hernie crurale.

Il n’est pas encore démontré qu’il existe une hernie crurale congénitale.

Il y a trois variétés de hernie crurale, une hernie à travem le ligament de Gimbernat (Laugier), une hernie cnirale externe accolée aux vaisseaux, une hernie intermédiaire à ces deux variétés. L’intestin se développe dans le tissu cellulo- graisseux situé au-dessous du fascia cribriformis, augmente et finit par sortir par un quelconque des trous de cette aponévrose, mais toujours en tendant à se placer parallèlement au pli de la cuisse.

La hernie crurale peut contenir de l’iutestin, de l’épiploon; l’utérus, les ovaires; la vessie, le testicule resté dans l’abdomen Elle contient quelquefois des diverticules de l’intestin (Monro), l’appendice üéo-cæcal et même la vésicule biliaire (Skey).

Une hernie crurale encore enfermée sous

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le fascia cribriformis, est facilement méconnue, mais un ganglion saillant et de l’impulsion pendant la toux, du gargouillement assez marqué pendant les mouvements de réduction, la caractérisent dans les cas -les plus favorables. Chez quelcj[ues malades, il y a de la gêne et de la douleur dans l’aine, pendant l’extension de la cuisse; l’œdème des extrémités (Heuermaun) est rare.

Une hernie crurale bien formée, étendue dans le triangle de Scarpa, au-dessous de l’aponévrose, est très-apparente; elle est saillante pendant, l’extension de la cuisse, un ganglion roule au devant d’elle et l’on y retrouve le caractère des hernies en général, hernie épiplo’ique ou hernie intestinale. Lorsqu’une hernie s’est faite entre les trous du fascia cribriformis ; elle est uniformément arrondie ou ovalaire; mais elle peut être multilobée si le sac s’est engagé dans plusieurs trous du fascia cribriformis (Hesselbach) , lorsqu’il est bridé par le fascia superficialis (A. Cooper). On y observe alors les symptômes caractéristiques de la tiernie: mollesse, sonorité à la percussion, réduclibilité brusque avec gargouillement ou tumeur lobulée réductible, avec lenteur et sans bruit, suivant qu’il s’agit d’une hernie intestinale ou d’une hernie épiploïque.

Il y a une variété de hernie qui est eiL quelque sorte la guérison de la hernie crurale, c’est lorsque la tumeur est constituée par un sac épaissi, flasque, en tout semblable aux sacs adhérents que l’intestin a quittés après le taxis.

Les hernies crurales h travers le ligament de Gimbernat, se reconnaissent à l’éloignement du pédicule de la hernie par rapport aux vaisseaux (Laugier), et à une ressemblance avec la hernie inguinale (Jarjavay). Les hernies externes et moyennes se distinguent par le siège du pédicule de la hernie, lorsqu’il peut être saisi entre les doigts.

On distingue une hernie crurale d’une hernie inguinale à la situation du pédicule de la hernie au-dessous du ligament de Fallope (A. Cooper). On place le pouce dans l’anneau inguinal, et l’indicateur sous le ligament de Fallope, en dedans des vaisseaux; après avoir réduit la hernie on enlève le pouce et l’indicateur successivement, alternativement : suivant que la hernie ressort au niveau du point ou pressait le pouce ou l’indicateur, la hernie est inguinale ou crurale (Alalgaigne).

On ne confondra pas la hernie crurale avec les hernies graisseuses et avec les sacs dégénérés infiltrés de graisse car il n’y a pas de réduction dans ces dernières, et l’on pourrait tout au plus les prendre pour une épiplocèle irréductible. Dans ce cas le diagnostic ne peut reposer que sur le souvenir de la réductibilité de la tumeur à son début.

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